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Priere interconfessionnelle d’action de grace> Les Burundais invités à renforcer l’alliance conclue avec Dieu

000aqerzrp0000aazazqLa prière interconfessionnelle d’action de grâce qui a duré trois jours dans la province de Gitega, a été clôturée le samedi 25 janvier 2020. Le président de la République Pierre Nkurunziza, en même temps président du Conseil des sages du parti CNDD-FDD, ainsi que  différentes hautes autorités du pays ont rehaussé de leur présence les cérémonies de clôture de ladite prière.


Dans son discours de clôture, le président de la République Pierre Nkurunziza, en même temps président du Conseil des sages du parti CNDD-FDD, a précisé que l’alliance conclue avec Dieu a été renforcée par la Parole de Dieu en se référant aux lectures bibliques extraites successivement dans les livres de Josué 24, 14-28 , de l’Exode 14, 13-20 et de Jérémie 33, 1-3 et 6-9 . Pour cela, Dieu va continuer à entrer en contact avec les Burundais et, quant aux Bagumyabanga, le Seigneur va leur montrer sa présence et beaucoup de bénédictions vont descendre sur le Burundi.  

 Dieu a exaucé les prières des Bagumyabanga

Le chef de l’Etat n’a pas manqué de remercier tous ceux qui avaient participé à cette prière, ceux qui l’avaient préparée, et la province de Gitega pour l’hospitalité qui leur avait été réservée. Le président Nkurunziza a clôturé cette prière en priant pour le pays, le drapeau national à la main, avec le Conseil des sages.Pour le secrétaire général du parti CNDD-FDD Evariste Ndayishimiye, le plus important est qu’ils venaient de renouveler l’alliance conclue avec Dieu, qui occupe la première place au niveau de ce parti.       

« Aussi, nous avons pris la décision de construire un temple de Dieu, bref, beaucoup de hauts faits ont été accomplis au sein de notre parti », a-t-il poursuivi.Pour M. Ndayishimiye, les membres de ce parti ont reçu des bénédictions et des réponses  à leurs différentes préoccupations. «  Dieu a exaucé nos prières et nous avons été guidés par le Saint-Esprit pour avoir le successeur du président Nkurunziza. Remercions le Seigneur parce qu’Il nous a préservés pendant toute cette période ». Il a enfin invité tous les Bagumyabanga à toujours lire la Parole de Dieu tirée du livre de Josué 24, 14-28 afin de conclure une alliance avec Dieu.

 Année 2020, une période spéciale pour le Burundi

Dans ses enseignements, le prédicateur du jour a indiqué que nous sommes dans une période de renaissance. « Nous sommes en 2020 et ce n’est pas un hasard que nous sommes encore en vie ». Pour lui, le nombre 20 signifie traverser c’est-à-dire que  chaque fois qu’on voit ce nombre dans la Bible, c’est Dieu qui ordonne à son peuple de traverser. Il a ajouté que cette année est une année d’entrer dans une nouvelle ère, celle de Dieu. « Il s’agit d’une année spéciale pour le pays, le parti CNDD-FDD et pour le peuple burundais. Egalement, c’est une année prophétique et de guérison », a-t-il précisé. Ce prédicateur a aussi souligné que Dieu se prépare à accomplir une œuvre qu’on croyait impossible. Le Burundi est gouverné par Dieu. « Nous allons traverser mais on peut traverser et ne pas arriver à destination». Il a donné l’exemple du temps de Moïse où beaucoup d’Israéliens n’ont pas pu traverser la mer Rouge parce qu’ils n’avaient pas obéi à Moïse. Ainsi, il a demandé aux membres du CNDD-FDD de respecter Moïse pour pouvoir traverser. Et de conclure que l’esprit de Moïse va veiller sur le Burundi et le gouverner.

Dans l’après-midi du vendredi 24 janvier 2019, les enseignements se sont poursuivis avec différents prédicateurs. Ils étaient centrés sur les relations de Dieu avec le peuple d’Israël.D’après le président de la République Pierre Nkurunziza, Dieu a contribué dans la réussite de la lutte du parti CNDD-FDD. Pour lui, nous suivons les traces de nos ancêtres et les problèmes ne peuvent pas manquer dans le pays. Mais, a-t-il poursuivi, « cela ne peut pas arrêter le projet de Dieu, remercions le Seigneur pour sa vision pour le Burundi ».                     

