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REPUBLIQUE DE TANZANIE>Visite du ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza

L’état d’avancement de la construction du barrage de Rusumo est  estimé à 35% en général

 

DSC08878Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines,  Côme Manirakiza, a effectué une visite au site de construction du barrage hydroélectrique de Rusumo, dans le district de Ngara en Tanzanie, le lundi 4 février 2019. Il était en compagnie du ministre tanzanien de l’Energie, Médard Kalemani et de celui des Infrastructures au Rwanda, Claver Gatete.  Ces ministres trouvent que l’état d’avancement est satisfaisant mais recommandent l’accélération des travaux pour respecter les délais.  

 

Le ministre Côme Manirakiza de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines au Burundi, celui des Infrastructures au Rwanda, Claver Gatete et celui de l’Energie en Tanzanie, Médard Kalemani  se sont rendus  à Rusumo où s’effectuent les travaux de construction du barrage hydroélectrique qui produira 80 mégawatts que les trois pays vont se partager. Ce barrage sera construit avec un budget de 340 millions de dollars américains octroyés par la Banque mondiale, avec 130 millions de dollars américains  pour la construction des lignes de transmission octroyés par la Banque africaine de développement. Selon Côme Manirakiza, cette visite était une occasion de participer à un conseil des ministres  des pays bénéficiaires de la Centrale hydroélectrique de Rusumo après les travaux de terrain qui consistaient à visiter les sites du barrage, les travaux des tunnels, le site de la centrale hydroélectrique, le site du poste de départ pour les lignes de transmission et le camp où on est en train de construire les habitations pour le personnel. Le ministre Côme Manirakiza de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines au Burundi, celui des Infrastructures au Rwanda, Claver Gatete et celui de l’Energie en Tanzanie, Médard Kalemani  se sont rendus  à Rusumo où s’effectuent les travaux de construction du barrage hydroélectrique qui produira 80 mégawatts que les trois pays vont se partager. Ce barrage sera construit avec un budget de 340 millions de dollars américains octroyés par la Banque mondiale, avec 130 millions de dollars américains  pour la construction des lignes de transmission octroyés par la Banque africaine de développement. Selon Côme Manirakiza, cette visite était une occasion de participer à un conseil des ministres  des pays bénéficiaires de la Centrale hydroélectrique de Rusumo après les travaux de terrain qui consistaient à visiter les sites du barrage, les travaux des tunnels, le site de la centrale hydroélectrique, le site du poste de départ pour les lignes de transmission et le camp où on est en train de construire les habitations pour le personnel.       

Les travaux avancent, mais il faut passer à une vitesse supérieure

« Notre constat est que, en comparaison avec  ce qu’on avait suivi lors de notre dernière visite en juillet de l’année dernière, il y a quand-même des progrès, mais qui devaient avoir été beaucoup mieux si certains problèmes qu’on a soulevés avaient trouvé des solutions », dit M. Manirakiza. Sur le plan de l’état d’avancement des travaux, on a montré à ces ministres qu’ils sont à 35%  si on essaie d’évaluer l’état d’avancement de toute la centrale. Là, les travaux de génie civil sont évalués à 28%, les travaux électromécaniques  sont évalués à 53%. Ir Manirakiza dit qu’on leur a présenté pas mal de difficultés, ce qu’il trouve normal pour la construction d’une chose de grande importance. Ces difficultés pourraient ainsi avoir un impact sur les délais. Précisons que le contrat fixe l’année 2017 pour le démarrage des travaux et au mois de février 2020 pour la fin de tous les travaux de construction.  

