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PARLEMENT> Séance plénière du mercredi 11 avril 2018

Présentation des réalisations du gouvernement par le Deuxième vice-président de la République

 

DSC 3658Les deux chambres du Parlement se sont réunies en séance plénière sous la présidence de Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, le mercredi 11 avril 2018. Au cours de cette séance, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a présenté les réalisations du second semestre de l’année 2017 pour les ministères sous sa tutelle. 

 

La Constitution de la République stipule en son article 163 qu’ « évaluer, tous les six mois, la mise en application du programme du Gouvernement » est l’une des activités qui peuvent réunir en congrès les deux chambres du Parlement. Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a présenté aux membres des deux chambres les réalisations des différents ministères sous sa tutelle.La présentation s’est déroulée ministère par ministère et le Deuxième vice-président de la République  détaillait les grandes lignes avec des renvois pour quelques petits détails au livre-rapport que chaque parlementaire possédait déjà. Parmi les grandes réalisations, il a signalé notamment que le ministère en charge des finances a dans l'objectif de maintenir l'équilibre macroéconomique en conjoncture avec la politique monétaire, 404,82 milliards BIF des recettes ont été collectés contre 333 milliards BIF collectés à la fin de décembre 2016, soit un montant additionnel de 72,5 milliards (21%) par l’OBR (Office burundais des recettes). En vue de renforcer la bonne gouvernance au sein de ce ministère, mille cinq cent vingt-un (1 521) marchés en dessous des seuils ont été contrôlés et cinq rapports sont déjà produits et disponibles.

Domaine socioéconomique 

Joseph Butore a fait savoir que dans le domaine socioéconomique et avec le ministère des Transports, des travaux publics et de l’équipement, parmi les grandes réalisations, 157 km de routes en terre ont été revêtues et entretenues. Les travaux de bitumage de la RN 13 phase II, tronçon Butaganzwa-Ruyigi (19 km) ont été complétés. Les travaux de bitumage de la RN18,  phase I, tronçon Nyakararo-Mwaro-Kibumbu (30 km) ont été complétés au cours du 2è semestre 2017. Les travaux de bitumage de la RN5, lot 1, tronçon Bujumbura-Nyamitanga (30km) ont été lancés.L'Office de Transport en Commun (Otraco) a réalisé deux milliards  trois millions quatre cent-septante-deux mille sept cent-douze francs burundais (2 003 472 712) sur 2,5 milliards prévus pour toute l'année. Le ministère des Transports a procédé au retrait des vieux véhicules et a interdit leur importation ainsi que celle des véhicules de main gauche. Les feux tricolores en mairie de Bujumbura ont été installés, des travaux connexes réalisés à la RN3. 

Le domaine de l’énergie et des mines : des avancées significatives

Le ministère de l’Energie et des mines enregistre dans son actif diverses réalisations. Il importe de signaler que 245 artisans miniers et de carrières se sont formalisés, 217 demandes d'exploitation des sites traitées, 123 nouvelles coopératives agréées et 11 renouvelées ainsi que 89 périmètres cadastrés. Au mois de juillet 2017, il y a eu production de 10 MW, puis 20 MW dès septembre 2018 pour totaliser 30 MW. De plus, dans la production de l’énergie électrique par la mise en marche d’une centrale thermique, des extensions de réseaux électriques en moyenne tension et basse tension sur 14,8 km de réseaux moyenne tension sur une distance de 36,2 km de réseaux basse tension ont été réalisés à Carama, Kajaga et Kobero.

Une école doctorale à l’Université du Burundi et 22 programmes de master

S’agissant des réalisations du ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Butore a fait remarquer que parmi celles-ci,  22 programmes de Master ont été autorisés à ouvrir par la CNES (Commission nationale pour l’enseignement supérieur). Plus de quatre mille (4 000) enseignants et directeurs ont été formés au mois d’août dans le cadre de la formation des enseignants et directeurs des écoles secondaires de la deuxième année du post-fondamental. Un million sept cent-vingt mille cinquante-six (1 720 056) manuels pour les élèves de 7e et trente quatre mille quatre cents (34 400) guides pour les maîtres ont été distribués dans le cadre du programme « Back to School » avec l’appui de l’Unicef. Un million cinquante-six mille (1 056 000) manuels ont été distribués pour les élèves de 8e.