Remercier Dieu même dans les moments difficiles

Le chef de l’Etat a aussi indiqué qu’à côté de tous ces problèmes, Dieu nous a donné de telles occasions pour louer le Seigneur. Le début est une chose et la fin en est une autre. C’est pour cette raison qu’il faut remercier Dieu même dans les moments difficiles car ces derniers peuvent être une voie de solution. Pour Bishop Seth Mukeshimana, la Parole de Dieu extraite du livre de l’Exode 14,13-20 nous rappelle le passé d’Israël concernant la vie des Israéliens dans l’esclavagisme passée en Egypte. Il a indiqué que pendant les moments difficiles vécus, les Israéliens ont fait appel à Dieu. A cet effet, Dieu s’est souvenu de l’alliance conclue avec les ancêtres d’Israël, et a sauvé son peuple. Pour lui, notre pays est dans une période de conclusion d’une alliance avec Dieu. Dieu a le pouvoir et a une planification pour son peuple. Il a ajouté que Dieu ne travaille pas dans le désordre mais plutôt dans la hiérarchie. Dieu est le seul capable de vaincre les ennemis du Burundi dans le but d’avoir de bonnes relations avec Lui. « Il fait des choses que nous ne sommes pas capables de faire, et nous demande de faire ce dont nous sommes capables ».Quant à Cheeh Salum Nayabagabo, il a fait savoir que si Dieu donne le pouvoir à quelqu’un, Il lui donne aussi la force pour accomplir ses œuvres. Selon lui, la vie que les Israéliens ont menée est celle que nous sommes en train de vivre. Il a aussi ajouté que les gens sont tous égaux ici sur terre,   néanmoins  c’est Dieu qui voit celui qui vient avant l’autre.                                                                                               

Yvette Irambona

 

Editorial> Parti CNDD-FDD : En toute sérénité, en toute démocratie dans le strict respect de la loi et de ses statuts

Deux activités de taille sont, ces jours-ci, à inscrire à l’actif du parti CNDD-FDD. Il s’agit d’abord d’une prière œcuménique associant plusieurs confessions religieuses en train de se dérouler à Gitega, la nouvelle capitale politique du Burundi. Il en a toujours été ainsi pour le parti CNDD-FDD qui, au mois de janvier de chaque année nouvelle, invite toutes les confessions religieuses exerçant légalement dans notre pays à prêcher ensemble la Parole de Dieu, chemin nécessaire pour la construction de l’âme et de l’esprit. A cette activité hautement religieuse ont toujours participé le couple présidentiel et d’autres dirigeants à tous les niveaux sans oublier une foule de croyants de Bagumyabanga et d’autres nombreux  citoyens croyant également en Dieu et provenant des partis politiques différents. C’est ensemble  qu’ils ont toujours partagé la prière œcuménique, un moment spirituel fort dont l’heureuse initiative appartient au parti  CNDD-FDD, dont on ne dira jamais assez qu’il est un organisateur inlassable des rendez-vous spirituels nous réconciliant avec Dieu et avec nos semblables. En ce début d’une année nouvelle, il nous plaît de souhaiter, du plus profond de notre cœur, une pleine réussite aux rendez-vous spirituels toujours organisés par le parti CNDD-FDD pour lequel la réponse aux besoins sociaux n’est possible que grâce à l’amélioration de nos comportements vis-à-vis de Dieu, qui seul peut nous autoriser tous les espoirs de voir la paix, l’unité, la sécurité et la démocratie se renforcer davantage sous son regard et sa bénédiction.C’est avec le même regard et la même bénédiction du Très Haut que le parti CNDD-FDD tiendra ce dimanche 26 janvier 2020, aussitôt après la prière œcuménique, un congrès essentiellement destiné à désigner un candidat au poste de président de la République dont l’élection est prévue le 20 mai prochain. Il s’agit d’un congrès qui viendra balayer d’un revers de la main toutes les spéculations électorales de tous ceux qui, ces temps-ci, ont délibérément choisi de s’immiscer dans les affaires internes du parti CNDD-FDD, en avançant les rumeurs les plus folles et les plus insensées sur la vie de ce parti qui, seul, est maître de son destin. Ils ont été nombreux les déstabilisateurs de l’opinion burundaise à détourner l’attention de paisibles citoyens désireux de vaquer librement et sereinement à leurs occupations quotidiennes. A longueur de journées, ils n’avaient que cette question à la bouche : Pourquoi le parti CNDD-FDD tarde-t-il à désigner un candidat au poste de président de la République ? C’est à partir de cette question qu’ils ont commencé à dire du n’importe quoi sur la vie du parti CNND-FDD, en rivalisant d’ardeur dans l’agression contre ce parti dont le mérite a été d’avoir ramené la paix et la sécurité, dès son avènement au pouvoir en 2005, à l’issue des élections démocratiques pluralistes qu’il a gagnées haut la main. Face aux ingérences externes, le parti CNDD-FDD a su garder sa sérénité, une attitude d’un parti politiquement mûr.C’est en toute sérénité et en toute démocratie, sous la bénédiction du Très Haut que les congressistes, respectueux des statuts de leur parti désigneront leur candidat qui sera le candidat du consensus et de la maturité politique du parti CNDD-FDD. Nous y reviendrons dans notre prochain éditorial.

