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PROVINCE DE RUYIGI> Emission publique des porte-parole

Des réponses claires ont été données à toutes les questions posées

0a0a0allllLes porte-parole du président, du gouvernement, des ministères et des institutions publiques ont répondu, le vendredi 28 septembre 2018 dans la province de Ruyigi, aux questions des journalistes et de la population sur la vie du pays, au cours de l’émission publique. Différentes inquiétudes et interrogations ont eu des éclaircissements.


Avant de répondre aux différentes interrogations, le porte-parole du président de la république du Burundi, Jean Claude Karerwa a d’abord transmis le message du président de la République, Pierre Nkurunziza.Le président a souhaité à tous les Burundais la paix, la sécurité, la justice et le développement. Il a lancé un appel aux agriculteurs de cultiver afin d’augment la production, luttant ainsi contre la faim. Le président Nkurunziza a invité les élèves à s’atteler aux études et préparer leur avenir étant encore jeunes. Il a rappelé aux Burundais de continuer à contribuer aux élections de 2020 pour la mise en place des institutions  et les  a appelés  à ne pas se laisser distraire par les rapports produits par la commission des Nations unies pour les droits de l’Homme.

Politique et sécurité

Les journalistes ont voulu savoir si le gouvernement va suivre les recommandations de la population et de la société civile de retirer le Burundi du Conseil  des Nations unies pour les droits de l’Homme, le porte-parole du chef de l’Etat a informé que le gouvernement va analyser la question pour l’intérêt du pays  pour donner la réponse au moment opportun.Quant à la neutralité et à l’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) compte tenu des déclarations de certains de ses membres qui avaient des penchants sur le gouvernement quand ils occupaient leurs anciens postes, Philippe Nzobonariba, commissaire chargé de la communication à la Ceni, a levé les inquiétudes en précisant que lorsque l’Etat confie de lourdes responsabilités à une personne, celle-ci se débarrasse de l’étiquette ethnique, de parti, de la  région et d’une quelconque organisation. Par ailleurs, a-t-il souligné, ces membres doivent jurer avant d’entrer en fonction, qu’ils doivent être guidés par un sens aigu de patriotisme dans l’exercice de leur fonction.Les journalistes ont voulu savoir le  montant actuel des cotisations aux élections de 2020 et quand sortira l’étude actualisée pour une ordonnance  ministérielle conjointe visant la réorganisation des cotisations. Le porte-parole du ministère en charge des finances a répondu que plus de 28 milliards de francs burundais,  les cotisations et fonds disponiblisés par l’Etat réunis ont déjà été cotisés. Il a dit que l’inéquité dans les prélèvements des cotisations sur les salaires la question est entre les mains de la Commission nationale de dialogue social (CNDS). A la question de savoir si le ministère en charge de la sécurité publique envisage de donner les numéros d’identification des bateaux de pêche et navires en vue d’assurer la sécurité maritime, le porte-parole du ministère en charge de la sécurité a indiqué que les grands bateaux ont des identifications. Il a ajouté que dans le lac s’observent le vol de moteurs et d’autres articles mais qui n’est pas dû au manque d’identification des bateaux.Interrogé si  le chef de l’Etat a déjà préparé son successeur, son porte-parole  a répondu qu’au parti au pouvoir CNDD-FDD, le successeur est désigné par les instances du parti au moment opportun.Interrogé si la suspension de 3 mois des ONG œuvrant au Burundi n’aura pas d’impact sur le pays, le porte-parole du chef de l’Etat a indiqué que certaines d’entre elles n’ont pas d’importance. Selon lui, elles travaillent sans respecter la loi ni leurs cahiers de charges. M. Karerwa a expliqué que la suspension est une sorte de clin d’œil à leur égard pour se ressaisir.

