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Gouvernement> Prestation de serment de la nouvelle ministre en charge de la Solidarité nationale

Godelieve Nininahazwe remplace Clotilde Niragira

 

DSC 3758La nouvelle ministre Godelieve Nininahazwe a prêté serment le lundi 15 décembre 2014 devant le président de la République, Pierre Nkurunziza et le parlement. Les deux vices-présidents de la République, l’Ombudsman, les membres du gouvernement, les cadres de la police nationale et de la force de défense nationale ont assisté à la cérémonie.

 

La nouvelle ministre de la Solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, a prêté serment devant le président de la République et le parlement comme le prévoit la loi. Ainsi, a-t-elle dit, « Devant le président de la République, devant le parlement, moi Godelieve Nininahazwe, je jure fidélité à la charte de l’Unité nationale, à la Constitution et à la loi. Je m’engage à consacrer toute mes forces à défendre les intérêts supérieurs de la nation, à promouvoir l’unité et la cohésion du peuple burundais, la paix et la justice sociales dans l’accomplissement des fonctions qui me sont confiées. Je m’engage à combattre toute idéologie et pratique de génocide et d’exclusion, et à promouvoir et défendre les droits et libertés de la personne et du citoyen ». Ce nouveau membre du gouvernement remplace Clotilde Niragira, devenue membre du bureau de la Commission vérité réconciliation récemment mise en place.
Alfred Nimbona

 

Première vice-présidence de la République> Audiences accordées à Pablo de Greiff et Wojciech Zaluski

Les Nations unies sont satisfaites de la mise en place de la CVR

 

DSC 1659Le Premier vice-président de la République, Prosper Bazombaza a successivement reçu en audience le rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition, Pablo de Greiff ainsi que le nonce apostolique au Burundi, Mgr Wojciech Zaluski.

 

A la sortie de l’audience, Mgr Zaluski a indiqué qu’il venait pour une visite de courtoisie quelques jours après son arrivée à Bujumbura. De plus, les échanges ont porté sur la collaboration qui s’établit entre l’Eglise catholique et le gouvernement du Burundi. Durant l’audience, les deux personnalités ont remarqué que les relations de collaboration sont au beau fixe. Quant à la deuxième personnalité reçue, le Premier vice-président de la République a fait savoir que les échanges ont porté sur la promotion de la vérité et de la justice. Dans ce même ordre d’idées, M. Bazombaza a précisé que les Nations unies sont satisfaites de la mise en place de la Commission vérité réconciliation (CVR). « C’est une commission qui pourra pacifier le peuple burundais et qui lui permettra de vivre en harmonie », a expliqué le Premier vice-président de la République.
Espérance Ndayikengurutse

 

Bataillon Para>Inspection des troupes en attente

La force promise par le Burundi est prête

 

Le directeur de la force Est-africaine en attente, ambassadeur Ismail Chanfi a visité, le lundi 15 décembre 2014 au Bataillon Para, les troupes burundaises en attente, prêtes à intervenir à n’importe quel moment. Cette visite s’inscrit dans le cadre de se rendre compte de l’état de préparation de nos troupes comme c’était une recommandation des Chefs d’Etat issue d’un conseil tenu à Seychelles.

 

DSC 2079La force africaine est composée de cinq mille deux cent troupes avec 3 bataillons motorisés ; 1 bataillon mécanisé ; 1 bataillon d’infanterie légère ; 4 unités de police ; des observateurs militaires et des civils.
Ambassadeur Ismail Chanfi, directeur de la force Est-africaine en attente, a indiqué qu’il est au Burundi dans la phase où ils ont eu comme recommandation, à l’issu du conseil qui s’est tenu aux Seychelles, de faire en sorte que la force ne soit pas seulement une force déclarée dans les documents. Qu’elle soit vérifiée, c’est une formalité. « Nous avons fait la formalité dans différents pays (Rwanda, Ethiopie, Comores, Djibouti, Ouganda). La force promise par le Burundi est là, prête, confirmée par rapport à nos registres. L’armement est prêt, les équipements sont prêts », a-t-il déclaré.

