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COMMUNE MUTAHO> Sa situation politique et socio-économique

Un espoir pour l’avenir grâce à la synergie de la population mue par l’administration

 

DSC03441Dans un entretien accordé à la rédaction du Renouveau, l’administrateur de la commune Mutaho en province de Gitega, Denis Niyomuhanyi, affirme que sa commune se trouve à une allure satisfaisante vers le développement. Et ce, grâce à l’engagement de la population dans toute sa diversité pour un développement local mérité. Selon la population, le pas déjà franchi n’est que le début mais elle félicite l’administration communale qui a su mettre ensemble toutes les couches et ethnies vivant dans cette circonscription. 

 

L’administrateur, Denis Niyomuhanyi, a fait savoir que la crise qui a frappé le pays en 1993 avait fait reculer de plusieurs années la commune Mutaho. Or, sa position géographique est stratégique quitte à permettre un développement économique. Et de faire remarquer qu’une commune frontalier de trois provinces (Ngozi, Kayanza et Karusi), en dehors de la sienne, ne peut ne pas être un pôle d’échanges commerciaux. Et M. Niyomuhanyi de faire remarquer qu’après les élections de 2015, il fallait réveiller la population par une sensibilisation sur l’appropriation du développement économique de la commune. « Il nous a fallu d’abord la consolidation de l’unité qui s’était brisée dans les années antérieures dans notre commune à cause d’un mauvais leadership communal » a-t-il souligné. La commune Mutaho se faisait parler d’elle seulement sur les tensions entre les déplacés du site de Mutaho et la population des collines avoisinantes au lieu de parler du développement. Denis Niyomuhanyi indique que, dans le but d’arriver à un développement économique, l’administration communale se penche actuellement sur la question de la distribution de l’électricité, motrice du développement. En 2017, la commune a pu acheter un câble pour la distribution du courant éléctrique sur 2 km et les ménages environnants sont actuellement éclairés et de petits métiers se développent en conséquence. Et pour alimenter une autre zone, Rwisabi, l’administrateur Niyomuhanyi a laissé entendre que le Conseil communal s’est réuni et a voté pour l’électrification de ce centre par la moyenne tension grâce à un budget de 500 millions FBu qui sera octroyé par le gouvernement du Burundi au cours de cette année. Le chef-lieu de cette zone est un centre qui dispose d’un hôpital qui utilise au quotidien le courant généré par un groupe électrogène, réduisant ainsi la qualité des prestations.

Des exemples parlant d’eux-mêmes mais nécessitant un appui

En guise de la détermination de la population de Mutaho quant à l’appropriation de son développement, l’administrateur Niyomuhanyi a donné l’exemple de la construction du marché moderne par elle-même sans aucune aide et le démarrage des travaux de construction du stade moderne qui aura  4 000 places assises. Mais pour le stade, M. Niyomuhanyi sollicite l’appui du chef de l’Etat, surtout en matériaux durs tels que le ciment, les fers à béton et les tôles.Quant à la situation politique, l’administrateur de la commune Mutaho a fait savoir que la cohabitation des différentes formations opérationnelles dans cette commune est bonne. Et pour le processus référendaire en cours, l’administration communale est à l’œuvre pour expliquer à la population les changements opérés sur l’actuelle Constitution. Et cela après que le gouverneur de Gitega ait animé une séance d’explication dans cette commune.
AMEDEE HABIMANA

 

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT > Signature d’un contrat d’exploitation de la Zone économique spéciale de Warubondo

Dans trois ans, il y aura opérationnalisation des travaux sur ce site

 

DSC 0302Le ministre burundais  de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme Célestin Ndayizeye, a cosigné avec le représentant de la société Procerv, un contrat d’exploitation de la zone économique spéciale (ZES) de Warubondo. Il affirme que dans trois ans, il y aura une opérationnalisation visible des activités sur ce site et appelle les opérateurs burundais à investir leurs capitaux dans cette zone.  

