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PROVINCE DE MAKAMBA> Rencontre d’une délégation tanzanienne avec les autorités burundaises

Travailler en synergie pour la consolidation de la paix et la sécurité entre le Burundi et la Tanzanie

 

Les gouverneurs des provinces frontalières de la province de Kigoma en Tanzanie ont rencontré, le samedi le 29 juillet, une délégation tanzanienne, à Nyanza-Lac, en province de Makamba. Mettre en application le mémorandum d’entente d’Ujirani mwema est l’une des clauses de cette rencontre.

 

Le samedi 29 juillet 2017, au chef-lieu de la commune Nyanza-Lac, en province de Makamba, Thérence Ntahiraja, assistant du ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique, a ouvert une réunion qui rassemblait une délégation tanzanienne venue de la province de Kigoma, les administratifs ainsi que les responsables des services dans les provinces burundaises qui lui sont frontalières. Le thème central était la consolidation de la paix et de la sécurité transfrontalière et la bonne relation entre les deux pays.
Dans le mot d’ouverture de la réunion, l’assistant Ntahiraja, a d’abord rappelé que la majorité des autorités présentes dans la réunion ne dépassent pas deux ans de fonction, que ce soit au Burundi ou en Tanzanie. Ceci parce qu’elles sont issues des élections organisées dans ces pays les deux dernières années.
Il a ensuite rappelé que, depuis son indépendance, le 1er juillet 1962, le Burundi a traversé des moments difficiles et que la Tanzanie en a toujours souffert car elle a, à maintes reprises, accueilli des réfugiés burundais. Et de dire ensuite que, puisque le colonisateur n’a pas profondément divisé le peuple en Tanzanie comme il l’a fait au Burundi, la démocratie a été vite assise. Ce qui n’a pas été le cas au Burundi car le colonisateur a assassiné le leader Rwagasore, une année avant l’indépendance. « Cela n’a pas freiné le processus car d’autres Rwagasore sont venus. Malheureusement, le colonisateur n’a pas cédé à son vilain projet car en 1965, après les élections démocratiques, bon nombre d’élus ont été assassinés et ceux qui ne sont pas morts se sont enfuis »
Il a aussi rappelé que depuis les années 1965, le colonisateur a massacré la démocratie au Burundi, car il a toujours soutenu les putschistes jusque très récemment en 1993 où le président Ndadaye, le premier élu démocratiquement a été assassiné après trois mois en fonction. « Encore une fois, du sang des innocents versé et des centaines de milliers de réfugiés. Le Burundi en sera toujours reconnaissant envers la Tanzanie », a-t-il déclaré.
C’est après cette historique douloureuse qu’il a invité les participants à une réunion pour évaluer les clauses du mémorandum d’entente afin d’assoir la paix et la sécurité à la frontière et les bonnes relations entre le Burundi et la Tanzanie.
Après la réunion, Gad Niyukuri, gouverneur de la province de Makamba, a présenté les clauses de la rencontre. Ils se sont entendus notamment de continuer à mettre en application le contenu du mémorandum d’entente de « Ujirani mwema » entre la province de Kigoma et les provinces du Burundi qui lui sont frontalières. Considérant les clauses de la rencontre des chefs d’Etat du Burundi et de la Tanzanie du 20 juillet 2017, où ils ont demandé que les réfugiés burundais qui se trouvent en Tanzanie puissent rentrer, les participants à la réunion ont demandé aux HCR de la Tanzanie et du Burundi de faciliter le rapatriement des réfugiés burundais qui le désirent. Pour la sécurité, ils se sont convenus de travailler en synergie pour la consolidation de la paix et la sécurité entre le Burundi et la Tanzanie, d’échanger les malfaiteurs saisis, de faire des opérations conjointes dans le but de lutter contre les malfaiteurs, d’informer rapidement sur l’arrestation d’un Burundais ou d’un Tanzanien et du motif de son arrestation.
Ils ont aussi demandé l’établissement des marchés communs entre la Tanzanie et le Burundi.
Jean Bosco Nkunzimana

 

EGLISE METHODISTE LIBRE DE RUKOKI>Travaux de développement communautaire par le Premier vice-président de la République

Reconnaître la contribution des confessions religieuses dans le développement

 

Le Premier vice-président de la République s’est joint aux chrétiens de l’Eglise méthodiste libre de Rukoki en commune Bukirasazi de la province de Gitega, dans les travaux de développement communautaire le samedi 29 juillet 2017. Les travaux consistaient au pavement de l’église. Il s’était muni du ciment qu’il avait promis à ces chrétiens en vue d’améliorer leur église. Il a également donné une aide composée d’une tonne de riz à la commune Bukirasazi qui servira à nourrir les élèves qui sont dans les camps de travail.