Education

 Quant au sort réservé aux élèves de l’école fondamentale ayant réussi à l’école mais qui ont échoué  au Concours national et qui sont interdits de redoublement, alors que ces Centres d’enseignement des métiers (Cem) ne sont pas en nombre suffisant dans le pays, le porte-parole du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle a répondu que même si ces Cem ne sont pas nombreux, les élèves doivent les solliciter où  ils sont fonctionnels car tous ceux qui échouent au Concours ne peuvent pas avoir des places pour redoubler.Un citoyen a posé la question de  savoir si le paiement d’un montant de 50 000 FBu par les élèves ayant échoué au Concours national ou à l’examen d’Etat pour repasser ces épreuves ne constitue pas un frein à l’éducation pour les gens aux faibles moyens, le porte-parole du ministère en charge de l’éducation a signalé que ces élèves doivent faire un effort pour contribuer, car le Concours exige un grand budget. Dans le cadre de l’intégration régionale, les Burundais  ne sont pas recrutés au sein des autres pays de la Communauté est-africaine (CEA) car ils ne maîtrisent pas le kiswahili et l’anglais. Les journalistes ont voulu savoir si, dans le recrutement des enseignants à l’Ecofo, la priorité ne peut pas être donnée à ceux qui sont qualifiés dans ces langues, étant donné que les enseignants de l’Ecofo ne maîtrisent pas ces langues  pour donner la formation de qualité aux élèves, le porte-parole du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle a répondu que chaque pays a sa politique d’organiser l’enseignement.  Selon lui, les enfants des pays membres de la CEA sont formés d’une manière qui leur permet de s’adapter. Il a précisé que les filières  techniques sont favorisées dans les écoles à internat car elles stimulent le développement du pays.A la question de savoir ce que le ministère en charge de l’éducation prévoit pour réduire les effectifs pléthoriques dans les écoles pour que les élèves étudient dans de bonnes conditions en faveur de la qualité de l’enseignement, son porte-parole a répondu que la solution est de continuer à construire d’autres écoles. Il a fait appel aux Burundais de réduire l’explosion démographique pour que, à la longue, les capacités d’accueil des écoles ne soient pas largement dépassées.Les écoles qui ont refusé de remettre les frais d’inscription ni d’en tenir compte dans le paiement du minerval, alors qu’il y a la mesure de la ministre en charge de l’éducation  abolissant ces frais, sont-elles au dessus de la loi. Son porte-parole a répondu que cette  question doit être gérée par le Comité de l’école. Au cas où cette somme n’est pas restituée, il a lancé un appel aux parents  de  contacter le ministère de tutelle  afin qu’il les rétablisse dans leurs droits.

Environnement, agriculture et économieC

oncernant la pollution du lac Tanganyika par  des eaux très  souillées de la rivière Kajeke provenant de la station d’épuration de Buterere, le porte-parole du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage  répondu que la loi sur l’eau doit être appliquée par tout le monde, que ce soit les usines, les industries et les ménages. Tous doivent s’organiser pour mettre en place les centres de traitement des eaux usées avant qu’elles ne se jettent dans le lac Tanganyika.Les journalistes ont voulu savoir  s’il n’y a pas un projet de création d’une usine de transformation des produits laitiers, étant donné que la production du lait est abondante dans le pays alors que certains citoyens qui en produisent ne le consomment pas.Les journalistes ont également voulu savoir l’état d’avancement du processus de réclamation des frais déboursés par le gouvernement du Burundi pour la préparation du sommet du Comesa. Selon le secrétaire général et porte-parole du gouvernement  Prosper Ntahorwamiye, les réclamations sont dans les mains des organes compétents pour être analysées.

Santé

Les journalistes ont voulu savoir le pourquoi du manque de médicaments prescrits aux malades affiliés à la Mutuelle de  la Fonction publique dans les pharmacies de la Mutuelle alors qu’ils sont disponibles dans les pharmacies privées. Le porte-parole adjoint du ministère en charge de la santé a répondu que ce problème sera bientôt résolu. Selon lui, depuis 2019 le ministère de la Santé va confier à la Camebu la responsabilité d’importer des médicaments afin que les pharmacies s’y approvisionnent. La Camebu a reçu l’autorisation de faire directement les commandes dans les industries qui fabriquent les médicaments pour réduire les coûts et les délais d’approvisionnement.Concernant les rumeurs sur la contamination du lait en poudre «France lait», le porte-parole adjoint du ministère de la Santé a répondu que le lait vendu sur le sol burundais n’est pas contaminé. Pour lui, il en est de même pour les thermos vendus sur les marchés burundais qui causeraient le cancer, «c’est un mensonge qu’il faut combattre», a-t-il dit.Les journalistes ont posé la question de savoir si les usines qui fabriquent et  vendent les jus non certifiés par le BBN ne peuvent pas être suspendues pour préserver la bonne santé de la population, le porte-parole du ministère du Commerce a répondu que le ministère de tutelle a donné à ces usines  trois mois pour corriger les irrégularités.

