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CNDD-FDD> Messe en mémoire des intwari qui sont morts pour sauver le pays

Leur sang a apporté la paix

0A202Dans le cadre de la célébration de la semaine dédiée aux combattants de la paix, une messe en leur mémoire a été célébrée en la succursale de Gifugwe de la paroisse et commune Mpanda. Le curé de la paroisse Mpanda a indiqué que le sang versé par ces Intwari a apporté la paix. 

Dans cette messe en mémoire des « intwari ku rugamba »,  le curé de la paroisse Mpanda, abbé Sébastien Eloi Manirakiza, a d’abord remercié Dieu le Tout-Puissant qui a donné au Burundi les intwari qui se sont sacrifiés pour sauver les vies des autres. Il les a  comparés à de graines de blé semées dans la Terre qui donnent beaucoup de récolte. Pour bien s’expliquer, l’abbé Manirakiza s’est référé sur les Saintes écritures. Selon ces écritures, il a dit que celui qui aime sa vie la perdra alors que celui qui la déteste ici sur terre la garde pour l’éternité. « Si une graine de blé ne pourrit pas, elle reste à son état initial, mais, si elle tombe dans la terre et pourrit, elle donne une grande récolte », a-t-il expliqué. Le sang versé par ces combattants nous a amené la paix. Pour bien sauvegarder les œuvres de ces combattants, il a appelé les participants à cette messe en général et les Burundais en particulier à lutter contre n’importe quoi qui peut nous emmener encore dans la guerre, l’injustice et toute autre action perturbant la vie humaine. Après la messe, les cérémonies se sont poursuivies à la tombe des combattants avec le dépôt des gerbes de fleurs. Cette tombe est située  sur la colline Musenyi à Gifugwe. Plusieurs autorités du parti CNDD-FDD ont déposé des gerbes de fleurs. Il s’agit entre autre du secrétaire général du parti, Evariste Ndayishimiye, du président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, un représentant des intwari, de l’honorable Gélase Ndabirabe et d’autres secrétaires nationaux.

Le jour de se rappeler l’amour des combattants

Dans son discours de circonstance, le secrétaire général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye, a indiqué que ce n’est pas le moment de deuil. Il a dit que c’est plutôt le jour de se rappeler d’où les Bagumyabanga sont venus. C’est un bon moment de se rappeler l’amour qui était entre nous en temps de combat. Le secrétaire général du parti CNDD-FDD a donné l’exemple d’un cas qui s’est produit à l’arrivée au sein du mouvement CNDD-FDD de Jean Claude Hakizimana, un des intwari, qui était son ami de l’université. « A ce jour, nous avons célébré en mangeant et en buvant de la bière de banane. Nous l’avons accueilli chaleureusement », a expliqué Ndayishimiye.M.Ndayishimiye a fait savoir  que les combats continuent. Selon lui, même si la guerre pour combattre les pouvoirs injustes est terminée, il y a d’autres comme la pauvreté. Pour le moment, a-t-il signalé, les Bagumyabanga  mènent le combat contre la pauvreté. Il a précisé qu’il y a encore des gens qui n’acceptent pas d’être gouvernés. C’est aussi notre combat.  Il a profité de cette occasion pour rappeler à ces gens qu’il y a aujourd’hui des corps qui protègent le peuple burundais. Il a également appelé les citoyens à collaborer avec les corps de défense et de sécurité ainsi que l’Administration pour gagner ce  combat. « Il faut que les Bagumyabanga et tout le peuple burundais sachent que le combat n’est pas terminé », a réitéré Ndayishimiye. Il a conseillé les Bagumyabanga de travailler durement afin de combattre la pauvreté. D’après lui, même s’il s’agit d’une activité qui génère un petit revenu, il faut la valoriser. Le secrétaire général du parti CNDD-FDD a déclaré qu’il y a un projet de recensement de tous les noms des intwari. Il a dit que la fin de cette activité aboutira à la construction d’un musée dédié aux intwari qui sont morts pour sauver le pays. « Ce musé sera un signe interpellant les générations futures à éradiquer l’esprit de guerre », a-t-il mentionné.

