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BUREAU DE L’OMBUDSMAN>Des personnalités dont l’ambassadeur de Belgique et le représentant de l’Union africaine, reçues en audience

Les foras organisés à l’intention des leagues des jeunes et des démobilisés au centre des échanges avec Gedopt et Diarra

 

L’ombudsman burundais a reçu en audience, le 24 mars 2015, en premier lieu le directeur général de l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) et le vice-président du conseil d’administration d’Africell Tempo, ensuite l’ambassadeur de la Belgique Marc Gedopt et enfin le représentant de l’Union africaine Boubacar Diarra.

 

DSC 1818A la sortie de la première audience, le conseiller au bureau de l’Ombudsman Angèle Barumpozako, a informé que le directeur général de l’ARCT et le vice-président du conseil d’administration d’Africell Tempo étaient venus présenter les questions, les problèmes qui se posent sur la société Africell Tempo. Après les avoir entendus et leur avoir donné des conseils, l’Ombudsman a mis en place un comité ad hoc qui va continuer le traitement de ce dossier. Ce comité va travailler pendant deux semaines afin de trouver les solutions auxdits problèmes, a ajouté Mme Barumpozako.

Les foras organisés par l’ombudsman sont appréciés

Selon l’ambassadeur de Belgique au Burundi, Marc Gedopt, sa visite s’inscrit dans le cadre de consultation périodique avec les autorités burundaises. Il a fortement insisté sur le projet de conférence qui va terminer le cycle des consultations que l’ombudsman a eues avec les jeunes des partis politiques pour assurer que les élections à venir se déroulent dans un esprit d’ouverture politique en reconnaissant les diversités politiques. «Que tout le monde puisse à partir de maintenant jouer le plein droit pour avoir la liberté de parole, de réunion et des autres choses», a souhaité M. Gedopt.

DSC 1843Quant au représentant de l’Union africaine Boubacar Diarra, il a informé qu’il a eu l’occasion de savoir qu’en dates des 29 et 30 avril 2015 le bureau de l’Ombudsman burundais compte organiser une conférence nationale afin de restituer les leçons lors des quatre foras régionaux qu’il a organisés dans les régions du pays à l’intention des leagues des jeunes et des démobilisés. M.Diarra a ajouté que ces fora avaient pour ambition de réfléchir ensemble aux voies et moyens de neutraliser la violence en termes d’expression politique, et de convenir avec les uns et les autres dans ce pays de ne pas embrasser la violence mais au contraire embrasser les voies de dialogue, de partage et de l’échange. Il affirmé que ces quatre fora ont abouti à des recommandations très fortes et la conférence nationale qu’il se propose d’organiser aura pour ambition de restituer au profit de l’ensemble national les résultats de ces fora régionaux.

Ezechiel Misigaro

 

Deuxième vice-présidence de la république>Audience accordée au nouvel ambassadeur de la RP de Chine au Burundi

Zhuo Ruisheng est engagé à renforcer les relations entre nos deux pays

 

Le Deuxième vice-président de la République du Burundi, Gervais Rufyikiri a reçu en audience le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine au Burundi Zhuo Ruisheng le mardi 24 mars 2015. Les deux personnalités ont exploré ensemble les relations traditionnelles qui existent déjà entre les deux pays et ont exprimé la volonté de les renforcer.

 

DSC 1031Le nouvel ambassadeur Zhuo Ruisheng a effectué une visite de courtoisie au Deuxième vice-président de la République Gervais Rufyikiri, le mardi 24 mars 2015. Au cours de l’audience, les deux personnalités ont échangé sur les relations d’amitié et de coopération fructueuses qui existent entre le Burundi et la RP de Chine depuis bien longtemps. Selon M. Rufyikiri, les relations entre les deux pays sont caractérisées par plusieurs projets. Ainsi, a-t-il précisé, « avec l’appui de la Chine, il y a des projets qui sont réalisés dans le secteur de l’énergie, des infrastructures, de l’éducation, de la santé ». Selon M. Rufyikiri, ce pays contribue énormément dans la lutte contre la pauvreté au Burundi. Cette rencontre a été aussi une occasion pour le Deuxième vice-président de la République de demander à ce diplomate chinois de continuer à renforcer les relations entre les deux pays. Aussi, faut-il encourager les Chinois à investir au Burundi. M. Rufyikiri promet que le gouvernement burundais restera proche des investisseurs chinois, et mettra en place dans la mesure du possible, les conditions qui leur faciliteront la tâche dans le respect de la loi.