Huit cent cinquante troupes burundaises prévues

Cette force africaine est prête et va être déclarée officiellement à travers un sommet qui aura lieu probablement en janvier en marge du sommet de l’Union africaine. « Le rêve que nous avions est d’avoir une force générée, validée et prête à intervenir», a souligné l’ambassadeur Chanfi.
D’après Colonel Jean-Baptiste Biherengende , chef du bureau chargé des opérations de maintien de la paix, 850 troupes sont prévues pour être déployées au Sud Soudan. Pour lui, la délégation est très satisfaite. «On a disponibilisé le personnel, l’armement comme ils le souhaitent. Nous avons montré tous les équipements dont on dispose, sauf quelques équipements qui sont en commande », a-t-il précisé.
Le déploiement se fait à travers les mandats de l’Union africaine. Si la décision est prise, la force est prête à intervenir.
Yvette Irambona

 

KENYA > Commémoration de son 51e anniversaire de l’indépendance

Les réalisations durant cette période sont satisfaisantes

 

Le 12 décembre 1963 est le jour où le Kenya a hissé pour la première fois son drapeau national. Le vendredi 12 décembre 2014, la communauté kenyane et ses invités étaient rassemblés à la résidence de l’ambassadeur du Kenya au Burundi pour commémorer le 51e anniversaire de l’indépendance.

 

DSC05597« Bonne fête à la communauté kenyane et à tout un chacun ici présent, levez vos verres et buvez à la santé et à la prospérité du peuple kenyan ainsi qu’à l’amitié et la coopération entre nos pays respectifs.», disaient tour à tour le représentant du gouvernement burundais aux cérémonies de célébration du 51e anniversaire de l’indépendance du Kenya, l’ambassadeur Salvator Ntacobamaze et l’ambassadeur chargé d’affaire de l’ambassade de la République du Kenya au Burundi, Kenneth Vitisia dans leurs discours.
L’ambassadeur Vitisia a souligné qu’en faisant un regard rétrospectif sur les 51 années de leur indépendance, ils sont en effet fiers de leurs réalisations dans le développement socio-économique et politique. Il a précisé qu’à cette date, le Kenya célèbre aussi la victoire contre ceux qui avaient des conceptions de saper cette indépendance et faire dérailler la volonté collective du peuple kenyan pour l'unité et le développement socio-économique.

La réussite des élections de 2015 est cruciale pour toute la région

A l’occasion, les deux ambassadeurs ont encouragé les investissements kenyans dans différents secteurs notamment bancaire, l’industrie agro-alimentaire et le transport aérien au Burundi. Salvator Ntacobamaze a exprimé la satisfaction du gouvernement de la République du Burundi suite à l’abandon des poursuites de la Cour pénale internationale de la Haye contre le président Uhuru Kenyatta.
A six mois des élections au Burundi, Kenneth Vitisia a encouragé le peuple burundais à consolider la paix et la sécurité. Il a fait savoir que la réussite de ces élections est cruciale pour le Burundi et toute la région. Et de souligner que c’est pour cette raison que le Kenya va fournir un soutien matériel et technique à la Commission électorale nationale indépendante. L’ambassadeur Ntacobamaze a souligné que le gouvernement du Burundi ne doute pas que les pays voisins et amis notamment ceux de la Communauté est-africaine (CEA) enverront des observateurs le plus tôt.

GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 

BNUB> Cérémonie d’abaissement de son drapeau

Les Nations unies restent engagées à accompagner le Burundi

 

Célébration de la conclusion du mandat du Bureau des Nations unies au Burundi le vendredi 12 décembre 2014. Laurent Kavakure, ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale indique que le gouvernement du Burundi se réjouit des réalisations des Nations unies au Burundi et souhaite que l’organisation reste à son côté. Jeffrey Feltman a rassuré que les Nations unies restaient engagées à appuyer le Burundi. Lors de ces cérémonies, le drapeau des Nations unies a été descendu.


