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Ngozi> Séance d’évangélisation

« Burundi, discerne le temps et agis en fonction des temps »

 

Dans l’après-midi du lundi 29 décembre 2014, le prédicateur Joël Francis a donné un message prophétique aux gens qui étaient au stade de Ngozi, situé au chef-lieu de cette province, communément appelé « Agasaka ka Inarunyonga ». Le président de la République, Pierre Nkurunziza, accompagné de son épouse ainsi que d’autres autorités du pays, est venu assister à cette séance d’évangélisation. Le thème était « Burundi, discerne le temps et agis en fonction des temps ».

 

DSC 0072Cette séance a débuté par différents témoignages par des gens qui ont été guéris lors de la séance précédente. Ils ont remercié le Seigneur qui leur a fait ce bon geste. Grâce à cette prière d’action de grâce, les gens ont pu connaître le Seigneur. D’après le prédicateur Joël Francis, il y avait douze tribus d’Israël dont celle d’Isaka. Les gens de cette tribu avaient quelque chose de surnaturel que Jésus leur avait donné : connaître le temps. Isaka était le 9e fils de Jacob et le 5e de sa femme Léa. Il était le fondateur de cette tribu, reconnu pour la gestion des affaires publiques. A la fin de l’année et au début du nouvel an, les Isaka s’asseyaient ensemble pour réfléchir sur tout ce qui s’est passé et comment les Israéliens devaient se comporter. Chaque signe a une voie, un message. « Burundi, discerne le temps et sache ce qu’il faut faire dans le temps comme celui-ci », a-t-il indiqué.

Le temps de bâtir le Burundi

M.Francis a distingué quatre temps dont le temps mondial : vous verrez les guerres, la famine, etc. s’accroître. Sachez que la fin est proche et que Jésus est en train de revenir. C’est le temps de se repentir car Jésus revient bientôt. Aujourd’hui, c’est le temps de recevoir Jésus car la fin est proche. Le second temps est de rebâtir. La Bible dit qu’il y a un temps de détruire et un temps de bâtir. Dieu a voulu dire au Burundi que c’est le temps de bâtir. « Nous sommes venus dans cette prière d’action de grâce car le temps de se chamailler est fini. Il n’y a aucun pays dans le monde où tu seras à l’aise comme chez toi », a-t-il souligné. Au Burundi, chaque province a des richesses différentes les unes des autres et cela pour que les enfants du Burundi en profitent. Ce n’est pas pour décorer le Burundi mais pour bâtir le Burundi, a précisé Joël Francis.

Répondre par l’amour

Dans le monde, il existe deux catégories de personnes, à savoir celles qui créent des problèmes et celles qui créent des solutions. Pour lui, on répond aux ennemis par trois choses : l’amour, le silence et le succès. « Tout ce qui est blanc nous ne le voyons pas mais nous voyons le petit point noir. Ne juge pas quelqu’un quand tu n’as pas encore fait ce qu’il a fait. L’an 2015 est l’année du travail car le temps de dormir est fini ». Le troisième temps est celui de connaître le temps où Dieu t’a visité. Pour le prédicateur Francis, on se rend compte souvent de la valeur d’une chose quand on l’a perdue. Vous avez un chef de l’Etat qui prie et danse pour Dieu mais d’autres chefs d’Etat ne le font pas. A cet effet, il s’agit d’un homme pour lequel il faut prier et il nous représente devant Dieu. Ainsi, Dieu a certainement quelque chose à faire pour ce pays. « Burundi, discerne le temps et agis en fonction des temps », a-t-il dit. C’est le temps de la paix et de l’unité nationale. En 2015, nous nous levons pour bâtir. Il a terminé son message en priant pour le Burundi.
Yvette Irambona

 

Prière d’action de grâce> Séminaire à l’intention des hautes autorités du pays

Tout pouvoir a besoin de vrais hommes loyaux

 

Le président de la République, accompagné de son épouse, ainsi que les deux vice-présidents de la République et d’autres autorités du pays, a participé, le mardi 30 décembre 2014 au chef-lieu de la province de Ngozi, à un séminaire organisé aux hautes autorités de la République. On ne peut pas faire la perfection sans croire en Dieu.

