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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI> Séance de moralisation à l’endroit des représentants des Eglises protestantes

Mettre en avant la justice et l’unité, au lieu de suivre les enseignements coloniaux et néocoloniaux

 

DSC06150Dans le cadre de la campagne de moralisation de la société burundaise, le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza a animé, le vendredi 30 novembre 2018 en mairie de Bujumbura, une séance de moralisation à l’endroit des représentants des Eglises protestantes du Burundi. Il les a invités à mettre en avant la justice et l’unité. 

 

La séance de moralisation à l’endroit des représentants des Eglises protestantes a été tenue pour répondre à leur appel d’échanger avec le chef de l’Etat, a indiqué son porte-parole, Jean Claude Karerwa.Au cours de la séance, selon M. Karerwa, Pierre Nkurunziza a insisté sur la prédication qui met en avant la justice et l’unité au lieu de suivre les enseignements coloniaux et néocoloniaux qui étaient plutôt orientés vers l’égoïsme et la pérennisation de l’esclavage mental et physique. C’était une occasion pour les représentants des Eglises protestantes de comprendre les tenants et les aboutissants de l’histoire du Burundi et de partager beaucoup de révélations.Le chef de l’Etat a également émis le message clair et concis à ces serviteurs de Dieu de continuer à guérir le peuple burundais meurtri par les enseignements coloniaux et néocoloniaux qui s’observent à travers plusieurs canaux. Il sied de mentionner que, dans cette campagne de moralisation, le chef de l’Etat  a déjà rencontré d’autres groupes de la société comme les forces de défense et de sécurité, la presse, le pouvoir judiciaire et bien d’autres.

Eric Mbazumutima

 

CROIX-ROUGE DU BURUNDI> Réception d’un don de la part de l’ambassade de Chine

Des vivres et des non-vivres d’une valeur de 18 400 000 FBu destinés aux vulnérables

 

DSC05124La Croix-Rouge du Burundi a réceptionné le vendredi 30 novembre 2018, un don de la part de l’ambassade de Chine au Burundi. Il était composé de vivres et de non-vivres d’une valeur de 18 400 000 FBu destinés aux personnes vulnérables. 

 

Dans son  allocution Thu Jiahui, qui avait représenté l’ambassadeur de Chine au Burundi, a indiqué que ce don va apporter un bénéfice tangible à ceux qui sont dans le besoin. Il a fait savoir que la Chine partage avec les Burundais non seulement  les fruits du  développement mais également s’associe aux sinistrés qui subissent des catastrophes naturels et des événements pénibles en leur donnant un coup de main. « C’est à cause des catastrophes qui se sont  régulièrement passés en Chine que les Chinois ont pu mieux comprendre que tout autre pays et toute autre personne, l’importance d’un geste humanitaire en cas de sinistre », a précisé M. Jiahui.  Le président de la Croix-Rouge du Burundi, Pamphile Kantabaze, a indiqué que ce don est composé de 100 cartables, 200 kg de briquettes de charbon, 100 sacs de riz, 100 sacs de farine de maïs, 100 barils d’huile de cuisine, 200 houes et 100 sacs de ciment. Ce don est destiné aux plus vulnérables et permettra de répondre à leurs besoins immédiats. M. Kantabaze a rappelé que l’ambassade de Chine au Burundi avait octroyé un don de 100 000 000 FBu en espèces à l’occasion du sinistre suite aux inondations de Carama. L’ambassade de Chine au Burundi avait également contribué à compléter l’équipement des centres médicaux en accordant des matériels chirurgicaux et médicaux. Le président de la Croix-Rouge du Burundi a salué les relations pérennes d’amitié de cette institution avec la Chine. Grâce à ces dernières, la Croix Rouge a régulièrement bénéficié des dons soit en cas de catastrophes  pour y faire face, soit en cas de leur prévention. 

Ezéchiel Misigaro

 

PROVINCE DE KAYANZA>Clôture de l’atelier d’information et de formation à l’endroit des professionnels des média et des journalistes

Un réseau des médias pour la promotion de la protection sociale a été créé

 

DSC 0870Sous le haut patronage du ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, le secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale, en partenariat avec le projet «Merankabandi», a clôturé le vendredi 30 novembre 2018 dans la province de Kayanza, un atelier d’information et de formation à l’endroit des professionnels des média et des journalistes. Un réseau des média pour la promotion de la protection sociale a été créé. 