DSC 3516Le gouvernement du Burundi et le Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub) ont procédé aux cérémonies d’abaissement du drapeau du Bureau des Nations unies au Burundi. Le représentant spécial des Nations unies au Burundi, Parfait Onanga Anyanga indique que ce geste symbolique est l’expression de deux volontés. Il s’agit de celle du gouvernement du Burundi désireux de s’approprier le processus national de consolidation de la paix rentré dans sa phase de maturation depuis quelques années déjà, et celle du Conseil de sécurité, telle qu’exprimée en sa résolution 2137 du 13 février 2014 qui a décidé que le mandat du Bnub devait prendre fin le 31 décembre 2014. M. Anyanga a exprimé ses remerciements à l’endroit du gouvernement du Burundi pour la confiance et la qualité de la collaboration tout au long de son mandat. Il a également exprimé sa gratitude à l’endroit de tout le peuple burundais.

Les réalisations sont satisfaisantes

Au nom du gouvernement, Laurent Kavakure, ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, a remercié le Bnub pour ses réalisations au terme de près d’une décennie ininterrompue. M. Kavakure souligne l’intervention des Nations unies à travers son vaste programme spécifique appelé Cadre stratégique de consolidation de la paix. Ce programme était assorti d’un plan prioritaire centré sur cinq axes cardinaux et trois thèmes transversaux. Il s’agit de la promotion de la bonne gouvernance, la réforme du secteur de la sécurité, la justice, la promotion des droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité, les questions foncières, la mobilisation et la coordination de l’aide, et la dimension genre. Selon M. Kavakure, la mise en œuvre de ce programme a abouti à des résultats tangibles. Beaucoup de réalisations ont été enregistrées à travers notamment les activités comme le processus électoral de 2010, le consensus entre les partis politiques, la société civile, le parlement et le gouvernement pour la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante et du code électoral. Il s’agit également de l’instauration du forum de dialogue permanent des partis politiques, la création de l’institution de l’Ombudsman ; la préparation du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération ; le renforcement des capacités des services locaux de base dans les tribunaux de résidence ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles des organes chargés de la lutte contre la corruption comme la Cour anti-corruption. M. Kavakure citera aussi la mise en place de l’Office burundais des recettes ; la stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption ; l’amélioration de la qualité du service des corps de défense et de sécurité, de la magistrature et leur professionnalisation ; la révision du code pénal pour réprimer les violations des droits humains, comme le viol, la peine de mort abolie, les actes de torture érigés en infraction, la minorité pénale est passée de 13 ans à 15 ans, l’inclusion des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de génocide et de terrorisme pouvant être poursuivis et réprimés au Burundi. A l’actif, le gouvernement du Burundi a noté également la loi portant création de la Commission nationale indépendant des droits de l’Homme et la contribution pour son fonctionnement, la lettre de politique foncière ; la contribution à la loi révisée du 4 janvier 2011 portant mission et fonctionnement de la Commission nationale des terres et autres biens ; la loi sur le code foncier au Burundi, la revue à la hausse de la représentativité des femmes dans les institutions du pays ; le renforcement des capacités nationales de coordination en vue d’une meilleurs efficacité de l’aide.