Les relations iront toujours de l’avant

En ce moment où le Burundi est dans le processus électoral, Gervais Rufyikiri a encore exprimé un souhait que la République populaire de Chine continue à appuyer le pays. Selon toujours lui, le nouvel ambassadeur promet qu’il va suivre de près les projets appuyés par la Chine en cours et essayera de multiplier ces appuis. Zhuo Ruisheng apprécie, lui aussi, les relations entre les deux pays. « En tant que nouvel ambassadeur de Chine au Burundi, je promets de faire avec tous mes efforts, comme mon prédécesseur, de travailler avec les amis burundais, pour renforcer ces relation et pour faire avancer plus vite les projets en cours», a-t-il déclaré.
Alfred Nimbona

 

SENAT> Adoption du projet de loi portant réorganisation du secteur de l’électricité

Ouvrir le secteur de l’énergie électrique en posant des bases juridiques

 

La chambre haute du parlement burundais a analysé, le mardi 24 mars 2015, le projet de loi portant réorganisation du secteur de l’électricité au Burundi. Après l’analyse dudit projet, les sénateurs l’ont adopté à l’unanimité.

 

DSC 0456Au cours de la séance plénière, le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza, a fait l’exposé des motifs du projet de loi et a répondu aux différentes questions des sénateurs.
L’objectif de la présente loi est d’ouvrir le secteur de l’énergie électrique en posant des bases juridiques nécessaires à l’investissement réalisé par le secteur privé. Le projet vise également à résoudre les problèmes mis en évidence lors du diagnostic posé par le secteur autour du faible taux d’accès à l’énergie électrique et de l’absence d’un cadre juridique adapté et attractif. Son objectif est aussi de rendre plus performant le secteur et attirer, à travers des mesures de sécurisation, les investisseurs vers le secteur et favoriser une émergence énergétique nationale par le recours à la formule du partenariat public-privé. Il vise enfin l’ouverture du secteur de l’énergie électrique en posant des bases juridiques qui sont nécessaires à l’investissement du secteur privé, dans le but de donner une transparence maximale dans la libéralisation de ce secteur et permettre ainsi l’ouverture du marché de l’électricité à tout opérateur.

Protéger le consommateur d’électricité

Les sénateurs ont montré les lacunes en ce qui concerne l’absence de disposition prévue dans le projet de loi pour protéger les consommateurs afin de réparer les préjudices subis à la suite d’une surtension ou d’une anomalie quelconque. Le ministre Manirakiza a indiqué que telle est la mission de l’Agence de contrôle et de régulation des secteurs de l’eau et d’électricité. Il a aussi demandé aux intervenants dans le secteur de se couvrir d’une assurance risques divers.
S’agissant du problème des délestages, M. Manirakiza a déclaré que des projets sont en train d’être élaborés pour augmenter l’énergie électrique en exploitant les potentialités.
Les sénateurs ont émis des recommandations, entre autres, l’augmentation de la qualité de contrôle des équipements, l’indemnisation des consommateurs qui subissent des dommages causés par une surtension ou anomalie quelconque provenant du réseau électrique, la mise en place de l’énergie à biogaz, etc.

Eric Mbazumutima

 

 

ISCAM > Ouverture solennelle de l’année académique 2014-2015

Les corps de défense et de sécurité sont appelés à éviter tout dérapage politique en cette période électorale

 

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a procédé à l’ouverture solennelle de l’année académique de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam), le mardi 24 mars 2015. Les cérémonies ont été également marquées par l’incorporation définitive des candidats officiers de la 45e promotion ainsi que la prestation du serment des lauréats de la 15e session de recyclage des officiers (SRO) qui viennent de terminer leur stage à cet institut.