Vincent Mbonihankuye

 

Editorial> Le Burundi, un pays toujours fréquentable

Le Burundi vient d’abriter, pendant cinq jours, la VIIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens dont le coup d’envoi a été officiellement donné, le lundi 13 novembre 2017, par le président de la République Pierre Nkurunziza, sous le thème : « Policier chrétien, lèves-toi et sois illuminé ». Ce grand rendez-vous panafricain a vu la participation de plusieurs policières et policiers venus de quatorze pays du continent africain, mais aussi de l’Inde et des Etats-Unis d’Amérique. Après le Nigeria qui a abrité la VIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens, c’est notre pays qui a été choisi pour accueillir l’édition suivante. Nous y reviendrons dans cet éditorial.Le Burundi vient d’abriter, pendant cinq jours, la VIIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens dont le coup d’envoi a été officiellement donné, le lundi 13 novembre 2017, par le président de la République Pierre Nkurunziza, sous le thème : « Policier chrétien, lèves-toi et sois illuminé ». Ce grand rendez-vous panafricain a vu la participation de plusieurs policières et policiers venus de quatorze pays du continent africain, mais aussi de l’Inde et des Etats-Unis d’Amérique. Après le Nigeria qui a abrité la VIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens, c’est notre pays qui a été choisi pour accueillir l’édition suivante. Nous y reviendrons dans cet éditorial. Toutes celles et ceux, à quelque niveau que ce soit, qui étaient présents à la cérémonie d’ouverture ont, sans nul doute, noté cette réflexion du président de la République Pierre Nkurunziza proposée aux participants, à la fin de son allocution de circonstance : «Que votre manière d’être chrétien soit être policier et que votre manière d’être policier soit être chrétien». Ce disant, le chef de l’Etat indiquait la ligne de conduite devant caractériser le policier dans ses difficiles tâches quotidiennes, en établissant un lien solide entre son expérience professionnelle et les valeurs humaines et chrétiennes, en disant non, dans l’accomplissement de sa profession, aux valeurs contraires à la morale chrétienne. C’est de cette seule façon que le policier valorisera et fera fructifier ses talents au service de la paix et de la sécurité des citoyens dont il a la charge de protéger la vie et les biens. Une fois intimement liées comme les deux faces d’une même médaille, l’expérience professionnelle du policier et ses valeurs humaines et chrétiennes, l’aideront, sans nul doute, dans sa volonté revigorée d’être à la hauteur de sa mission, et de renforcer ses capacités pour une meilleure maîtrise des situations épineuses et complexes pouvant surgir d’ici ou de là.Cela dit, essayons dans cet éditorial, de répondre à cette question : Pourquoi, après le Nigeria, le choix s’est-il porté sur le Burundi pour organiser et abriter la VIIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens ? Répondons à cette question en reprenant les propos exprimés par le président de l’Assemblée nationale, pendant l’audience qu’il a accordée, mercredi dernier, à l’ambassadeur de France au Burundi. Il lui a fait remarquer qu’entre 2015 et à l’heure qu’il est, la situation a totalement changé. C’est dire que notre pays jouit pleinement de la paix et de la sécurité, que la situation politique, sociale et sécuritaire s’est nettement améliorée sur toute l’étendue de la république du Burundi, après les perturbations survenues en 2015, lors des violences postélectorales et la tentative du coup d’Etat. C’est donc dire que le choix porté sur notre pays pour abriter les assises de la VIIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens, a été décidé au regard des acquis déjà obtenus du 26 avril 2015 à ce jour, en matière politique, sociale et sécuritaire.La VIIe Conférence panafricaine de l’Association des policiers chrétiens qui vient de tenir ses assises dans notre pays est donc une autre preuve éloquente qui, après tant d’autres preuves tout aussi éloquentes, vient de montrer à la face du monde que la paix et la sécurité sont une réalité tangible dans notre pays. C’est la consolidation de cette paix et de cette sécurité qui fera toujours la force du peuple burundais sans cesse mobilisé face à ses détracteurs.

Louis Kamwenubusa

 

POLITIQUE> Réunion du chef de l’Etat avec différents cadres

Pour bien comprendre l’histoire du Burundi

  1. 0a201Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a tenu en mairie de Bujumbura, le jeudi 16 novembre  2017, une réunion à l’endroit des différents cadres de la présidence de la République. Le porte-parole du président de la République a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société et constitue un autre chapitre pour bien comprendre l’histoire du Burundi.