 

Le mardi 6 février 2018, le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Célestin Ndayizeye,  a signé avec le représentant de la société Procerv des Emirats arabes unis, Andrew Little, un contrat sur l’établissement de l’exploitation et de gestion de la ZES de Warubondo. Pour le ministre Ndayizeye, Warubondo est un point stratégique. « Tout proche de l’aéroport internationale de Bujumbura, tout proche du port de Bujumbura et du lac Tanganyika, et non loin de la frontière avec la R.D. Congo, Warubondo est un point stratégique ciblé pour un développement harmonieux de l’économie et du développement industriel de notre pays », a déclaré M. Ndayizeye. Et d’ajouter que la société Procerv est d’une expérience non négligeable à travers le monde et qu’elle est d’ores et déjà au Burundi pour un partenariat sûr  dans le domaine économique. Le ministre Ndayizeye a aussi fait entendre que depuis deux mois, un comité mixte composé par des experts burundais et des experts de Dubaï au sein de la société Procerv, ont travaillé assidument pour mettre sur pied des clauses d’orientation pour le développement harmonieux de l’industrie et le commerce tant intérieur que transfrontalier.  « Avec ce rythme bien soutenu, dans trois ans, il  y aura opérationnalisation de tout ce qui est prévu comme activités principales dans cette zone de Warubondo », a-t-il ajouté.M. Ndayizeye appelle spécialement les burundais qui veulent investir et qui veulent développer l’industrie au Burundi ainsi que le commerce intérieur, transfrontalier et international, de s’adresser à l’équipe en charge du dossier qui oriente les activités futures sur le site de Warubondo. Car, dit-il, il est beaucoup mieux d’investir chez soi que d’investir ailleurs.Pour le représentant de la société Procerv, Andrew Little, le Burundi a beaucoup de potentialités. Pour cela, dit-il, « nous sommes prêts à établir une connexion du Burundi avec les autres pays de la région pour développer l’industrie burundaise et toutes les autres ressources afin de faire de l’économie burundaise, une économie forte et originale ».  

Jean Bosco Nkunzimana

 

Burundi-Russie> Signature d’un accord intergouvernemental

Abolition mutuelle des procédures de visa pour les titulaires de deux catégories de passeport

 

DSC03005Le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe et l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Georgy Todua,  ont procédé à la signature d’un accord intergouvernemental sur l’abolition mutuelle des procédures de visa  pour les titulaires des passeports diplomatiques ou de service le mardi 6 février 2018. Cet accord va faciliter les visites dans l’un ou l’autre des deux pays et pourra être étendu sur d’autres catégories de gens.  

 

Alain Aimé Nyamitwe indique que cet accord permettra aux titulaires de ces catégories de passeport d’entrer en Russie ou au Burundi sans demander des visas.  Cette question a été débattue, le ministre Nyamitwe dit qu’il avait même eu l’occasion d’échanger là-dessus avec son homologue russe. Il était convenu de la conclure, et voilà l’accord y relatif vient d’être signé. Il estime que cet accord va contribuer dans le renforcement des relations de coopération entre les deux pays. M. Nyamitwe a rappelé que ces deux pays entretiennent jusque-là de bonnes relations. Le ministre burundais dit avoir remarqué dans les trois dernières années que la Russie entretient indéniablement de bonnes relations avec le Burundi, ce qui constitue un des éléments qui justifient pourquoi il fallait vraiment conclure cet accord. 

Les portes s’ouvrent grandement pour agrandir les relations d’amitié

Avec cet accord, dit M. Nyamitwe, les fonctionnaires et les autres cadres ou toutes autres personnes  du Burundi qui voudront se rendre en Russie pour des raisons de service, il leur sera facile et vice-versa. C’est un grand avantage pour cette Fédération car, elle est vaste, ce qui complique l’obtention des visas  à partir de l’ambassade de ce pays en Russie pour les habitants de certaines localités  qui voudraient entrer au Burundi.  Cependant, M. Nyamitwe souligne que cet accord n’empêche pas  l’une des parties de prendre une mesure qui s’impose  par rapport à la situation du moment, ou  pour des raisons diverses. C’est donc un accord qui ne viole pas les lois du pays, mais surtout un accord qui va renforcer les relations entre ces deux pays. L’ambassadeur Georgy Todua,  a quant à lui exprimé d’abord sa gratitude au Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza car, cet accord résulte de sa volonté politique  qui est exprimée à travers le ministre Nyamitwe. Selon lui, c’est un pas important qu’ils viennent de faire car, cela améliore les contactes diplomatiques des fonctionnaires des deux Etats. « Plus de contacts, plus de confiance, plus de résultats, plus de coopération », estime M. Todua. Il rassure que cela est une première étape et que l’accord pourra ouvrir les portes dans l’avenir aux autres catégories de gens qui veulent se rendre dans l’un ou l’autre pays signataire. Vous saurez que l’ambassadeur de Russie a offert un buffet après cette signature. 
Alfred Nimbona

 

LE 5 FEVRIER 2018> Célébration du 27e anniversaire de la Charte de l’Unité nationale sous les auspices du chef de l’Etat

« Consolidons l’unité  afin qu’elle soit réellement le pilier de la paix et de la démocratie dans notre pays »

 

DSC02757Le Burundi a commémoré,  le lundi 5 février 2018, le 27 anniversaire de la Charte de l’Unité nationale en province de Gitega sous le thème : « Consolidons l’unité  afin qu’elle soit réellement le pilier de la paix et de la démocratie dans notre pays ». Les cérémonies étaient présidées par le chef de l’Etat du Burundi, Pierre Nkurunziza. Il a appelé les Burundais  à sauvegarder l’unité nationale pour arriver à un développement durable.  

