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AGRICULTURE>Intérêt pour la famille et le pays

« Une économie en chaîne en commençant par la création de l’emploi »

 

Le président de la République a fait la récolte des pommes de terre le vendredi et le samedi respectivement le 02 et le 03 janvier 2015. Il a souligné que ces activités ont un intérêt pour sa famille, pour la population environnante et pour tout le pays.


DSC 1167Selon le président de la République, Pierre Nkurunziza, le premier intérêt des travaux champêtres pour la famille est de rassembler tous les membres de la famille autour du travail. « Avec les enfants tout comme avec mon épouse, quand il faut planter, nous sommes ensemble et au moment de la récolte nous venons aussi ensemble avec toute la famille, cela prouve à suffisance que tous nos enfants vont grandir en sachant que cultiver, ce n’est pas perdre du temps car ça contribue énormément à l’économie familiale et du pays.», a-t-il indiqué.
Le président Nkurunziza a fait savoir que sur une plantation d’un hectare, sa famille a récolté 7 tonnes alors qu’on avait utilisé 600 kg de semences. « Le bénéfice a été multiplié par dix, ce qui est très important pour la famille. Aussi, nous créons de l’emploi. Nous travaillons avec des associations constituées de 400 femmes.», a-t-il dit. Il a expliqué que grâce à ces travaux on apprend à la population environnante comment cultiver de façon moderne, donc la modernisation de agriculture.», a-t-il souligné.

Contribuer au changement de mentalité

Un autre intérêt qu’il a mentionné est que quand on fait la récolte des pommes de terre, le maïs ou les bananes sont vendues et les propriétaires des hôtels et des restaurants par exemple viennent sur place pour acheter. Ils aussi des commerçants qui vendent à leur tour au marché qui viennent s’approvisionner. Pierre Nkurunziza s’est réjoui que toutes ces catégories d’acheteurs payent des impôts et taxes qui contribuent énormément à l’économie du pays. « Vous remarquez donc que c’est une économie en chaîne en commençant par la création de l’emploi et à la modernisation de agriculture en passant par l’apprentissage de agriculture moderne à la population. Et, nous contribuons beaucoup au changement de mentalité des Burundais qui, hier pensaient uniquement à investir dans les domaines du commerce du sucre, du riz,…etc. Aujourd’hui, on voit que si on investit en agriculture, on contribue beaucoup à l’économie du pays.», a-t-il précisé.
Le président Nkurunziza a souligné que la récolte cette année a été très bonne. Il a reconnu que l’agriculture et l’élevage se complète mutuellement car, dans champs a-t-il précisé, 90% des engrais utilisés sont organiques tandis que le reste des récoltes est mélangé à d’autres substances pour nourrir le bétail.
Grâce-Divine Gahimbare

 

MINISTERE DES FINANCES> Signature d’un accord de don

Onze millions de dollars accordés

 

Un don de onze millions de dollars a été octroyé au gouvernement du Burundi par la Banque africaine de développement(Bad). Ce montant est destiné à financer la première phase du Programme d’appui aux réformes de la gouvernance économique(Parge).

 

DSC 0246Le ministre des Finances et de la planification du développement, Tabu Abdallah Manirakiza a signé, le vendredi 2 janvier 2014, un accord de don de près de onze millions de dollars avec le représentant résident de la Bad, Abou Amadou Ba.
M. Manirakiza a mentionné que ce geste de la Bad est un témoignage éloquent que la banque a toujours été aux côtés du Burundi. Il a saisi l’occasion pour adresser, au nom du gouvernement du Burundi, les vifs remerciements à la Bad pour les appuis et l’assistance qu’elle ne cesse d’accorder au Burundi. Il a également souligné que cet appui arrive au moment où le Burundi entre dans la phase finale d’organisation des élections et, selon lui, ce geste est un signe éloquent du soutien fort des partenaires au développement en général et de la Bad en particulier. M. Manirakiza a poursuivi en disant que le Parge, dont l’objectif principal vise la consolidation des conditions d’une croissance inclusive, contribuera à réduire durablement le chômage et la pauvreté.

