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Palais Ntare Rushatsi> Conseil des ministres du 3 au 4 juillet 2019

Le projet de politique salariale équitable dans l’administration publique burundaise, un des points à l’ordre du jour

 

DSC 0426Sous l’égide du président de la République, Pierre Nkurunziza, le Conseil des ministres se réunit du 3 au 4 juillet 2019, au Palais Ntare Rushatsi. Il s’agit d’analyser les projets de loi, de décret, de politique et les notes qui figurent à l’ordre du jour dont le projet de politique salariale équitable dans l’administration publique burundaise.  

 

Selon le document reçu de la part du secrétariat général du gouvernement, les membres du gouvernement ont étudié et analysé le projet de loi portant réorganisation des activités physiques et sportives au Burundi. Il a été présenté par la ministre de la Culture et des sports.Ils ont également analysé le projet de décret portant application de loi portant révision de la loi n°1/07 du 13/3/2019 portant révision de la loi n°1/31 du 31/12/2013 portant mission, composition, organisation et fonctionnement de la Commission nationale terres et autres biens ainsi que le projet  de décret portant révision du décret n°100/154 du 30/5/2012 relatif à la publication des actes officiels. Ce dernier a été présenté par la ministre de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux.Selon toujours le même document, les membres du gouvernement se sont également penchés sur une note sur l’état d’avancement  du projet de construction du barrage de Kajeke. Cette note a été présentée par le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage. Enfin, il y a eu analyse d’une note d’information sur le projet de viabilisation du site Kinyinya-Ruhogo présentée par le ministre des transports, des travaux publics, de l’équipement et de l’aménagement du territoire.                                                                                      

 Yvette Irambona

 

Le 1er juillet 2019> 57e anniversaire de l’independance

Message à la Nation de Son Excellence Pierre Nkurunziza

Chers Compatriotes,Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

DSC 01601. Bien avant toute chose, Je voudrais rendre grâce à Dieu Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre qui a créé notre si beau pays le Burundi et qui l’a protégé et préservé jusqu’à ce jour.2. Aujourd’hui, 57 ans s’achèvent depuis que le Burundi a recouvré son Indépendance nationale. En effet, c’est en 1962 que le Burundi s’est libéré des griffes des étrangers qui nous maltraitaient, c’est en cette année que le Burundi s’est levé bravoure pour proclamer son Indépendance. Le drapeau national a été hissé et a ondulé sous le vent tandis que le drapeau des étrangers a été descendu. L’hymne de notre pays a retenti aussi bien au Burundi que dans le monde entier.3. Je voudrais donc saisir cette opportunité pour souhaiter à tous les Burundais une bonne fête nationale de l’Indépendance. Qu’elle soit pour vous, partout où vous êtes, un jour heureux, une occasion de méditer sur la valeur de notre pays.4. C’est pour cette raison que Nous voudrions vous demander de jeter le regard en arrière et d’analyser le contexte historique de notre pays, afin d’apprécier la manière dont notre pays était organisé, revoir les difficultés qu’il a connues et comprendre les moments que nous sommes en train de traverser aujourd’hui. Nous pourrons ainsi préparer le Burundi de demain que nous allons léguer à nos enfants.5. Avant que les Allemands ne viennent au Burundi et avant l’année 1903, le Burundi était un pays merveilleux, c’était un pays de lait et de miel. Notre pays était politiquement, économiquement et socialement stable et bien organisé.6. Cela se vérifiait à travers les activités qui se faisaient à cette époque. Nous pouvons rappeler ici les fêtes nationales que l’on organisait et qui se déroulaient dans la paix et en toute sécurité. La fête nationale de l’Umuganuro illustrait bien l’indépendance de notre pays, et la manière dont les Burundais s’entraidaient et travaillaient en association.7. Les Burundais se caractérisaient par un esprit de solidarité. Nous pouvons citer les travaux agricoles qu’ils réalisaient en commun : cela leur permettait de labourer une grande étendue en très peu de temps. Le Murundi n’était pas une personne qui travaillait dans l’isolement car, comme l’on dit, une personne qui travaille seul ne peut pas cultiver pendant la grande saison culturale.8. A côté de l’agriculture, les Burundais pratiquaient l’élevage, la forge, la céramique, la vannerie, et cela leur permettait de se procurer ce dont ils avaient besoin sans devoir attendre une assistance étrangère. On peut se rappeler qu’ils savaient même se fabriquer des habits et qu’ils connaissaient et se fabriquaient eux-mêmes des médicaments traditionnels pour se soigner et pour soigner leurs animaux domestiques. Le Burundi était donc un pays bien organisé dans tous les secteurs de la vie d’un pays.9. En résumé, avant l’arrivée des colonisateurs, le Burundi était un pays viable, qui se caractérisait par les éléments ci-après : Dieu avant toute chose, le respect envers le Roi et un amour inconditionnel du pays. Cela transparaissait dans la devise qui a guidé toutes les dynasties du Royaume du Burundi à savoir : Dieu-le Roi-le Burundi. Cela montre clairement que les Burundais connaissaient Dieu et l’adoraient. Ce ne sont pas du tout les colonisateurs qui ont apporté Dieu au Burundi. Vivre selon la Vision, la Culture et le Symbolisme du Lion qui trouve son origine dans la personne du Roi Fondateur du Burundi, Ntare Rushatsi. À travers cette vision, les Burundais méditent constamment sur le fait qu’ils sont appelés à défendre l’honneur de leur pays et la dignité et l’avenir de leur arrières-petits-fils. L’unité des Burundais se fondait sur la famille restreinte qui est la base même de tout un peuple. Elle se ramifiait ensuite sur la famille élargie et s’appliquait enfin sur tout le pays. La famille restreinte était aussi source de l’éducation de base qui mettait en avant les valeurs de bonté, de courage et de bravoure. L’unité des Burundais se traduisait dans la vie de tous les jours par les pratiques culturelles de labourer les champs ensemble, paître les troupeaux ensemble sans exclure le bétail de qui que ce soit, et la collaboration dans la célébration des fêtes. Les Burundais étaient solidaires, ils partageaient les joies et les peines, le surplus des récoltes était conservé dans les greniers pour y réserver les semences et épargner en prévision de l’avenir. La culture burundaise était d’une grande renommée, toute personne qui le découvrait s’en émerveillait. Ce sont ces valeurs culturelles qui faisaient en sorte qu’il y ait une bonne organisation administrative et politique qui mettait en avant la justice pour tous. Le Burundi avait une Armée très aguerrie, avec une quantité suffisante d’armes fabriquées au Burundi.

Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

10.C’est en 1896 que les Allemands sont entrés au pays après d’âpres batailles contre le Roi Mwezi Gisabo. Les Allemands se sont fait aider par certains traitres burundais comme Kirima et Maconco, ce qui a fait que le Roi Mwezi Gisabo connaisse une défaite et accepte de signer le Traité de Kiganda du 6 juin 1903 par lequel il reconnaissait l’autorité des Allemands sur notre pays. 11.Les Burundais de cette époque venaient d’entrer dans une période pas comme les autres, une période où ils allaient connaître une administration opprimante et l’esclavage. Le Burundi a perdu sa souveraineté. L’organisation politique et administrative passa dès lors des mains des burundais aux mains des étrangers, l’économie connut une crise, le tissu social se déchira et le Burundi entra dans une période d’obscurité.12.Souvenons-nous de la manière dont les Burundais ont été torturés, lorsque les colonisateurs violaient leurs droits humains fondamentaux en les fouettant tout nus avec la chicotte. Le lait, les œufs et le beurre qui auraient dû servir à nourrir nos enfants étaient amenés en offrande aux colonisateurs. Ils ont introduit des impôts injustes pour enrichir et développer leurs pays d’origine.13.Nous ne pouvons pas oublier le virus des divisions ethniques qu’ils ont inoculé dans les cœurs des Burundais, un mal absolu qui, en se développant, a causé beaucoup de dégâts humains et matériels dans notre pays. Vous vous souviendrez de l’époque où l’on mesurait les Burundais selon la longueur du nez, la taille et d’autres critères encore qui servaient à nous diviser en groupes sociaux antagonistes, afin de nous soulever les uns contre les autres, et ils y sont parvenus. C’est vrai, ils sont partis chez eux, mais ils nous avaient déjà empoisonnés. 14.L’on peut aussi se rappeler mutuellement que les choses ne se limitaient pas là parce qu’aucun Murundi n’avait le droit de créer une entreprise, d’exploiter des minerais, ou de faire du commerce. Tout était entre les mains des colonisateurs. Ainsi le pays perdit complètement sa souveraineté politique, économique et sociale. Le pays s’est détruit.15.Depuis 1916 jusqu’en 1962, les Belges qui avaient succédé aux Allemands n’ont apporté aucun changement positif car, depuis leur arrivée, ils ont fait exactement la même chose que leurs prédécesseurs. Nous devrions savoir que les actes de violation des droits humains se sont intensifiés pendant la période coloniale, notamment le trafic humain sous forme de l’esclavagisme.

Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

16.Les origines du Burundi comme pays et royaume remontent au 14ème siècle au temps du premier Roi Ntare Rushatsi Cambarantama. Depuis cette époque jusqu’au jour noir où les colonisateurs ont violé les terres sacrées du Burundi au 19ème siècle, le Burundi était un pays viable, autonome sur tous les plans ; un pays aux hommes respectables et capables de prendre des décisions, de se prendre en charge et de vivre de leur propres productions, d’organiser leur vie et de gérer les affaires de leur propre pays. 17.L’arrivée des colonisateurs que nos ancêtres Burundais appelaient des fantômes vivants fut un événement fatal et la cause de tous les maux pour le Burundi et le peuple burundais. La bonne gouvernance qui mettait en avant la justice a été renversée, la famille qui était source de dignité et de sécurité s’est vue infiltrée par des querelles ethniques, les valeurs de solidarité et de respect des droits de la personne humaine se dévaluent à cause des antivaleurs de malhonnêteté, d’injustice et d’oppression que les colonisateurs ont apportées. 18.En résumé, la colonisation a réduit le Burundi à l’esclavage, et les sciences et les techniques jusqu’alors développées dans les différents secteurs comme l’agriculture, l’élevage, la médecine humaine et vétérinaire, la forge et autre formes d’artisanat ont été détruites. C’est ainsi que le Burundi a été malmené, tandis que les Burundais qui autrefois s’agenouillaient devant Dieu en adoration ont commencé à s’agenouiller devant le colonisateur et à se faire taper sur les doigts de la main qu’ils lui tendaient.19.Même si les choses se sont passées ainsi, les Burundais n’ont jamais tourné le dos à l’ennemi, ils ne se sont jamais cachés par peur de prendre les armes et combattre pour leur pays. Ils ont accepté d’être dominés après 7 ans de combat contre les Allemands. Ils n’ont pas reconnu la défaite, ils  se sont soumis à la domination allemande malgré eux car ils ont continué à combattre la colonisation jusqu’à renverser la situation en leur faveur.20.Dieu n’a jamais oublié le Burundi. En 1958, Rwagasore et ses compagnons de lutte ont engagé un combat politique pour reconquérir l’Indépendance nationale. C’était un combat très dur, un combat difficile mais vraiment utile.21.Le combat n’a pas été facile pour Rwagasore car les colonisateurs étaient mécontents de la victoire qu’il venait de remporter en collaboration avec le peuple burundais. Ceux qui ont choisi de trahir pour survivre (Mpemukendamuke) l’ont assassiné le 13 octobre 1961.    Son combat a été très utile car, bien que les événements venaient de tourner mal ainsi, le Burundi a renversé le pouvoir colonial et a recouvré son indépendance le 1er juillet 1962, le drapeau des étrangers a été descendu tandis que celui de notre pays a été hissé.22.De 1962 à 1993, même si les Burundais étaient supposés indépendants, ils n’ont jamais joui de la liberté qu’ils avaient tant recherchée. Les étrangers ont gardé une main mise sur le Burundi. Cela se voit à travers les régimes qui étaient soutenus par ces colonisateurs et qui s’étaient installés au pouvoir par des coups d’État, et qui ne laissaient aucune chance aux citoyens de gérer eux-mêmes leurs affaires.23.Ces régimes se caractérisaient par la dictature et des discriminations sociales de tout genre comme c’était le cas du temps de la colonisation. Nous pouvons rappeler les massacres ignobles qui ont eu lieu en 1965, 1972, 1988, 1993 etc. 24.Les Burundais ont continué à tenter de reconquérir l’Indépendance de leur pays et à défendre la dignité des citoyens. C’est en 1993 que Son Excellence Melchior Ndadaye et ses compagnons de lutte se sont levés et ont essayé de changer le cours de l’histoire par des méthodes démocratiques. Après leur victoire aux élections, les ennemis de la nation l’ont assassiné juste après trois mois au pouvoir. Le Burundi venait de perdre ses fils et filles encore une fois.25.Les étrangers n’ont jamais souhaité que les Burundais soient libres et indépendants. Ils ont toujours cherché le moyen de nous mettre sous leurs pieds pour qu’on ne lève même pas la tête. Ils voulaient trouver le moyen de garder le contrôle sur notre administration, notre politique et notre économie. Le Burundi a été soumis à l’épreuve mais cela ne l’a pas laissé traumatisé. 

Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

26.Le combat pour la reconquête et le recouvrement de l’indépendance effective a continué. Ainsi, en 2005, les patriotes burundais ont démontré encore une fois qu’ils voulaient l’indépendance en se débarrassant des régimes dictatoriaux qui avaient pris le pouvoir par la force.27.Le peuple burundais a élu leurs dirigeants de la base au plus haut sommet du président de la République. Ainsi, les Burundais ont retrouvé leurs droits de participer au pouvoir et leur dignité, et l’opportunité d’organiser et gérer en toute liberté les affaires intérieures de leur pays, sur les plans politique, économique et social. Le soleil d’espoir qui s’était éteint a ainsi recommencé à briller.28.La question que nous devons nous poser est alors de savoir si, depuis cette année jusqu’à ce jour, il y a des réalisations qui témoignent réellement de notre Indépendance effective. Comme nous l’avons dit, l’indépendance n’a rien à voir avec le fait que les colonisateurs soient retournés chez eux. Elle consiste plutôt dans le fait que le peuple acquiert le droit de participer au pouvoir, de gérer et d’organiser de façon souveraine les affaires intérieures de leur pays. Ainsi, dans ce domaine, beaucoup de choses ont été accomplies. Je voudrais donner quelques exemples de ces réalisations :
Premièrement : Les Burundais ont acquis le droit d’élire leurs propres dirigeants pour qu’ils soient gouvernés par des leaders de leur choix. Cela s’est concrétisé par les élections de 2005, 2010, 2015, et 2018 lorsque nous avons voté par référendum pour une Constitution conçue et rédigée par les Burundais eux-mêmes. C’était la toute première fois que des élections soient préparées et organisées sans la moindre assistance matérielle ou financière des étrangers. Bientôt ce sera les élections de 2020. Même pour ces élections, les Burundais sont en train de s’y préparer et nous espérons bien qu’elles se dérouleront en toute sécurité et de la meilleure des manières.Deuxièmement : Des Commissions nationales et institutions diverses ont été créés pour gérer les questions multiples et multiformes des citoyens afin que nous parvenions à nous libérer du piège dans lequel la colonisation nous a laissés. Nous pouvons citer l’Observatoire national pour la prévention et l'éradication du génocide, des crimes de guerre et des autres crimes contre l’humanité; la Commission nationale des terres et autres biens; la Commission vérité et réconciliation, et d’autres encore qui sont à l’œuvre, sans oublier la Commission nationale de dialogue inter-burundais (CNDI) qui nous a fait parvenir à la préparation d’une nouvelle Constitution émanant de la volonté des citoyens.Troisièmement : Il y a aussi la mise sur pied du Plan national de développement 2018-2027 qui guide les projets de développement dans tous les secteurs de la vie nationale. Ce Plan a été conçu et élaboré par des experts nationaux et avec les moyens du pays. Cela est aussi une étape importante car elle fait partie des critères déterminant un État souverain.Quatrièmement : Dans le secteur de l’économie, les Burundais entreprennent les activités commerciales sans entrave ni menace. Des entreprises industrielles se construisent et sont dirigées par des Burundais ; l’exploitation des minerais s’organisent bien pour le bienfait des citoyens. Tout cela est une victoire extraordinaire car, pour y parvenir, nous avons dû mener un dur combat.Cinquièmement : Beaucoup de choses ont été accomplies en matière de développement : des centrales hydroélectriques sont en cours de construction; des routes, des hôpitaux, des centres de santé, des écoles fondamentales, des écoles secondaires et des universités, des stades et terrains de Jeu, de belles maisons de cultes, des entreprises, des Bureaux collinaires, des bureaux administratifs communaux et des bureaux provinciaux ont été construits, et des Organisations d’épargne et de crédits mutuelles ont été créées. Il y a même une oeuvre qui nous honore énormément : la construction d’un nouveau Palais présidentiel qui est maintenant achevée. Bientôt nous allons l’inaugurer.Sixièmement : Dans le domaine politique, beaucoup de mesures ont été prises et mises en application pour alléger le fardeau des citoyens. Ainsi les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans sont soignés gratuitement et les écoliers étudient gratuitement à l’école primaire. Dans le but de continuer à faciliter la vie aux citoyens, d’autres mesures ont été prise notamment la décision de faire de Gitega la capitale politique du Burundi, une mesure qui a beaucoup plu au peuple burundais.Septièmement : Le gouvernement  a   octroyé  une  subvention de 500 millions de francs burundais à chaque commune, qui vient d’être majorée à 570 millions de francs burundais pour faire en sorte que tout le pays se développe au même rythme de croissance. Autrefois, c’étaient seulement quelques provinces qui se développaient, tandis que d’autres étaient oubliées dépendamment de la région d’origine des dirigeants de cette époque.Huitièmement: Sur le plan social, le virus de l’ethnisme artificiel qui nous avait été inoculé par les colonisateurs est en train d’être éradiqué. Actuellement, toutes les institutions étatiques sont composées des gens de toutes les origines sociales. L’exemple que nous pouvons donner ici ce sont les Corps de Défense et de Sécurité qui ont été réorganisés de sorte que tous les Burundais se reconnaissent en eux. Les Bahutu, les Batutsi, les Batwa sont tous représentés dans ces institutions.29.Durant les quatorze années qui vont bientôt s’achever, il y a eu beaucoup de phénomènes et événements qui démontraient bien que le pays est souverain. Nous savons bien que ces choses n’ont pas plu à tout le monde. Comme ils l’ont toujours fait, même aujourd’hui ils continuent à essayer à assassiner les leaders qui étaient devant les autres durant le combat, certains y ont même laissé la vie.30.Ce qui s’est passé en 2015 prouve bien que les néo-colonialistes n’ont pas encore renoncé à leurs intentions maléfiques de diviser le peuple, de piller nos richesses etc. Heureusement et Dieu merci, beaucoup de Burundais se sont levés et se sont opposés à ces insurgés.

Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

31.Célébrer cette fête de l’Indépendance nationale juste une année après que nous avons organisé le référendum sur la Constitution du Burundi avec nos moyens propres, c’est un signe éloquent qui prouve que le peuple burundais a compris ce que l’Indépendance veut dire.32.Nous célébrons également cette fête une année après que nous avons élaborés nous-mêmes le Plan National de Développement de dix ans. Et les moyens pour le mettre en œuvres proviendront en grande partie des fonds que nous collecterons au Burundi.33.Enfin, nous la célébrons au moment où la Loi portant fixation du budget général de l’Etat exercice 2019-2020 a été promulguée, et 84% de ce budget seront collecté dans le pays alors que, en 2015, le Burundi dépendait de l’extérieur pour 52% du Budget national. C’est une étape très importante dans l’histoire du Burundi. Nous n’avons aucun doute que l’objectif de générer nous-mêmes 100% du budget national sera atteint dans 3 ans.34.Nous nous félicitons également du fait que nous célébrons cette fête au moment où il y a beaucoup de Burundais qui ont pris la décision de renforcer et sauvegarder les valeurs culturelles qui ont toujours caractérisé le Burundi et les Burundais, de vivre selon les valeurs humaines d’ubuntu, de bonté, de bravoure, d’héroïsme, d’ubupfasoni, de solidarité, d’amour du travail, de justice, etc. En effet, comme le disent les anciens, perdre sa culture c’est perdre le sens profond de sa vie et hériter du déracinement.35.Ce jour coïncide avec le rapatriement volontaire de beaucoup de Burundais qui s’étaient réfugiés à l’étranger à cause de ceux qui voulaient les réduire de nouveau en esclavage. Le retour de nos frères et sœurs vient faire déborder la joie que ce jour avait suscitée. Nous voudrions leur exprimer la bienvenue parmi les autres citoyens. Qu’ils viennent préparer ensemble avec nous les projets de développement sans oublier les élections de l’année prochaine en 2020.36.Aujourd’hui nous célébrons donc l’anniversaire de 57 ans d’Indépendance nationale, c’est une occasion favorable de faire notre évaluation pour connaître d’où nous venons, où nous sommes et où nous allons. Nous autres, les Burundais, nous devrions éviter de nourrir l’esprit de trahir le pays mais plutôt essayer d’être les premiers qui soutiennent et qui sauvegardent la paix et l’Indépendance du Burundi.37.L’hymne national qui a été chanté pour la première fois le jouir de l’Indépendance montre bien que c’est Dieu qui nous a donné ce pays et qu’Il va le protéger en notre faveur. Cela a fait que nous accordions première place à Dieu dans la nouvelle Constitution. Ce mystère est très important et il n’est pas à négliger.38.Notre pays le Burundi a déjà pris sa place dans le concert des nations et il s’est déjà levé pour se prendre en mains par l’Indépendance. C’est ainsi que les Burundais et les étrangers savent déjà que les Burundais n’accepteront plus jamais de se laisser prendre la dignité que nous avons acquise avec beaucoup de peines. 39.Que le sacrifice offert à travers la mort des martyrs comme le Prince Louis Rwagasore, le Premier ministre Pierre Ngendandumwe, le président Melchior Ndadaye, le président Cyprien Ntaryamira et les ministres qui l’accompagnaient, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana et d’autres personnalités héroïques  soit pour nous comme un fils qui raccommode le tissu social du Burundi  déchiré.40.Les mots de l’hymne national disant “Entends les acclamations de tes enfants”, montrent qu’il n’y aura pas un étranger qui bâtira le Burundi à notre place. Chaque citoyen burundais devrait savoir qu’il n’y a aucun autre honneur plus important que  celui que lui procure son pays. C’est pourquoi nous Burundais devrions nous atteler à répandre une belle image de notre pays partout où nous sommes.

Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

41.Nous sommes très ravis de l’esprit et des réalisations de beaucoup de Burundais qui manifestent le sens de l’indépendance. L’exemple le plus récent est l’organisation par nous-mêmes des élections de 2015, avec nos propres moyens financiers et matériels ainsi que l’autofinancement du Référendum constitutionnel et des prochaines élections générales pour le renouvellement des institutions du pays en 2020. Etant donné que le budget nécessaire est presque atteint, nous avons jugé bon que les Burundais et les fonctionnaires de l’Etat arrêtent de contribuer, et que seuls les volontaires et ceux qui ne l’avaient pas encore fait continuent à le faire. En effet, il y aura toujours des élections à organiser et «  l’argent n’est jamais de trop », comme on dit, tandis ce que « celui qui veut l’honneur accepte des sacrifices ».42.Nous remercions de tout cœur les Burundais qui ont déjà compris que compter sur l’extérieur ne procure pas l’honneur. Nous voulons préparer nous-mêmes de bonnes élections, transparentes et qui vont se dérouler mieux que toutes les autres élections que nous avons déjà organisées. Nous n’allons plus accepter les aides qui nous dépouillent notre dignité et notre liberté. En effet, comme nos ancêtres aimaient le dire : « les vivres achetées ne rassasient que le chef » et que «l’eau quémandée n’est jamais suffisante pour se laver entièrement».43.Le gouvernement burundais s’est rendu compte qu’il aide des gens qui savent s’aider eux-mêmes. C’est pour cette raison qu’il ne cesse de consentir des sacrifices et d’initier des projets de nature à donner un coup de pouce aux efforts des citoyens. Au chapitre des efforts du gouvernement, désormais, les frais funéraires que le gouvernement octroie aux ayants-droit d’un  fonctionnaire  décédé     vont être multipliés par cinq et passer de 124 000 à 800 000 Francs burundais.44.Ce n’est pas tout. Nous allons bientôt lancer la Banque des Jeunes et la rendre opérationnelle. Nous préconisons également le dégel des annales pour les fonctionnaires. Si le contexte le permet, Nous prendrons aussi de nouvelles mesures sociales en faveur des retraités, des personnes âgées et des personnes vivant avec le handicap. 45.Il y a une tradition  que nous avons commencée en 2012, lorsque nous célébrions  le 50e  anniversaire de l’Indépendance recouvrée. A partir du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre, nous allons inaugurer solennellement les œuvres réalisées dans toutes les provinces, dans l’objectif de consolider l’Indépendance en vouant à notre pays, notre force, notre cœur et notre vie. Parmi ces oeuvres figure le palais présidentiel.46.Nous allons l’inaugurer et nous lui dédierons un nom qui non seulement porte une signification mais qui a encore une grande importante pour tous les Burundais, ceux qui ne sont plus, ceux qui sont encore en vie ou qui vont naître. Nous le dédierons à la personnalité à qui nous devons le Burundi, le premier roi Ntare Rushatsi. En Kirundi, nous écrirons et dirons Chez Ntare Rushatsi, en français nous dirons Palais Ntare Rushatsi, et en anglais nous dirons Ntare Rushatsi House.47.Dans cet objectif louable de restaurer la dignité et la paix au Burundi notre pays et d’honorer ceux qui ont honoré le nom du Burundi, les noms des bâtiments, les places publiques et de plusieurs monuments vont changer et devenir des noms qui réconcilient les Burundais et qui leur rappellent l’Histoire de leur pays, et ainsi empêcher que les noms et les attitudes qui prennent source dans la lâcheté ne nous influencent. Nous allons aussi abandonner à jamais les mauvaises pratiques et les maux introduits par la colonisation. Voici quelques exemples: L’Hémicycle de l’Assemblée nationale que nous allons bientôt construire à Gitega sera dédié au Prince Louis Rwagasore. L’Hémicycle du Sénat qui sera construit à Gitega sera dédié au Premier ministre Pierre Ngendandumwe. Dans un délai ne dépassant pas une année, il sera érigé un monument dédié au Héros Bihome sur la colline Nkomwe de la commune Kiganda, province de Muramvya, là, où il a sacrifié sa vie pour le Roi Mwezi Gisabo et pour le pays ; Le Camp Commando 211 de Gitega est désormais dédié au Roi Ntare Rugamba; L’Aéroport de Bujumbura est désormais dédié au héros de la démocratie Ndadaye Melchior ; Le Boulevard  du 28 Novembre est désormais dédié au Roi Mwezi Gisabo; La route du 3 Septembre est désormais dédiée à la personnalité héroïque du Lt. Gén. Adolphe Nshimirimana ; Le Stade Prince Louis Rwagasore sera dédié à tous les Héros et s’appelera  désormais Stade Intwari ; Le boulevard du 1er Novembre est désormais dédié au héros de la démocratie Merchior Ndadaye. Nous allons mettre en place une Commission d’experts qui vont confectionner ce travail avec doigté et sagesse dans un délai de trois mois, et ainsi les noms des personnalités héroïques resteront gravés dans la mémoire des Burundais, et cela se fera en leur dédiant des infrastructures et monuments qui marquent la beauté du Burundi.