 

Les cérémonies de la célébration du 27e anniversaire de la Charte de  l’Unité nationale se sont déroulé au monument de l’Unité de Gitega où le chef de l’Etat et son épouse ont déposé le gerbe de fleurs.  Les représentants du corps diplomatique et consulaire ont, à leur tour,  déposé le leur. Les cérémonies se sont poursuivies au terrain du camp militaire 22e Bataillon  blindé. Les tambours et les danses traditionnelles ont agrémenté les festivités du  jour. L’archevêque de l’archidiocèse de Gitega, le représentant des Eglises protestantes,  le représentant de la Communauté musulmane au Burundi ont mis dans les mains de l’Eternel cette activité. Ils ont invoqué la présence de Dieu dans les esprits des Burundais afin d’avoir  l’unité effective. Le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona, a dans son mot d’accueil souhaité la bienvenue   aux invités et a fait savoir que l’unité dans ladite province est une réalité. En témoigne, la  cohabitation pacifique entre les différentes composantes de la société. L’unité nationale dont jouit la population  leur a permis d’accéder aux travaux de développement. La population s’est regroupée  dans des associations de  développent grâce au leadership des autorités. 

Léguer aux générations futures un Burundi dépourvu de toutes formes de division

Dans son allocution, le président de la République, Pierre Nkurunziza a informé que l’unité, au sein des Burundais, date du règne du roi  Ntare Rushatsi qui nous a légué un pays unifié. Selon lui, il a vaincu toutes les guerres que tous les ennemis du Burundi menaient contre lui grâce à l’unité de son peuple. L’unité était fondée sur la culture et les mœurs de nos ancêtres. L’unité a été perturbée, depuis des années, par les ennemis du Burundi qui nous ont divisés pour nous diriger et spolier  les richesses de notre pays. Il a ajouté que l’unité est le bouclier du Burundi dont les Burundais  doivent se munir pour lutter contre le venin de division que les ennemis du Burundi nous ont injectée. Il a ainsi a exhorté aux Burundais de toujours garder dans leurs cœurs que la famille est le fondement de l’unité et d’inculquer les valeurs de l’unité en commençant par les enfants.  Selon le chef de l’Etat, le rétablissement de l’unité nationale dans les esprits des burundais, passera  successivement par ménages, les clans et atteindra le niveau national.  Le président Nkurunziza a appelé les Burundais à sauvegarder l’unité nationale pour arriver à un développement durable. Il a poursuivi en rappelant  que c’est une occasion de s’auto évaluer, de rappeler a chaque Burundais son rôle dans la sauvegarde de l’unité afin de léguer aux générations future un Burundi dépourvu de toutes formes de division.

Les remèdes aux divisions ethniques

Le chef de l’Etat a indiqué que les remèdes aux divisions ethniques sont la Commission vérité et réconciliation (CVR), la Commission nationale des terres et autre biens (CNTB), l’institution de l’Ombudsman, le Conseil national de l’Unité ainsi que l’Observatoire de lutte contre le génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Ces institutions doivent remonter aux origines et chercher les causes profondes de perturbations de l’unité au Burundi. Ont participé à ces cérémonies les hauts cadres de l’Etat, les représentants du corps diplomatique et consulaire accrédité au Burundi, les haut gradés des corps de défense et de sécurité, les représentants des confessions religieuses, les représentants de la société civile   et  d’autres.
Ezéchiel Misigaro

 

Media> Lancement de la radio-télévision Buntu, « Ijwi ry’impfuvyi n’abapfakazi »

Elle a l’objectif de redonner l’espoir aux désespérés

 

DSC02381Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a lancé officiellement les activités de la radio-télévision Buntu « Ijwi ry’impfuvyi n’abapfazi », dont  la Première dame est fondatrice et représentante légale. Elle  émet depuis la zone Buye de la commune  Mwumba en province de Ngozi.  Elle a l’objectif de redonner l’espoir aux désespérés surtout les orphelins et les veuves. La création de ce médium rentre dans le cadre des initiatives de la fondation Buntu. Différentes autorités du pays, des organisations non gouvernementales et des confessions religieuses ainsi que des opérateurs économiques avaient pris part à ces cérémonies. 