 

Louis Kamwenubusa

 

Prière interconfessionnelle d’action de grâce> Enseignements du chef de l’Etat à l’endroit des jeunes Imbonerakure

Les jeunes du parti CNDD-FDD invités à se laisser guider par la volonté divine

000azDans le cadre de la prière interconfessionnelle d’action de grâce organisée par le parti CNDD-FDD en province de Gitega, le président de la République Pierre Nkurunziza a dispensé le vendredi 24 janvier 2020, des enseignements à l’endroit des jeunes Imbonerakure. A cet effet, le chef de l’Etat les a invités à avoir de bonnes relations avec le Seigneur et à se laisser guider par la volonté divine.


Dans sa prédication du jour, le président Nkurunziza a d’abord indiqué que ce mois de janvier a plusieurs significations. Il s’agit d’un mois d’espoir dans la mesure où du temps de  nos ancêtres, c’était l’époque de la moisson. Aussi, nos ancêtres avaient un grand attachement à Dieu. Pour lui, la Parole de Dieu nous permet de connaître le temps et de nous guider dans nos actions.                       

 

Entrer en contact avec Dieu

M. Nkurunziza a poursuivi ses enseignements en se basant sur la Parole de Dieu tirée d’Exode 14, 13-20. Pour cela, il a rappelé à ces jeunes qu’ils représentent toute la jeunesse burundaise et non pas seulement celle du CNDD-FDD. Ainsi,  ces jeunes sont invités à s’entraider. Il a ajouté que ce que nous voyons de nos propres yeux est insignifiant  par rapport à ce que nous ne voyons pas ; mais Dieu voit tout.Pour le chef de l’Etat burundais,  le Dieu des Israéliens est le même que Celui qui dialogue avec les Burundais aujourd’hui. « Mon souhait est que vous ayez de bonnes relations avec Dieu. Si tu te vantes, Dieu te montrera que tu es un bon à rien. Nous avons perdu beaucoup de temps, et connaître les temps est un don exceptionnel de Dieu. Et ce que tu fais provient de la force de Dieu ». 

Connaître les temps

Le président Nkurunziza s’est référé également à la parole de Dieu se trouvant dans Ezéchiel 37, 1-14 où il a expliqué que nous vivons dans les temps de Dieu. Si Dieu lève la main sur toi, tout le monde le saura. « Je souhaite que vous  ayez de meilleures relations comme a été le cas pour Ezéchiel avec Dieu. Il faut accepter d’être guidé par la volonté divine, et c’est le moment d’accueillir le Saint-Esprit et d’entrer en contact avec Dieu ». Et d’ajouter que ces jeunes Imbonerakure doivent continuer à travailler selon la vision tracée par nos ancêtres.Le chef de l’Etat a aussi précisé que tout ce que nous possédons provient de Dieu. C’est pour cette raison qu’il invite la jeunesse de ce parti à s’adonner au Seigneur et à bien cohabiter avec les jeunes des autres partis politiques. Il a terminé sa prédication en priant pour ces jeunes afin qu’ils puissent aller de l’avant dans leurs projets et que le Saint Esprit descende sur eux.                                                                                            
Yvette Irambona

 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES> Bilan du deuxième trimestre 2019-2020

Le ministre Nibigira se dit satisfait des résultats atteints

0000aesryLe Ministre des Affaires étrangères, Ezéchiel Nibigira,  a présenté, le mardi 21 janvier 2020,  le bilan des grandes réalisations au cours de 2e trimestre 2019-2020. Le ministre Nibigira se dit satisfait des résultats atteints.


Le ministre des Affaires étrangères, Ezéchiel Nibigira,  a indiqué que les grandes réalisations dudit ministère s’articulent sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale avec les partenaires, le renforcement de la communication diplomatique, la consolidation du partenariat stratégique avec la diaspora burundaise ainsi que la poursuite des activités dites de routine par l’administration centrale.Concernant le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale avec les partenaires du Burundi, M. Nibigira a fait savoir que le ministère de tutelle a participé aux réunions statutaires, aux conférences des organisations sous-régionales et internationales. Le Ministre des Affaires étrangères a cité, à titre d’exemple, une réunion du Comité interministériel régional de la Conférence  internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) à Brazzaville le 15 octobre 2019 ; le 25e  anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD25) à Nairobi du 12 au 14 novembre 2019 ; une visite de travail en République unie de Tanzanie comme envoyé spécial et porteur d’un message du président du Burundi, Pierre Nkurunziza à son homologue tanzanien, John Pombe Magufuli, le 19 novembre 2019 ; les cérémonies d’intronisation du nouvel empereur du Japon à Tokyo le 22 octobre 2019 ; etc.