A la fin de la réunion, le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa Ndenzako, a indiqué que le chef de l’Etat a tenu cette réunion à la suite d’une autre qu’il avait tenue à l’intention de son personnel qui l’assiste dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement . Il a dit que cette réunion  s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société. Il s’agit d’un chapitre sur les enseignements pour bien comprendre l’histoire du Burundi. En effet, a-t-il mentionné, même si le Burundi a acquis son indépendance, le plus important est de la sauvegarder et de la consolider. Pour y parvenir, M.Karerwa a dit qu’il faut comprendre deux choses : les tenants  et les aboutissants de l’histoire du Burundi d’une part, et des sacrifices qui ont été consentis par nos ancêtres à savoir le fondateur du royaume du Burundi Ntare Rushatsi Cambarantama, le héros national de l’Indépendance du Burundi, le prince Louis Rwagasore, d’autre part. Le chef de l’Etat  a  demandé de pérenniser cet héritage.  « Ainsi chacun doit fournir ses efforts pour que nous puissions laisser un Burundi meilleur aux futures générations », a-t-il souligné.

Le Burundi, une école pour les autres peuples

M. Karerwa a dit que le président de la République salue  le travail déjà abattu jusqu’ici par le personnel de la présidence de la République et des autres départements qui en dépendent. Il salue également l’engagement des Burundais qui comprennent petit à petit qu’ils doivent tourner le dos aux enseignements coloniaux qui se sont matérialisés par les explorations, les missions et la colonisation, qui veut enclencher une autre étape  qui est le néocolonialisme. M. Karerwa a souligné par ailleurs que le chef de l’Etat apprécie énormément que le Burundi devienne aujourd’hui une école vis-à-vis des peuples surtout d’Afrique. En effet, cette campagne consiste à désintoxiquer certaines  catégories de gens qui ont été victimes des enseignements de l’école coloniale.  « Ce sont des enseignements qui viennent initier un modèle de développement pour tourner  le dos aux enseignements occidentaux pour initier un modèle de développement tenant compte des valeurs ancestrales du Burundi », a-t-il dit. La première réunion avait eu lieu le 27 juillet 2017. 

Vincent Mbonihankuye

 

PARTI CNDD-FDD> Ouverture de la semaine dédiée aux combattants de la paixPARTI CNDD-FDD> Ouverture de la semaine dédiée aux combattants de la paix

Se souvenir des « intwari » qui sont morts pour sauver le pays

0a20Le parti CNDD-FDD a procédé à l’ouverture de la semaine dédiée aux combattants de la paix (intwari ku rugamba), le jeudi 16 novembre 2017 à sa permanence nationale située en commune urbaine de Ntahangwa. Le secrétaire général du parti CNDD-FDD a indiqué qu’ils sont venus pour se souvenir des « Intwari » qui sont morts pour sauver le pays. 


Dans ces cérémonies d’ouverture de la semaine dédiée aux « Intwari ku rugamba », étaient présentes les différentes autorités du pays issues du parti CNDD-FDD. Il y avait entre autres certains ministres, le président de l’Assemblée nationale, l’ombudsman burundais, certains gouverneurs de provinces et autres autorités toutes issues du parti au pouvoir. Il y avait aussi les ambassadeurs de certains pays amis. Celles-ci ont été agrémentées par l’animation du club « Intwari » et la diffusion d’un documentaire relatant l’historique et la vie du parti CNDD-FDD.

