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République Populaire de Chine> Célébration du 65e anniversaire de sa fondation

Son hégémonie dépendait  de la clairvoyance de  ses leaders

 

L’ambassade de la République populaire de Chine au Burundi a organisé  dans  la soirée du 30 septembre 2014 les cérémonies marquant le 65e anniversaire de la fête nationale de son pays. Durant les 65 ans  de sa fondation, elle est  devenue la deuxième économie  mondiale grâce aux efforts conjugués de la population  chinoise et  des leaders issus du Parti communiste. Les cérémonies ont été rehaussées par les hauts cadres du pays, ainsi que les diplomates accrédités au Burundi.

 

DSC 0204Dans  son discours marquant le soixante cinquième anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine, l’ambassadeur  Yu  Xuzhong a indiqué que son pays a connu une avancée  spectaculaire en matière de développement économique et industriel  grâce à la coopération multilatérale avec les autres pays de la planète, y compris le Burundi. C’est dans cette optique qu’il a remercié  tous les invités à ces cérémonies. Du côté du Burundi, la présence des anciens présidents de la république du Burundi, des ministres en exercice, de l’ombudsman  burundais ainsi que de plusieurs hauts  cadres du pays  constitue un signe  des bonnes relations qui datent de longtemps entre le Burundi et la Chine, a-t-il souligné.

Le développement du pays dépend de ses leaders

Dirigée par le Parti communiste depuis 1949 et l'arrivée au pouvoir de Mao Zedong, l'économie de la Chine était marquée par un très fort interventionnisme d'État. Il  a fait savoir que depuis l'accession au pouvoir de Deng Xiaoping, la Chine a développé un modèle fréquemment nommé « économie socialiste de marché », qui fait se côtoyer un secteur public toujours omniprésent et un certain libéralisme économique, ainsi qu'une ouverture progressive de son marché intérieur. La RP de Chine a employé  la  force humaine pour assurer son développement car sa population active  atteint 800 millions de personnes.

Renforcer le commerce international permettra de consolider son économie

Le fort excédent commercial provoqué par les exportations industrielles a permis au pays de se constituer de grandes réserves de change qui ont atteint 3 820 milliards de dollars au 1er janvier 2014, soit les plus importantes jamais enregistrées. Ces réserves donnent au pays une puissance financière considérable sur la scène internationale. Le secteur public continue à tenir une importante place dans la vie économique mais les entreprises privées y jouent un rôle croissant et le pays s'est fortement intégré dans le système économique mondial. Symbole de cette ouverture récente, la Chine est devenue membre de l'Organisation mondiale du commerce en 2001. En plus, grâce à son essor économique, Xu Xuzhong a indiqué que plus de 400 millions de Chinois voyagent à travers le monde, ce qui contribue beaucoup au redressement de l’économie mondiale. En outre, il est revenu sur l’importance de coopérer avec le continent africain. A ce sujet, il a confirmé que son pays restera toujours un partenaire incontournable  de ce dernier. Ntahobama Salvator, secrétaire permanent  au ministère des Relations extérieures et de la coopération international qui a représenté le gouvernement du Burundi, a quant à lui, indiqué que la République populaire de Chine  pourra être un modèle pour le Burundi. A  considérer la manière dont elle est parvenue à combattre la corruption, ce qui est unanimement apprécié par son peuple. Il a en outre souligné que la RP de Chine a soutenu le Burundi pendant les périodes difficiles auxquelles le pays a fait face. Les cérémonies ont été clôturées par des manifestations folkloriques qui font l’éloge de la culture chinoise.
Appolinaire Nimubona

 

 

Election 2015> Commissions électorales provinciales indépendantes

Le processus électoral va bon train

 

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient d’annoncer les noms des membres des différentes commissions électorales provinciales indépendantes (Cepi). Ceci vient  répondre aux inquiétudes des uns et des autres sur les préparatifs aux échéances électorales de 2015 au Burundi.