Energie

Les journalistes ont demandé pourquoi les citoyens sollicitant les compteurs pour éclairer leurs ménages n’en reçoivent pas, alors que la production de l’énergie par la Regideso est abondante, le porte-parole du ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines a indiqué que les compteurs disponibles sont au nombre de 3 000, mais il rassure qu’au mois de décembre 2018, 10 000 compteurs vont arriver. La Regideso a reçu l’autorisation de faire la commande elle-même dans les usines qui les fabriquent afin de bénéficier de la réduction des coûts et du délai de livraison.Concernant les ajustements de salaire des agents des administrations personnalisées qui ont été recrutés après 2016 et qui ne sont pas ajustés au même titre que les fonctionnaires de la Fonction publique,  le porte-parole du ministère en charge de la  fonction publique a rassuré que ces agents seront régularisés.Un citoyen a posé la question de savoir où en sont les enquêtes sur les tueries de Gatumba et de Ruhagarika et pourquoi on pointe le doigt sur le Rwanda. Le secrétaire général et porte-parole du gouvernement a  demandé à ce pays de se ressaisir. Il remercie la RDC qui s’est impliquée  dans les enquêtes. Sur la même question, le porte-parole de la Cour suprême  a indiqué que les enquêtes sont en cours et que certains auteurs ont déjà été appréhendés. 

Ezéchiel Misigaro

 

Editorial>Emissions publiques : Un indice probant d’une démocratie qui avance

Les porte-parole des différentes institutions étatiques au premier plan desquels figuraient Jean Claude Karerwa Ndenzako, porte-parole du président de la République Pierre Nkurunziza et Prosper Ntahorwamiye, porte-parole et secrétaire général du gouvernement ont animé, en direct, vendredi dernier, depuis le chef-lieu de la province de Ruyigi, à l’Est du Burundi, une émission publique à l’intention des journalistes et de la population. Comme il est de tradition, c’est le porte-parole du président de la République qui a pris le premier la parole, porteur d’un message du chef de l’Etat en direction de la population burundaise, un message de paix et de salutations pour tous les Burundais appartenant à un même pays, le Burundi qu’ils doivent aimer et servir loyalement. Pendant quatre heures, de 9 heures à 12 heures, les porte-parole ont apporté des clarifications aux questions diverses ordre posées en toute transparence par les journalistes d’abord, puis par la population.Initiées par le président de la République lui-même, les émissions publiques sont devenues, au fil du temps, un véritable cadre démocratique où la liberté d’expression, traditionnellement considérée comme l’apanage des pays occidentaux dits civilisés, est entièrement exercée par la population, dans le langage direct qui lui est devenu coutumier.

Des questions d’ordre politique, économique, social et culturel, sont librement et sereinement posées aux porte-parole à la hauteur de leurs tâches. Il est heureux que le président de la République ait permis à la population de s’exprimer en toute liberté, sur toutes les questions essentielles de l’heure, montrant ainsi à la face du monde que le temps des bouches cousues est révolu. Les émissions publiques sont des espaces démocratiques offrant à la population de précieuses occasions de chercher des réponses aux questions essentielles de l’heure dans le cadre d’un débat médiatique librement exprimé.Dans le débat démocratique qui est aujourd’hui le nôtre, les émissions publiques sont devenues incontournables car répondant aux justes attentes de la population désireuse de participer au renforcement des principes démocratiques tels que voulus par elle-même. C’est une vérité encore contemporaine que la liberté d’expression n’existe dans nul système politique anti-démocratique. Ce système nie les principes de liberté et de démocratie. Son argument est simpliste : le peuple n’est pas assez mûr pour la démocratie. Ou encore que trop de liberté menace l’unité nationale. Or l’unité nationale n’est nulle part ailleurs plus menacée que sous les régimes totalitaires. Elle est au contraire préservée lorsque s’établit un consensus national librement exprimé dont les émissions publiques constituent la véritable pierre angulaire.Dialoguer avec la population par des contacts permanents entre administratifs et administrés, mais aussi par médias interposés, comme c’est le cas pour les émissions publiques, signifie respecter les principes démocratiques sans lesquels toute société humaine serait vouée à l’échec. En initiant les émissions publiques, le président de la République a pris option pour la construction d’une démocratie participative à partir de la base.                               