Renforcer davantage la coopération

Abou Amadou Ba a, quant à lui, formulé les vœux en souhaitant que cette nouvelle année soit l’occasion de renforcer davantage l’excellente coopération qui a toujours caractérisé la Bad et le gouvernement du Burundi. Il a renouvelé la disponibilité de la Bad à renforcer davantage sa coopération qui s’inscrit dans le cadre de son engagement de rester aux côtés du gouvernement du Burundi et d’accompagner les efforts de réhabilitation, de consolidation et de relance de l’économie du pays.
L e Parge s’inscrit dans la suite des précédents appuis budgétaires depuis 2004 dont les résultats ont contribué non seulement à une meilleure mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP II), mais également , de manière spécifique, à renforcer le système national de gestion des finances publiques et le développement du secteur privé. Le Parge revêt toute son importance en tant qu’instrument de dialogue de la Bad avec le Burundi.

ERIC MBAZUMUTIMA
MARTIN KARABAGEGA

 

Assemblée nationale> Clôture de la session ordinaire d’octobre 2014

Plusieurs descentes sur terrain ont été effectuées par les députés

 

L’Assemblée nationale a clôturée la session parlementaire ordinaire d’octobre 2014, le 31 décembre 2014. Le président de l’Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma, a présenté le bilan des activités accomplies au cours des trois derniers mois de l’année en ce qui concerne la législation, le contrôle de l’action gouvernementale ainsi que la représentation et la diplomatie parlementaires.

 

DSC 2438Dans le domaine de la législation, Pie Ntavyohanyuma, a indiqué que neuf projets de loi ont été analysés et adoptés. Il s’agit, entre autres, du projet de loi portant règlement et compte rendu budgétaire pour l’exercice 2013, et le projet de loi portant fixation du budget général de l’Etat pour l’exercice 2015.
Au cours de cette session ordinaire d’octobre 2014, l’Assemblée nationale a organisé des descentes sur tout le territoire national en vue d’enquêter sur un certain nombre de questions. Ces descentes ont donné lieu à des rapports suivis de débats en séance plénière, à l’occasion desquels certaines recommandations ont été formulées.
Sur le plan de la représentation et du contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale a tenu des séances plénières qui ont permis aux députés de suivre de près l’action de l’Exécutif et de formuler des suggestions et recommandations en cas de besoin.

Les membres de la Commission Vérité et Réconciliation ont été élus

Cette session a été aussi marqué par trois activités majeures. L’Assemblée nationale a assisté en premier lieu à la prestation de serment de deux nouveaux membres de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme ainsi qu’à celle des magistrats de la Cour spéciale des terres et autres biens. Ensuite, l’Assemblée nationale a procédé à l’élection des membres de la Commission Vérité et réconciliation ainsi que son bureau. Enfin, les députés ont assisté à la prestation de serment des membres élus de la Commission Vérité et réconciliation.

Plusieurs personnalités ont été reçues en audience

Sur le plan de la diplomatie parlementaire, le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience différentes personnalités, entre autres, le nouveau nonce apostolique, l’ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, etc. En collaboration avec le président du Sénat, il a reçu en audience l’ambassadeur de l’Union européenne, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, l’ambassadeur du Royaume de Belgique ainsi que celui du Royaume des Pays-Bas au Burundi. Leurs échanges ont porté sur la résolution 2014/2833 adoptée par le Parlement européen sur la situation des droits de l’Homme au Burundi ; sur le processus électoral en cours, ainsi que sur la mise en place de la Commission Vérité et réconciliation.
Au cours de sa présentation, Pie Ntavyohanyuma a félicité les députés, et remercié les amis du Burundi pour tous les efforts qu’ils ont déjà fournis. Il a encouragé le peuple burundais à poursuivre sereinement ses activités quotidiennes.

Lyse Gahimbare

 

Stade de Ngozi> Séance d’évangélisation

« La bonne main de Dieu est sur le Burundi »

 

Le président de la République, Pierre Nkurunziza, accompagné de son épouse, et des deux vice-présidents de la République ainsi que d’autres autorités du pays ont participé dans l’après-midi du mardi 30 décembre 2014, à une séance d’évangélisation qui s’est déroulée au stade du chef-lieu de la province de Ngozi. Le message du jour était la bonne main de l’Eternel. L’expression intéressante se trouve dans Néhémie 2,18 : « Je vais vous raconter comment la bonne main de Dieu était sur moi » ainsi que dans Néhémie 2, 8 :« ….le roi me donna ses lettres car la bonne main de Dieu était sur moi ».