Le Conseil des ministres des pays bénéficiaires reste ferme sur les délais

Le ministre Manirakiza dit qu’ils ont été fermes au niveau du Conseil de ces ministres et ont indiqué qu’il faut tout mettre en œuvre pour que cette électricité tant attendue soit disponible avec l’année 2020. Le ministre de l’Energie en Tanzanie, Médard Kalemani insiste sur le respect des délais. Il indique que dans l’optique de pousser à l’accélération des travaux, ces ministres vont effectuer de telles rencontres tous les six mois, mais pourront faire des rencontres extraordinaires si nécessaire. Il remercie les présidents des trois pays pour leurs initiatives de développement. De son côté, Claver Gatete apprécie lui aussi le pas franchi par rapport à la dernière visite, mais insiste sur l’accélération pour rester dans les délais. Il estime cependant que le retard enregistré pour démarrer les travaux a eu un impact sur l’état des lieux actuel.  Mais, il n’estime pas que cela pourrait être une raison pour dépasser les délais. Vous saurez que ce projet se fait dans le cadre de ce qu’on a appelé «Nile equatorial lakes subsidiary action program», Nelsap (Programme d’action subsidiaire des lacs équatoriaux du Nil)

Alfred Nimbona

 

Editorial> La Fête du Printemps : Une précieuse occasion de réaffirmer l’amitié sino-burundaise

C’est pour célébrer la Fête du Printemps 2019 que l’ambassadeur de Chine au Burundi Li Changlin a offert, jeudi dernier, dans les enceintes de l’ambassade, une réception à laquelle ont pris part plusieurs invités d’honneur, qui en ont également tiré profit pour visiter et apprécier une exposition internationale sur les 40 ans de réforme et d’ouverture de la Chine, grâce à laquelle l’Empire du milieu a enregistré des progrès prodigieux dans tous les domaines. L’année 2018 ayant marqué le 40è anniversaire du lancement de la politique de réforme et d’ouverture du pays de Confucius, l’ambassadeur Li Changlin ne pouvait ne pas en parler dans son allocution de circonstance.C’est pour célébrer la Fête du Printemps 2019 que l’ambassadeur de Chine au Burundi Li Changlin a offert, jeudi dernier, dans les enceintes de l’ambassade, une réception à laquelle ont pris part plusieurs invités d’honneur, qui en ont également tiré profit pour visiter et apprécier une exposition internationale sur les 40 ans de réforme et d’ouverture de la Chine, grâce à laquelle l’Empire du milieu a enregistré des progrès prodigieux dans tous les domaines. L’année 2018 ayant marqué le 40è anniversaire du lancement de la politique de réforme et d’ouverture du pays de Confucius, l’ambassadeur Li Changlin ne pouvait ne pas en parler dans son allocution de circonstance.Architecte en chef de la politique de réforme, d’ouverture et de la modernisation de la Chine, Deng Xiaoping était un homme politique remarquable. C’est lui qui a engagé la Chine dans cette voie en 1987. Au milieu des années 1970, alors que la Révolution culturelle acculait l’économie chinoise au bord de la faillite, on se demandait où allait la Chine. Continuera-t-elle à rester en arrière et à se fermer sur elle-même ? S’ouvrira-t-elle vers l’extérieur ? Après un examen approfondi de l’environnement international d’alors, Deng Xiaoping indiqua clairement que la paix et le développement représentent le problème-clé du monde contemporain. Cette voie allait permettre d’élargir l’horizon de l’édification économique de la Chine. De cet éminent dirigeant chinois, on retiendra toujours cette théorie devenue célèbre : « Le marché n’est qu’un moyen, le capitalisme a son marché, le socialisme doit aussi en avoir un », une théorie de l’économie de marché socialiste qui devait prendre forme graduellement en Chine.Celles et ceux qui, nombreux, avaient répondu à l’invitation de l’ambassadeur Li Changlin ont appris, en direct, deux bonnes nouvelles intéressant la coopération sino-burundaise. Premièrement, il s’agit d’un projet chinois déjà en cours concernant 190 000 kits de produits de réception de télévisions numériques comme matériels combinés pour le projet de numérisation de la RTNB, ce qui permettra de rapprocher encore davantage le Burundi avec le reste du monde. Deuxièmement, l’ambassade de Chine va mobiliser une dizaine de jeunes interprètes pour traduire, en chinois, le Plan national de développement burundais pour les dix ans à venir, afin d’explorer des pistes  pour le mettre en synergie avec les stratégies chinoises, dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine. Ne s’agit-il pas là d’une amitié sincère réaffirmant l’excellence des relations sino-burundaises, avec cette conviction que la coopération entre la Chine et le Burundi a de précieux jours devant elle ?La coopération sino-burundaise ayant beaucoup gagné de la politique de réforme et d’ouverture dont l’architecte principal est, rappelons-le, Deng Xiaoping, c’est, main dans la main, que les gouvernements chinois et burundais, à travers une volonté partagée, immortaliseront la politique de cet éminent idéologue chinois, en enracinant profondément dans les cœurs des peuples chinois et burundais une amitié sans faille. Grâce aux efforts conjugués des deux parties, nul doute que le succès de la coopération sino-burundaise sera toujours assuré. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Louis Kamwenubusa