 

DSC 1016Pasteur Daniel Bailon Batale Bangongo s’est référé au verset prophétique Les mythiques 26,6 : « Tu viendras pour annoncer et tu viendras pour recommander … ». La vie de Dieu constitue la muraille et va protéger les pays contre le serpent. Aussi, elle doit nous guider. « S’il n’y a pas cette muraille, il n’y a pas de sécurité pour notre pays. En dehors de la vie de Dieu, il y a la mort ».
La deuxième image de la muraille est que l’autorité de Dieu est sacrée d’où il est important de comprendre comment fonctionner avec cette autorité. Pour cela, beaucoup de personnes ne savent pas respecter cette autorité sacrée. Pasteur Bailon a continué son explication en différenciant barrière et frontière. Pour la première expression, il faut casser tandis que pour la seconde, il faut coopérer, négocier. Concernant la frontière, l’autorité devait avoir une sanctification, mais pas quelque chose de banal. Ainsi, Dieu fait des choses pour continuer, changer le temps. Ce dernier a besoin d’un homme sur la terre et travailler avec lui pour changer. C’est l’exemple de Samuel et Daniel de la Bible.

Loyauté et sincérité

Dans cette seconde image, il y a la liaison entre l’homme et l’autorité. Néhémie faisait la continuité et était représentant de l’autorité de Dieu. L’autorité doit avoir les valeurs. Elle doit aussi répondre à Dieu et avoir une moralité responsable. Pour avoir un bon conseiller, il faut avoir la loyauté et la sincérité. Pour cela, « nous avons besoin d’être entourés d’hommes loyaux et vrais. Les deux qualités forment la sincérité. Un conseiller doit être capable de donner son point de vue et Daniel était un homme fidèle et sincère », d’après le pasteur Daniel Bailon.
Tout pouvoir a besoin d’hommes loyaux et il faut être entouré de bons conseillers ayant une force morale. Ils vont veiller à ce que leurs chefs se comportent conformément à ce qui doit être fait.
Ce prédicateur a également fait savoir que le silence est signe d’autorité. Le silence est le plus grand bruit qui calme le petit bruit. Il ne faut pas beaucoup justifier, expliquer car le petit bruit va calmer le grand bruit. La paix est la condition pour reconstruire le pays.

L’autorité doit prendre du temps pour prier Dieu

Le chef de l’Etat a indiqué que pour changer spirituellement, cela ne demande pas beaucoup de temps. Même une seconde, cela peut être fait. Cela se trouve dans Romains 1, 16-17. On ne peut pas faire la perfection sans croire en Dieu. Les vertus de la piété proviennent de la volonté de Dieu. Un homme pieux doit inspirer la confiance.
Il y a beaucoup de choses qu’une autorité doit faire pour que son travail ne tombe pas à l’eau. Cela est possible grâce à la volonté de Dieu. Il y a aussi le bon sens qui compte. Egalement, l’autorité doit prendre du temps pour prier Dieu afin qu’Il l’accompagne dans sont travail. « On a toujours besoin d’enseignements de Dieu, et l’autorité est appelée à savoir comment prier. La prière est une relation personnelle entre l’autorité et Dieu », a précisé le président Nkurunziza. Pour terminer, le chef de l’Etat burundais a dit à ces différentes autorités qu’il y a huit caractéristiques pour prier dont connaître la parole de Dieu, ce que nous dit Dieu en face des situations, demander avec précision, ne pas douter en priant.
Pierre Nkurunziza a également procédé à la clôture des séminaires organisés à l’intention des jeunes. Il les a conseillés de lire toujours dans Jean 15,7. Il leur a souhaité un Nouvel An pour connaître Dieu et avancer dans la parole de Dieu. Ce qu’ils ont gardé de ces séminaires va leur permettre de continuer la route dans leu vie.
Yvette Irambona

 

Processus électoral>Entretien avec le président du Pisc Burundi

Les irrégularités observées ne sont pas de nature à annuler le processus

 

Compte tenu des différentes réclamations de certaines parties prenantes aux élections de 2015 suite aux irrégularités qui se sont observées au cours du processus d’enrôlement des électeurs, nous cherchons toujours à connaître la position des uns et des autres par rapport à ces réclamations. A présent, nous nous sommes entretenus avec le président de la Plateforme intégrale de la société civile burundaise (Pisc), Samuel Nkengurukiyimana. Voici l’intégralité de notre entretien (L.R).

 

Le Renouveau:Monsieur le président de Pisc Burundi, quelle est votre analyse du le processus électoral au Burundi ?