Louis Kamwenubusa

 

COOPERATION> Célébration du 69e anniversaire de la fête nationale de la Chine au Burundi

Une occasion de cimenter les bonnes relations entre les deux pays

000alllllAu Burundi, le 69e anniversaire de la fête nationale de la Chine a  été célébré dans la soirée du jeudi 27 septembre 2018 dans les enceintes de l’ambassade de Chine à Bujumbura. Li Changlin, ambassadeur de Chine au Burundi a fait savoir que l’année 2018 marque le 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Burundi et qu’elle est marquée par d’autres fruits abondants de la coopération.

Les cérémonies ont vu la participation des hautes personnalités de ce pays notamment l’Ombudsman de la République Edouard Nduwimana, le Deuxième vice-président du Sénat Anicet Niyongabo, la Deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale Jocky Chantal Nkurunziza, des membres du gouvernement et de hauts cadres des différentes institutions. Il importe de signaler la présence du Secrétaire Général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye.Les cérémonies ont vu la participation des hautes personnalités de ce pays notamment l’Ombudsman de la République Edouard Nduwimana, le Deuxième vice-président du Sénat Anicet Niyongabo, la Deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale Jocky Chantal Nkurunziza, des membres du gouvernement et de hauts cadres des différentes institutions. Il importe de signaler la présence du Secrétaire Général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye.Dans son discours, l’ambassadeur de Chine au Burundi Li Changlin a laissé entendre que la Chine et le Burundi entretiennent de très bonnes relations de coopération. Et d’ajouter que l’année 2018 est également marquée par d’autres fruits abondants de la coopération sino-burundaise. Il s’agit notamment de la 1ère phase du Palais présidentiel achevée et réceptionnée et de la 2ème phase qui se déroule dans d’heureuses conditions. C’est aussi les chantiers du centre pilote agricole ouverts en juin dernier, de la construction de la centrale hydroélectrique de Ruzibazi qui débutera avant la fin de 2018. Li Changlin a aussi souligné qu’au cours de la 2e opération chirurgicale « marche vers la lumière », 2020 personnes atteintes de la cataracte ont retrouvé la vue, le projet d’accès à la télévision par satellite pour 300 villages burundais, en cours de réalisation, va ouvrir de nouveaux horizons à des familles rurales. Il a souligné le succès de la nouvelle expérimentation de la culture du riz hybride à une plus grande échelle et le lancement de la pisculture pilote mené par les experts agricoles chinois. Et d’annoncer qu’avec l’assistance des experts chinois, le taux d’éclosion des œufs est passé de 30-40% à 93,8%, ce qui fait que le Burundi bat le record et est le pionnier dans la région en matière d’élevage des volailles.L’ambassadeur Li Changlin est revenu sur le fait que l’humanité traverse une période de changement et fait face à la montée en puissance de l’hégémonisme, de l’unilatéralisme et du protectionnisme. Dans la déclaration de Beijing, issue du récent Sommet de Beijing, la partie chinoise a réitéré la détermination de coopérer avec les pays africains pour faire des relations entre la Chine et l’Afrique un modèle de la relation internationale de type nouveau, afin de porter à plus de 2,6 milliards de nos habitants des bénéfices tangibles et de promouvoir le développement économique mondial à un niveau plus ouvert, inclusif, équilibré, caractérisé par le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant, a renchéri M. Li.

Une très bonne appréciation de la part du gouvernement du Burundi

Jean de Dieu Ndikumana, secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères a quant à lui salué les bonnes relations entre le Burundi et la Chine. Et d’ajouter que le gouvernement du Burundi apprécie hautement la manière dont la Chine s’acquitte efficacement de son engagement envers l’Afrique en général et envers le Burundi en particulier, par un renforcement de la solidarité  de la coopération avec tous les pays africains conformément aux principes de sincérité, de pragmatisme, d’amitié et de franchise. Il a laissé entendre que le gouvernement du Burundi se félicite des huit initiatives majeures annoncées par le Président chinois Xi Jinping qui coïncident avec les grands axes du Plan national de développement du Burundi 2018-2027 lancé dernièrement par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza en date du 22 août 2018.