 

EDITORIAL> Unité nationale : Un message présidentiel rassurant

A la veille de chaque événement d’importance nationale, il est de tradition que le président  de la République Pierre Nkurunziza s’adresse à la Nation, dans le cadre d’un message. Il en a été ainsi, dans la soirée de lundi 4 février 2019, à la veille de la célébration du 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale approuvée, le 5 février 1991, lors d’un vote référendaire massivement exprimé par le peuple burundais, désireux de vivre enfin en paix, après les crises répétitives de 1965 , 1972 et 1988. Il n’en fut pas malheureusement ainsi, car l’année 1993 allait en décider autrement pour des raisons que chacun sait. Pendant plus d’une décennie, le Burundi sombra dans une situation qui tenait du chaos le plus total.A la veille de chaque événement d’importance nationale, il est de tradition que le président  de la République Pierre Nkurunziza s’adresse à la Nation, dans le cadre d’un message. Il en a été ainsi, dans la soirée de lundi 4 février 2019, à la veille de la célébration du 28e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale approuvée, le 5 février 1991, lors d’un vote référendaire massivement exprimé par le peuple burundais, désireux de vivre enfin en paix, après les crises répétitives de 1965 , 1972 et 1988. Il n’en fut pas malheureusement ainsi, car l’année 1993 allait en décider autrement pour des raisons que chacun sait. Pendant plus d’une décennie, le Burundi sombra dans une situation qui tenait du chaos le plus total.Disons-le tout de suite,  le message à la Nation du président de la République Pierre Nkurunziza était un message rassurant, de nature à dissiper les craintes des uns et des autres. Qui, en effet, peut mieux rassurer les fils et filles d’une même Nation que le Père de la Nation ? Du message présidentiel, nous pouvons, en substance, retenir qu’aujourd’hui est mieux qu’hier en ce qui concerne l’unité nationale, longtemps mise à rude épreuve par les divisions interethniques héritées du passé colonial. Aujourd’hui, c’est dans l’unité que les Burundais construisent leur pays en répondant massivement et spontanément aux travaux de développement communautaire. C’est dans l’unité qu’ils consolident la paix et la sécurité en faisant obstacle à ce qui est de nature à les perturber. C’est dans l’unité qu’ils concrétiseront le Plan national de développement 2018-2027 ainsi que les Objectifs de développement durable (ODD) 2016-2030. C’est dans l’unité qu’ils ont répondu massivement et positivement au référendum du 17 mai 2018. C’est encore dans l’unité qu’ils se disposent à l’échéance électorale de 2020. Aujourd’hui, l’unité nationale est devenue un rempart infranchissable contre lequel viendront se briser toutes les manœuvres déstabilisatrices, tentées par les détracteurs du peuple burundais.Dans une conférence  de presse animée le lundi 4 février 2018, le Secrétaire général du parti CNDD-FDD Evariste Ndayishimiye a également prononcé des propos rassurants en ce qui concerne l’unité nationale, en indiquant que le parti CNDD-FDD  a énormément contribué au renforcement de l’unité nationale, que l’autorité étatique est le symbole de l’unité et que seule l’unité du peuple burundais vaincra tout ce qui viendra perturber notre chère patrie. Depuis sa victoire aux élections démocratiques pluralistes de 2005, le parti CNDD-FDD est dans  la bonne voie pour ce qui est du renforcement de l’unité du peuple burundais.Toute politique ne vaut que par l’efficacité des actions développées et par les résultats progressivement  obtenus. Toute politique dépend aussi du degré de mobilisation effective qu’elle suscite. En indiquant qu’en ce qui concerne l’unité nationale, aujourd’hui vaut mieux qu’hier, le message présidentiel indique en même temps que la détermination à asseoir l’unité du peuple burundais,  relève d’une politique clairement affirmée d’enterrer à jamais toute la kyrielle  de drames ayant marqué notre Histoire.                                                                                           