 

Accompagné du représentant légal de l’Eglise méthodiste libre au Burundi, des administratifs provinciaux et communaux, le Premier vice-président de la République a participé au mélange du ciment, du gravier et du sable pour bétonner le parvis de l’église. Ensuite les travaux consistaient au transport des pierres pour le terrassement.
Dans son discours, le représentant légal de l’Eglise méthodiste libre du Burundi a fait savoir que son église est disposée à contribuer au développement du pays. Et de préciser que, dans tout le pays, l’Eglise méthodiste libre dispose de 87 écoles fondamentales qu’elle a construites, 43 écoles post fondamentales et une université en plus des structures de soins dont l’Hôpital de Kibuye situé dans la commune Bukirasazi.
A son tour, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a annoncé que le gouvernement du Burundi apprécie positivement les prestations de l’Eglise méthodiste libre en matière de développement du pays. Et de faire remarquer que le geste qu’il venait de poser rentre dans le cadre de remercier le Dieu Tout puissant pour les biens qu’il continue d’accomplir pour les Burundais. « Construire des temples agréables au Seigneur est l’une des façons de reconnaître sa grandeur » a-t-il dit avant de faire observer qu’il n’est pas bon que les gens habitent de belles maisons et que l’église reste dans un état critique.
Gaston Sindimwo a félicité les responsables de la commune Bukirasazi en tête l’administrateur pour les actes qu’ils accomplissent dans le cadre de rapprochement de la population. Il a cité notamment la réussite des camps de travail des jeunes de cette commune qui ont déjà terminé à tracer les courbes de niveau sur toutes les collines. Mais aussi le fait que la population dans sa diversité cohabite pacifiquement. S’adressant à l’administrateur de Bukirasazi et aux responsables administratifs, le Premier vice-président de la République a dit que pour encourager les jeunes, il a amené une tonne de riz pour aider à nourrir les jeunes en camps de travail.
Amédée Habimana

 

EDITORIAL> Le peuple burundais, seul maître de son avenir politique

Les pays membres du Conseil de sécurité de l’Onu, permanents et non permanents ont tenu une réunion sur le Burundi. Il était question pour Michel Kafando, envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi, de présenter un rapport sur la situation socio- politique qui prévaut dans notre pays. Après avoir écouté les uns et les autres dont ambassadeur Albert Shingiro , représentant du Burundi à l’Onu, les pays membres du Conseil de sécurité se sont ensuite réunis à huis clos, sans parvenir à s’entendre sur une déclaration finale sur le Burundi, les divergences s’étant manifestées entre les pays membres du Conseil de sécurité. Il ne pouvait en être autrement car quelques pays seulement, encore à l’écoute des détracteurs de la paix et de la sécurité, ne veulent rien entendre sur les réalités de notre pays, les autres pays plus nombreux ceux- là, notant avec satisfaction les avancées positives dejà réalisées dans notre pays en matière de retour à la paix et à la sécurité depuis un peu plus de deux ans, c’est–à–dire du 26 avril 2015 à ce jour.
Parlant de la situation socio- politique, le représentant du Burundi à l’Onu, ambassadeur Albert Shingiro a affirmé et confirmé devant les membres du Conseil de sécurité que le Burundi est un pays debout, en mettant l’accent sur la consolidation de la paix et de la sécurité, la situation actuelle des droits de l’Homme, le rapatriement volontaire des réfugiés, le dialogue interburundais qui se poursuit au grand dam des détracteurs du peuple burundais qui, à longueur de journées, parlent d’un dialogue en panne, alors qu’il est sur une trajectoire évolutive. Il a cité à cet égard la rédaction d’un rapport final, fruit d’un dialogue qui a concerné 26 000 Burundais et qui va se traduire par la rédaction d’une feuille de route en vue d’élections apaisées en 2020.
La question constitutionnelle a également été évoquée lors de cette réunion. S’agissant de cette question, tous les démocrates sincères diront qu’elle relève exclusivement de la souveraineté nationale, des aspirations du peuple burundais à un avenir politique qui lui convient. Les peuples de ce monde ne sont- ils pas les seuls maîtres de leur destin, les seuls maîtres à bord, les seuls décideurs des choix politiques qui leur conviennent ? Concernant la souveraineté nationale, nous rappellerons toujours sans cesse que cette dernière est aussi cher que la prunelle de nos yeux et que nous nous lèverons comme un seul homme pour barrer la route à qui quiconque tentera d’y porter atteinte, en rappelant à qui veut nous entendre l’attachement sans faille du peuple burundais à sa souveraineté. Cinquante cinq ans après son indépendance, après une longue nuit coloniale cauchemardesque, après un cruel et féroce passé coloniale, le peuple burundais ne peut qu’être jaloux de sa souveraineté.
Montesquieu, écrivain français, du 18e siècle, académicien, auteur de plusieurs ouvrages dont « De l’esprit des lois », disait : « chaque nation a le droit de choisir un régime politique qui lui convient ». N’est-ce pas messieurs les donneurs de leçons en démocratie ?
Louis Kamwenubusa