La coopération bilatérale et multilatérale a été renforcée

Dans le cadre de renforcement de la coopération avec les organisations internationales et régionales africaines, les services du ministère des Affaires étrangères ont participé à une réunion régionale sur le traité de la non-prolifération des armes nucléaires à Addis-Abeba ; à la 63e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique tenue à Vienne en Autriche ; à la 3e Conférence internationale des régulateurs tenue à Marrakech au Maroc ; aux deux évènements l’un sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’autre sur la 31e réunion du Comité de pilotage ; au séminaire des jeunes diplomates africains francophones à Beijing en Chine ; à la 49e réunion du Comité consultatif permanent des Nations sur la sécurité en Afrique centrale, à Luanda en Angola ; à un atelier de renforcement sur les techniques de négociation des accords bilatéraux de mobilité de la main d’œuvre à Gitega ; etc.M. Nibigira a indiqué que le ministère des Affaires étrangères a également assuré l’encadrement de la visite officielle effectuée au Burundi par la délégation  conduite par le secrétaire général adjoint de la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC) dans le cadre du projet de la CEEAC sur l’aménagement de la route Zongo-Kisangani-Kampala-Bujumbura. Dans la même visée de coopération, il y a eu signature des accords de coopération et des memoranda d’entente entre le Burundi et d’autres pays partenaires au développement. Le ministre des Affaires étrangère a cité notamment l’accord signé le 25 juillet 2019 entre le Burundi et la Turquie dans le domaine de la sécurité ; la signature du mémorandum d’entente entre l’ambassade de la République du Burundi à Brasilia et la Chambre de commerce afro-brésilienne à Sao Polo ; etc.
Des dossiers de soutien aux candidatures aux postes dans des organisations régionales et internationales ont été traitésDans le même objectif de renforcement de capacité et d’extension de la coopération, des dossiers de demande de soutien des candidatures aux postes dans des organisations régionales et internationales ont été traités. M. Nibigira a cité le dossier de soutien à l’Algérie pour sa candidature à la présidence d’Afripol (agence africaine de police criminelle) traité favorablement ; un soutien de candidature en faveur de l’Egypte pour un poste au sein de l’Unesco ; un autre en faveur du Qatar et du Luxembourg au poste de membre du Conseil des droits de l’Homme ; le soutien à la Suisse, au Japon, à l’Israël et à l’Allemagne aux postes des membres du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires de l’Onu.En ce qui concerne le renforcement de la communication diplomatique, 27 audiences ont été accordées aux partenaires bilatéraux et multilatéraux en vue d’assurer une communication performante avec eux. Dans le même souci de faire connaître les activités accomplies par les différentes structures de l’Etat, une séance d’échanges et d’informations à l’endroit des chefs des missions diplomatiques et consulaires et des représentants des organisations internationales accrédités au Burundi a été organisée le 19 novembre 2019. M. Nibigira n’a pas oublié de mentionner que 12 magazines respectivement en versions française et anglaise ont été produits et envoyés aux missions diplomatiques et consulaires du Burundi à l’étranger ainsi qu’aux missions diplomatiques et consulaires et aux organisations internationales accréditées au Burundi.

Une formation du personnel de la direction de la diaspora et des cadres du ministère de tutelle a été organisée

Quant à la consolidation du partenariat stratégique avec la diaspora burundaise, M. Nibigira a indiqué que celle-ci est l’un des objectifs que s’est fixé le ministère des Affaires étrangères et que cette institution a organisé une formation du personnel de la direction de la diaspora et des cadres dudit ministère. A cet effet, huit cadres ont été formés sur le renforcement des capacités sur les accords bilatéraux de migration de la main d’œuvre. Les services dudit ministère ont également participé à l’organisation de deux réunions tripartites (Ceni, ministère des Affaires étrangères et diaspora burundaise) dans le cadre de l’amélioration du système électoral de la diaspora burundaise.   Pour ce qui est de la poursuite des activités dites de routine par l’administration centrale, le ministre des Affaires  étrangères a déployé des efforts pour tenir des réunions hebdomadaires avec les directeurs généraux de l’institution ; préparer et faire signer des contrats de performance par tous les cadres dudit ministère ; coordonner le cérémonial et le protocole liés aux activités officielles ; traiter les dossiers d’accréditation des ambassadeurs et des consuls aussi bien nationaux qu’internationaux ; traiter les dossiers de demande d’apostilles ;  traiter les dossiers de demande d’exonération ; analyser et assurer le suivi des dossiers de demande d’agrément des ambassadeurs étrangers résidents et non-résidents ; etc.Le ministre des Affaires étrangères a promis de ne ménager aucun effort afin d’atteindre la levée totale des incompréhensions avec certains partenaires, le retrait du Burundi sur l’agenda du Conseil de sécurité des Nations unies, la recherche de nouveaux partenaires, la conclusion de nouveaux accords ainsi que l’amélioration des conditions de travail du personnel dudit ministère.