Louis Kamwenubusa

 

Parti Cndd-Fdd> Entretien avec le secrétaire général sur la fête de l’Unité nationale

« Le CNDD-FDD s’attèle toujours à préserver l’unité nationale qui est une valeur très précieuse »

 

DSC 0482A l’occasion de la commémoration du 28e anniversaire de la Charte de l’unité nationale, le secrétaire général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye, s’est exprimé sur l’état des lieux de l’unité entre les Burundais actuellement et sur ce que son parti est en train de faire pour renforcer davantage cette unité entre les Burundais. C’était au cours de l’entretien qu’il a eu avec des journalistes. Il s’est aussi exprimé sur l’élection du président rwandais à la tête de la Communauté est-africaine (CEA).  

 

A propos de l’état des lieux de l’unité entre les Burundais actuellement, M. Ndayishimiye a  indiqué que la Charte de l’unité nationale a été initiée au moment où les Burundais étaient séparés et au moment où il y avait une situation confuse dans le pays du fait qu’il y avait des bons Burundais et des mauvais Burundais selon la gestion de la nation par les autorités d’alors. Donc, le pays était divisé car il y avait séparation des citoyens burundais. Mais, selon lui, depuis que cette Charte de l’unité nationale a été adoptée, les citoyens ont commencé à se rapprocher les uns des autres malgré  ces difficultés. Il a par contre déploré le fait que juste deux ans après, on a décapité l’institution étatique. « Il n’y avait plus de chefs et quand il n’y a pas de berger les brebis se dispersent. Sans chef, les Burundais se sont entretués et cela a duré plus de dix ans. Mais à la fin, il a fallu qu’il y ait une détermination  pour que les Burundais se rapprochent encore. On a commencé par les politiciens, puisque ce sont eux qui sont responsables de la gestion du pays. On a cherché à rapprocher les uns des autres et, de cette approche, il y a eu signature de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation ».

Le CNDD-FDD a contribué dans le renforcement de l’unité nationale

Selon le secrétaire général du parti CNDD-FDD, en 2005, ce parti est venu pour piloter cette bonne initiative d’union et qui a réuni le peuple burundais. « On a commencé à corriger la gestion du pays au niveau sécuritaire, au niveau de la justice, au niveau de la gouvernance, etc. Tout cela pour créer des institutions qui puissent unir les Burundais, qui doivent lutter contre toute discrimination qui existait   avant. Depuis 2005, nous sommes sur ce chemin et la réussite est totale ». Selon lui, s’il faut  aujourd’hui parler du bilan, on peut dire que le bilan est très positif. Cela parce que tous les plans des malfaiteurs qui voulaient encore une fois perturber la paix et la sécurité et inciter la population à s’entredéchirer ont échoué. « L’unité nationale est une philosophie qui est maintenant déjà encrée dans les cœurs des gens. Maintenant nous vivons cette unité ». Selon lui, c’est ce que les Burundais doivent maintenant conserver jalousement  parce qu’on connaît la valeur de l’unité. « Avant on ne le savait pas mais c’est maintenant qu’on voit la valeur de l’unité nationale et nous devons la préserver pour que nous puissions bâtir notre nation qui nous appartient nous tous ».D’après M. Ndayishimiye, pour résoudre cette problématique ethniqué créée par les colons, on a constaté, au niveau du CNDD-FDD qu’il faut aller vers les causes des conflits ethniques ; qu’il faut combattre toute sorte de discrimination, surtout en incitant l’autorité de l’Etat à servir tout le monde et aussi en invitant les Burundais à combattre ensemble l’ennemi commun qui est la pauvreté. « Quand il y a la pauvreté, il y a la jalousie et la haine. Alors, pour nous unir, il faut avoir le même ennemi et l’ennemi commun c’est la pauvreté. Il faut alors l’affronter en travaillant ensemble pour un intérêt commun. Nous sommes en train d’inciter les gens à travailler dans des associations ou dans des coopératives pour qu’ils puissent s’unir avec un intérêt commun ». 