 

évangL’autre personne qui est intervenue était Ezidras 7,9 où Ezidras explique que la bonne main de Dieu était sur lui. C’est ce qui justifiait le succès de sa démarche. Toutes ces deux personnes vont justifier leur succès par le fait que la bonne main de Dieu était sur elles. D’après pasteur Daniel Bailon Batale Bangongo, Dieu change parfois les temps, les saisons et ceci s’explique par une double raison. D’abord, cela peut arriver que la personne entre les mains de Dieu travaille bien. L’autre raison est que les personnes fidèles à Dieu pouvaient faillir par rapport à leur mission, et cette faillite est brusque. A chaque fois que Dieu veut changer le temps, il devait trouver un homme pour changer le temps. En guise d’exemple, Dieu a utilisé Samuel et ce dernier a instauré la royauté. La période des juges était une période d’instabilité spirituelle. Ainsi, Samuel a changé les temps en instaurant la période de la royauté. L’autre exemple est que le peuple était dans une bonne situation. Mais, Satan a attaqué le pays car Salomon était dans l’idolâtrie. Pour cela, les rois qui l’ont succédé n’étaient pas à la taille de Salomon. Ce qui a fait que les choses se dégradent. Dieu s’est aussi servi de Néhémie pour construire la muraille d’Israël.

Elle va faire disparaître les ennemis de ce pays.

Quand la bonne main de Dieu agit sur quelqu’un, le péché est suspendu. Aussi, même les ennemis spirituels sont tellement faibles et cela leur inspire la peur. Egalement, les défauts sont minimisés et l’égalité est amplifiée.
Le pasteur Bailon a fait savoir que quand la bonne main de Dieu est sur quelqu’un, la puissance est en train d’agir et l’ennemi ne surviendra jamais. « La bonne main de Dieu est sur le Burundi et donnera puissance aux autorités », a-t-il souligné. Aussi, la personne ayant reçu cette bonne main, a de la faveur. Ce prédicateur a précisé que cette main sera dans notre pays et va soutenir les autorités. « Elle va faire disparaître les ennemis de ce pays ».
Yvette Irambona

 

SENAT> Clôture de la session parlementaire ordinaire d’octobre

Treize projets de lois dont celui sur le budget général de l’Etat pour l’exercice 2015 analysés et adoptés

 

Le mercredi 31 décembre 2014, la chambre haute du Parlement burundais a clôture sa session ordinaire d’octobre 2014. L’ordre du jour de cette session s’est focalisé essentiellement sur l’examen et l’adoption du projet de budget général de l’Etat pour l’exercice 2015. Plusieurs autres projets de loi ont été analysés et adoptés.

 

DSC 0114Dans son discours, Gabriel Ntisezerana , président du Sénat a fait savoir que la clôture solennelle des activités de la session d’octobre 2014 est une opportunité de faire un bilan de celle-ci. En effet, M. Ntisezerana indique que les travaux de la session d’octobre 2014 se sont focalisés essentiellement sur l’examen et l’adoption du projet de budget général de l’Etat pour l’exercice 2015. De nombreux autres projets de lois ont été également adoptés, ajoute-t-il.
Il s’agit, entre autres, du projet de loi portant fixation du budget général de l’Etat pour l’exercice 2015 ; du projet de loi portant cadre organique des confessions religieuses ; celui portant statut des langues au Burundi ; celui portant ratification de l’accord bilatéral entre le gouvernement du Burundi et le gouvernement des Emirats arabes unis relatif aux services aériens ; du projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord de financement du « Projet hydroélectrique de Jiji-Mulembwe » entre la république du Burundi et l’Association internationale de développement (Ida). Gabriel Ntisezerana précise que le Sénat a aussi analysé et adopté des amendements proposés par la commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat sur le projet de loi portant révision de la loi no1/02 du 25 janvier 2010 relative à l’organisation de l’administration communale ; le projet de loi portant ratification par la république du Burundi du protocole portant création de l’Union monétaire de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

L’égalité de genre, la sécurité et la culture ont retenu l’attention des sénateurs