 

Dans son discours, la Première dame, Denise Nkurunziza, a remercié Dieu pour cette étape franchie. Elle a dit que la radio-télévision Buntu, « Ijwi ry’impfuvyi n’abapfazi »  (La voix des orphelins et veuves) a pour objectif de redonner l’espoir aux désespérés, à commencer par les orphelins et les veuves, à travers les émissions, les témoignages et la parole de Dieu. La Première dame a ajouté que le médium est un des canaux de développement du pays. C’est pour cela que, a-t-elle dit, la radio-télévision Buntu  va aider à amorcer le développement de la population à partir des provinces dans lesquelles ce médium porte la voix jusqu’au niveau national.La Première dame a indiqué que ce médium va également faciliter la transmission des émissions en rapport avec la santé de la reproduction, thème sur lequel elle  sensibilise  la population à travers tout le pays lors des réunions. Ce médium va donner la parole aux orphelins et aux veuves pour exprimer leurs pensées afin qu’ils se sentent soulagé.  Selon la Première dame, la radio-télévision Buntu  est audible dans le nord, dans une grande partie de l’est, au centre du pays et très prochainement sur tout le territoire national ainsi que sur l’internet. C’est la radio qui a commencé à émettre et l’installation de  la télévision,  pour que la population voit les images, va suivre. La Première dame a exhorté le personnel de ce médium à faire passer des émissions et des informations de qualité qui vont redonner  espoir aux désespérés ; à la population de l’écouter parce que ces émissions vont les instruire sur beaucoup de choses.  Elle a demandé aux autres médias et aux organes de régulation de  soutenir  et collaborer avec ce médium naissant dans le cadre de développer le pays via le journalisme. Elle a remercié ceux qui ont aidé matériellement et financièrement pour atteindre cette étape, notamment le Fnuap, les opérateurs économiques, sans oublier le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, qui l’encourage vivement dans ses projets. Elle lui a demandé de continuer à la soutenir aussi bien moralement que financièrement dans la mise en place de  la télévision et la couverture du  territoire national par la radio.

Servir de pont aux orphelins et aux veuves pour trouver des solutions à leurs problèmes 

Dans son allocution, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a salué le pas  franchi par la fondation Buntu et par la population de la province de Ngozi pour la radio télévision qui peut changer beaucoup de choses dans leur développement social. Il a informé que c’est la première fois qu’il y a eu au Burundi un médium qui se soucie des problèmes des orphelins et des veuves   alors que la plupart d’entre eux sont considérés comme des laissés-pour-compte. Il a fait savoir qu’il connaît mieux que quiconque cette situation pour l’avoir vécue. Le président Nkurunziza a promis qu’il va appuyer cette initiative de la fondation Buntu en donnant des témoignages pour fortifier les cœurs des orphelins. « Mon témoignage sur la vie d’orphelin que je suis depuis 47 ans va enseigner de nombreuses personnes. Ce sera une contribution consistante qui a plus de la valeur que de l’argent, parce que ceux qui ont perdu l’espoir sont nombreux  ici au Burundi. J’ai à dire à propos de la vie d’une veuve parce que j’ai vécu avec ma mère  veuve et j’ai beaucoup appris d’elle qui m’a élevé jusqu’aujourd’hui. Les orphelins et les veuves peuvent se soutenir et devenir des personnes importantes. En plus, je ferai des émissions avec les orphelins et les veuves», a-t-il dit.M. Nkurunziza a demandé à la population de la localité où ce médium émet, de le faire leur et aux journalistes de donner la parole à celle-ci afin que ses opinions contribuent à son développement et à celui du pays. La radio-télévision est un outil qui aide au développement et  à la cohabitation pacifique de la population. Le chef de l’Etat a explicité que la radio-télévision Buntu servira de pont aux orphelins et aux veuves pour trouver des solutions à leurs problèmes. M. Nkurunziza a félicité son épouse pour avoir initié ce projet et lui a dit que c’est une femme digne de ce nom. Il lui a encore souhaité bénédictions divines et longévité. Avant d’inaugurer ce médium, le chef de l’Etat s’est joint à la population de cette localité dans les travaux de développement communautaire à l’Ecofo (Ecole fondamentale) Buye. Il a participé au mélange du gravier et du ciment pour construire le chaînage supérieur du 1er niveau. C’est une infrastructure en étage  composé de 12 salles de classe et d’un bloc administratif. Elle est construite grâce aux efforts de la population qui fabrique des briques et collecte du sable et du gravier. La présidence de la République appuie en donnant les tôles, les fers à béton et le ciment.
Ezéchiel Misigaro