 

Les noms des membres des Commissions électorales provinciales indépendantes sont désormais connus. Ils ont été rendus publics par la Ceni dans son arrêté n° 049/CENI/  du 27 septembre 2014 portant nomination des membres des Commissions électorales provinciales indépendantes. Les noms des présidents, des vice-présidents et des chargés du matériel des différentes Cepi  sont présentés dans les lignes qui suivent.
En province de Bubanza, le président de la Cepi est Pierre Niyimpa, sa vice-présidente est Abèle-Bélyse Hakizimana , et le chargé du matériel est Alfred Ndizeye.
En province de  Bujumbura, la présidente de la Cepi est Anne-Marie Nduwimana, son vice -président est Sylvère Bigendako  et le chargé du matériel est Amini Nsengiyumva.
En province  de Bururi, le président de la Cepi est Laurent Niyukuri, sa vice-présidente est  Christine Nahimana et le chargé du matériel est Augustin Habonayo.
En province de Cankuzo, la présidente de la Cepi est Alexandrine Nibogora, son vice président est l’abbé Gabriel Mvuyekure et le chargé du matériel est Jean Léonard Mucari.
En province de Cibitoke, le président de la Cepi est Mgr Théogène Murwuwundi, son vice-président  est Bernard Ndikumana, et Irène Kayogoma est chargée du matériel.
En province de Gitega, la présidence est assurée par  l’abbé Dominique Adrien Ntukamazina qui est assisté par Alphonse Polisi, et Alice Niyungeko va se charger du matériel.
En province de Karuzi,  Prosper Nshimirimana va assurer la présidence de la Cepi. La vice-présidence sera assurée par Aline Muhimpundu et Bénigne Ndayishimiye est chargée du matériel.
En province de Kayanza, abbé Marc Manirakiza est nommé président  de la Cepi, et est assisté par Martin Majambere. Constance Simbayobewe sera chargée du matériel.
En province de Kirundo, le président de la Cepi est Pascal Manariyo, son vice-président est Gérard Ryivuze et Anathalie Miburo est chargée du matériel.
En mairie de Bujumbura, Cyriaque Bucumi est nommé président de la Cepi, Chrisologue Mutwa est son vice-président tandis que Assumani Johari est chargé du matériel.
En province de Makamba, Mgr Blaise Martin Nyaboho est nommé président de la Cepi. Il est assisté par Emmanuel Bugabo et Pascaline Habonimana est chargée du matériel.
En province de Muramvya, Koudra Nahimana assurera la présidence de la Cepi et sera assistée par Chantal Masamvya. Honoré Ndikuriyo est chargé du matériel.
En province de Muyinga, Goreth Kamariza est nommée présidente de la Cepi, son vice-président est Vincent Witonze et Manassé Manirambona est chargé du matériel.
En province de Mwaro, l’abbé David Ntigahera assurera la présidence de la Cepi, il sera assisté par Virginie Niyonzima. Déo Manirambona veillera sur le matériel.
En province de Ngozi, Désiré Minani est nommé président de la Cepi, il est assisté par Damien Baryimare. Bertille Minani est chargée du matériel.
En province de Rutana, Emile Emeriyo et abbé Félicien Ndikuriyo sont respectivement président et vice-président de la Cepi, et Jeanne Nahimana est chargée du matériel.
Dans la province de Ruyigi  l’abbé Ernest Nkeshimana est président de la Cepi, son vice président est Jérémie Cubahiro et Jean Bosco Hitimana est chargé du matériel.
Ces différents membres des Cepi proviennent de différentes organisations de la société civile, de différentes confessions religieuses et de différentes formations politiques.
Alfred Nimbona

 

Institution de l’Ombudsman>Audience accordée à l’ambassadeur de France au Burundi

L’ombudsman a présenté ses condoléances à la suite de l’assassinat d’un otage français en Algérie

 

DSC 0376A la suite de l’ assassinat sauvage du Français Hervé Gourdel par les djihadistes liés à l’organisation Etat islamique (EI), plusieurs autorités du monde ont condamné cette barbarie. Le mercredi 1er octobre 2014 l’ombudsman Mohamed Rukara a reçu en audience l’ambassadeur de France au Burundi. Il lui a présenté ses condoléances pour cette perte d’un ressortissant français. Les deux personnalités ont également échangé sur la Conférence des ombudsmans des pays francophones à laquelle l’ombudsman burundais participera.

 

A la sortie de l’audience, l’ambassadeur de France au Burundi Gerrit Van Rossum a fait savoir que  l’ombudsman burundais avait souhaité le rencontrer pour lui transmettre ses condoléances à la suite de l’assassinat du Français Hervé Gourdel au nord de l’Algérie par les djihadistes. « Nous avons échangé sur la nécessité de favoriser la tolérance surtout religieuse et entre les pays de l’Afrique où les groupes d’influences négatives sont en train d’opérer », a déclaré l’ambassadeur Rossum. Il a ensuite dit qu’il est encouragé par la détermination de l’ombudsman burundais, notamment le projet de création d’un centre où toutes les composantes de la société se rencontreront sans dinstinction. L’ambassadeur Rossum a promis que la France aidera pour constituer ce centre. « M. Rukara a rassuré que les élections de 2015 au Burundi se dérouleront très bien à voir les activités que l’institution de l’ombudsman mènent pour essayer d’unir les Burundais, » a-t-il ajouté.