DSC 4401Samuel Nkengurukiyimana (S.N.) : Depuis le début de ce processus électoral, au niveau de Pisc, nous avons constaté que les responsables des partis politiques ont des stratégies différentes compte tenu de la situation socio-politique qui prévaut actuellement au Burundi. Au moment où certains partis politiques aspirent aux élections d’autres spéculent pour la transition. Au cours de la dernière réunion avec les parties prenantes, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) nous a fait une présentation du processus électoral où nous avons constaté que les partis politiques ainsi que certaines organisations de la société civile qui se sont beaucoup agités n’avaient pas envoyé des observateurs sur terrain.

Il nous a également informé qu’il y a des partis politiques qui ont demandé quelques accréditations seulement au niveau national et dans ce cas il est quasiment impossible que quelques personnes puissent faire une revue d’une observation du processus d’enrôlement sur tout le territoire national. « Ce qui fait que certains politiciens se sont exprimés ou ont fait des déclarations sans avoir suffisamment de preuves tangibles».

L. R : Le président de la Ceni vient de déclarer qu’il n’y aura pas de vote par procuration. Quel est votre commentaire ?

S.N. : Avec cette déclaration, nous constatons qu’il y aura pas mal de gens qui seront privés de leur droit de voter notamment ceux qui seront hospitalisés, les handicapés, etc. C’est pourquoi nous demandons à la Ceni d’annuler cette décision.

L. R : Et la décision de relancer l’enrôlement pour les gens qui ne se sont pas fait inscrire ?

S. N. : Là aussi nous n’avons pas aimé cette décision parce qu’on aimerait qu’il y ait d’abord affichage des listes provisoires pour qu’on puisse savoir qui se sont faits enrôler et qui ne l’ont pas fait.

L. R : Quel danger trouvez-vous si on relance cet enrôlement avant l’affichage des listes provisoires du dernier enrôlement des électeurs ?

S.N. : Ça m’étonnerait beaucoup car les partenaires techniques et financiers doivent d’abord s’asseoir ensemble pour voir comment financer cette activité. Nous savons que notre gouvernement n’est pas financièrement en mesure de le faire. C’est pourquoi il doit y avoir un consensus avec les partenaires. Une autre chose, c’est que pour le moment on ne sait pas qui s’est fait inscrire ou qui ne l’a pas fait. C’est pour dire que les gens risquent de se faire réinscrire pour une deuxième fois. D’où il est important d’afficher les résultats du premier enrôlement.
Bien plus, il faut savoir que l’enrôlement et le vote ne sont pas obligatoires. Compte tenu des chiffres de la Ceni, il a été constaté que 87,97 % des électeurs se sont fait enrôler. Ainsi, même si on laissait de côté ce nouvel enrôlement, il n’y aurait aucun problème qui pourrait empêcher les élections de se dérouler d’une manière apaisée et transparente.

L.R : Dans ce cas, on aurait privé le droit de voter à ces gens qui ne se sont pas encore fait enrôlers ?

S.N. : Certains hommes politiques disent qu’il y a des gens qui ne se sont pas fait enrôler faute de la Carte nationale d’identité. Mais ce qu’il faut savoir c’est que ce n’est pas seulement la carte d’identité qui était exigée par la Ceni. Il y avait aussi la carte de baptême, le permis de conduire, le passe-port, etc. Au moins cinq documents étaient permis pour se faire enrôler. Celui qui n’avait pas la carte d’identité pouvait utiliser un de ces documents. C’est pourquoi nous demandons à la Ceni d’être vigilante afin de ne pas tomber dans les pièges de certains hommes politiques qui visiblement ne veulent pas que le processus électoral puisse continuer.
L.R : En un mot, au niveau de Pisc Burundi, vous n’êtes pas d’accord avec cette prolongation ?

S.N. : Oui, mais pour qu’il y ait cette prolongation, nous disons qu’il faudra attendre l’affichage des résultats du dernier enrôlement pour qu’on puisse savoir qui s’est fait inscrire et qui ne l’a pas fait.

L.R : Les irrégularités observées lors de l’enrôlement des électeurs ont fait que certaines gens réclament qu’il y ait des réunions pour corriger ces irrégularités, d’autres le départ de la Ceni et d’autres la publication officielle des listes de ceux qui se sont fait enrôler. Quelle est la position de Pisc par rapport à toutes ces réclamations ?