 

Editorial> La paix et la sécurité, un atout de taille pour consolider notre unité

Le peuple burundais a célébré, hier 5 février 2018, dans toutes les provinces du pays, deux événements politiques majeurs intimement liés comme les deux faces d’une même médaille. Il s’agit du 27e anniversaire de l’adoption, le 5 février 1991, par voie référendaire, de la Charte de l’unité nationale et de la fête de l’unité, deux faits importants  commémorés le 5 février de chaque année. Les natifs oeuvrant à travers tout le pays dans des activités diverses, s’étaient rendus dans leurs provinces d’origine pour y célébrer les deux événements sous le thème : « Consolidons l’unité afin qu’elle soit réellement le  pilier de la paix et de la démocratie dans notre pays ». C’est le président de la République Pierre Nkurunziza qui a bien précisé ce thème dans un message à la nation adressé, la veille, au peuple burundais et à tous les étrangers ayant choisi de travailler ou de vivre dans notre pays.Le peuple burundais a célébré, hier 5 février 2018, dans toutes les provinces du pays, deux événements politiques majeurs intimement liés comme les deux faces d’une même médaille. Il s’agit du 27e anniversaire de l’adoption, le 5 février 1991, par voie référendaire, de la Charte de l’unité nationale et de la fête de l’unité, deux faits importants  commémorés le 5 février de chaque année. Les natifs oeuvrant à travers tout le pays dans des activités diverses, s’étaient rendus dans leurs provinces d’origine pour y célébrer les deux événements sous le thème : « Consolidons l’unité afin qu’elle soit réellement le  pilier de la paix et de la démocratie dans notre pays ». C’est le président de la République Pierre Nkurunziza qui a bien précisé ce thème dans un message à la nation adressé, la veille, au peuple burundais et à tous les étrangers ayant choisi de travailler ou de vivre dans notre pays.Comme il l’a toujours fait à pareille occasion, le chef de l’Etat s’est adressé à la nation dans le cadre d’un message, en rappelant nos engagements de 1991 vis-à-vis de l’unité, les pages sombres de l’Histoire de notre pays que les violences interethniques ont endeuillé en 1965, en 1972, en 1988 et en 1993 et dont la genèse est à chercher dans la gestion de l’administration coloniale belge. Tel un cyclone tropical, ces violences de triste mémoire se sont abattues sur le Burundi, le peuple burundais ne récoltant que le deuil, les larmes et le déclin. Ceux qui ont bien lu l’Histoire de notre pays, décrivent le Burundi pré-colonial comme un pays où les Hutu, les Tutsi et les Twa vivaient en parfaite symbiose, loin des querelles de bas étage, des intolérances qui mènent tout droit aux violences. Quand un quelconque problème surgissait dans un village, l’arbre à palabre remettait rapidement de l’ordre sans considération ethnique aucune.Consolider l’unité, c’est dire non à tous ceux qui seraient tentés de replonger notre pays dans les égarements interethniques d’hier. Consolider l’unité, c’est dénoncer et décourager tous les agissements négatifs qui essaieraient de faire obstacle aux efforts déployés par les institutions démocratiquement élues et le gouvernement qui en est issu, pour consolider la paix et la sécurité à travers tout le pays. Consolider l’unité, c’est dire non à nos mauvais penchants pour laisser émerger ce qu’il y a de meilleur en nous-mêmes. Consolider l’unité, c’est être en totale rupture avec notre passé douloureux pour nous tourner vers un avenir meilleur.Pour consolider l’unité, le peuple burundais dispose d’un atout de taille. Il s’agit de la paix et de la sécurité qui sont une réalité sur toute l’étendue du territoire burundais où vivent entremêlés les Hutu, les Tutsi et les Twa appartenant à un même pays, à une même culture, parlant une même langue, partageant tout dans le malheur comme dans le bonheur. Il s’agit d’un atout important dont le peuple burundais saura tirer profit pour consolider son unité depuis longtemps mise à rude épreuve. Il s’agit d’un gage de réussite dans cette noble entreprise de « consolider l’unité, véritable pilier de la paix et de la démocratie dans notre pays ». Faisons d’abord un effort sur nous-mêmes, puis acceptons d’emprunter ensemble le chemin conduisant vers un avenir meilleur profitable aux fils et aux filles d’une même nation.
Louis Kamwenubusa

 
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