L’autorité étatique est le symbole de l’unité

Concernant ceux qui disent que la Charte de l’unité n’est pas propre à la population burundaise, le secrétaire général du parti CNDD-FDD trouve  que ce sont des gens mal intentionnés. « L’unité nationale est considérée comme une union de mariage. Et une union de mariage concerne le mari et la femme. Le 28e anniversaire est comme si on fêtait le 28e anniversaire de mariage entre Burundais. Nous nous sommes mariés et maintenant nous sommes unis par une autorité étatique. Et d’ailleurs, depuis longtemps dans le Burundi ancien, l’autorité étatique  était le symbole de l’unité nationale. Même aujourd’hui, on a ce symbole. C’est  l’autorité de l’Etat qui nous rassemble tous autour de lui ». Selon lui, au niveau du parti CNDD-FDD, ils sont convaincus que seule l’unité des Burundais vaincra. « Elle vaincra la pauvreté, elle vaincra tout ce qui viendra perturber notre nation. Le CNDD-FDD s’attèle toujours à préserver cette unité qui est d’une valeur très précieuse que nous devons conserver ».  Il a fait savoir qu’au niveau de l’idéologie de son parti, on a trouvé que la question ethnique au Burundi, c’est une réalité qui n’est pas scientifiquement démontrée parce qu’il n’y a qu’une seule ethnie, c’est celui des Burundais parce qu’ils parlent la même langue, ils ont une même culture, ils vivent en symbiose, etc. «Les Hutus, les Tutsi et les Twa sont des inventions faites par les colons pour pouvoir nous diviser ». 

Il n’y a pas d’inquiétude

Les journalistes ont cherché à savoir si le choix du président rwandais à la tête de la Communauté est-africaine n’inquiète pas les autorités burundaises dans la mesure où les relations entre les deux pays ne sont pas au bon fixe. Sur ce, M. Ndayishimiye a indiqué que la région est une famille des pays de l’Afrique de l’est. Cette famille est gérée. Selon lui, le président de la CEA n’est pas le président d’un pays membre de la communauté. « Il gère la communauté sans s’ingérer dans les affaires internes des Etats parce que les Etats de la communauté sont des Etats souverains. Quand ils sont souverains, personne ne peut s’ingérer dans les affaires internes. Donc, nous n’avons pas d’inquiétude sur le fait que le président rwandais qui a un problème avec le Burundi dirige la communauté. Il dirige la communauté en tant que la communauté et en tant que famille des pays mais, n’a pas de mots à dire sur la souveraineté intérieure de l’Etat burundais ».Sur la question de savoir si demain ou après-demain la Communauté est-africaine peut convoquer un autre round de dialogue entre les Burundais, il a fait savoir qu’avant, on a initié ce dialogue parce qu’il y avait des Burundais qui avaient fui à cause de la peur car ils pensaient qu’il allait y avoir une guerre au Burundi. Pourtant, la guerre n’a pas eu lieu. Il fallait donc y aller pour les rassurer  qu’il n’y a pas de guerre et que la paix règne dans le pays et qu’ils pouvaient retourner dans le pays sans aucun problème. Selon lui, le dialogue externe a touché à sa fin. Si aujourd’hui on convoque une autre rencontre, il a souligné qu’on va demander son objectif. Qu’est ce qui manque aux Burundais? Est-ce que l’objet qu’avait avant d’initier ce dialogue est ce qu’il n’ pas encore atteint ? C’est là qu’on saura quoi répondre parce  que, d’après lui, ils auraient eu la réponse à toutes ces questions. 