 

DSC 0628Dans son mot d’accueil, le commandant de l’Iscam, colonel Aloys Bizindavyi, a indiqué que cette année coïncide avec le 40e anniversaire de l’institut dans sa mission de former l’élite de l’armée nationale. Selon lui, pendant les 40 dernières années, ledit institut a déjà recruté autour de 2 300 candidats officiers et parmi eux, 1 600 lauréats. Selon toujours lui, depuis 2012, cet institut accueille des candidats de la Communauté de l’Afrique de l’Est et compte continuer pour l’intégration effective du Burundi au sein de la sous-région. Il n’a pas manqué de passer en revue le bilan des réalisations de l’année écoulée.

Les corps de défense et de sécurité doivent refléter la volonté du peuple burundais

De son côté, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, général major Pontien Gaciyubwenge, a remercié tous ceux qui avaient répondu présents à ce rendez-vous, dont le chef de l’Etat. Ainsi, étant donné que ces cérémonies interviennent à deux mois des élections générales, il a saisi cette opportunité pour rappeler que, selon certains principes clés, les corps de défense et de sécurité doivent refléter la volonté résolue des Burundais en tant qu’individus et en tant que nations de vivre égaux dans la paix et en harmonie. Selon lui, ces derniers sont au service du peuple burundais, d’où ils doivent résister à la provocation et à la manipulation, et éviter tout risque de dérapage politique. Il a ainsi invité les membres de ces corps à être neutres et impartiaux mais de façon responsable et objective.

Le pouvoir est le résultat d’une démocratie fondée sur l’expression libre de la volonté du peuple

A son tour, le chef de l’Etat a félicité les membres de la Force de la défense nationale pour le travail accompli tant sur le territoire national que dans les différents pays où ils sont déployés dans des missions de maintien de la paix. En ce moment où le Burundi s’approche progressivement des élections, il a fait appel aux membres des forces de défense nationale et de sécurité en général, de la FDN en particulier, de se maintenir au-dessus de la mêlée. Il a ainsi réitéré aux membres du haut commandement des forces de défense et de sécurité nationale, généraux, officiers, sous-officiers, caporaux et soldats qu’ils constituent un corps apolitique par essence et leur a demandé de ne pas se laisser distraire par les discours des uns et des autres. Pierre Nkurunziza a également souligné que le pouvoir est le résultat d’une démocratie fondée sur l’expression libre de la volonté du peuple concrétisée par le respect du verdict des urnes. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement du gouvernement à assurer la paix et la sécurité pour tout le monde, et a lancé un appel à tout un chacun à collaborer pour que tout auteur d’insécurité soit arrêté et traduit en justice pour répondre de ses actes. Selon lui, quiconque sera attrapé dans de tels actes sera puni individuellement conformément à la loi.

Astère Nduwamungu

 

Elections 2015> Couverture médiatique

La sécurité des journalistes s’impose

 

Les élections constituent des moments de tension provoquée par beaucoup de facteurs. Le refus de l’alternance, et la violation des textes électoraux dans l’objectif de se maintenir au pouvoir ou de l’usurper sont fréquents, surtout pour les jeunes démocraties. Dans un contexte pareil, les journalistes qui surveillent l’intégrité du processus électoral peuvent être les cibles d’intérêts puissants voulant maintenir le statuquo ou voulant ardemment le changement. Quelques règles peuvent leur permettre d’être à l’abri des attaques.

 

Pendant le processus électoral, les politiciens aiment beaucoup s’exprimer au micro des journalistes. Ces derniers doivent être suffisamment préparés pour poser des questions pertinentes. Généralement, les questions posées sont : Qui ? Quoi ? Où ? Pourquoi ? Comment ?
Dans les interviews électorales, ce sont surtout les questions : Quoi ? Comment ? Pourquoi qui sont privilégiées.
De l’avis de Jacques Bukuru, consultant, le journaliste devrait demander par exemple les mesures proposées par un parti politique concernant le problème d’eau dans une commune urbaine quelconque. Quelles sont les causes du manque d’eau potable ? Pourquoi cette commune n’a-t-elle pas reçu d’eau potable durant ces dix dernières années ? Comment le parti envisage- t-il d’aider les handicapés qui deviennent de plus en plus nombreux ?

Faire un reportage précis.