Amédée Habimana

 

PREMIER VICE-PRESIDENT> Participation à une prière organisée par l’Eglise Communauté évangélique présence de Dieu

Une prière baptisée « Burundi pour Christ »

 

DSC 3900Le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo a rehaussé de sa présence les cérémonies d’ouverture de la prière de trois jours organisée par l’Eglise Communauté évangélique Présence de Dieu, le mercredi 26 septembre 2018. S’appuyant sur la parole de Dieu sur l’amour, Gaston Sindimwo a demandé aux chrétiens d’appuyer le gouvernement dans le renforcement de l’unité des Burundais. 

 

La journée inaugurale a été marquée par des discours officiels suivis par une prédication d’un serviteur de Dieu Pasteur Marcello Tunasi. Le Premier vice-président de la République était venu rehausser de sa présence ces cérémonies en compagnie du maire de la ville de Bujumbura Freddy Mbonimpa. Cette prière qui durera trois jours a été baptisée Burundi pour Christ.Dans son discours, Gaston Sindimwo a laissé entendre que le gouvernement du Burundi soutient fermement les activités des différentes confessions religieuses. Il a fait remarquer que l’Etat du Burundi est convaincu qu’elles ont un rôle primordial à jouer dans le renforcement de la paix et de la sécurité. M. Sindimwo a réitéré la détermination du gouvernement dirigé par Pierre Nkurunziza président de la République, à rester aux côtés de ceux qui œuvrent pour la paix  et le vivre ensemble dans l’harmonie. Il a rappelé que l’Amour de Dieu exige aux Hommes de s’aimer les uns les autres. Et cela n’est possible que grâce à l’unité. Or, les Hommes de Dieu prêchent l’amour mutuel. Pour Gaston Sindimwo, les chrétiens aident dans le renforcement de l’unité et, par conséquent, participent activement dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité, fondement de tout développement. C’est grâce à l’unité que le Burundi sera bâti avec prospérité.

Comment répondre à l’amour de Dieu ?

Pasteur Marcello Tunasi a axé son enseignement sur l’Amour de Dieu. Avec le thème « Comment répondre à l’Amour de Dieu ? » Il s’est référé à la parole de Dieu écrite dans Romains, chapitre 5, versets 6-8, Jean 3, 16 et Romains, chapitre 8, versets 35-39. Pour ce prédicateur, l’amour sous toutes ses formes exige un retour, une réponse. Donc, les Hommes étant les bien-aimés de Dieu se doivent de répondre à cet amour.

Amédée Habimana

 

Assemblée nationale > Réponses du ministre de la Fonction publique aux questions des députés

« Il faut que l’enseignement des métiers soit une priorité pour le développement du pays »

 

DSC 0353 1Au cours de la séance plénière de mercredi 26 septembre 2018, qui était réservée aux questions orales adressées au ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Félix Mpozeriniga a répondu à pas mal de questions des députés en rapport avec la fonction publique et le travail. Nous avons jugé bon de revenir sur certaines questions auxquelles il a répondu.  

 

A propos de la gestion des contrats dans le secteur privé, le ministre Mpozeriniga a indiqué qu’au cours des descentes effectuées dans différentes entreprises privées et compte tenu des rapports, le constat est que c’est un secteur qui compte des questions très inquiétantes. Il y a des employés qui n’ont pas de contrat ; certains employeurs ne versent pas les cotisations de leurs employés à la Mutuelle ou dans les institutions de protection sociale, etc. Tout cela, c’est à cause du fait que les gens reçoivent du travail et ne cherchent pas d’abord à savoir ce que dit le contrat de travail ou la loi. Selon lui, c’est après qu’ils ont rencontré des problèmes qu’ils cherchent à connaître ce que dit la loi. « C’est un problème qui est un peu généralisé dans les entreprises privées et on est en train de chercher comment remédier à cela à travers la révision en cours du Code de travail». 