Dans son discours de circonstance, le secrétaire général du parti CNDD-FDD Evariste Ndayishimiye  a indiqué que la date du 16 novembre est une date inoubliable pour le parti CNDD-FDD. C’est le jour où les Bagumyabanga méditent sur les différentes périodes malheureuses que le pays a traversées. C’est à cette date que les combattants du parti CNDD-FDD ont déposé les armes pour cesser la guerre. Pour M.Ndayishimiye, les Bagumyabanga célèbrent à cette date la vaillance de ceux qui se sont donnés corps et âmes pour sauver le pays.      « N’eut été la vaillance des combattants, où serions-nous », a demandé M. Ndayishimiye. La date du 16 novembre est également une journée pour se rappeler d’où nous sommes venus. Les colonisateurs ont divisé les Burundais jusqu'à ce que les richesse du pays soient pillées, a dit M. Ndayishimiye. Certains leaders du pays comme le prince Louis Rwagasore, feu le président Melchior Ndadaye et les autres ont été assassinés. C’est pour cette raison qu’en 1994, les Burundais ont pris la décision de se protéger. Ceux qui étaient présents aux cérémonies ont alors observé une minute de silence en mémoire de tous les « Intwari » qui sont morts pour sauver le pays.

Les Bagumyabanga sont été invités à soutenir les institutions élues

 Pour M. Ndayishimiye, il est alors temps de faire l’introspection afin de voir où on en est. Actuellement, nous avons le droit de nous vanter car le pays est bien organisé. Le secrétaire général du parti CNDD-FDD a donné l’exemple de la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et celles qui accouchent. Tout cela constitue l’espoir que l’avenir du Burundi est meilleur. M. Ndayishimiye a fait savoir qu’il y a encore la nécessité de renforcer l’unité entre les Burundais. Selon lui, il y a encore des gens qui n’ont pas jusqu’à présent compris que le pays doit être construit par les Burundais eux-mêmes. Etre « Intwari » n’est pas du badinage. Les Bagumyabanga n’ont pas peur, ils sont et seront toujours debout, a précisé M. Ndayishimiye. Actuellement, il faut que les Bagumyabanga sachent que la guerre n’est pas encore terminée. M. Ndayishimiye a donné l’exemple d’autres combats à mener notamment celui de lutter contre la pauvreté.Le secrétaire général du parti CNDD-FDD a rappelé aux Bagumyabanga qu’il faut se donner corps et âmes pour soutenir les institutions mises en place par le biais des élections. Le CNDD-FDD s’est donné la mission de sensibiliser les Burundais afin qu’ils participent massivement au développement du pays. M.Ndayishimiye a conseillé aux Bagumyabanga de travailler durement afin de manger le fruit de leur sueur. Il a saisi l’occasion pour remercier les pays amis qui ne cessent de soutenir les Burundais partout et en tout.

Martin  Karabagega

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Réunion du chef de l’Etat avec différents cadres

Pour bien comprendre l’histoire du Burundi

 

Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a tenu en mairie de Bujumbura, le jeudi 16 novembre  2017, une réunion à l’endroit des différents cadres de la présidence de la République. Le porte-parole du président de la République a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société et constitue un autre chapitre pour bien comprendre l’histoire du Burundi. 

 

A la fin de la réunion, le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa Ndenzako, a indiqué que le chef de l’Etat a tenu cette réunion à la suite d’une autre qu’il avait tenu à l’intention de son personnel qui l’assiste dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement . Il a dit que cette réunion  s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société. Il a précisé qu’il s’agit d’un chapitre sur les enseignements pour bien comprendre l’histoire du Burundi. En effet, a-t-il mentionné, même si le Burundi a acquis son indépendance, le plus important est de la sauvegarder et la consolider. Pour y parvenir, M.Karerwa a dit qu’il faut comprendre deux choses : les tenants  et les aboutissants de l’histoire du Burundi d’une part, et des sacrifices qui ont été consentis par nos ancêtres à savoir le fondateur du royaume du Burundi Ntare Rushatsi Cambarantama, le héros national de l’Indépendance du Burundi, le prince Louis Rwagasore, d’autre part. Le chef de l’Etat  a  demandé de pérenniser cet héritage.  « Ainsi chacun doit fournir ses efforts pour que nous puissions laisser un Burundi meilleur aux futures générations », a-t-il souligné.