Ce reportage est-il précis ? Les faits et les noms sont-ils tous exacts ? Le journaliste doit vérifier la véracité des informations. Ai-je fourni suffisamment d’efforts pour confirmer l’exactitude des informations?
Le reportage est-il juste et objectif ? Comporte-t-il tous les faits de l’histoire sans accorder une faveur particulière à un parti ou à un candidat ?
Le travail effectué est-il du journalisme responsable ? Mes informations ont-elles été obtenues sans corruption ou activités illégales ? Le reportage protège-t-il ses sources et respecte-t-il les lois électorales et de la presse ? Le reportage reflète-t-il la voix des électeurs ? Contient-il des informations importantes pour les électeurs ? Communique-t-il les inquiétudes des électeurs aux politiciens ? Ces questions aident le journaliste à se mettre à l’abri des griefs des uns et des autres.
Alexandre Niyungeko, président de l’Union burundaise des jornalistes(UBJ) demande aux journalistes de ne jamais porter les couleurs ou badges des partis politiques, ni scander leurs slogans. Ils ne doivent jamais non plus accepter des faveurs des partis ou candidats. Au Burundi, il n’est pas interdit aux journalistes d’adhérer aux partis politiques. Mais pour plus de crédibilité du travail de couverture médiatique électorale qu’ils sont appelés à accomplir, ils ont l’obligation de se mettre au-dessus de la mêlée. Le militantisme peut entraver le professionnalisme des médias. Parce que justement des journalistes se sont politiquement positionnés, ou forcés par des responsables de leurs médias à traiter l’information de façon inéquitable, ils ont eu à faire face, par exemple aux élections de 2010, à l’hostilité vigoureuse des partis dont ils ne sont pas membres.
Yolande NINTUNZE

 

Commune urbaine de Ngagara> Le dernier jour d’enrôlement électoral

Les gens venaient au compte-gouttes

 

Au dernier jouer de l’enrôlement électoral, le quotidien Le Renouveau a visité certains sites d’enrôlement électoral. En commune urbaine de Ngagara, les gens venaient au compte-gouttes.

 

DSC 1771En commune urbaine de Ngagara, ceux qui habitent au quartier VI se font enrôler au Lycée central Saint Gabriel. Au cours de la première phase, 2 135 personnes se sont fait enrôler. Les agents chargés d’enrôlement ont fait savoir qu’ils attendaient entre 3 500 et 4 000 personnes. Au cours de la deuxième phase, 117 personnes se sont fait inscrire au dernier jour d’enrôlement.
A la question de savoir pourquoi ces dernières ne se sont pas fait inscrire au cours de la première phase, certains ont répondu qu’elles n’ont pas eu de temps. D’autres ont dit qu’elles étaient en mission de travail. D’autres encore ont dit qu’elles n’avaient pas de cartes d’identité. Rappelons que pour se faire inscrire, les gens devaient se munir d’une carte nationale d’identité. « Et, dans les jours de l’enrôlement, on a eu de la peine à la trouver parce que certains administrateurs n’étaient pas disponibles», ont signalé nos interlocuteurs
Les gens qui habitent au quartier VII de la Commune urbaine de Ngagara se sont fait enrôler à l’école primaire qui se trouve dans ce quartier. Lorsque la rédaction du quotidien Le Renouveau a effectué une descente sur ce site, elle a constaté que les gens venaient au compte-gouttes. Dans la première phase, 892 personnes se sont fait inscrire. Au cours de la deuxième tranche, 68 personnes se sont fait enrôler. Parmi eux, il y avait 34 hommes et 34 femmes.
Certains de ces derniers ont fait savoir qu’ils ne se sont pas fait inscrire au cours de la première phase parce qu’ils entendaient beaucoup de rumeurs concernant les élections notamment, certaines tricheries constatés dans l’enrôlement. Aussi, quelques hommes politiques demandaient la Ceni d’interrompre l’enrôlement. Par consé- quent, ils ne vo-yaient pas l’intérêt de se faire inscrire alors qu’ils constataient que les élections pourraient ne pas se passer.
Tous nos interlocuteurs ont demandé la Ceni de corriger toutes les erreurs constatées pendant la période d’enrôlement pour que les élections soient transparentes et paisibles.

Rose MPEKERIMANA

 
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