L’environnement a été également protégé

Le ministère ayant l’environnement dans ses attributions n’a pas manqué de protéger l’environnement. Ainsi, trois mille       (3 000) plants de bambou ont été produits et plantés sur les rives des rivières Mutimbuzi et Kanyosha sur une distance de 2 km. Des plants de calliandra ont été mis en place dans les 30 périmètres de protection rapprochée sur 30 sources de captage d’eau potable des  communes Bururi, Rumonge, Burambi et Buyengero. 250 000 plants forestiers  et agro-forestiers ont été produits dans les communes Kirundo, Muyinga, Ruyigi, Mairie de Bujumbura pour les plants de bambous, ainsi que 50 000 plants forestiers.Deux mémorandums d’entente ont été signés dans le cadre du partenariat public et privé pour deux sites, à savoir la source du Nil de Rutovu et les eaux thermales de Muhweza dans le cadre de l'aménagement des campings lodges. Le ministère du Commerce a suivi régulièrement l'évolution des prix des produits de première nécessité sur les marchés du pays pour anticiper sur les pénuries ou éventuelles spéculations sur les prix.

Le ministère en charge des médias n’a cessé de progresser

Le ministère ayant en charge la communication a effectué une inspection approfondie des services sous-tutelle. Il a procédé à la vulgarisation des politiques, au renforcement des capacités à différents endroits. Les émissions numériques ont été lancées sur la télévision nationale. Bientôt, les cent -nonante mille (190 000) décodeurs seront distribués aux ménages vulnérables déjà identifiés. Le ministère a continué avec les médias publics, l’accompagnement des actions du gouvernement et la promotion de l’image du Burundi. Le réseau mobile de l’Office national des télécommunications a été modernisé. Dans le cadre de l’inclusion financière, la Régie nationale des postes a permis à deux mille six cent-trente-neuf (2 639) personnes d’être déjà insérées dans le circuit financier formel avec 49 000 000 FBu.Pour le renforcement des prestations de soins et de services de santé, le ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida a fait une campagne de vaccination des enfants de 4 mois à 14 ans contre la rougeole et la rubéole au niveau national, 98% des enfants ont été vaccinés. Trois mille (3 000) personnes âgées bénéficiaires ont accès aux soins et services de santé, car elles possèdent déjà des cartes du programme de financement des soins et services de santé pour les personnes âgées. En 2017, 98,8 % des enfants de 9 mois à 14 ans ont été vaccinés contre la rougeole et la rubéole au niveau national.

Le secteur agro-pastoral a été renforcé

Dans le souci de l'augmentation de la production agricole, il y a eu la redynamisation de l'encadrement rapproché, ainsi 14 318 ménages ont été encadrés dans tout le pays. On a également appuyé 34 organisations de producteurs dans tout le pays. Il y a eu la promotion des unités de transformation des produits agricoles, 4 études de faisabilité sur les unités de transformation de la tomate, du maracudja, des agrumes et de la banane. Une étude de faisabilité est disponible sur la tomate. Environ 914 km de fossés antiérosifs ont été végétalisés sur 500 km prévus. 1 600 ha ont été emblavés dont 1 450 ha de marais et 150 ha de périmètre irrigué. 69 083,6 tonnes de riz paddy ont été produits sur 42 000 tonnes prévues. Au niveau de l’augmentation de la production agricole : 10 000 plants de prunier de Japon, 20 000 plants de manguier, 10 000 plants d’avocatier, 20 000 plants d’agrumes et 50 000 plants de maracoudja ont été  produits. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a promu la recherche agronomique et zootechnique. Ainsi, 236 004 mini-tubercules de pomme de terre ont déjà été produits. Un crédit de 5,8 milliards a été contracté par les producteurs auprès des microfinances et garanti par des projets du Fida. La production des cultures industrielles a été augmentée : 1 885 tonnes de coton graines, 779 tonnes de coton fibre et 13 347,514 tonnes d’huile de palme ont été produites. L’impact de la privatisation des filières café, thé et abattoirs a été évalué. Une stratégie de diversification des cultures a été élaborée, ainsi que la promotion des unités de transformation des produits agricoles.Le ministère ayant les affaires sociales dans ses attributions a permis l’accès aux soins de santé des indigents. Ainsi,  3 000 personnes âgées ont accès aux soins et services de santé, car elles possèdent déjà des cartes du programme. 200 ménages ont été appuyés dans la réinstallation, ont l'accès à l’habitat décent et à l’auto-prise en charge; 210 enfants ont été retirés de la rue et réinsérés dans leurs familles. et 255 072 ménages victimes des catastrophes et autres vulnérables ont été assistés en vivres et non-vivres.