Le Sénat a également analysé et adopté la ratification par le Burundi du projet d’urgence relatif à la violence basée sur le genre dans la région des Grands lacs ; le projet relatif à la ratification en matière d’interdiction des armes chimiques et celui relatif à la ratification de la Charte de la renaissance culturelle africaine adoptée à Khartoum en 2006. M. Ntisezerana fait également savoir que le Sénat a analysé et adopté le projet de loi portant révision de la loi portant création, missions, organisation, composition et fonctionnement de la Police nationale en seconde lecture et enfin le projet de loi portant règlement et compte-rendu budgétaire de la république du Burundi pour l’exercice 2013.
Le président du Sénat a enfin indiqué qu’au niveau du contrôle de l’action gouvernementale, sept séances de questions orales avec débats ont été consacrées aux membres du gouvernement tandis que seize séances d’approbation des nominations des candidats aux hautes fonctions de l’Etat ont été tenues. Il a terminé son discours en souhaitant aux Burundais en général et aux sénateurs en particulier les meilleurs vœux de l’an 2015, une année électorale au Burundi.
AMEDEE HABIMANA

 

Fêtes de fin d’année> Discours du chef de l’Etat à la Nation

Discours du chef de l’Etat à la Nation

 

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,

 

DSC 10511. L’année 2014, nous la clôturons ; nous commençons 2015, une nouvelle année. Nous rendons grâce à Dieu Tout Puissant, car Il nous a gardés en vie, et il nous a fait don d’une force suffisante pour préparer et réaliser de bons projets qui développent notre pays. Qu’il soit loué, et qu’il continue à nous guider tout au long de cette nouvelle année que nous embrassons.

2. A tout le peuple burundais et aux «étrangers» vivant sur le sol burundais, Nous vous souhaitons une bonne année: une année de paix, de réconciliation et de bonne cohabitation, une année de consolidation de la bonne gouvernance démocratique qui nous conduit à un développement durable.

3. Quant au thème de cette année que nous commençons, le voici :

«FAISONS UNE INTROSPECTION PUIS, CHOISISSONS NOUS-MÊMES DE VERITABLES LEADERS, CAPABLES DE NOUS FAIRE PARVENIR AU DEVELOPPEMENT DURABLE.»

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,

4. Comme nous le faisons à chaque début d’année, nous passons en revue l’exercice écoulé, procédons à une introspection, pour constater ce qui mérite d’être corrigé ou renforcé, en vue de prévoir un meilleur rendement au cours de l’année que nous entamons.

5. Nous voudrions alors tout de suite présenter succinctement certaines des réalisations faites, les difficultés rencontrées, et puis brosser certaines perspectives prioritaires pour cette nouvelle année que nous commençons. En effet, Nous prononçons ce discours au lendemain d’une émission publique spéciale qui a passé sur toutes les radios, une émission au cours de laquelle nous avons répondu à pas mal de questions intéressant la vie nationale. A leur tour, les ministres vont continuer à fournir de la lumière aux interrogations touchant leur domaine chacun.

6. Dans le secteur de la sécurité, il a été construit de nouveaux logements dans 10 camps militaires, et la réhabilitation des infrastructures a été effectuée à bien des endroits ailleurs. Très prochainement, il est prévu la construction de 14 bureaux communaux de police, et 2 commissariats provinciaux. Nous saisissons cette occasion pour adresser nos félicitations mêlées aux remerciements à l’endroit des policiers et des militaires qui ont construit eux-mêmes leurs propres infrastructures au cours des travaux communautaires.

7. Des comités de sécurité ont été mis sur pied à travers tout le pays. Ils sont inclusifs, et la formation continue à être assurée aux membres afin que les bénéficiaires comprennent toujours mieux le rôle qu’ils sont appelés à jouer.

8. On a démantelé 72 bandes de malfaiteurs dans la ville de Bujumbura et à travers certaines communes de l’intérieur du pays, et un assez grand nombre d’armes à feu a été saisi. Nous saisissons cette occasion pour demander que les efforts pour retirer de la population ces armes soient multipliés, pour que la sécurité au moment des élections prochaines soit plus rassurante.

9. Nous remercions vivement alors tous ceux qui ont donné leur contribution pour que la paix et la sécurité reviennent là où elles avaient été perturbées, mais aussi pour qu’elles aillent toujours croissantes dans notre pays.