Des précautions pour consolider les acquis

Pour ce qui est des relations entre le Burundi et ses partenaires après le départ du Bnub, « des précautions ont été prises pour assurer la continuité et consolider les acquis d’une part, d’autre part, pour rendre le système des Nations unies au Burundi plus cohérent en répondant aux principes de programmation des Nations unies, en améliorant l’efficacité des activités de développement », a dit M. Kavakure. Sur le point de la continuité, le ministre indique que le gouvernement, les Nations unies et les autres partenaires se sont convenus sur un certain nombre de tâches dans six domaines jugés prioritaires. Il s’agit de la gouvernance, la démocratisation, le développement des institutions, les droits de l’Homme et la justice transitionnelle, l’Etat de droit, la sécurité et la stabilité, le développement économique et social, et la consolidation de la paix.
Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Affaires politiques, Jeffrey Feltman, apprécie lui aussi le pas franchi par le Burundi, avec l’appui des Nations unies. « L’Onu reste déterminée à soutenir le Burundi face aux nombreux défis qui restent à relever. Nous serons aux côtés des Burundais pendant toute la période électorale avec la mission d’observation électorale qui sera déployée le 1er janvier 2015. Sur le plus long terme, les agences de développement des Nations unies continueront à soutenir le Burundi dans ses efforts pour la consolidation de la paix et le développement », a dit Feltman.

Alfred Nimbona

 

 

 

OAG> A propos du rapport d’observation de la gouvernance au Burundi

Tous les domaines ont retenu l’attention du rapport

 

L’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG) vient de sortir un rapport portant sur l’état des lieux de la gouvernance au cours de la période de juillet à novembre 2014 au Burundi. Dans ce rapport, les domaines politiques et administratifs, démocratiques, sécuritaires, des droits de l’Homme et de liberté ainsi que les domaines économique et social ont été analysés.

 

DSC07192Sur le plan politique et administratif, le rapport note une stabilité institutionnelle et un fonctionnement normal des institutions de manière générale. Au niveau de l’aspect spécifique de l’Administration, ce document note avec satisfaction la promulgation de la loi n°1/22 du 25 juillet 2014 portant réglementation de l’action récursoire et directe de l’Etat et des communes, laquelle met les mandataires et leurs préposés devant leurs responsabilités en cas de mauvaise gestion de la chose publique.

Justice, sécurité et la gouvernance démocratique

En matière de la justice, le rapport indique que la magistrature doit encore renforcer son indépendance. L’analyse précise à proprement parler qu’il n’existe pas d’influence du législatif sur la carrière du juge. Ce rapport relève aussi que la Haute cour de justice n’existe pas encore. Aussi, il revient sur le recours introduit auprès de la Cour de justice de la Communauté est africaine (CEA) par certains Burundais, action devant être comprise comme un clin d’œil à la justice burundaise.
Par rapport à la gouvernance démocratique, le rapport déplore les irrégularités dans la distribution de la Carte nationale d’identité. Il indique que cela a poussé certaines formations politiques et organisations de la société civile à proposer la suspension de l’enrôlement des électeurs pour corriger d’abord ces irrégularités.
Concernant la sécurité, le rapport affirme que l’autorité veut rassurer la population mais que la peur s’installe suite à des cas inquiétants enregistrés ici et là, dont notamment les vols, les assassinats et autres. Toutefois, il note une coopération régionale active en matière de sécurité mais aussi les préoccupations des partenaires techniques et financiers sur l’évolution sécuritaire au Burundi. Par ailleurs, il met en exergue la nécessité de discipliner les jeunes affiliés aux partis politiques, d’adopter la rigueur dans la sécurité routière ainsi que d’organiser et d’encadrer les groupes informels de sécurité.
Ainsi, pour les droits humains et les libertés publiques, l’analyse souligne que les rapports entre le gouvernement et les confessions religieuses sont bons et que les gens d’Eglise n’hésitent pas à faire un clin d’œil au gouvernement quand c’est nécessaire. Dans le domaine économique, le rapport constate enfin qu’avec l’Agence de promotion des investissements, le climat des affaires s’est amélioré. Aussi, ajoute-il, l’Office burundais des recettes (OBR) est satisfait des recettes fiscales tandis que l’exploitation du nickel va donner l’espoir au Burundi pour assurer le décollage économique en supposant que son exploitation sera accompagnée d’une gestion transparente pour que le pays en tire profit réellement.

Rosine Mugisha

 
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