Le Burundi, une école pour les autres peuples

M. Karerwa a dit que le président de la République salue  le travail déjà abattu jusqu’ici par le personnel de la présidence de la République et des autres départements qui en dépendent. Il salue également l’engagement des Burundais qui comprennent petit à petit qu’ils doivent tourner le dos aux enseignements coloniaux qui se sont matérialisés par les explorations, les missions et la colonisation, qui veut enclencher une autre étape  qui est le néocolonialisme. M. Karerwa a souligné par ailleurs que le chef de l’Etat apprécie énormément que le Burundi devienne aujourd’hui une école vis-à-vis des peuples surtout d’Afrique. En effet, cette campagne consiste à désintoxiquer certaines  catégories de gens pour ont été victimes des enseignements de l’école coloniale.  « Ce sont des enseignements qui viennent initier un modèle de développement pour tourner  le dos aux enseignements occidentaux pour initier un modèle de développement tenant compte des valeurs ancestrales du Burundi », a-t-il dit. La première réunion avait eu lieu le 27 juillet 2017. 

Vincent Mbonihankuye

 

Conseil des ministres> Communiqué de presse de la réunion des mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017

Le  Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Pierre Nkurunziza. 

Les dossiers suivants ont été analysés :  
1. Projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de don n°2000001940 entre la république du Burundi et le Fonds international de développement agricole pour le financement du Projet d’inclusion financière agricole et rurale du Burundi (PAIFAR-B), présenté par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage.Le gouvernement du Burundi a obtenu un financement de 24,9 millions de dollars américains sous forme de don de la part du Fonds international de développement agricole ( Fida) en faveur du Projet d’inclusion financière agricole et rurale du Burundi.Ce projet sera exécuté dans six provinces couvertes par les projets et programmes financés par le Fonds international de développement agricole en cours. Il s’agit des provinces de Bubanza, Cibitoke, Gitega, Karusi, Kayanza et Muramvya et durera sept ans. Le projet facilitera aux producteurs agricoles et non agricoles ainsi qu’aux jeunes d’accéder au crédit et développera des activités génératrices de revenus. Plus de 99.200 ménages bénéficieront de l’appui de ce projet.Le projet a été adopté.
2. Projet de loi portant ratification par la république du Burundi de la convention de Minamata sur le mercure, présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanismeLe mercure est un métal lourd hautement toxique qui représente une menace pour la santé humaine et l’environnement au niveau mondial. Il est particulièrement nocif pour le système nerveux, la tyroïde, les poumons, le système immunitaire, les yeux, les gencives et la peau. Parmi les principales sources d’émission de mercure dans l’environnement figure l’orpaillage artisanal utilisant le mercure pour amalgamer les particules d’or. Le mercure est également utilisé dans de nombreux produits  comme les piles, les appareils de mesure, certains produits de santé, etc.Consciente des impacts nocifs de cette substance, la Communauté internationale a décidé en février 2009 d’établir un instrument juridiquement contraignant qui est cette Convention adoptée en 2010 par 140 Etats, dont l’objectif global est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets de mercure.En ratifiant cette Convention, le Burundi se sera engagé à prendre des mesures appropriées pour éliminer progressivement les produits contenant du mercure, élaborer et mettre en œuvre un plan d’action national visant à éliminer l’utilisation du mercure dans l’extraction minière artisanale et à petite échelle d’or et sensibiliser le public sur les effets négatifs de l’utilisation du mercure.Après analyse, le Conseil a estimé utile d’analyser d’abord les implications de cette ratification et aussi d’être suffisamment informé sur les pays qui ont déjà ratifié cette Convention. Une équipe a été désignée à cet effet et le dossier sera ramené dans un délai d’un mois.
3. Projet de loi portant révision du Code de l’environnement du Burundi, présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.Le Code de l’environnement actuellement en vigueur date de 2000 et a été promulgué au moment où le pays commençait à mettre en place les premiers éléments d’une Politique nationale de préservation de l’environnement.Aujourd’hui, il s’avère nécessaire de l’actualiser pour l’adapter aux exigences nouvelles de l’environnement telles qu’elles ressortent des Conventions internationales majeures en la matière et aux orientations de politiques et stratégies récemment élaborées en matière d’environnement.Ainsi donc, après dix-sept années de mise en œuvre, ce Code a montré certaines insuffisances face aux problèmes émergents en matière d’environnement comme la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la question des changements climatiques, les espèces envahissantes, etc.Cette révision du Code de l’environnement est donc proposée afin de se conformer aux nouveaux défis en matière de l’environnement.Après beaucoup d’échanges et d’enrichissements du projet, ce dernier a été adopté et une équipe a été désignée pour sa finalisation.