 

En voyant que la politique nationale de protection sociale n’est pas suffisamment connue, ni du public, ni des acteurs clés de sa mise en œuvre, le secrétariat exécutif permanent a recommandé  qu’il y ait un réseau des média pour sensibiliser et faire connaître à la population ladite politique et ses bienfaits. La création de ce réseau était centrée sur deux questions. La première était l’objectif du partenariat entre les journalistes et la Commission nationale de protection sociale et la seconde était comment on va mettre en place ce réseau. Par rapport à la première préoccupations, les journalistes ont dit que leur mission est de contribuer à la visibilité et à la vulgarisation de ce projet. Couverture médiatique de toutes les activités organisées par la Commission, réserver des tranches ou des rubriques périodiques relatives à la Commission, organiser chaque fois que de besoin des émissions en synergie des média sur la Commission, organiser des activités médiatiques de sensibilisation des bénéficiaires au devoir de pérennisation de transfert, effectuer des descentes dans les ménages des bénéficiaires pour évaluer et vulgariser les cas de succès, etc.Pour les défis, les journalistes ont demandé qu’il y ait la mise en place effective de ce réseau, la disponibilité des fonds nécessaires pour son démarrage opérationnel, le renforcement des capacités des membres du réseau, la vulgarisation de la politique de la Commission nationale de protection sociale, etc. Le ministre ayant les affaires sociales dans ses attributions, Martin Nivyabandi a demandé au secrétariat exécutif permanent de travailler dans les meilleurs délais pour mettre en œuvre les recommandations issues de cet atelier.  Il a clôturé en saluant la contribution de tout un chacun pour la réussite de cet atelier. 

Evélyne Habonimana

 

CNTB> Défis et perspectives d’avenir dans l’accomplissement de sa mission

« Rétablir toutes les personnes sinistrées dans leurs droits de propriété, une des priorités »

 

DSC05753Après la présentation du bilan des réalisations du deuxième semestre pour l’année 2018, le porte-parole de  la Commission nationale des terres et autres biens (CNTB), a répondu à certaines questions des journalistes, relatives surtout aux défis relevés dans l’accomplissement de sa mission ainsi qu’aux perspectives d’avenir. Malgré une évolution positive dans le traitement de beaucoup de dossiers, la CNTB prévoit se focaliser, dans les prochains jours, sur le rétablissement de tous les sinistrés dans leurs droits de propriété.

 

S’agissant de savoir les principaux défis auxquels fait face cette commission, surtout dans l’accomplissement de la mission qui lui a été assignée, le porte-parole de la CNTB, Dieudonné Mbonimpa, a indiqué que même si les résultats du second semestre sont très satisfaisants tenant compte des statistiques des dossiers traités, la Commission relève pas mal de défis. M. Mbonimpa a d’abord signalé que les défis liés à la comparution des parties en conflit, car certaines d’entre elles se sont exilées lors des manifestations  pendant la crise de 2015, tandis que les autres le font sciemment pour faire traîner les dossiers. M. Mbonimpa a ensuite ajouté que les parties en conflit saisissent les juridictions ordinaires alors que les dossiers sont en cours de traitement  au niveau de la Commission.

« Sensibiliser tous les partenaires sur la mission de la CNTB »

Concernant les principales perspectives pour faire face à tous ces défis, M. Mbonimpa a mentionné que la CNTB doit renforcer son système  d’information et de communication pour sensibiliser la population et les différentes autorités sur la nécessité et l’importance de la justice sociale, notamment par la réhabilitation du sinistré dans ses droits,  continuer le travail de règlement des conflits en attente de traitement en vue de rétablir les sinistrés dans leurs droits de propriété, ainsi que la poursuite de l’inventaire des terres domaniales irrégulièrement attribuées.Dans la poursuite de la dynamique de travail en synergie, il a informé que le bureau de la CNTB va continuer à organiser des descentes sur terrain pour suivre de près  le travail dans les délégations provinciales, et de sensibiliser  tous les partenaires sur la mission de la commission.