Amédée Habimana

 

Miss Burundi 2018> Etat d’avancement des inscriptions

Elles continuent mais des défis sont déjà observés

 

DSC 0063L’élection de Miss Burundi est devenue un rendez-vous annuel et pour cette année, les inscriptions ont commencé le 1er mars pour prendre fin le 16 avril 2018. Le bilan est satisfaisant dans la mesure où on a à peu près une quarantaine d’inscrites que ce soit à Bujumbura ou à l’intérieur du pays. Mais des barrières ne manquent pas pour les candidates de l’intérieur du pays. 

 

 

Les candidates viennent s’inscrire chaque jour à Bujumbura au bureau de l’organisation de Miss Burundi.  L’un des critères pour s’inscrire à Miss Burundi c’est de représenter une des provinces, c’est-à-dire une province originaire des parents ; une province dans laquelle la candidate se sent à l’aise ; ou une province à laquelle la candidate est attachée. C’est ainsi que le comité d’organisation est allé à la rencontre des potentielles candidates à l’intérieur du pays.   

Peu de candidates à l’intérieur du pays

D’après André Hakizimana, le chargé de la communication à Miss Burundi 2018, la première sortie a été effectuée dans la région Nord du pays (Ngozi, Kayanza, Kirundo et Muyinga) où les filles ont eu rendez-vous dans la province de Ngozi. «Durant les trois jours, le constat est qu’il n’y a pas eu assez de candidates pour se faire inscrire au concours Miss Burundi. Nous avons fait tout notre mieux pour faire passer le message, que ce soit au niveau des émissions dans les radios communautaires, ou sur les dépliants, a regretté M. Hakizimana». Le même travail a été fait dans la province de Gitega représentant la région Centre. Cette région couvre les provinces de Gitega, Mwaro, Muramvya et Karusi, Cankuzo et Ruyigi. Il y a eu aussi peu de candidates dans cette région. Pour les deux sorties faites à l’intérieur du pays, le bilan n’est pas satisfaisant, selon notre interlocuteur. Une autre sortie est prévue la semaine prochaine pour la région Sud (Makamba, Rumonge). Aussi, le milieu universitaire est concerné par ce concours d’où neuf universités vont être sillonnées à la recherche des candidates.

La barrière linguistique, un des défis

M. Hakizimana explique ce résultat par le fait que les filles de l’intérieur du pas ont peur car elles croient que pour être élue Miss Burundi, il faut être une fille de la capitale Bujumbura. Dans les émissions interactives ou les rencontres faites avec elles, ces filles croient qu’il faut provenir d’une famille très riche, avoir fait une formation universitaire très poussée, ou avoir voyagé à l’étranger. L’autre défi observé est la barrière linguistique dans la mesure où l’un des critères pour se faire inscrire à ce concours est de bien parler le Kirundi et le Français. « On a senti qu’il y a une certaine peur des candidates de l’intérieur du pays par rapport à la langue française ».Un casting (audition générale) est prévu à Bujumbura pour toutes les candidates déjà inscrites pour Miss Burundi 2018. Elles vont se réunir les 28 et 29 avril 2018. « Elles devront démontrer leurs talents et leurs capacités, c’est ainsi que le jury va donner les dix-huit (18) finalistes pour représenter les 18 provinces du pays dans la grande finale de l’élection Miss Burundi 2018 », a-t-il souligné. Il est aussi prévu leur internement car cette phase n’a pas eu lieu pour les deux éditions précédentes faute de moyens. La période de coaching suivra ensuite et va durer deux mois. A cet effet, les finalistes apprennent la façon de défiler avec des chaussures à haut talon, l’élaboration des projets, la culture générale. La finale est prévue au mois de juillet.                                                                                                   