L’ombudsman burundais va rencontrer son homologue français

L’ambassadeur de France au Burundi a souligné  que les échanges ont également porté sur le voyage de l’ombudsman Rukara qui le conduira en Europe où il participera à la réunion annuelle des ombudsmans des pays francophones. Il a en outre dit que l’ombudsman burundais rencontrera son homologue français. Celui-ci, en France, porte le nom de défenseur des droits de l’Homme, a-t-il indiqué. La France apprécie positivement les travaux que réalise l’institution de l’ombudsman burundais a-t-il enfin renchéri.

Amédée Habimana (Stagiaire)

 

Secretariat general du Gouvernement> Communiqué

Secretariat general du Gouvernement>Communiqué

 

1. Le gouvernement de la république du Burundi salue la mesure que vient de prendre la justice burundaise de mise en liberté provisoire, pour raisons de santé de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa, président de l’AprodH qui était incarcéré à la prison de Mpimba depuis le 16 mai 2014.

2. Le gouvernement du Burundi informe le public que la mise en liberté provisoire de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa n’est le résultat de quelque pression que ce soit, ni de la part du gouvernement du Burundi, ni des parlementaires de l’Union européenne ou d’une quelconque autre organisation ou autorité intérieure ou extérieure.
L’expertise médicale de l’état de santé de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa avait été recommandée par la Justice bien longtemps avant la résolution des parlementaires et les autres derniers appels pour sa libération, et la Commission médicale qui a procédé à l’examen du malade n’a travaillé sous aucune contrainte ou pression que ce soit.

3. Le gouvernement du Burundi met en garde contre quiconque interpréterait la mise en liberté provisoire de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa comme une consécration de l’impunité au Burundi. Il encourage une fois de plus la Justice à ne pas hésiter à interpeller et juger toute personne qui se mettra en état d’infraction contre la loi.

4. Pour rappel, le gouvernement du Burundi a toujours été sensible aux personnes en situation carcérale et c’est dans ce cadre que beaucoup de mesures d’assouplissement ont toujours été prises notamment les décrets d’amnistie ou de réduction des peines pour alléger leurs conditions.

5. Enfin, le gouvernement souhaite à Monsieur Pierre Claver Mbonimpa un prompt rétablissement de sa santé pour que son dossier puisse poursuivre son cour normal devant la Justice afin qu’il soit clôturé et définitivement vidé.

Bujumbura, le 30/9/2014
Le Secrétaire Général du Gouvernement
et Porte-Parole du Gouvernement
Philippe Nzobonariba

 

Conseil national de la communication>Journée d’échanges sur l’accès et le traitement de l’information

Ensemble, l’administration territoriale et les médias pour une information fiable

 

Le Conseil national de la communication a organisé une journée d’échange entre  les administratifs provinciaux et les responsables des médias burundais autour de la problématique de l’accès des journalistes à l’information, le mardi 30 septembre 2014. Cet atelier permettra d’accroître la complémentarité pour bien informer la population sur la vie du pays dans les différents aspects au quotidien.

 

DSC 3247Le Conseil national de la communication (CNC) a organisé un atelier pour permettre aux  principaux protagonistes de l’information de trouver un terrain d’entente quant à l’accès et au traitement de l’information.  Le ministre des Télécommunications,  de l’information, de la communication, et des relations avec le Parlement,  Tharcisse  Nkezabahizi  a, dans son mot d’ouverture, apprécié le choix de cette thématique. En effet, précise-t-il, l’administration territoriale constitue le maillon le plus proche de la population sur lequel le gouvernement s’appuie pour conduire sa politique, en particulier sur la communication au bénéfice de cette même population. « L’administration territoriale ainsi que les médias constituent les acteurs clés pour une meilleure circulation de l’information. Ce sont également de véritables sources et vecteurs de l’information fiables. Il faut cependant se garantir mutuellement la disponibilité pour mieux assurer une circulation efficace de l’information», a dit M. Nkezabahizi.  