AVIT NDAYIRAGIJE

 

CHINE> Quarantième anniversaire de la réforme et de l’ouverture

Interview de l’ambassadeur de Chine au Burundi

 

DSC0170La Chine d’avant les quatre dernières décennies était totalement différente de celle d’aujourd’hui. Elle était une Chine fermée qui se repliait sur elle- même. Tout a été changé en 1978 avec le président Deng Xiaoping. Dans le but de savoir plus sur la réforme et l’ouverture de ce pays ami d’Afrique, depuis 40 ans, la rédaction du quotidien Le Renouveau (LR) a intervieuwé l’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin (Amb.LC).   

 

LR/ Monsieur l’ambassadeur, l’année 2018 marque le 40e anniversaire de l’ouverture de la République populaire de Chine. Quelle est la signification de cette ouverture chinoise en peu de mots?

Amb.LC/ Avant cette période, la Chine se repliait sur elle-même depuis des décennies. La population chinoise vivait dans des conditions difficiles. C’est à partir de 1978 que la Chine a lancé la politique de réforme et d’ouverture. Cette dernière consiste à libérer et développer les forces productives, augmenter la puissance d’ensemble du pays et construire le socialisme aux caractères chinois. L’ouverture chinoise est une ouverture du pays au monde extérieur, avec une forte volonté d’aller à l’international, au service de la nouvelle approche de coopération avec l’étranger.

LR/ Quelles sont les stratégies qui sont utilisées par la Chine pour s’ouvrir davantage ?

Amb.LC/ Il y a lieu d’en citer quatre. Premièrement, la Chine a décidé de transcender des contraintes idéologiques dans sa coopération avec tous les  pays. Deuxièmement, conscients de l’assimilation de tout ce qui est du meilleur dans la civilisation humaine, nous avons amorcé des échanges fréquents avec des pays développés. L’envoi massif des étudiants et des ingénieurs dans les pays développés pour s’approprier des sciences et technologies avancées en sont des exemples. Troisièmement, la Chine a fait des efforts gigantesques pour nous insérer dans l’économie mondiale. En effet, grâce à l’adhésion chinoise à  l’Organisation mondiale de commerce, bon nombre de mesures attractives ont été mises en place pour attirer des capitaux étrangers.La coopération ouverte apporte enfin le progrès, aucun pays ne peut vivre en vase clos, celui qui s’isole sur une île déserte n’a pas d’avenir. Selon le Président chinois Xi Jinping, la Chine est prête à ouvrir davantage sa porte, dans le cadre de la mise en œuvre d’une nouvelle série de mesures d’ouverture de haut niveau. Les conclusions de la Foire internationale d’importations de Shanghai en sont une illustration probante. 

LR/ La Chine s’est ouverte au monde entier y compris l’Afrique. Quels sont les profits que les pays africains ont tirés  de cette ouverture ? 

Amb.LC/ Avec l’amélioration de la puissance d’ensemble du pays, la Chine a diversifié ses domaines d’intervention en Afrique, en accordant aux pays africains des dons et des crédits préférentiels. A cet effet, la Chine a réalisé des projets d’importance majeure en Afrique. Je veux citer entre      autres le chemin de fer Mombassa-Nairobi, la centrale hydraulique de Soubré de Côte d’Ivoire, le port en eau profonde de Kribi du Cameroun, etc... Ça fait neuf années consécutives que la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique, avec un volume des échanges de  170 milliards de dollars. Au dernier sommet Chine-Afrique de Beijing, le Président chinois Xi Jinping a annoncé les huit initiatives majeures de la coopération sino-africaine pour les trois années à venir et, au-dela, avec une disponibilité financière de 60 milliards de yuans, monnaie chinoise. 

LR/ Qu’en est-il du Burundi en particulier ?

Amb.LC/ Au Burundi, pour des raisons de santé financière du pays, presque tous les projets ont été réalisés par les dons du gouvernement chinois. Plusieurs projets seraient éligibles aux crédits préférentiels de la  Chine. J’aimerais souligner des résultats très positifs obtenus dans la coopération agricole où,  grâce aux experts chinois, la production du riz a passé de quatre tonnes, production locale moyenne à 12 ou 14 tonnes par hectare de riz hybride. Des spécialistes chinois ont porté le taux d’éclosion à 93,8% dans une petite ferme de volaille. Dans l’avenir, il faudrait  remorquer des agriculteurs et éleveurs burundais dans le  même sillage des Chinois. 