Yvette Irambona

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA CEA> Les journalistes ont voulu savoir plus

Sur les réalisations trimestrielles de ce ministère

 

DSC 0759Lors de la conférence de presse que la ministre à la présidence chargée des Affaires de la Communauté est-africaine (CEA) a animé le mardi 10 avril 2018, les journalistes ont voulu savoir plus sur le protocole d’une monnaie unique au sein de la Communauté ainsi que l’usage d’un  visa touristique unique. La ministre Isabelle Ndahayo les a tranquillisés que le Burundi n’est pas en retard vu l’agenda communautaire. 

 

La première question des journalistes fut celle de savoir si le différend qui existait entre le Burundi et la CEA n’est plus, étant donné que les parlementaires burundais  à l’Eala siègent comme les autres. La ministre à la présidence chargée des Affaire de la CEA a répondu que la participation de nos parlementaires ne signifie pas que le Burundi a accepté l’élection du président de l’Eala. « C’est vrai que nos parlementaires participent dans les sessions de l’Eala mais cela ne signifie pas qu’on a accepté les résultats de l’élection de ce président. Le Burundi a contesté les élections illégales et irrégulières qui ont eu lieu. Il a porté plainte auprès de la Cour de justice de la CEA et nous attendons les conclusions de cette instance. En attendant, les députés burundais peuvent participer aux sessions parlementaires pour que l’agenda communautaire continue », a dit Mme Ndahayo.Les journalistes ont en plus demandé si le retard de la mise en place du visa touristique unique n’entraînera pas des pertes pour le Burundi. Pour la ministre Ndahayo, vaut mieux tard que jamais. « Le Burundi, comme la Tanzanie  et le Sud Soudan, n’a pas encore mis en place le visa touristique unique. Mais cela ne veut pas dire qu’on est contre l’utilisation de ce visa touristique unique. Le processus est en cours, on est en train d’étudier les modalités et, d’ici peu de temps, ce visa sera mis en place », a donné comme éclaircissement Mme Ndahayo.

Les relations redeviendront bientôt normales

Une autre question a été celle concernant les relations entre le Burundi et le Rwanda qui ne sont pas bonnes et qui, semble-t-il, ne s’améliorent pas. Sur cette question, Mme Ndahayo a dit que même si ces mauvaises relations qui existent entre nos deux pays peuvent handicaper les activités de la CEA, le Burundi ne s’accuse de rien et il y a espoir que de bonnes relations s’établiront bientôt car la question est sur la table des chefs d’Etat de la Communauté.« De tout ce que nous avons fait au cours du trimestre, nous n’avons pas traité des lois sur l’Union monétaire. Mais au niveau de la CEA, l’Eala a reçu du Conseil des ministres deux projets de lois visant la mise en place du protocole de l’Union monétaire. On n’a pas à s’inquiéter car l’usage d’une monnaie unique au niveau de la CEA est prévue pour l’an 2024 », a précisé Mme Ndahayo en guise de réponse à la question concernant l’usage d’une monnaie unique au sein de la CEA.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

ONELOP-BURUNDI> Atelier de présentation du rapport sur l’enrôlement des électeurs

« L’enrôlement s’est bien déroulé sur tout le territoire du Burundi »

 

DSC05843L’Observatoire national des élections et des organisations pour le progrès (Onelop- Burundi), a organisé le mercredi 11 avril 2018, un atelier de présentation du rapport d’observation sur l’enrôlement  des électeurs du référendum constitutionnel du 17 mai 2018 et des élections de 2020. C’était dans le cadre d’évaluer ledit rapport. 