Ezechiel Misigaro

 

COPA 2020> Communiqué de presse

Elle participera aux élections de 2020 en coalition
000adsLa Coalition pour une opposition démocratique et participative (Copa 2020) composée de sept partis politiques qui sont le Radebu, PMP, Inkinzo, Frolina, Kaze-FDD, PL et Piebu, a sorti le vendredi 17 janvier 2020, un communiqué de presse dans lequel elle informe l’opinion nationale et internationale que ces partis participeront aux élections de 2020 en coalition.

Dans ce communiqué qui a été rendu public par le porte-parole de cette Coalition, Jean de Dieu Mutabazi, indique que les sept partis politiques se sont coalisés et participeront aux élections de 2020, avec le même signe distinctif. M. Mutabazi a précisé que les sept partis politiques  proposeront aux Burundais leur vision commune en ce qui concerne la gestion du pays dans les domaines politique, social, des droits de la personne humaine, économique, de la bonne gouvernance, sécuritaire et diplomatique, à travers un programme qui sera diffusé et communiqué bientôt. 

Il a fait savoir que les mêmes partis politiques choisiront les meilleurs candidats dans les sept partis coalisés, capables de mieux incarner et défendre leur vision au niveau présidentiel, législatif, communal et collinaire. Pour ce qui est des élections présidentielles, M. Mutabazi a souligné que les sept partis politiques coalisés se sont convenus d’avoir deux options. «  S’il s’avère que le meilleur candidat pour défendre leur vision et leurs intérêts politiques peut provenir d’une autre formation politique amie, ils n’hésiteront pas à le soutenir à ce  niveau. S’il s’avère que même parmi les candidats qui seront proposés aux présidentielles, il n’y a aucun qui soit proche de leur vision, leur candidat aux présidentielles proviendra de leur coalition», a dit M. Mutabazi. Il a ajouté qu’ils se sont entendus de garder leur coalition ouverte à d’autres forces et formations politiques évoluant au Burundi désireuses de participer avec eux  aux élections de 2020. M.Mutabazi a terminé en signalant que les sept partis politiques, dont la plupart sont connus dans l’histoire politique de ce pays, informent l’opinion qu’ils couvrent l’entièreté du territoire burundais jusqu’au niveau collinaire. 

Emelyne Iradukunda

 

Burundi> Elections de 2020 Kassim Abdoul : « Il faut que tous nos citoyens se sentent Burundais et aient une vision nationale »

Kassim Abdoul : « Il faut que tous nos citoyens se sentent Burundais et aient une vision nationale »

000012azetLe mercredi 15 janvier 2020, Kassim Abdoul, candidat désigné par le parti Union pour la Paix et la Démocratie (UPD Zigamibanga) aux élections présidentielles de cette année, nous a accordé dans son bureau à Bujumbura un entretien au cours duquel il a présenté le projet de société de cette formation politique. Il annonce que s’il est élu président de la République, sa première mesure politique serait de réconcilier les Burundais car il voudrait que tous les citoyens se sentent Burundais et qu’ils construisent sur ce qui unit et non ce qui divise. Pour lui, le poste de président ne requiert aucune fantaisie, raison pour laquelle il explique que s’il a accepté de se présenter, c’est qu’il y croit et qu’il a une conviction qu’il peut servir le pays. 

Kassim Abdoul est actuellement président du parti UPD Zigamibanga et en même temps directeur du département de la Formation et du perfectionnement à la Direction générale de la Formation patriotique au sein du ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local. Il déclare qu’il est né le 9 juin 1966, actuellement veuf et père de trois enfants.