10. Nous demandons à la population de rester vigilante, tout particulièrement en ces jours de fêtes de fin d’année et de préparation aux élections, car à de pareilles occasions, il est des gens mal intentionnés qui cherchent toujours à tromper la vigilance de ceux qui ont été distraits ou séduits par les festivités.

11. Poursuivez donc l’action de veiller sur la sécurité de votre circonscription, et informez dans les plus brefs délais les administratifs et les forces de sécurité les plus proches chaque fois que vous voyez des figures et mouvements qui vous intriguent.

12. Toujours dans le secteur de la sécurité, nous allons poursuivre les actes de maintien de la paix partout où ils s’imposent, lorsque les Nations unies ou l’Union africaine nous en auront exprimé la demande.

13. Nous saisissons cette occasion pour féliciter les policiers et les militaires envoyés à l’étranger, pour l’honneur dont ils ne cessent de combler notre pays en accomplissant si merveilleusement la mission leur assignée. Nous avons pu Nous-même les rencontrer au terrain en République centrafricaine et en Somalie pour les encorager et leur donner plus de moral.

14. Nous félicitons tous les autres Burundais qui se sont donnés corps et âme et qui ont honoré le Burundi en remportant les différentes compétitions, que ce soit dans le sport ou dans les manifestations culturelles. Nous félicitons également tous les Burundais pour l’inscription du Tambour du Burundi sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. C’est un grand honneur pour notre pays.

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,

15. Nous nous réjouissons du fait que le Programme de formation patriotique, la Stratégie nationale de sécurité ainsi que la Stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption sont en cours d’exécution dans divers secteurs de la vie nationale.

16. Dans le domaine de la Justice, beaucoup de réalisations ont été enregistrés – et de bonnes ! En effet, dans un délai de 18 mois seulement, 49 000 jugements rendus au niveau des tribunaux de Résidence ont été mis en exécution, et plus de 4 3OO ont été en appel.
Qu’il serait agréable de voir maintenu ce rythme, sans entendre parler d’un seul cas d’injustice ! De cette manière, l’institution gagnera la confiance de tout le monde plus qu’aujourd’hui.

17. Pour rapprocher la justice de la population et des justiciables, 9 tribunaux de Résidence ont été construits, et 5 tribunaux de Grande instance réhabilitées. Nous rappellerions qu’environ 3.000 prisonniers ont été libérés en application des mesures de la grâce présidentielle, d’autres ont vu leur peine réduite conformément à la loi.

18. S’agissant du domaine de la justice transitionnelle, nous venons de faire un pas extraordinaire. En effet, nous avons dernièrement mis sur pied la Commission Vérité et Réconciliation, et cela constitue presque la dernière étape dans le processus de paix. Nous espérons que les membres qui composent cette commission travailleront avec zèle et sagesse pour guérir définitivement le peuple burundais.

19. Dans le secteur en rapport avec l’emploi et la sécurité sociale, il a été mis en place une politique nationale du travail dans l’intention de réduire le chômage et la pauvreté. Il a été créé un Comité national du dialogue social pour mener des concertations entre le gouvernement, le patronat et les employés ; ce comité aide surtout dans la prévention et/ou la résolution des conflits. Nous nous réjouissons du fait que le phénomène des grèves chez les fonctionnaires a diminué d’ampleur.

20. Les problèmes des fonctionnaires, Nous les connaissons suffisamment. Par exemple, la question relative à l’harmonisation des salaires, quoique assez ancienne, mon gouvernement l’a prise en main.

21. En fonction des moyens dont dispose le gouvernement, Nous avons progressivement augmenté de 15% puis de 34% le salaire et supprimé l’impôt sur les salaires ne dépassant pas 150 000 FBU par mois. Cette dernière mesure sur les impôts constitue un pas important dans le choix d’une solution durable au problème de la disparité des salaires.

22. Le gouvernement poursuit ses efforts pour l’augmentation de l’emploi. Dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage par exemple, par le biais des projets Prodema et Paiosa, nous avons accordé des fonds à environ 578 groupements et associations coopératives. Ainsi, plus de 5800 emplois ont été créés, en faveur surtout des jeunes.
Il existe également un projet agro-pastoral qui sera implanté dans les régions de l’Imbo et dans le Kumoso. Nous avons prévu qu’il fournira des emplois surtout aux femmes.