4. Projet de loi portant dispositions particulières au Commerce du pétrole et des produits pétroliers, présenté par le ministre de l’Energie et des mines.Le pétrole est présent dans l’économie burundaise comme un produit incontournable et pratiquement irremplaçable. Au-delà de cette omniprésence dans tous les secteurs de l’économie, l’enjeu pétrolier peut constituer une source de tension interne et internationale et une source de pollution de l’environnement.Divers textes réglementant ce secteur ont été mis en place mais ils manquaient une certaine cohérence car ils intervenaient pour résoudre un problème ponctuel notamment en cas de rupture majeure des approvisionnements du pays, et le présent projet vient remédier à cette situation.Le projet de texte s’applique à l’importation, au raffinage, à l’exportation, au stockage, au transport et à la distribution du pétrole et des produits pétroliers sur le territoire du Burundi. Parmi les grandes innovations qu’apporte cette loi, il y a lieu de citer la création d’un organe régulateur du secteur, l’introduction de la réglementation du stock stratégique, etc.  Après avoi échangé sur ce projet, le Conseil l’a adopté moyennant certains amendements.  
5. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Nickel et minerais associés sur le périmètre Waga en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL
6. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Nickel et minerais associés sur le périmètre Nyabikere en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL
7. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Fer-Titane-Vanadium et minerais associés sur le périmètre Mukanda en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL, tous présentés par le ministre de l’Energie et des mines.La société Chemical Vapour Metal  Refining Corporation (CVMR) dont le siège social se trouve à Toronto au Canada a approché le Gouvernement du Burundi pour une coopération dans le secteur minier avec un intérêt spécial pour le nickel et le vanadium.En vue de demander les permis de recherche y relatifs, la société a créé en octobre 2017, une société de droit burundais dénommée CVMR Energy Metals Burundi SURL pour se conformer au Code Minier du Burundi.La société nouvellement créée a ainsi demandé des permis de recherche du nickel et minerais associés dans les périmètres Nyabikere et Waga pour des superficies respectivement de 139,3 km2 et 77,6 km2 ainsi que celui du Fer-Titane-Vanadium dans le périmètre de Mukanda sur une superficie de 144 km2.Cette société s’est engagée à se conformer à la législation burundaise, spécialement au Code Minier et à ses textes d’application.En cas de résultats positifs des études de faisabilité, les investissements dans l’exploitation vont générer des recettes et des devises pour le Trésor.Au regard du programme des travaux proposé et des capacités techniques et financières de cette société ainsi que de l’impact positif de ses activités sur l’économie nationale, les services techniques qui ont analysé le dossier ont proposé d’accorder les permis demandés.Les trois projets ont été adoptés.
8. Projet de Décret portant instauration de la Journée dédiée à la Solidarité nationale, présenté par le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotiqueDepuis longtemps, les Burundais ont toujours été caractérisés par l’esprit d’entraide et de la solidarité communautaire. Mais depuis son indépendance, le Burundi a connu plusieurs crises sociopolitiques qui ont créé beaucoup de personnes démunies. Par ailleurs ces derniers temps, le Burundi connaît des catastrophes naturelles dues aux changements climatiques causant des dégâts énormes et d’autres nécessiteux. Pour venir en aide aux populations des zones sinistrées, le Gouvernement a dû lancer un appel à la solidarité locale à laquelle les populations mobilisées ont toujours répondu positivement avec des contributions impressionnantes. Le texte proposé tend donc à favoriser l’enracinement de cette culture d’entraide à travers l’organisation d’une Journée de solidarité locale pour une bonne coordination de la collecte des contributions y relatives.Après échanges, le projet a été adopté moyennant amendements avec notamment la recommandation de placer cette Journée le dernier samedi du mois de juillet pour ne pas accroître le nombre de jours fériés et chômés. Cependant, d’autres journées de collectes d’aides pourront être organisées en dehors de cette journée spéciale.