Chers Compatriotes,Amis du Burundi ;

48.Avant de terminer Je voudrais vous prodiguer les conseils suivants :
Premièrement : Chers Compatriotes, il faut que l’on poursuive le combat en cours pour sauvegarder et consolider notre Indépendance. La lutte pour l’Indépendance est un combat de tous les jours. Combinons toujours nos forces et nos connaissances et travaillons ensemble et nous gagnerons.Deuxièmement : Nous devons poursuivre les activités de développement, car elles constituent la base de l’Indépendance véritable. Nous souhaitons que le Burundi aille de l’avant chaque année, pour qu’on aperçoive chaque fois de nouvelles réalisations exécutées par la population et que l’allure de développent soit accentuée.Troisièmement : Nous devons bien préparer les élections de 2020 avec l’honneur dû à un pays indépendant. C’est pourquoi nous invitons tous les Burundais de continuer à nous y préparer. Nous nous félicitons du pas déjà franchi, que ce soit au niveau organisationnel ou financier.
49.Pour terminer, nous voudrions remercier les personnalités héroïques qui sont mortes justes parce qu’elles recherchaient le bien et l’honneur du pays. Nous voudrions inviter ceux qui seraient encore manipulés par les étrangers de quitter le monde de la mort pour adopter le monde des vivants, et éviter de démolir leur propre demeure comme des chèvres. Gardons à l’esprit que personne parmi ceux qui ont trahi le pays n’a jamais eu la paix intérieure. Nombreux sont ceux qui l’ont déjà expérimenté.50.Nous demandons aux refugiés qui sont encore en exil de rentrer chez eux. Nous lançons également un appel aux politiciens qui sont encore à l’extérieur de faire un examen de conscience et de se soucier de leur pays. Les Burundais les attendent impatiemment. Même ceux qui sont recherchés par la justice, la Justice les attend également. Toutes les autres voies qu’ils s’imaginent pouvoir emprunter ou espèrent emprunter ne sont que des voies sans issue et ne sont qu’une perte de temps. 

Que vivent les personnalités héroïques du Burundi, Que vive la Souveraineté nationale,Que vive le Burundi et les Barundi;
Je vous remercie !

 

CVR> Questions adressées au président de cette commission lors de la présentation du Plan stratégique

Entre 2019 et 2022, il y aura plusieurs activités qui vont impliquer la population 

 

DSC02874 1En marge de la séance de présentation du Plan stratégique qui a eu lieu en date du 27 juin 2019, le président de la Commission vérité et réconciliation (CVR), Pierre Claver Ndayicariye, a indiqué qu’entre 2019 et décembre 2022, il y aura plusieurs activités qui impliquent la population détentrice de la vérité.  

 

Répondant aux questions des journalistes, Pierre Claver Ndayicariye a fait savoir que ce Plan stratégique n’est pas le fruit pas du hasard mais qu’il est bâti essentiellement sur des éléments se retrouvant dans l’article 6 de la loi de novembre 2018 régissant la CVR. Comme indiqué, cet article détaille certaines fonctions de la commission. Il s’agit, entre autres, de lister les personnes disparues ; de lister, identifier et cartographier les fosses communes à travers tout le pays ; de lister les personnes burundaises ou étrangères qui ont protégé les autres pendant les périodes tragiques qu’a connu le Burundi mais aussi d’établir une liste des ceux qui ont demandé pardon et ceux qui l’ont accordé. « Bref, c’est mener tout un processus qui permet d’écarter au grand jour la vérité au service de la réconciliation », a-t-il affirmé.Dans le but d’accoucher la vérité qui sera une base solide de la réconciliation nationale, la CVR compte organise plusieurs opérations dont les auditions, les enquêtes, les investigations et les audiences. M. Ndayicariye a également indiqué que personne ne sera écarté. « A l’intérieur du pays, nous allons écouter la population. Au niveau de la diaspora, si les moyens le permettent, nous allons également organiser des séances d’écoute ». A la question de savoir  si les pouvoirs publics nationaux  ainsi que les partenaires techniques et financiers internationaux vont financer ces activités, Pierre Claver Ndayicariye a répondu qu’il ne faut pas répondre à leur place mais qu’il garde espoir que la CVR aura tous les moyens pour accomplir ses missions. Pierre Claver Ndayicariye a enfin signifié que la CVR a l’exigence de mettre en place cette Unité de protection des victimes  mais que la stratégie ne sera pas dévoilée pour son efficacité.                                 

Moïse Nkurunziza

 

Présidence de la République> Audiences accordées à trois nouveaux ambassadeurs

Ils venaient présenter au chef de l’Etat leurs lettres de créance

 

DSC 0312Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le mardi 2 juillet 2019, trois nouveaux ambassadeurs qui venaient lui présenter leurs lettres de créance les accréditant en tant qu’ambassadeurs plénipotentiaires de leurs pays au Burundi. Il s’agit de M. El Mokhtar Ghambou, Mme Lisa Stabelbauer et Mme Francisca Pedros Carretero qui représentent respectivement le royaume du Maroc, le Canada et l’Espagne au Burundi. 