23. Dans le Programme de lutte contre la faim et la pauvreté, le gouvernement a distribué plus de 4 000 têtes de bétail de race améliorée ; il a distribué plus de 65 000 lançons de bananiers, 1 100 000 boutures de manioc, 61 tonnes de riz et 8 tonnes de maïs ; plus de 651 554 ménages ont reçu de l’engrais chimique équivalant à 16 395 tonnes à un prix abordable. Bien plus, une étendue de plus de 3 000 hectares a été aménagée dans les marais de 8 provinces.

24. Beaucoup d’emplois ont été également donnés à la population lors des travaux de construction des routes goudronnées reliant Cankuzo et Muyinga, Bubanza et Ntamba, Ntamba et Ndora, Mugina et Nyanza-Lac en passant par Mabanda ; les travaux de pavement en pierres des routes traversant les quartiers de la ville de Bujumbura ont aussi aidé dans l’octroi de l’emploi.

25. En ces temps donc où le gouvernement ne dispose plus d’assez d’emplois à donner, et constatant le degré de chômage atteint dans le pays, Nous lançons un appel à la jeunesse et aux détenteurs de diplômes et certificats de fin d’études à ne dédaigner aucun emploi ; que ceux qui entreprennent les études s’arrangent de manière à ce qu’ils se constituent eux-mêmes créateurs d’emplois.

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,

26. Dans le but de faire face aux conséquences fâcheuses du changement climatique, environ 4,5 millions d’arbres ont été plantés et des courbes de niveau ont été tracées à beaucoup d’endroits. Bientôt, nous allons planter des arbres sur environ 2 000 hectares.

27. Nous demandons à tout Burundais de faire sienne la préoccupation de lutter énergiquement contre les pyromanes qui incendient les brousses, ceux qui abattent les arbres et qui en font le commerce de façon illégale, ceux qui extraient le sable et les pierres des rivières sans tenir compte des lois et règlements y relatifs, ainsi que ceux qui polluent le lac Tanganyika et les lacs de l’intérieur du pays.

28. En ce qui concerne l’urbanisme, environ 5 700 parcelles ont été viabilisées dans 14 centres urbains de l’intérieur du pays. Le Fonds de promotion de l’habitat urbain a donné plus de 23 milliards des prêts à plus de 2 000 personnes, tandis que nous sommes en train de finaliser un projet de construction d’environ 1 500 appartements à Bujumbura et plus de 3 000 à l’intérieur. Ce programme d’urbanisation est secondé par celui de l’aménagement des villages de développement dans le cadre duquel plus de 15 000 maisons ont été déjà construites.

29. Même si l’électricité n’est pas encore très répandue suite à la faible puissance de certaines centrales hydroélectriques ajoutée à l’augmentation des consommateurs, une centrale hydroélectrique a été construite cette année sur la rivière Kayongozi, et la centrale de Murore qui facilite le pompage de l’eau a été réhabilitée. Les moyens techniques et financiers pour construire les centrales hydro-électriques sur les rivières Jiji et Murembwe ont été mobilisés.

30. Ailleurs, les travaux de construction des centrales hydroélectriques sur les rivières Mpanda et Kaburantwa se poursuivront, et la construction des barrages hydroélectriques sur Jiji et Murembwe vont bientôt commencer. Il est prévu aussi la distribution du courant électrique sur les chefs-lieux des communes Rango (Kayanza), Bukinanyana (Cibitoke), et à l’hôpital de Kigutu (Bururi) ; des centrales de production de l’énergie solaire seront établies à Gitega et à Bubanza.

31. Dans le secteur minier, un permis d’exploitation du nickel de Musongati a été délivré, tandis que les procédures de normalisation de l’exploitation et de la vente des minerais se poursuivent.

32. Dans le secteur des finances, jusqu’au mois de novembre, l’OBR (Office burundais des recettes) avait collecté et rentré dans le trésor public 588,5 milliards de francs burundais, ce qui fait une augmentation de 83 milliards sur les recettes de l’année précédente à la même période. Nous félicitons les agents de l’OBR, mais Nous leur demandons que ce travail soit organisé et exécuté avec humanité.

33. Nous avons aussi construit un building qui va abriter les services du ministère des Finances, et le bâtiment va être inauguré au début de cette année 2015.