Contribution pour la bonne tenue des élections

Selon le ministre Nkezabahizi, cet atelier vient à point nommé, particulièrement dans cette période préélectorale où le citoyen a besoin d’une information crédible  qui lui permet d’avoir une vue complète sur tout ce qui se passe dans le pays. Or, les administratifs sont des sources d’information par excellence. En effet, ils disposent de toutes les données de la vie de la population dans les domaines politique, économique, social, sanitaire, agricole, développemental, etc., estime M. Nkezabahizi.  Il invite ainsi les acteurs de l’information à ne pas donner place à la suspicion et  à la polémique,  mais plutôt privilégier la complémentarité. Il a réitéré la disponibilité du gouvernement à accompagner ces acteurs pour garantir une bonne circulation de l’information. Pour sa part, le président du CNC, Richard Giramahoro, est confiant que le résultat de ces échanges  permettra de cheminer en toute tranquillité vers les prochaines échéances électorales de 2015, convaincu que leur couverture médiatique sera meilleure.

Alfred Nimbona

 

ELECTIONS 2015> Les enjeux ne sont pas visibles

Les programmes devraient être au centre d’intérêt

 

Pour Tatien Nkeshimana, chercheur, et le politologue Désiré Yamuremye, les enjeux  des élections de 2015 ne sont pas visibles sauf accéder au pouvoir pour les partis d’opposition et le conserver  pour le parti aux pouvoir.  Les partis politiques devraient centrer leurs campagnes sur les programmes politiques qui prennent en compte les défis de la vie courante de la population en l’occurrence la pauvreté, la corruption, l’éducation, le chômage et le sous-emploi, afin d’éliminer tout autre critère de subjectivité pouvant orienter le choix d’électeur.

 

DSC 0109Pour Tatien Nkeshimana, chercheur chargé des groupes de dialogue permanant   au Centre d’alerte et de prévention des conflits (Cnap), les membres des partis politiques et la population à la base souhaitent que les  élections soient transparentes et apaisées.

La plupart des partis politiques ne sont pas  sur terrain

Cela étant, l’absence de la plupart des partis politique d’opposition sur terrain inquiète plus d’un. Les raisons qui expliquent cette situation vont du manque de moyens à la restriction de l’espace politique, comme se l’accusent mutuellement les politiciens burundais.  
La méfiance, l’intolérance politique entre les jeunes affiliés aux partis  politiques et les accusations de fraude électorale qui commencent à s’observer  sont des indicateurs parlant d’un possible conflit post électoral. Il faut, d’après le chercheur, encadrer et éviter l’instrumentalisation de la jeunesse,  mais aussi assainir le climat sociopolitique du moment afin d’éviter toute contestation de nature à créer des querelles.

« Acteur politique »,  une nouveauté qui pose problème

Retraçant la genèse du concept « acteur politique », le politologue Désiré Yamuremye trouve ce terme ambigu, car tout citoyen qui s’engage en âge de voter et s’intéressant à la chose publique devient acteur politique. Ce vocable est né de l’initiative du Bureau de Nations unies pour le Burundi (Bnub). L’objectif visé était le rapatriement des leaders politiques de l’étranger et l’apaisement d’une situation politique inédite créée par le divorce consommé dans les partis politiques de l’opposition. Désiré Yamuremye évoque le fait que les documents  signés dans le cadre diplomatique des Nations unies n’ont pas été intégrés dans l’arsenal juridique burundais. Or ce qui rend un document légal et qui lui confère la force de la loi, c’est son incorporation dans l’arsenal juridique local. « Même l’accord d’Arusha, s’il n’avait pas été incorporé dans l’arsenal juridique burundais n’aurait pas eu de valeur », souligne le politologue. Le terme « acteurs politiques » n’a été défini nulle part dans les textes, et au niveau de la loi, rien n’est prévu pour ce genre de personnes. Les différents documents négociés au niveau du Bnub  sont et restent sans cadre juridique, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas servir, mais que leur usage reste problématique.
Tatien Nkeshimana pense pour sa part que les auteurs de cette nouveauté devraient œuvrer pour l’intégrer dans les textes législatifs du pays. Il indique, cependant, ne pas comprendre  pourquoi ces derniers  trouvent intérêt dans la dénomination « acteur politique » au lieu de mettre de côté leurs divergences et constituer une coalition autour d’un parti politique fort qui leur permettrait d’avoir un cadre légal, et de mieux  encadrer leurs partisans comme cela est le cas dans d’autres pays.