 

A la sortie  de ces audiences, le nouvel ambassadeur du royaume du Maroc au Burundi, El Mokhtar Ghambou,  a indiqué qu’il a été heureux d’être au Burundi et d’être reçu par le chef de l’Etat. Il a apprécié  les bonnes  relations qui existent entre son pays et le Burundi en indiquant qu’il y a même une coordination parfaite car le Maroc défend toujours la souveraineté de la République du Burundi et que celui-ci soutient toujours l’intégrité territoriale marocaine. Outre les relations économiques, sportives, militaires ; etc, qui existent déjà entre les deux pays, il a souligné que sa présence s’inscrit dans le cadre  d’accélérer davantage les relations  dans le domaine du tourisme et dans d’autres domaines comme l’éducation. A la sortie  de ces audiences, le nouvel ambassadeur du royaume du Maroc au Burundi, El Mokhtar Ghambou,  a indiqué qu’il a été heureux d’être au Burundi et d’être reçu par le chef de l’Etat. Il a apprécié  les bonnes  relations qui existent entre son pays et le Burundi en indiquant qu’il y a même une coordination parfaite car le Maroc défend toujours la souveraineté de la République du Burundi et que celui-ci soutient toujours l’intégrité territoriale marocaine. Outre les relations économiques, sportives, militaires ; etc, qui existent déjà entre les deux pays, il a souligné que sa présence s’inscrit dans le cadre  d’accélérer davantage les relations  dans le domaine du tourisme et dans d’autres domaines comme l’éducation. 

Le Canada et l’Espagne comptent améliorer les relations de coopération avec le Burundi  

De son côté, la nouvelle ambassadrice du Canada au Burundi, Lisa Stabelbauer, a fait savoir qu’au lendemain de la commémoration du 57e anniversaire de l’indépendance du Burundi, elle est très fière de transmettre les félicitations du peuple canadien à celui du Burundi. En tant qu’ambassadrice, elle souhaite maintenir les relations durables entre son pays et le Burundi. « Le Canada est content d’appuyer le Burundi dans sa voie de développement, surtout dans le secteur de la santé des mères et des enfants, mais aussi dans l’éducation, l’agriculture et la bonne gouvernance ». L’ambassadrice de l’Espagne au Burundi, Francisca Pedros Carretero,  a, à son tour, indiqué qu’en tant que représentante de l’Espagne au Burundi, elle compte améliorer les relations qui sont déjà très bonnes entre les deux pays. Etant donné que  l’Espagne est  un des pays qui appuient le Burundi à travers certaines organisations internationales, elle s’est réjouie que la Croix-Rouge espagnole travaille côté à côte avec la Croix-Rouge du Burundi dans différents domaines, avant d’indiquer qu’il faut en profiter pour approfondir cette collaboration. 

Visiter le Burundi pour avoir de vraies informations 

D’après le porte parole adjoint du président de la République, Alain Diomède Nzeyimana,  les trois pays ont de bonnes relations avec le Burundi et sont en train de tout faire pour les renforcer. Le chef de l’Etat a ainsi demandé au Maroc de pouvoir construire son ambassade au Burundi dans le but  de faciliter la tâche aux hommes d’Affaires marocains qui voudraient venir investir au Burundi. Il a également demandé à la nouvelle ambassadrice de l’Espagne au Burundi de renforcer aussi les relations entre les deux pays dans les secteurs de la culture et du sport, surtout le basketball et le football, en ce sens que l’Espagne est l’un des pays les plus réputés dans le secteur sportif.  D’après toujours M. Nzeyimana, le chef de l’Etat a, en définitive, demandé à ces trois ambassadeurs de toujours visiter chaque fois  le Burundi afin de s’enquérir de ce qui se passe dans le pays car c’est triste de voir des pays qui diffusent de fausses informations alors  qu’ils ont  des représentants dans le pays. Il les a invités à visiter souvent le Burundi pour être au courant de ce qui s’y passe du jour au jour afin d’avoir de vraies informations et vérifiées sur notre pays. 

Astère Nduwamungu

 

MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS> Forum de consultation nationale

La durabilité des radios communautaires au Burundi

 

DSC 0953Le ministère de la Communication et des médias  a organisé le mardi 2 juillet 2019, en collaboration avec l’Unesco, un forum de consultation nationale sur la durabilité des radios communautaires au Burundi.  

 