9. Note de proposition de redressement de l’Onatel, présentée par le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias.L’Onatel connaît actuellement d’énormes difficultés d’ordre technique, commercial et financier qui hypothèquent sa rentabilité.Cette situation est due à certains facteurs exogènes, notamment l’arrivée de plusieurs sociétés de téléphonies mobiles concurrentes avec des technologies plus avancées. Mais également des facteurs endogènes dont ceux liés à la gestion peuvent être responsables de  la situation précaire de l’entreprise.La note propose une série de stratégies et actions à mettre en œuvre pour que l’Onatel reprenne sa place dans le secteur des TIC. Des projets ont été également identifiés pour son redressement, avec évidemment l’appui de l’Etat dans la mesure où l’Onatel seul est incapable de trouver le financement.Enfin, la note indique des mesures d’accompagnement internes pour améliorer le fonctionnement de l’Onatel tant au niveau de la gestion financière que de la gestion du personnel. La même note propose d’autres mesures que l’Etat seul actionnaire devrait prendre en termes d’octroi de facilités et d’appuis pour que l’objectif de redressement puisse être atteint.Le Conseil a accepté le principe de redressement mais a noté qu’un audit externe et indépendant était nécessaire mais que les bonnes mesures déjà prises doivent être maintenues notamment celle d’arrêter les nouveaux recrutements et le non remplacement des départs.Une équipe qui va réfléchir davantage sur cette question et faire rapport au Gouvernement dans un délai de 1 mois a été mise en place.
10.  Mémorandum d’entente avec la Société PROCERV sur la Zone économique spéciale, présenté par les services de la Deuxième vice-présidence de la République.Une Zone économique spéciale est une zone territoriale délimitée géographiquement et qui bénéficie d’une réglementation économique spécifique différente de celle pratiquée sur le reste du territoire national. Elle a pour objet d’attirer des investissements étrangers, d’accroître les capacités d’exportation, de favoriser l’entrée des devises, de contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois.C’est dans ce cadre que le site de Warubondo situé en zone Gatumba,  en province de Bujumbura a été identifié pour abriter la première Zone économique spéciale au Burundi,  et son cadre légal a été mis en place en février 2017.Dans le souci de concrétiser cet objectif, la société PROCERV basée aux Emirats Arabes Unis a été identifiée pour apporter son expérience dans le développement des Zones économiques spéciales comme elle l’a fait aux Emirats Arabes Unis. Son expertise permet à ses clients de se conformer aux exigences des Zones économiques spéciales répondant aux normes internationales.
Le Mémorandum d’entente contient les engagements des deux parties à savoir le gouvernement du Burundi et la société PROCERV ainsi que la feuille de route pour le programme des activités pour la période de novembre 2017 à juillet 2018. Le Mémorandum a été adopté moyennant quelques ajustements.
11. Note sur le Jet présidentiel, présentée par le ministre des Finances, du budget et de la privatisation.Le gouvernement du Burundi s’est doté d’un avion présidentiel de type Gulfstream série GIV n°1151 qui est arrivé à l’Aéroport International de Bujumbura en date du 14 décembre 2016. Depuis cette période, l’avion est resté au sol alors qu’il doit être entretenu de façon régulière et a, de cette manière, occasionné beaucoup de dépenses car les travaux de la maintenance de cet avion se réalisent impérativement dans un atelier spécialisé à l’extérieur du pays. L’avion est maintenant en très bon état technique pour être utilisé ou exploité en vue de générer des fonds dans la mesure du possible. L’objet de la note était de demander au Conseil des ministres d’approuver cette exploitation qui s’avère doublement rentable d’abord pour faciliter la couverture des coûts de maintenance de l’appareil, mais aussi pour protéger l’avion contre certaines conséquences négatives liées à son immobilisation. Il faut en effet savoir que même immobilisé, un aéronef continue à occasionner des coûts de maintenance. Il convient de noter que  l’aéronef restera entièrement disponible pour toutes missions propres au propriétaire chaque fois que de besoin.Le Conseil a donné son aval pour cette exploitation.
Au chapitre des Divers, les membres du Conseil ont échangé diverses informations intéressant la vie nationale.

LE SECRETAIRE GENERAL DU  GOUVERNEMENT ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT,
Philippe NZOBONARIBA.

 
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