Une coalition impossible

Il ne faut pas être naïf et penser qu’une coalition visant la formation d’un parti politique serait possible compte tenu du portrait des différents acteurs politiques. Le politique Yamuremye se demande l’image de ce que serait le parti regroupant Rwasa, ancien du Palipe-hutu, Nditije ancien de l’Uprona, Chovineau et autres,  vu leurs parcours politiques et leurs réalités historiques. Il se pose également la question de savoir l’idéologie sur laquelle peuvent se baser ces leaders  pour former une coalition. Il  trouve difficile, ou presqu’impossible, l’idée de concilier les intérêts des partisans de ces différentes personnalités dont le seul point commun est le changement.  La deuxième raison est que même si cette éventualité serait envisageable, l’itinéraire d‘agrément ne serait pas une couronne de roses pour amoureux,  à sept mois avant élections.

Un malaise pour la Ceni

La Ceni est un organe technique indépendant, utilisant les outils juridiques légaux  mis à sa disposition par l’Etat, dont la Constitution, la loi électorale et la loi sur les partis politiques. N’étant pas donc un organe diplomatique,  elle aura du mal à intégrer la feuille de route et le code de conduite qui sont des documents diplomatiques. Les acteurs politiques, d’après le politologue, évoquent à tort ou à raison ces documents diplomatiques comme leur conférant le droit de participation dans l’organisation des élections.

Une stratégie pour gagner les élections par les urnes

Une stratégie qui serait la meilleure pour les acteurs politiques est de contourner la barrière, se tracer un chemin en s’intégrant dans un parti existant légalement. Il faut également une analyse situationnelle du moment et vendre un programme fondé sur les aspirations profondes de la population. Offrir une alternative, des contre-actions politico-sociales et ne pas se cramponner uniquement sur des dénonciations qui n’ont pas d’impact direct sur le quotidien du simple citoyen.
« Si Ndadaye est arrivé au pouvoir en 1993, ce n’était pas parce que l’arsenal juridique lui était favorable qu’aujourd’hui  mais parce qu’il a su contourner les pièges et vendre un produit basé sur le Burundi nouveau », dit le politologue Yamuremye.

Le moment des élections toujours difficile pour les partis d’opposition

Il s’agit pour l’opposition d’arracher le pouvoir détenu par le parti  qui veut le conserver. Ce qui s’est passé récemment dans le parti Frodebu avec la radiation de ce parti de l’ex président Domitien Ndayizeye est inopportun et contre productif pour l’opposition qui veut arriver au pouvoir à la veille des élections. Il faut recentrer le débat sur les intérêts de la population et éviter les déchirements liés aux intérêts individuels pour ne pas mettre en doute leur maturité politique.
La population burundaise a-t-elle une maturité politique en matière d’élection ?
Oui, répond M. Yamuremye, qui estime que depuis 1965, les Burundais ont prouvé qu’ils savent qui élire au moment opportun. Penser le contraire serait, sous-estimer une population qui, à maintes reprises,  a prouvé et dans des circonstances plus difficiles qu’aujourd’hui, une liberté de choix incontestée. En 2015, il s’agira des élections à bulletin unique. Un clin d’œil a été fait pour tous ceux qui pensent pouvoir, d’une manière ou d’une autre, influencer le choix des électeurs car, dans les urnes,  il sera libre de choix.
Les Burundais sont majeurs politiquement et ont les capacités d’analyse pour pouvoir élire les programmes. C’est donc le rôle des leaders politiques de les stimuler et répondre aux réelles préoccupations de la population.

Les élections et la contestation des résultats

Au Burundi comme dans d’autres pays africains qui sont dans la dynamique transitionnelle, la contestation des résultats électoraux semble être devenue une méthodologie de la hantise.
Cependant, la sensibilité électorale change avec le temps, raison de plus d’espérer la consolidation des acquis démocratiques  en 2015, de ce qui est du contexte burundais. Le Burundi est en train d’avancer, de créer et de dessiner une nouvelle dynamique démocratique par rapport à d’autres pays de la région, à coté de la Tanzanie. Des contestations ne manqueront pas, mais l’idéal serait que tout se passe dans la paix et la tranquillité de manière démocratique.
Pour cela,  il faut, pour les politiciens, faire de la politique un jeu démocratique loyal. La population doit se préparer à élire ceux qui proposent un programme répondant à leurs préoccupations. Aux médias et à la société civile en général, il ne faut pas attiser la haine ethnique, politique, régionale, religieuse et tribale. Quant à la communauté internationale, il faut qu’elle soutienne les élections à travers le gouvernement qui les organise.

Charles Makoto (Stagiaire)

 
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