Astère Nduwamungu

 

Palais présidentiel de Ngozi> Audience accordée à une délégation des administrateurs de la Bad

Le développement du Burundi au centre des échanges

 

Le président de la République Pierre Nkurunziza a reçu en audience, le lundi 4 février 2019 au Palais présidentiel de Ngozi, une délégation des administrateurs de la Banque africaine de développement (Bad) conduite par René Obam Nlong, directeur exécutif de la Bad pour le Burundi, la RDC, le Congo Brazaville, la Centrafrique et le Tchad. Le Burundi est un partenaire important de la Bad. 

 

A la sortie de l’audience, Obam Nlong, directeur exécutif de la Bad, a indiqué que le Burundi est un actionnaire de la Bad. « Nous sommes cinq administrateurs, représentant le quart du conseil d’administration, c’est-à-dire plus de 26 pays.  L’Afrique a aujourd’hui 54 pays, c’est pratiquement la moitié des pays africains qui sont là. C’est aussi montrer l’importance du Burundi par rapport à la banque. Le Burundi a été toujours là, et il a participé à l’augmentation du capital ».M.Nlong a aussi fait savoir que cette visite a été un moment très important dans la mesure où le président Nkurunziza leur a parlé du développement du pays notamment le Plan national de développement (PND) qui vient d’être élaboré par les Burundais eux-mêmes. « Nous avons appris par  le président lui-même que la paix est le fondement de tout le développement économique ». Nous avons parlé des sujets importants, des projets notamment l’aspect intégration régionale compte tenu de la situation stratégique du Burundi. Nous avons évoqué des sujets sur l’infrastructure que ce soit au niveau des transports, de l’énergie. Ainsi, le Burundi a un potentiel énergétique assez conséquent, a-t-il poursuivi.

La Bad va recadrer la coopération avec le Burundi

Le directeur exécutif de la Bad a également fait savoir que le chef de l’Etat burundais leur a parlé des mines. Pour lui, les mines sont importantes car elles procurent des revenus« On nous avait toujours dit que le pays est pauvre alors c’est un bassin mini important.  Pour cela, il y a le concours de la banque car cette dernière dispose des instruments pour pouvoir accompagner le Burundi  dans cette optique », a-t-il souligné.Il a ajouté qu’avec le Plan national de développement(PND) élaboré par le peuple Burundais avec la participation de chaque burundais sur des fonds propres, la Bad pense pouvoir recadrer la coopération avec le Burundi dans le cadre de ce qu’on appelle «Le document de stratégie pays qui devra aller de 2019 à 2024, et qui aura pour socle le PND », a conclu René Obam Nlong.                                                                                               

Yvette Irambona

 

MSPGC> Les réalisations du deuxième trimestre, exercice 2018-2019

La situation sécuritaire a été généralement bonne sur tout le territoire national

 

DSC08436Le ministère de la Sécurité publique et de la gestion des catastrophes a procédé, le lundi 4 février 2019, à la présentation de ses principales réalisations au cours de ce deuxième trimestre (de septembre à décembre) pour l’exercice 2018-2019. Serges Ntakavura, assistant du ministre, a indiqué qu’au cours de cette période,  la situation sécuritaire a été généralement bonne sur tout le territoire national. 