34. Dans le secteur de l’Éducation, le programme qui allège la charge des parents et les encourage à envoyer leurs enfants à l’école, j’ai nommé la gratuité de l’enseignement primaire, se poursuit.

35. Dans la mise en application du nouveau programme de l’École fondamentale, 462 salles de classes ont été construites, des recyclages ont été organisés en faveur de 10 068 enseignants des classes de 7e et 8e années, 103 500 manuels (livres d’élèves) et 4 200 livres du maître ont été confectionnés. Ainsi, l’École fondamentale est en train de prendre racine.

36. Dans le secteur de la santé publique, le gouvernement a continué à mettre en application le programme de gratuité des soins de santé pour les mères enceintes et des enfants de moins de cinq ans, ce qui a eu pour effet une augmentation du nombre de femmes qui accouchent dans les centres de santé et hôpitaux publics, passant de 61% à 74% au cours de l’année qui vient de s’écouler.

37. Et pour empêcher que la malaria continue à faire des ravages, le gouvernement a distribué gratuitement dans tout le pays des moustiquaires imprégnées, et plus de 99% des Burundais les ont reçus. Mais alors, Nous vous demandons de les utiliser seulement à des fins pour lesquelles elles ont été données.

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,

38. Le développement ne vient pas de soi comme un hasard: plutôt il se cherche. Nous nous réjouissons du fait que les Burundais avons pu changer de mentalité et de comportement. Nous avons compris que nous ne pouvions pas tendre indéfiniment la main, que plutôt nous devions retrousser les manches pour travailler, afin que les partenaires techniques et financiers qui nous appuient nous trouvent à l’oeuvre.

39. Par exemple au cours de cette année que nous terminons, regardez vous-mêmes ce que nous avons accompli grâce aux travaux communautaires, avec l’appui du Fonic (Fonds national d’investissement communal) et le fonds d’appui aux bonnes initiatives de la Présidence de la République:
Nous avons constuit plus de 2 000 salles de classes, 2 hôpitaux, 71 centres de santé, 32 bureaux ou blocs administratifs des zones, des communes ou des écoles, 7 salles de réunions, 4 centres de collecte de lait; 53 nouvelles plantations d’arbres ont été aménagées, tandis que les travaux se sont poursuivis sur 4 stades et 5 terrains de jeux en cours de construction.

40. L’élément nouveau, que ce soit dans les villes ou dans les villages de l’intérieur, les Burundais ont déjà pris l’habitude de bâtir les infrastructures sociales publiques en étages. Nous saisissons cette occasion pour remercier les associations et organisations qui ont montré un grand attachement au développement par les travaux communautaires de leurs membres.
Nous félicitons les citoyens burundais, et plus particulièrement les Forces de défense et de sécurité, pour l’engagement qu’ils ont manifesté dans l’exécution des travaux communautaires.

41. Comme nous l’avons fait pour l’année 2013, nous allons faire une évaluation générale des réalisations de l’an 2014, puis classer les communes et provinces par ordre de mérite.

42. Cependant, même si nous avons pu accomplir des oeuvres d’éclat telles que décrites plus haut, nous avons encore un problème énorme eu égard au taux de croissance démographique qui monte en flèche dans notre pays. Si, en effet, nous continuons à nous reproduire au rythme actuel, il n‘y a aucun doute que nous allons rester avec nos problèmes de pauvreté. Nous demandons donc à toute la population de diminuer les naissances, de mettre au monde des enfants auquels le pays et les parents pourront assurer une éducation jusqu’à la maturité, dans des conditions de droit et de dignité reconnus à chaque être humain.

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,

43. Nous nous sommes déjà engagés sur la route qui nous mène vers les élections de 2015. En effet, l’enrôlement des électeurs a récemment eu lieu. C’est donc un temps favorable, puisque les citoyens burundais vont avoir la possibilité de voter eux-mêmes pour les meilleurs projets de sociétés et pour les dirigeants capables de les mettre en exécution. Nous nous félicitons que ce travail se soit déroulé dans la paix et en toute sécurité, sans heurt ni confrontation, même si certains acteurs ont trouvé ici et là matière à critiquer.
C’est un signe que les Burundais savent distinguer désormais l’éleusine et la simple herbe des champs.