S.N. : Par rapport à toutes ces réclamations, au niveau de Pisc nous constatons que la réclamation des réunions incessantes est une des manœuvres qui visent à la spéculation vers la transition. Il faut savoir qu’il y a des gens qui préfèrent la transition au lieu des élections. C’est pourquoi ils peuvent inventer ou demander des réunions infinies pour torpiller le processus électoral.
Pour ceux qui demandent l’annulation des résultats de l’enrôlement des électeurs, c’est normal qu’ils s’expriment ainsi car il y a des partis politiques qui n’ont pas de moyens suffisants pour aller aux élections. « Ceux qui demandent l’annulation des résultats de l’enrôlement se sont des gens qui ne trouvent pas d’intérêt dans les élections et qui n’ont rien à perdre ou à gagner dans le processus électoral.
L.R : Donc, au niveau du Pisc vous n’êtes pas d’accord avec ceux qui disent qu’il y a eu des irrégularités lors de l’enrôlement des électeurs ?
S.N. : Il n’y a aucun processus électoral au monde qui ne connaît pas d’irrégularités. Pour le cas du Burundi, ce ne sont pas des irrégularités qui peuvent pousser à annuler le processus électoral. Ce sont des irrégularités qui peuvent trouver des solutions sans beaucoup de tapage. Heureusement que le président de la Ceni a rassuré qu’à chaque cas signalé il y a eu des mesures qui ont été prises.
L.R : Quel est votre message à l’endroit de la Ceni, des partis politiques, de la population et de la société civile pour que les élections soient apaisées ?

S.N. : A la Ceni, il faut être flexible et écouter toutes les parties prenantes aux élections pour cheminer vers des élections apaisées et transparentes. Mais aussi ne pas travailler en dehors de ses attributions. La Ceni doit rester dans son cadre, dans ses objectifs, dans sa vision et elle doit être flexible pour écouter tous les hommes politiques afin de donner des réponses qui ne perturbent pas le processus électoral ».
Aux hommes politiques, qu’ils soient du parti au pouvoir, de l’opposition ou des autres formations politiques, qu’ils essayent de trouver des stratégies pour maîtriser les jeunes affiliés à leurs partis politiques car ce sont les jeunes seuls qui peuvent perturber le processus électoral. « Si chaque parti politique parvient à maîtriser les jeunes affiliés à son parti,ça va permettre que les élections se déroulent d’une manière apaisée.
Avec l’expérience vécue, nous demandons à la population de savoir que si une fois il y a des troubles dans le pays, c’est elle qui paie les pots cassés. C’est pourquoi nous l’invitons d’user de la sagesse et de faire un examen de conscience afin que la sécurité puisse être garantie pour tout le monde. Aux organisations de la société civile, nous souhaitons qu’elles fassent également l’examen de conscience afin de faire preuve de patriotisme et d’éviter que notre pays sombre dans les troubles.

Astère NDUWAMUNGU

 

CENI>Conférence de presse sur l’enrôlement des électeurs

Les élections au Burundi ne peuvent pas ressembler à celles des pays à grande culture démocratique

 

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a animé une conférence de presse le vendredi 26 décembre 2014. Pierre-Claver Ndayicariye a rappelé deux grandes décisions concertées avec les politiciens au cours de leur récente rencontre.

 

DSC 2354Au cours de ladite conférence de presse, le président de la Ceni, Pierre-Claver Ndayicariye a annoncé au peuple burundais que les élections de 2015 ne peuvent pas ressembler à celles des pays qui ont une grande culture démocratique.
Il a par la suite rappelé les deux décisions sorties d’un débat participatif, au cours de la rencontre de la Ceni avec les parties prenantes au processus des élections de 2015. Il s’agit de l’annulation de l’usage du vote par procuration pendant les élections de 2015, une solution qui déjoue ceux qui ont plusieurs cartes d’identité. L’autre décision issue de la concertation est celle concernant l’enrôlement partiel des électeurs. Il va intervenir lors de l’affichage des listes électorales provisoires, ce qui signifie que le fichier électorale provisoire va d’abord sortir et lorsque la période sera annoncée, la Ceni va coupler les deux activités.