Apprendre un métier, c’est apprendre comment créer de l’emploi  

A propos de l’enseignement des métiers, le ministre Mpozeriniga trouve que c’est un secteur que beaucoup de gens n’apprécient pas beaucoup  suite au système éducatif de l’enseignement général dans lequel les Burundais ont évolué. Or, quand les gens apprennent les métiers, ils apprennent en même temps comment créer l’emploi. Avec le métier, beaucoup de gens vont avoir du travail et le gouvernement va aussi bénéficier des taxes. Il déplore le fait que, depuis l’indépendance, au Burundi, il n’y a jamais eu de politique claire sur  l’enseignement des métiers. «Un pays qui ne développe pas   l’enseignement des métiers ne peut pas prétendre au développement car les pays aujourd’hui développés le sont parce qu’ils ont développé le secteur des métiers ». A propos du perfectionnement professionnel, il a indiqué que c’est une question très dure.  Pour essayer de trouver une solution, on prévoit mettre en place un Comité interministériel de perfectionnement. Chaque ministère doit mettre sur pied un programme ministériel de perfectionnement de ses fonctionnaires et le budget qui sera consacré à ce programme.

« Ce lui qui était en position de détachement réintègre d’office son ministère d’origine »

A la question de la réintégration des fonctionnaires en détachement, le ministre Mpozeriniga a indiqué que la loi est bien claire : celui qui était en position de détachement réintègre d’office son ministère après son détachement. Il a informé aussi que quand quelqu’un est nommé par décret alors qu’il n’avait pas de matricule, à la fin de son décret, il doit prioritairement être embauché dans les institutions du gouvernement. Parlant toujours du détachement, il a fait savoir que quand quelqu’un demande sa réintégration et qu’on lui fait attendre des mois ou des années, toute cette période qu’il va passer à la maison sans être réintégré, le gouvernement continue à calculer son salaire et à un moment venu, il sera obligé de lui payer tout son salaire. « Il suffit qu’il ait introduit sa demande de réintégration dans la période prévue par la loi, après son détachement ». 

Astère Nduwamungu

 

ACNOA > Les élections

La Burundaise Lydia Nsekera, en course avec l’Algérien Mustapha Barraf et le Camerounais Hamad Kalkaba Malboum

 

Après la décision du Tribunal arbitral de sport (TAS) d’invalider les élections de 2017 de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa), gagnées par l’Ivoirien Lassana Palenfo, il a été ordonné l’organisation d’un nouveau scrutin qui va se dérouler à Tokyo le 29 novembre 2018. Un vote pour lequel Lassana Palenfo a finalement décidé de se retirer.La Burundaise Lydia Nsekera, présidente du Comité national olympique, a annoncé, le vendredi 21 septembre 2018 dans un point de presse qu’elle a animé, sa candidature à la prochaine élection. Elle a sollicité le soutien de ses collègues pour créer un climat de confiance au sein de l’Acnoa, à son unification et surtout à l’établissement des principes de bonne gouvernance. Pour Lydia Nsekera, le continent africain souffre des déchirements et il a besoin de sang nouveau pour se redresser.Lydia Nsekera compte beaucoup sur son expérience tant nationale qu’internationale, dans le mouvement sportif, pour gagner les élections. Elle a été présidente de la Fédération de football du Burundi pendant plus de huit ans (2004-2013), elle a intégré le comité exécutif de la Fédération internationale de football association (Fifa) en 2012. Elle est également membre du Comité international olympique (CIO) depuis 2009. Mme Nsekera a été également membre du comité de trois personnes mises en place au mois de novembre 2017 à Prague pour proposer des solutions à la crise qui sécoue l’Acnoa.En cas de victoire, le jeudi 29 novembre à Tokyo, la burundaise Lydia Nsekera deviendrait la première femme de l’histoire à présider une association continentale de comités nationaux olympiques.Mais Lydia Nsekera n’est pas la seule à postuler pour cette place, elle sera en course avec deux autres candidats : le premier est l’Algérien Mustapha Berraf, président du comité olympique algérien, vice-président de l’Acnoa et il a officié comme président par intérim depuis la mise à l’écart de Lassana Palenfo. Le deuxième candidat, Hamad Kalkaba Malboum, est de nationalité camerounaise. Il est président du Comité olympique camerounais et président de l’Association africaine d’athlétisme.  Pour succéder à Lassana Palenfo à la tête de l’Acnoa, Lydia Nsekera devra écarter les deux poids lourds du mouvement sportif africain. Nous y reviendrons, dans nos prochaines parutions, sur les parcours de ces deux adversaires de Lydia Nsekera. Rappelons tout de même que le continent africain organisera en 2022 pour la première fois les Jeux olympiques de la jeunesse. Espérons, à ce moment là, l’Acnoa sera dirigée par une femme, la burundaise Lydia Nsekera.
Kazadi Mwilambwe

 
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