 

Dans son discours, le représentant légal et coordinateur national de l’Onelop-Burundi, Gilbert Bécaud Njangwa, a précisé que pour évaluer  ce rapport, son association a travaillé sur quinze questions (15) dont les unes étaient de vérifier si les centres d’inscription étaient ouverts à l’heure prescrite dans le Code électoral, si le matériel de recensement était complet, si les agents recenseurs respectaient les procédures d’inscription telle que définies par le Code électoral, quel a été le climat général lors de l’inscription, comment les représentants des partis politiques se sont comportés, s’il y a eu des tentatives de fraude sur la liste électorale ou d’autres formes d’intimidation aux électeurs, etc.M. Njangwa a déclaré que partant de ces questions, le rapport est que l’enrôlement des électeurs s’est bien déroulé sur toute l’étendue du territoire du pays. Aucun problème ne s’est produit dans tous les trois mille cinquante-cinq (3 055) centres d’enrôlement. Les électeurs se sont bien enrôlés en paix et en sécurité, de sorte qu’on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de démocratie au Burundi. Les représentants des partis politiques se sont bien tenus plus qu’en 2014 car aucun parti ne s’est plaint de l’enrôlement. Et les irrégularités observées ont représenté 1%.De ces petites irrégularités qui se sont manifestées, M. Njangwa demande à la Ceni de les corriger et à l’Etat de soutenir la société civile en financement comme il le fait pour le cas de la Ceni, car elle aussi réalise beaucoup de grandes activités dans le pays. Enfin, il a remercié les membres de l’Onelop-Burundi qui ont beaucoup travaillé en se donnant corps et âme pour surveiller les activités d’enrôlement alors qu’ils n’étaient pas rémunérés.

Evelyne HABONIMANA

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA FORMATION PATRIOTIQUE> Partis politiques agréés

Réunion pour évaluer la situation politico-sécuritaire

 

DSC05836Le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique, Pascal Barandagiye a tenu le mercredi 11 avril 2018, une réunion ordinaire avec les représentants des partis politiques agréés au Burundi. L’objectif était d’évaluer la situation politico-sécuritaire à la veille de la campagne pour le référendum constitutionnel. 

 

Faisaient partie de cette réunion,  plusieurs  représentants des partis politiques et un expert de la Commission électorale nationale indépendante, Prosper Ntahorwamiye.Dans son allocution, le ministre Barandagiye a dit que les partis politiques doivent se préparer pour la campagne électorale du 17 mai 2018, pour voter le référendum constitutionnel. Car la paix et la sécurité règnent dans tout le pays. Ce qui le montre est qu’aujourd’hui, les Burundais  vaquent à leurs activités pour le développement de leur pays et dans le but de lutter contre la pauvreté. Aussi, les rapatriés sont en train de retourner dans leur pays natal et cent soixante-dix mille (170 000) sont rentrés par leur propre volonté. Il a également dit que le pays accueille des visites de hautes personnalités.  A titre d’exemple,  le haut-commissaire du HCR est maintenant en visite dans notre pays.Mais, il y a de petites infractions qui sont commises  comme le vol de petit bétail, les conflits fonciers, etc. qui disparaissent grâce à la collaboration des comités mixtes de sécurité qui se trouvent dans toutes les provinces du pays, selon le ministre Bara-ndagiye.Il a fait savoir aux participants que le Burundi a des ennemis qui ne veulent pas qu’on reste en paix. Il faut alors veiller à la paix et à la sécurité. Les pays étrangers sont jaloux du fait que le Burundi regorge de beaucoup de minerais. Dans ce cas, ces pays veulent créer des troubles afin d’avoir l’occasion d’extraire ces richesses et de perturber la paix et la sécurité du pays. Il faut également que chaque parti enseigne et sensibilise ses membres pour gérer la paix et s’ils voient une personne douteuse, de la dénoncer rapidement aux forces de l’ordre et de sécurité ; de combattre les ligalas, les boissons prohibées, de lutter contre les fraudes et soutenir le gouvernement dans ses objectifs.Signalons que M. Ntahorwamiye, expert de la Ceni, a précisé que les partis politiques sont appelés à faire la campagne dès le 1er mai 2018. Et d’ajouter que la Ceni est en train de se préparer, que beaucoup de matériels à utiliser sont disponibles, et qu’il n’y a pas d’aides étrangères, spécifiant que toutes les dépenses émanent de l’Etat burundais.
Evelyne HABONIMANA