 

CNIDH> Situation des droits de l’Homme

Une nette amélioration s’observe

 

DSC 0489Le président de la CNIDH (Commission nationale indépendant des droits de l’Homme) Jean-Baptiste Baribonekeza, a sorti le vendredi 28 juillet 2017 une déclaration sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. La CNIDH note avec satisfaction une nette amélioration de la situation sécuritaire et des droits de l’Homme.

 

Le président de la CNIDH, Jean-Baptiste Baribonekeza, a indiqué que de par son observation quotidienne de la situation des droits de l’Homme au Burundi et les enquêtes effectuées sur les allégations reçues, la CNIDH constate que les crimes commis au Burundi ne sont pas au-delà de la justice burundaise et que la volonté d’enquêter et d’engager des poursuites, le cas échéant , est réelle. « Du point de vue de la CNIDH, la crise de 2015 est tout simplement terminée. L’année 2017 continue évidemment à connaître un certain nombre de violations et de problèmes de sécurité mais nous ne sommes pas dans une crise. Cela veut dire que la CNIDH ne s’attend pas logiquement à une situation de violation zéro, mais c’est clair que les efforts fournis ont produit leurs fruits par le fait que le nombre de violations répertoriés en 2017 est très inférieur par rapport aux deux années précédentes », a-t-il souligné.
Cette commission déplore toutefois les actes d’atteinte à la sécurité observés au cours du mois de juillet 2017, à savoir les explosions de grenades perpétrées à Gatara en province de Kayanza, à Bugabira en province de Kirundo , et à Bwiza en mairie de Bujumbura. Ces actes criminels ont emporté 5 vies humaines à Gatara et blessé au moins 23 autres personnes.

La justice burundaise est suffisamment outillée

Face à cette situation, cette commission recommande à la CPI (Cour pénale internationale) de clôturer l’examen préliminaire entamé depuis le 25 avril 2016 sur la situation au Burundi, avec une décision permettant de laisser à la justice burundaise l’opportunité de s’occuper de toutes les plaintes concernant les crimes pouvant avoir été commis au Burundi. Du côté de la CNIDH, « la justice burundaise est suffisamment outillée pour traiter de la situation au Burundi, et que cela peut être un investissement qui n’est pas très efficace de recourir à la justice de la CPI dans une situation qui peut être gérée par les instances nationales ».

Certaines données de la FIDH contribuent à envenimer la situation

La CNIDH déplore dans cette même déclaration le maintien des mesures de suspension de la coopération et d’autres formes de pression indue exercées par certains partenaires, notamment l’Union européenne et la Cour pénale internationale, y compris les sanctions individuelles prises au mépris des principes de justice, en se basant sur les fausses informations véhiculées par certaines organisations dont la FIDH (Fédération internationale des droits de l’Homme), et en faisant fi de la réalité et des avancées très significatives déjà enregistrées. Pour M.Baribonekeza, il y a des données correctes qui sont dans le rapport de la FIDH, et d’autres qui, malheureusement, contribuent à envenimer la situation au lieu de contribuer à résoudre les problèmes des droits de l’Homme parce qu’ils existent.
Concernant la question de suspension des activités de l’Office du haut commissaire aux droits de l’Homme, M. Baribonekeza a précisé qu’il s’agit de la suspension de la coopération entre le gouvernement du Burundi et cet office. « Nous espérons que les discussions entre le gouvernement du Burundi et cette agence sur le nouveau cadrage de coopération pourront avancer très rapidement, et que la coopération pourra être reprise », a-t-il martelé.
Yvette Irambona

 

MINISTERE DE LA SANTE> Journée de distribution des équipements aux structures de santé

La Première dame du pays insiste sur la diminution du taux d’accroissement de la démographie

 

DSC07680Le ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida a organisé, le vendredi 28 juillet 2017 en commune Busiga dans la province de Ngozi, une journée de distribution des équipements aux structures de santé. Les activités ont été rehaussées par la présence de la Première dame du pays, Denise Nkurunziza.