Des atouts qui militent en sa faveur 

Le candidat président indique que son parti a une idéologie et un programme en plus d’une certaine expérience car il est reconnu depuis 17 ans, et est implanté dans tout le pays. Ce candidat vit au pays et a suivi la politique du pays. Selon lui, les chances sont multiples. Toutefois, il reconnait que quand on entre dans une compétition, on y entre avec la certitude de gagner mais qu’on peut être battu. Et il explique : « Si la population est satisfaite et adhère à notre programme, nous allons gagner les élections. Mais, si elle trouve qu’il y a un autre qui a un programme meilleur que le nôtre, on va féliciter le gagnant ».Le projet de société de ce parti, selon le candidat président, est structuré en quatre principaux thèmes à savoir la lutte contre la pauvreté et le chômage, la lutte contre la faim, la promotion d’une éducation de qualité ainsi que la justice. La première priorité  pour Kassim Abdoul serait que la population reçoive une éducation de qualité pour avoir une jeunesse compétitive au niveau national, régional et international. Il dit que lorsqu’on regarde l’effectif dans les classes, on n’a pas l’espoir d’avoir une éducation de qualité, et certaines personnes se plaignent de la baisse du niveau de formation. Il explique que cela est dû notamment au manque de matériel didactique dans les écoles, à l’effectif des élèves, à l’enseignant qui n’est pas content du traitement qui lui est réservé aujourd’hui. La deuxième priorité pour lui serait la lutte contre le chômage. Il fait remarquer que le Burundi a une population qui est très jeune et que si on ne trouve pas une solution au problème de l’emploi pour les jeunes scolarisés et non scolarisés, on risque d’être confronté plus tard à une révolution sociale comme on en voit ailleurs. La troisième priorité concerne la production des biens. Son constat est qu’au niveau de la population rurale, il y a aujourd’hui plus de consommateurs que de producteurs car la plupart des gens produisent des services. Il donne l’exemple des taxi-vélo et taxi-moto qu’il considère comme une grande force qui devait plutôt produire des biens mais qui ne produit que des services. Il fait noter que dans un pays où il n’y a que la production de services, il ne peut y avoir que la faim, et qu’une population qui a faim ne peut pas servir à grand-chose. Ce qui le conduit à dire qu’il faut trouver un mécanisme pour enrayer la faim, en produisant suffisamment.

Selon Kassim Abdoul, il y a des espaces qu’il faut rentabiliser et produire même des surplus qu’on peut exporter. « Nous n’avons même pas besoin d’une réforme agraire mais pouvons adopter une politique où nous pouvons produire suffisamment et nourrir toute la population burundaise et pouvoir exporter à l’étranger. Une population qui mange suffisamment est capable de travailler et garder une bonne santé. Depuis quelques années on parle de l’épidémie de malaria et des gens qui meurent de cette maladie. Lorsque les gens peuvent manger suffisamment, ils ne sont pas vulnérables aux maladies ».La quatrième priorité est, comme le dit le candidat de l’UPD Zigamibanga, la question de justice. Il rappelle que dans notre société il y a des différences énormes de traitement auxquelles, si on n’y fait pas attention, on peut être confronté à des problèmes qui seront difficiles à résoudre car il y a des gens qui ont un revenu très élevé et d’autres qui n’ont presque pas de revenu. Pour lui, c’est un problème de justice sociale qu’il faut résoudre.Dans ce domaine de la justice, il déplore le fait qu’au niveau des cours et tribunaux, des procès traînent en longueur. Au niveau des problèmes fonciers, lorsqu’il voit quelqu’un qui passe 20 ans à plaider sa cause, il se demande si cette personne ne méritait pas justice. Et il trouve que ceux qui subissent ce sort sont des gens pauvres et se pose la question de savoir si on peut croire que ce sont ces pauvres paysans qui ont été injustes. Il ne peut pas s’imaginer que quelqu’un qui mange difficilement chez lui peut quitter la province de Muyinga par exemple et passer deux jours à Bujumbura pour chercher le ministre de la Justice. « C’est qu’il y a une injustice envers lui qu’il n’arrive pas à supporter. Et il faut trouver un mécanisme pour arrêter le phénomène de corruption dont on parle aujourd’hui, même au niveau de la magistrature », ajoute-t-il.En ce qui concerne les droits de l’Homme, il s’indigne du fait que des gens soient emprisonnés pour rien, parce que quelqu’un d’autre a demandé de le faire.