 

CNC> Présentation du rapport de la session de l’assemblée extraordinaire

« Le nouveau Code de conduite pour la couverture médiatique des prochaines échéances électorales déjà adopté »

 

DSC 0860Après la clôture de la session de l’assemblée extraordinaire de deux jours, le président du Conseil national de la communication (CNC), Ramadhan Karenga, a organisé, le mercredi 11 avril 2018, une conférence de presse pour présenter le  rapport issu de cette assemblée extraordinaire. Et à partir d’aujourd’hui, un nouveau Code de conduite pour la couverture médiatique des  prochaines élections est déjà adopté. 

 

M. Karenga  a indiqué qu’au cours de cette assemblée extraordinaire, il s’agit d’adopter le  procès verbal de la réunion qui s’est dernièrement tenue à Cankuzo, d’échanger sur les modalités de présentation du rapport annuel pour l’exercice 2017 comme le prescrit la Constitution et la loi organique régissant le CNC. Il a ensuite ajouté que d’autres questions d’importance capitale pour l’avancement et le développement des activités des médias ont été discutées. Il s’agit, par exemple, de l’analyse et l’adoption du règlement d’ordre intérieur du CNC. « Cela étant que depuis le mois de mars, le chef de l’Etat burundais a promulgué la loi organique  sur le CNC, car la loi qui était en vigueur avant cette date  avait été promulguée depuis 2013. Alors,  depuis le 8 mars 2018, le CNC est régi par une nouvelle loi révisée », a mentionné M. Karenga.Le président du CNC a informé que les conférenciers ont également profité de cette occasion pour échanger sur la question de la couverture médiatique des prochaines échéances électorales du référendum au mois de mai, ainsi que pour les élections générales de 2020. A cela, il a dit que le CNC vient d’adopter un Code de conduite qui reflète les opinions des uns et des autres, mais qui sera mis en application après avoir consulté tous les partenaires concernés, y compris les responsables et les professionnels des médias et leurs partenaires au développement en cette matière.  « Nous allons  entamer la couverture médiatique du processus  électoral avec  un Code de conduite bien raffiné qui va recevoir les différentes contributions de la part de tous les membres de la presse, et qui sera signé par les journalistes  à travers leurs représentants respectifs », a promis M. Karenga.

Les journaux Le Renouveau et Iwacu sont mis en garde

Concernant  certains médias avisés  avec des remarques mais qui n’ont pas obtempéré, le président du CNC a signalé que certaines mesures seront bientôt prises à l’endroit de leurs activités. C’est le cas  du journal Iwacu dont on a déjà suspendu sa version  de rubrique commentaire passant en ligne pendant trois mois pour cause de non respect des règles et déontologie », a précisé M. Karenga.  Ce dernier  a profité de l’occasion pour lancer une mise en garde au journal Iwacu et au journal Le Renouveau pour ses publications qui contiennent la langue anglaise alors qu’ils ne sont pas conformes aux déclarations de leur cahier qu’ils ont faites au niveau du CNC. « Désormais, chaque fois qu’ils vont rajouter ou changer les langues, ils devront informer le CNC parce que tout cela fait partie  de la matière de régulation », a-t-il rappelé. Le président du CNC a  enfin signalé que les conférenciers ont également analysé le rapport de monitoring  pour le premier trimestre de l’an 2018. « A travers ce monitoring,  nous  avons détecté  les performances des uns ainsi que les manquements des autres. Et certaines mesures adéquates de rectification ont été prises  pour que la presse puisse fonctionner d’une façon professionnelle», a précisé M. Karenga. Quant à la carte professionnelle de presse, il a précisé qu’elle sera délivrée aux professionnels des médias ainsi qu’à tous les collaborateurs des médias.
AVIT NDAYIRAGIJE

 
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