 

Sous le financement du royaume des Pays-Bas via l’Organisation des nations-unies pour la population (UNFPA), les équipements ont été distribués aux structures sanitaires de la province de Ngozi, offrant des services et soin de santé de la reproduction.
Il s’agissait de 360 vélos et 18 motos pour les agents de santé communautaire, 18 postes téléviseurs et leurs accessoires pour les centres de santé amis des jeunes ainsi que 18 ordinateurs de bureau avec leurs accessoires pour les pharmacies de districts et le magasin central du Programme national de santé et de reproduction (PNSR).
Denise Nkurunziza, dans son discours de circonstance, a émis pas mal de recommandations à l’endroit des habitants de la province de Ngozi. Elle a invité les jeunes à fréquenter l’école, à participer aux travaux de développement de leurs communes et aux projets de développement communautaire afin d’éviter les comportements malsains et les grossesses non désirées. Mme Nkurunziza a indiqué que le Burundi, à travers la Vision 20-25, le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté et la Politique nationale de santé, vise à atteindre la diminution du taux d’accroissement de la démographie de 2,4% à 2% et de 6 enfants par femme à 3 enfants. Elle a invité la population à se lever comme un seul Homme dans la lutte contre l’accroissement de la démographie.
La ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere, a quant à elle précisé que les équipements ont été distribués dans le but d’améliorer la santé sexuelle et reproductive, y compris pour les adolescents et les jeunes.
Les deux personnalités ont remercié le royaume des Pays-Bas et l’UNFPA pour leur soutien dans le domaine de la santé.
La distribution des équipements sera également effectuée dans les provinces de Ruyigi et Bujumbura mairie, signale-t-on.

Eric Mbazumutima

 

PREMIER VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE > Soutien aux jeunes entrepreneurs dans le domaine culturel

«Qui perd sa culture, perd son identité»

 

DSC 0136Le Premier vice-président de la République du Burundi, Gaston Sindimwo a rehaussé de sa présence la rencontre artistique baptisée BTMS (Burundian talent and music show) qui s’est déroulée au terrain de basketball de Jabe Q3 en mairie de Bujumbura le jeudi 27 juillet 2017. Il a expliqué aux participants que qui perd sa culture perd son identité.

La rencontre artistique BTMS (Burundian talent and music show) a été organisée par des jeunes regroupés dans deux association à savoir l’Association des jeunes natifs de Jabe et l’Association des jeunes pour l’audiovisuel et l’informatique (Ajavi). Cette rencontre a été marquée par la démonstration des talents divers en conduisant le vélo, en chantant, en dansant au son du tambour et un match de basketball. Les chansons interprétées à cette occasion étaient riches en conseils, notamment sur la lutte contre les rumeurs. Un sage du quartier que les jeunes considèrent comme leur grand-père, Adolphe Ntibasharira, a parlé des interdits dans la culture burundaise et leur intérêt.
Les représentants des associations organisatrices ont vivement remercié le Premier vice-président de la République pour son soutien à cette activité. Ils ont demandé un soutien matériel car cet événement, qui s’inscrit d’une part dans le cadre de l’encadrement des élèves en vacances exige des moyens. Ils ont notamment demandé l’éclairage du terrain où se déroulait la rencontre, la réparation de ce terrain et des ballons.
Le Premier vice-président de la République a promis de faire une demande des plaques solaires pour que le terrain soit éclairé. Il a encouragé les jeunes entrepreneurs car ils contribuent à la création du travail. En tant que natif de cette commune, Gaston Sindimwo s’est réjoui d’être au milieu de ces jeunes pour leur prodiguer des conseils. Il a indiqué qu’il faut apprendre de la culture burundaise pour construire le pays sur des valeurs. Entre autres valeurs, il a cité le patriotisme et le respect de la vie. Selon lui, grâce à ces valeurs, les jeunes résisteront aux différents courants et pourront distinguer le bien du mal afin de participer au développement de leur pays.
Les organisateurs ont décerné au Premier vice-président de la République un certificat d’honneur. Ils ont promis d’organiser d’autres rencontres de démonstration des talents artistiques dans d’autres localités.
Grâce-Divine Gahimbare

 
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