Le toilettage de toutes les irrégalirités

Parlant des inquiétudes qui ont été soulevées concernant la Carte nationale d’identité, Pierre-Claver Ndayicariye a tranquillisé la population en indiquant que la Ceni possède des prérogatives suffisantes pour faire le toilettage de toutes les irrégularités et d’empêcher celui qui s’est inscrit plusieurs fois de voter plusieurs fois.
S’exprimant sur l’utilisation de la carte nationale d’identité biométrique pendant les élections de 2015, Pierre Claver Ndayicariye a fait remarquer que non seulement la technique en soi est très coûteuse pour un pays qui n’a pas prévu cela, mais aussi, le pays ne dispose pas de temps suffisant pour cette opération.

La balle est plutôt dans leur camp

Les journalistes ont voulu savoir la position du président de la Ceni sur l’atelier réclamé par les politiciens lors de leur dernière rencontre. M. Ndayicariye a répondu qu’il leur a été demandé de préciser les termes de référence de cet atelier. Il a ajouté que c’est un débat entre politiciens, mais que s’ils associent la Céni comme observateur, elle y participera et écoutera les recommandations qui éventuellement concerneraient le travail de la Ceni. « La balle est plutôt dans leur camp» a conclut Ndayicariye.»

Lyse Gahimbare.

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Prière d’action de Grâce

« Levons-nous et bâtissons !

 

La famille présidentielle organise au chef lieu de la province de Ngozi du 26 au 31décembre 2014 une prière d’action de grâce pour louer le Seigneur pour tous les bienfaits qu’Il a comblés ce pays durant l’année 2014. La parole de référence est un verset biblique tiré du livre de Néhémie 2, 17-20 « levons-nous et bâtissons ». C’est une parole lumière pour les Burundais en cette fin d’année qui précède l’année électorale. Le chef de l’Etat rappelle à tous les Burundais que remercier Dieu est un devoir pour être comblé de ses bienfaits. Les leaders sont interpellés pour se référer à la parole de Dieu qui est la vraie Lumière.

 

DSC 1856Le président de la République, Pierre Nkurunziza s’adressant à l’assemblée venue se joindre à sa famille a d’abord remercié le Tout-Puissant qui a comblé de biens la nation burundaise et qui a épargné le Burundi des malheurs durant l’année 2014. Il a ensuite rappelé que louer le Seigneur et lui rendre grâce appelle d’autres bénédictions. Celui qui ne sait pas dire merci à Dieu bloque par là la grâce divine. S’appuyant sur la parole biblique qui servira de référence durant les six jours de prière, le chef de l’Etat a demandé à tous les Burundais de faire leur ce verset tiré du livre de Néhémie 2, 17-20: « Levons-nous et bâtissons !». Il a indiqué que du temps de Néhémie, Jérusalem avait été détruit ; les uns étaient découragés, les autres ne voulaient pas la reconstruction se négligeant mutuellement, mais malgré sa situation sociale, Néhémie eut le courage de rassembler les Juifs et les encouragea à se mettre à bâtir d’abord les murailles de la ville. Le chef de l’Etat a invité les Burundais à réfléchir sur leur passé et à ce sujet le cas de Néhémie sert de référence pour un Burundais qui croit en Dieu et qui veut bâtir une nation prospère. Pierre Nkurunziza invite les Burundais à demander à Dieu de marcher avec le Burundi en ces moments de fin d’année et de processus électoral.
Le président de la République a fait savoir que cette prière organisée par sa famille est une prière d’action de grâce et de témoignage sur le vécu quotidien des Burundais au cours de l’année 2014. Il s’agira également d’une occasion de recyclage en connaissances basées sur la parole de Dieu à l’endroit des leaders burundais et d’autres catégories sociales. A la fin, ajoute le président Nkurunziza, il y aura une prière pour les malades et ceux qui ont des problèmes divers, il y en a qui ont la grâce et qui vont la partager aux autres, a dit le chef de l’Etat.

Les leaders interpellés à être la lumière du peuple

La deuxième journée, le samedi 27 décembre 2014, était le tour de l’enseignement à l’endroit des leaders burundais. S’adressant à ces derniers, le prédicateur Daniel Dayilo Batare a fait savoir qu’« En dehors de Dieu, rien n’est possible ». Il a ainsi demandé aux leaders d’être la lumière pour leurs subalternes. « Vous devez vous montrer garant de la paix dans le pays » car, a-t-il dit, dans la Bible, il est recommandé que la paix soit multipliée. « Ne cédez pas à ceux qui voudraient détruire ! » les a-t-il exhortés.