«Dans les prisons, pas mal de gens ne sont pas encore condamnés alors que le principe est que l’emprisonnement devrait être une exception. On devrait y trouver la majorité qui est déjà condamnée, mais c’est tout à fait le contraire. Nous sommes indépendants, nous devons prendre en charge notre justice et nous sentir tous libres et égaux en droit et en dignité. Nous avons tous les mêmes droits, donc il n’y a pas de raison que quelqu’un, par erreur judiciaire, doit croupir en prison et être blanchi après 5 ans ou plus ».La lutte contre le chômage requiert la volonté de tout le mondePour appréhender la question du chômage, il pense que tout le monde devrait y mettre du sien : « Nous avons la chance car le gouvernement a construit beaucoup d’écoles, mais beaucoup de classes sont inoccupées suite au manque d’enseignants. Et les enseignants ne manquent pas parce qu’il n’y a pas de personnes formées. Ils manquent parce que le ministère en charge de l’éducation  n’a pas de budget pour recruter tous les enseignants nécessaires. Nous, nous sommes  parti de l’initiative que le gouvernement  avait prise pour financer les élections. Le parti  UPD a adhéré à cette politique-là. Nous pouvons faire la même chose  au niveau de l’éducation. Nous avons abordé certains enseignants et nous leur avons demandé s’ils seraient d’accord qu’on retranche de leur salaire 10 000 FBu pour que l’année suivante ils aient un effectif de 30 élèves au lieu de 100. Ils répondaient qu’ils accepteraient cette mesure. Si on demandait à tous les fonctionnaires, non pas par force mais qu’on explique le principe, je crois que tout le monde, chaque parent au moins, voudrait que son enfant ait une éducation de qualité. Chaque parent voudrait voir son enfant avoir du travail. Même celui qui ne travaille pas mais qui voit son enfant qui a terminé les études rester au lit toute la journée, aimerait contribuer pour que cet enfant ait un emploi. Donc on peut avoir un budget pour recruter un certain nombre et au bout de deux ans on aura comblé tout le déficit en enseignants. Et là on peut avoir facilement 30 enfants par classe. Même ceux qui seront recrutés, aussitôt payés, pourraient contribuer pour le recrutement des autres l’année suivante. Ce qui est difficile c’est le début. Et entre temps le budget de l’état aura augmenté ».Pour le candidat Kassim Abdoul, la même chose peut se faire au niveau de la santé car, trouve-t-il, des structures de santé sont débordées à cause du manque du personnel. Il salue la mesure présidentielle de la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et celles qui accouchent. Mais, il constate que la conséquence a été que les structures de santé ont été débordées alors que des gens qui terminent les formations (infirmiers, médecins) sont au chômage. « On peut faire la même chose et toutes les structures de santé auront un personnel nécessaire et on va avancer. C’est une question de réfléchir ensemble sur comment prendre en charge notre propre développement. Et tous les pays qui sont développés sont des pays qui se sont pris en charge ». 

Au niveau du parti UPD Zigamibanga, comme le dit le candidat de ce parti, ils sont convaincus que l’aide extérieure à elle seule ne peut pas développer un pays, mais qu’il faut que les gens réfléchissent et avancent ensemble. L’exemple qu’il donne est que la Constitution détermine la base de développement au niveau de la commune. Mais sa question est de savoir si on se donne l’effort de regarder ce que font les budgets que le gouvernement injecte dans les communes. Et d’ajouter : « Si la base de développement du pays c’est la commune, je crois que toute l’administration communale devrait d’abord se préoccuper de chaque ménage. Mais si l’administrateur et les membres du Conseil communal sont là pour se servir, la situation engendra les inégalités sociales. Il faut que dans la logique nous, dirigeants burundais, pensions à servir la population et non pas à nous servir. Je crois que si nous avons la logique de servir la population, chacun va prester selon ses mérites et chacun peut être satisfait à son niveau. Il faut encadrer les gens pour qu’ils laissent chacun faire son travail du moment qu’il est légal. C’est lorsque chacun aura développé ses propres initiatives que nous serons développés. Mais, s’il y a des gens qui cherchent à travailler seuls et exclure les autres, je crois que les mécontentements et les frustrations seront toujours là. La réconciliation que nous avons toujours chantée sera utopique. Il faut arriver à dépasser certains réflexes d’exclusion, même dans le service ».

 

La liberté ou le fait de jouir d’un droit n’est pas synonyme de violer le droit de l’autre 

Pour ce qui est des relations qu’il devrait avoir avec les médias et la société civile, le candidat du parti UPD Zigamibanga relève quelques nuances. « Chaque pouvoir doit avoir une société civile et des médias qui sont dynamiques. Une population qui n’est pas informée ne peut pas se développer. Il faut qu’elle soit informée de l’action gouvernementale. Nous pensons qu’il faut avoir des médias qui travaillent librement. Cependant, il faut nuancer car la liberté ou le fait de jouir d’un droit n’est pas synonyme de violer le droit de l’autre. Souvent, les gens veulent jouir de leurs droits sans considérer ceux des autres. Je suis souvent inquiet car les défenseurs des droits de l’Homme ne parlent que des droits mais jamais des obligations. Je pense que les droits et les devoirs sont intimement liés. Nous avons des devoirs envers nous-mêmes, envers la société, envers autrui et envers le pays. Pour nous, les médias sont très importants dans le pays, la société civile est aussi importante dans le pays comme le multipartisme. On a besoin d’idées divergentes, d’idées qui ne sont pas celles de sa maison, et c’est cela qui fait l’harmonie d’un pays ».Ce qui inquiète Kassim Abdoul, c’est ne pas se sentir citoyen. Il explique qu’il n’a jamais entendu un Américain qui sollicite l’embargo des Etats unis ou un médium qui va à l’encontre de la philosophie américaine. « Les voies diffèrent, mais ont tous une vision commune et ils se sentent d’abord Américains», explique-t-il. Par contre, son constat est que certains Burundais se sentent de telle ethnie ou de telle religion au lieu de se sentir Burundais. Il pense que les gens devraient se sentir tous unis, car il n’y a pas de paix pour une partie de la population, ni de développement qui n’est pas pour son voisin, pour son collègue, etc.