LR/ A l’ouverture de la première Exposition internationale de l’importation de Chine (CIIE), le Président chinois a invité le  monde entier à s’opposer au protectionnisme pour construire une économie mondiale partagée. Y a-t-il des conseils à donner aux autorités africaines pour s’ouvrir davantage ? Votre commentaire sur l’ouverture de l’économie burundaise. 

Amb.LC/ Après 40 années de réforme et d’ouverture, la Chine a rattrapé son retard de développement par rapport aux pays développés. Des expériences chinoises sont inspirantes pour des pays africains, y compris le Burundi. Je pense que, dans un contexte de mondialisation, les économies des pays sont interdépendantes les unes des autres. Nous sommes plus ou moins dans un maillon de la chaîne de production ou de la chaîne de valeur mondiale. Pour les pays africains, en particulier pour le Burundi, il faudrait développer des forces endogènes de développement et créer des conditions favorables à l’ouverture. Il pourrait, par exemple, se concentrer à la recherche des solutions aux défis du sous-développement des infrastructures, du déficit en personnel qualifié, du manque de moyens financiers, etc... A ma connaissance, le Burundi a le projet d’installer une zone économique spéciale, la Chine a eu des expériences en la matière dans les autres pays africains, nous voudrions bien y apporter notre expertise. La Chine  porte également un grand intérêt au Plan national de développement décennal du Burundi, elle est prête, comme par le passé, à soutenir ses efforts de développement. 

Vincent Mbonihankuye (à Beijing)

 

MDPHASG> Déclaration à l’occasion de la journée internationale dédiée aux personnes vivant avec handicap

Plusieurs actions ont été réalisées

 

DSC06132A l’occasion de la Journée internationale dédiée aux personnes vivant avec handicap, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, a sorti une déclaration. Plusieurs actions ont été menées par le gouvernement  du Burundi à travers le ministère en charge des droits de la personne humaine. 

 

Le gouvernement du Burundi se joint au monde entier pour célébrer la Journée internationale dédiée aux personnes vivant avec handicap le 03 décembre de chaque année. Pour le ministre des DPHASG, Martin Nivyabandi, pour promouvoir et protéger les droits des personnes handicapées, plusieurs actions ont été menées par le gouvernement du Burundi à travers le ministère ayant en charge les Droits de la personne humaine, mais aussi à travers d’autres ministères et structures sectoriels. Il s’agit notamment de la rééducation et réadaptation physique, la formation en métiers divers avec octroi de matériel de mobilité, la formation en métiers divers et octroi du kit de réinsertion, l’appui en activités génératrices de revenu aux centres et associations pour personnes vivant avec handicap, l’existence des écoles pilotes dans le cadre de l’éducation inclusive, les soins gratuits pour les femmes qui accouchent et les enfants de moins de cinq ans, ainsi que différents vaccins pour enfants et mères enceintes.Une politique nationale de protection sociale et sa stratégie de mise en œuvre ont été mises également sur pied de même que le Fonds d’appui à la protection sociale (FAPS). Le gouvernement du Burundi a aussi ratifié, en date du 26 mars 2014, la Convention internationale sur les droits des personnes vivant avec handicap et c’est un grand plaisir de faire cette déclaration au moment où la loi portant promotion et protection des droits des personnes vivant avec handicap  a été également promulguée en date du 10 janvier de cette année, ajoute le ministre Nivyabandi.Pour lui, même si tant d’actions ont été menées, un long chemin reste à parcourir, vu l’immensité des besoins de cette catégorie de vulnérables. C’est pourquoi, en plus de la journée de solidarité locale qui a été lancée l’année dernière, une politique nationale des personnes vivant avec handicap avec son plan d’action vient d’être élaborée.Signalons que la célébration solennelle est prévue le lundi 3 décembre 2018 et sera marquée par la visite du centre des personnes sourdes « EPHPHATA » de même que la validation de la politique nationale des personnes vivant avec handicap  et de son plan d’action.
Aline Nshimirimana

 
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