44. Nous remercions tous ceux qui ont aidé pour que la sécurité soit totale durant tout le processus d’enrôlement des électeurs. Nous remercions également les membres de la Commission électorale nationale indépendante pour la bonne attitude qu’ils ont manifestée en rencontrant les représentants des parties prenantes aux élections en vue d’analyser avec eux les irrégularités constatées au cours de l’enrôlement des électeurs, et dans le but de trouver des solutions pour l’intérêt de tous.

45. Félicitons-les aussi pour l’opportunité de se faire inscrire qu’ils ont promis d’offrir à ceux qui ne s’étaient pas fait inscrire, ce qui fera que tout le monde, sans exclusion ou auto-exclusion, participera aux élections. Nous les invitons à continuer sur cette voie, et à trouver des mécanismes crédibles de faire le suivi, gérer et corriger les irrégularités observées.

46. Nous vous le répétons, vous pouvez rester tranquilles, les élections se dérouleront merveilleusement bien. En effet, nous sommes déjà habitués à leur organisation, et qu’il s’agisse de quelqu’un qui voudrait rester au pouvoir ou y accéder, tout le monde le sait, il n’y a aucune autre voie que nous nous soyons convenu dans l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation ainsi que les différents accords de cessez-le-feu, si ce n’est la voie des urnes.

47. Nous sommes doublement en liesse, car il n’y a plus de mouvement rebelle au Burundi. Dès que des groupuscules s’improvisent en se disant commencer la guerre, les corps de défense et de sécurité les ont d’avance vus et, en une fraction de seconde, ils les mettent hors d’état de nuire. Nous les exhortons à rester forts dans la lutte et qu’ils se préparent plutôt à suivre une formation supplémentaire sur les techniques de la sécurité en période électorale, surtout qu’ils ont déjà montré qu’ils en sont capables ici chez nous, et qu’ils sont bien sollicités par la communauté internationale.

48. Nous rassurons donc encore les Burundais et la communauté internationale que les élections de 2015 au Burundi se dérouleront très bien. Nous demandons plutôt aux politiciens burundais de faire preuve de tolérance mutuelle; qu’ils acceptent la compétition politique sans animosité, et qu’ils adoptent le comportement de respecter et de faire respecter la décision du peuple : le verdict des urnes.

49. Aux membres des différents démembrements de la commission électorale nationale indépendante et à l’Administration, Nous demandons de travailler dans le respect de la loi, et de traiter au même pied d’égalité ceux qui ont recours à eux en tant que parties prenantes aux élections.
De notre coté, en ce qui Nous concerne, Nous ne tolérerons pas quiconque poserait un acte qui soit de nature à empêcher le bon déroulement des élections; qu’il le fasse de propos délibéré ou par erreur en pensant Nous faire plaisir, chacun aurait agi dans le sens de contredire et de désavouer le peuple, seul détenteur du pouvoir. Il serait en outre en train de saper le système démocratique pour lequel nous avons opté.

50. Nous demandons aux corps de défense et de sécurité d’honorer leurs corps par une bonne conduite durant cette période. Nous le savons bien, certains voudront vous « caresser ». Vous avez le droit de voter pour un candidat d’un parti politique ou un indépendant de votre choix. Cependant, il ne vous est pas permis de manifester publiquement votre penchant politique, sauf devant l’urne. Si quelqu’un fait une tentative de jeter l’opprobre sur vos corps en se comportant autrement, renvoyez-le de vos rangs à temps, sans état d’âme, sans considération d’amitié ou d’autre sentiment.

51. Nous demandons à la communauté internationale d’envoyer sans délais les observateurs de ce processus électoral au Burundi et les exhortons à décaisser les fonds promis à cette fin. Ainsi, il sera mis fin aux éventuelles spéculations. Nous rassurons donc tous les Burundais que les moyens financiers pour l’organisation des élections seront disponibles.

52. Nous terminons notre message en réitérant nos vœux de Nouvel An 2015. Que cette année soit une année de paix pour vous, une année marquée du choix libre de bons leaders, une année de vérité et de réconciliation, une année du travail pour un développement durable.

«Faisons une introspection puis, choisissons nous-mêmes de véritables leaders, capables de nous faire parvenir au développement durable.»

Bonne fête à vous tous, et que Dieu vous bénisse !

 

 
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