Sa politique extérieure serait de développer de bonnes relations

Kassim Abdoul se dit convaincu qu’une personne isolée ou un pays isolé n’existe pas. « Notre pays doit développer de très bonnes relations avec la région mais également avec toute la communauté internationale. Bien évidemment le pays doit avoir des principes. Qu’est-ce que nous avons comme principe dans notre pays ? J’ai parlé de se prendre en charge. Cela ne veut pas dire ne pas coopérer avec les autres, ni vivre en autarcie. Nous devons avoir de très bonnes relations avec tous nos voisins même si ce sont de mauvais voisins. Comme on ne choisit pas son voisin, je crois qu’il faut chercher des mécanismes régionaux et sous-régionaux pour toujours travailler avec lui parce que quelque part vous devez avoir des intérêts communs. Aujourd’hui, si le Burundi se trouve dans plusieurs organisations régionales et sous-régionales, c’est-à-dire que nous avons des intérêts communs avec nos voisins à travers ces organisations. Les tensions entre les Etats peuvent arriver, mais il faut tout faire pour que notre pays ait de bonnes relations aves ses voisins et avec la communauté internationale ».

Le PND engage tout le monde

Nous avons également demandé au candidat Kassim Abdoul s’il adhère au Plan national de développement (PND). Il a reconnu que le PND engage son parti et que lui-même, en tant que prétendant candidat, salue ce Plan. Comme il le dit dès le début, les pays qui se sont développés n’ont pas une vision du chef de l’Etat, ou une vision du ministre tel, mais une vision nationale où, quel que soit le parti qui gagne, il doit suivre ces principes-là.Il ajoute que le PND fait un aperçu sur tous les domaines du pays. Pour lui c’est un essai qui pourra être amélioré plus tard mais reconnait qu’on ne peut partir de zéro. « On peut améliorer ce qui est déjà positif et corriger ce qui n’a pas marché, mais on ne peut pas développer le pays si on prétend que tout ce qui a été fait est mauvais. Au parti UPD Zigamibanga, on a une vision de positivité. Lorsque vous êtes en train de travailler, vous pouvez avoir un bon projet, mais l’exécution peut poser problème. Alors il faut regarder l’objectif parce que l’essentiel est de savoir si l’individu a travaillé. Alors on considère le résultat, et c’est cela qu’il faut améliorer ».

Des mesures phares à prendre, mais aussi reconnaitre l’autorité de l’Etat

Pour les principales mesures qu’il prendra s’il est élu, la première serait au niveau de la justice. « J’ai parlé des gens qui croupissent en prison sans procès. Je salue les mesures qui sont prises par le chef de l’Etat chaque fois à la fin de l’année de libérer les prisonniers politiques. Mais, ma mesure concernerait ces gens qui sont incarcérés sans condamnation. La deuxième serait l’éducation. On commencerait dès septembre le recrutement des enseignants en nombre suffisant. Je connais le programme de l’enseignement. Sauf pour certaines langues il est bon, mais ce qui manque ce sont les moyens et les enseignants pour mettre en œuvre ce programme. Il faut qu’on arrive à avoir une population qui voit l’avenir en face. La troisième mesure serait une urgence. Aujourd’hui il y a beaucoup d’inondations qui détruisent tout. C’est une mesure qui serait prise directement et il est facile de le faire. On est en train de planter des arbres dans le programme « Ewe Burundi urambaye » mais les arbres vont prendre du temps. On peut de façon urgente, creuser des haies antiérosives comme on en a fait dans le passé d’ailleurs, mais on peut le faire en sorte qu’on ait terminé avant la prochaine tombée des pluies. C’est très urgent parce que les inondations emportent des vies humaines, et détruisent aussi des infrastructures qui on coûté beaucoup de fonds ».

Kassim Abdoul n’est pas satisfait en ce qui concerne la conception de l’autorité. Il a l’impression que l’autorité de l’Etat n’a pas la valeur qu’elle mérite. Il trouve que tous ceux qui sont investis d’une certaine autorité veulent avoir une garde. Pour lui, il faut que l’autorité soit garantie par la loi et non par une escorte. Pour lui, lorsque les gens auront compris de la même façon l’autorité de l’Etat, ce sera également la garantie de décoller et de sentir que les dirigeants sont au service de la population et que la population est là pour aider les dirigeants à exécuter les projets pour lesquels ils ont été élus.

Emerentienne Ndaruzaniye

Service Redaction du Departement de la Documentation

 
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