 

M. Ntakavura a précisé qu’au cours de cette période, la situation sécuritaire a été généralement bonne sur tout le territoire national. Toutefois, la police a noté certains cas de criminalité de droit commun qui sont entre autres 14 cas de détention illégale d’armes à feu, 9 cas de vol à main armée, 1 068 cas de vol qualifié, 39 cas d’incendie criminelle. A cela s’ajoutent 73 cas d’assassinat liés pour la plupart aux règlements de compte, aux conflits fonciers et aux accusations gratuites de sorcellerie, 51 cas de tentative d’assassinat, 8 cas de tentative de meurtre, 152 cas  de rébellion, 339 cas de viol, 14 cas de trafic des êtres humains. Il a aussi rapporté 117 cas d’abandon de famille, 1 425 cas d’accidents de circulation constatés, 105 cas de violence domestique, 39 cas de faux et usage de faux, 204 cas d’escroquerie, 3 cas de détournement, 42 cas de stellionat, etc.  Par rapport à cette criminalité, M. Ntakavura a signalé que les opérations policières de prévention, d’intervention sur terrain et de procédure judiciaire se sont soldées par des résultats assez satisfaisants. Il a parlé de quelques actions et opérations effectuées au cours de ce deuxième trimestre et leurs résultats.  Notamment,  plus de 3 685 fouilles et perquisitions ont été effectuées à travers tout le pays et ont abouti à des interpellations des criminels ainsi que des saisies matérielles.  Ainsi 1 586 criminels ont été appréhendés, 57 bandes de criminels démantelées et 16 fusils de type kalachinikov, 4 pistolets, etc. ont été saisis. Tandis que 418, 6 kg, 4 805 boules et 25018 plants de chanvre ont été détruits et 60 373 127 litres de boissons prohibées déversés. 

Les cas d’accidents ont sensiblement chuté 

Dans le domaine judicaire, M. Ntakavura a fait savoir que sur les 6 067 dossiers ouverts, 4 745 ont été clôturés et transmis aux différents parquets et 1 290 sont en cours de  confection. Dans le même domaine, 9 757 extraits du casier judiciaire ont été délivrés aux demandeurs. Dans l’optique de renforcer la sécurité routière, la police a effectué plus de  4 654 contrôles routiers improvisés. Ainsi des amandes totalisant un montant de 801 634 000 FBu ont été transigées aux contrevenants du code de la route notamment par excès de vitesse ou défaut de documents. Par ailleurs, plus de 4 420 permis de conduire biométriques et 2 357 permis provisoires ont été délivrés tandis que 811 tests pratiques et 991 tests théoriques ont été organisés par l’unité de la police de roulage et sécurité routière (PSR-SR). Il a  signalé que les cas d’accidents ont sensiblement chuté passant de 1 425 pour le trimestre passé à 1 054 cas pour ce deuxième trimestre. Dans le cadre de la lutte contre la fraude, d’importants lots de produits et articles de vente faisant objet de fraude ont été saisis et remis à l’Office burundais de recettes (OBR). M. Ntakavura a souligné que dans le domaine de la protection civile, ce département, sous le haut patronage du Premier vice-président de la République, a célébré la Journée internationale de la réduction de risques de catastrophes au chef-lieu de la province de Muyinga. C’était dans l’optique de lancer au niveau national les activités de sensibilisation de l’administration, des communautés, des organisations de la société civile et du secteur privé sur l’importance de la prévention afin de réduire l’exposition aux risques et pertes dues aux catastrophes.

S’intéresser au programme national de reboisement 

M. Ntakavura a terminé en réitérant l’engagement indéfectible  du ministère de la Sécurité publique dans la lutte contre les actes de criminalité et de terrorisme sous toutes ses formes. Ce troisième trimestre, une attention particulière sera réservée à la formation tant initiale pour les recrus que continue pour ceux en activité afin de rayonner davantage le professionnalisme de la Police nationale du Burundi. Et d’ajouter que le ministère s’intéressera particulièrement au programme national de reboisement pour la protection et la promotion de l’environnement dénommé « Ewe Burundi urambaye ». 

Emelyne Iradukunda

 
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