Construire des monuments dans la mémoire collective

S’adressant aux leaders, le président de la République a rappelé les qualités d’un bon leader. Il s’agit, entre autres, de celle de rassembler, écouter, rassurer, incarner la force divine étant donné que le leadership est un plan de Dieu, etc. Il leur a demandé de penser à laisser des traces positives, puisque la place qu’ils occupent est un don de Dieu. Selon le chef de l’Est, les leaders ont des comptes à rendre à Dieu qui les a placés là où ils sont.
Cette prière a vu la participation de plusieurs hautes autorités de ce pays, à savoir le président de l’Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma; Gabriel Ntisezerana président du Sénat le Premier vice-président de la République Prosper Bazombanza, le Deuxième Vice-président de la République Gervais Rufyikiri; l’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, plusieurs membres du gouvernement, plusieurs parlementaires et d’autres hauts cadres.

AMEDEE HABIMANA

 

Prière d’action de grâce>Séminaire d’évangélisation animé par la chef de l’Etat

Nous vivons grâce à la parole de Dieu

 

Dans le cadre de la prière de grâce organisée par la famille présidentielle qui se déroule dans la province de Ngozi du 26 au 31 décembre 2014, le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, a animé le lundi 29 décembre 2014, un séminaire d’évangélisation à l’intention des jeunes de cette province. Ses enseignements étaient basés sur l’expérience de la vie et la parole de Dieu.

 

DSC 0960Le président Nkurunziza a d’abord souhaité aux jeunes la bonne fête de Noël et les meilleurs vœux pour le Nouvel An 2015. Il leur a indiqué que la parole de Dieu est très importante dans la mesure où nous vivons grâce à elle. Mais également, aucune autre parole n’a plus de valeur que la parole de Dieu.
Pour donner la signification de la parole de Dieu, le chef de l’Etat s’est référé aux Romains 1, 16-17. Dans ce chapitre, les périodes ne se ressemblent pas. Ainsi, les Israéliens connaissaient les périodes dans lesquelles ils se retrouvaient et savaient ce qu’il fallait faire. Le président Nkurunziza a alors conseillé aux jeunes de savoir dans quelle période ils vivent et ce qu’il faut faire. Pour le chef de l’Etat burundais, la parole de Dieu apporte la foi physiquement et spirituellement.
Le chef de l’Etat a partagé avec eux son expérience de la vie, son témoignage à l’école secondaire et à l’université. Pendant toutes les années qu’il a passées au secondaire, il s’est consacré à la lecture et cela lui a apporté de bons fruits.
Il leur a expliqué que depuis sa naissance, il était un enfant maladif parmi les enfants de sa famille. Mais, grâce au pardon de Dieu, il est devenu quelqu’un de très important. Il leur a fait savoir que leur vie dépend du pardon de Dieu et que leur destin se trouve entre leurs mains.

La parole de Dieu, la piété et la foi

Le président Nkurunziza a souligné trois points essentiels que les jeunes doivent savoir dès leur jeune âge : la parole de Dieu, la piété et enfin la foi. Toute chose a été créée par Dieu. « En tant qu’humains, nous ne faisons que la bonne gestion de toutes ces choses qui se trouvent sur terre. Pour cela, c’est la responsabilité que Dieu nous donne », a-t-il précisé. Il a invité ces jeunes à participer et à faire cette bonne gestion.
Concernant les caractéristiques d’un homme pieux, le président Nkurunziza a indiqué que ce dernier en possède cinq. D’abord, c’est quelqu’un qui croit en Dieu et qui le respecte. Ensuite, cette personne a confiance en Dieu et en tout, il est imperturbable. Egalement, il prend soin de la parole de Dieu qui est une richesse de la vie. C’est aussi quelqu’un qui est complémentaire. En dernier lieu, cette personne respecte les commandements de Dieu, à l’instar de Noah et d’Abraham
Pour ce qui est de la foi, il faut être patient avec Dieu et la foi conduit à la victoire. Tout cela permet d’être des chrétiens qui doivent savoir ce que dit la parole de Dieu. Le chrétien fournit beaucoup d’efforts pour entendre la voie de Dieu. Il n’a pas de doute quand il prie et passe la plupart de son temps à prier. Pour cela, Pierre Nkurunziza a invité les jeunes à être des chrétiens.
Yvette Irambona

 
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