Dans son allocution, le ministre de la Communication et des médias, Frédéric Nahimana a fait savoir que l’objectif principal de ce forum était de réfléchir sur la mise en place d’un cadre de réglementation légale pour la radiodiffusion communautaire reposant d’une part, sur une approche fondée sur les droits, intégrée au sein de politiques plus générales en matières de médias et communications, et d’autre part conscient des besoins spécifiques du secteur et des communautés. Il a ajouté que cette consultation repose sur cinq grands thèmes dont la définition des radios communautaires et la reconnaissance officielle, le système d’attribution de licences, la formation, le financement public ainsi que des soutiens privés et la transition de l’analogique vers le numérique. Il a indiqué que ces thèmes viennent à point nommé et que le ministère attend des participants des recommandations concrètes qui, une fois mises en application, seront susceptibles d’impulser le développement du monde rural. « Aussi veut-il des radios communautaires dignes de ce nom, capables de durer dans le temps et dans l’espace.»Le ministre Nahimana a profité de cette occasion pour indiquer que la radio communautaire se dote d’une série de critères dont la gestion est assurée par la communauté bénéficiaire ; sa philosophie est de permettre aux sans voix, jeunes, femmes, vieux, commerçants, agriculteurs, artisans, fonctionnaires, métiers informels, … de s’exprimer. Il a ajouté que mêmes les critères d’ordre géographique, psychoaffectif, chronologique ainsi que la vie en société ne sont pas éloignés.Frédéric Nahimana salue les initiatives de l’Unesco dans la mise en place de la Maison de la presse qui a pris en main la question de la formation des journalistes et en mettant sur pied un Centre de perfectionnement multimédia pour la formation continue des journalistes en activité.Il a, enfin, fait savoir que le gouvernement du Burundi, en général, et le ministère de la Communication et des médias, en particulier, restent à l’écoute de toute bonne initiative qui viendrait suppléer la formation des journalistes en attendant que l’Ecole de journalisme reprenne.               

Olivier Nishirimbere

 

Editorial> Œuvrer sans cesse à la préservation de l’indépendance nationale

A la veille de chaque événement d’importance nationale, il est de tradition que le président de la République Pierre Nkurunziza s’adresse au peuple burundais, dans le cadre d’un message à la Nation. Il en a été ainsi à la veille de la célébration, le 1er juillet 2019, du 57e anniversaire de notre indépendance durement obtenue le 1er juillet 1962, après une longue et malsaine période coloniale sur laquelle nous jetterons toujours l’anathème, tant les malheurs causés aux citoyens burundais ont douloureusement affecté ces derniers. De tous ces malheurs, les divisions interethniques ont été les plus cruelles dans un pays où l’unité était pourtant séculaire, profondément ancrée dans les mœurs ancestrales comme l’a longuement rappelé le président de la République dans son message à la Nation, à l’occasion duquel il a annoncé des mesures réjouissantes en direction notamment des fonctionnaires de l’Etat, ainsi que de nouvelles appellations concernant certains lieux et bâtiments publics. Le journal que vous lisez depuis un peu plus de 41 ans aura certainement l’occasion de vous en parler en long et en large, dans ses diverses colonnes.A la veille de chaque événement d’importance nationale, il est de tradition que le président de la République Pierre Nkurunziza s’adresse au peuple burundais, dans le cadre d’un message à la Nation. Il en a été ainsi à la veille de la célébration, le 1er juillet 2019, du 57e anniversaire de notre indépendance durement obtenue le 1er juillet 1962, après une longue et malsaine période coloniale sur laquelle nous jetterons toujours l’anathème, tant les malheurs causés aux citoyens burundais ont douloureusement affecté ces derniers. De tous ces malheurs, les divisions interethniques ont été les plus cruelles dans un pays où l’unité était pourtant séculaire, profondément ancrée dans les mœurs ancestrales comme l’a longuement rappelé le président de la République dans son message à la Nation, à l’occasion duquel il a annoncé des mesures réjouissantes en direction notamment des fonctionnaires de l’Etat, ainsi que de nouvelles appellations concernant certains lieux et bâtiments publics. Le journal que vous lisez depuis un peu plus de 41 ans aura certainement l’occasion de vous en parler en long et en large, dans ses diverses colonnes.L’indépendance nationale signifierait-elle seulement le départ du colonisateur ? A cette question, le Chef de l’Etat a été on ne peut plus clair. Soulignant le thème choisi pour la célébration du 57ème anniversaire de notre indépendance, à savoir : « Soutenir l’indépendance nationale », le président de la République a clairement indiqué que sans la préservation de cette dernière, toutes les brèches seraient ouvertes à tout ce qui est de nature à lui porter dangereusement atteinte. Les crises récurrentes de la période post-indépendance, c’est-à-dire celles de 1965, 1972, 1988 et 1993 ont mis à rude épreuve notre unité et notre indépendance. Notamment issus des coups de force, les régimes politiques de l’époque ont été d’une grande dangerosité pour la cohésion et l’indépendance du peuple burundais. De toutes ces crises, celle de 1993 consécutive à l’assassinat du premier Président démocratiquement élu Melchior Ndadaye, a été très éprouvante pour notre unité et notre indépendance. Aujourd’hui, il est heureux de constater qu’en 14 ans de pouvoir, le parti CNDD-FDD est dans la bonne voie pour ce qui concerne le renforcement de l’unité du peuple burundais et la préservation de son indépendance. Les choses ont changé dans le bon sens et l’on ne peut que s’en réjouir.Aujourd’hui, 57 ans après notre indépendance, continuons toujours d’avancer dans la bonne direction en nous préparant, dans l’unité et en toute indépendance à un autre événement de taille, à savoir les élections démocratiques pluralistes de 2020 qui, sans nul doute, seront des élections à succès comme cela a été le cas pour le référendum constitutionnel. Avançons toujours dans la bonne direction en œuvrant, dans l’unité et en toute indépendance, à la concrétisation du Plan national de développement dont la conception et l’élaboration ont été le fait des Burundais eux-mêmes et non le fait des experts venus d’une terre étrangère. Avançons toujours dans la bonne direction en ne nous lassant pas d’œuvrer à la consolidation de l’unité et de l’indépendance du Burundi, ce précieux cadeau que Dieu nous a donné pour l’aimer et pour le servir, ce même Dieu qui occupe une place de choix dans la nouvelle Constitution burundaise.

Louis KAMWENUBUSA

 
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