Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Présidence de la République > Conseil des ministres du jeudi 8 juin 2017

Le projet de loi portant modification de la loi régissant la presse au Burundi, un des points à l’ordre du jour

 

DSC 0334Sous la présidence du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, le Conseil des ministres s’est réuni le jeudi 8 juin 2017. Différents projets de loi, de décret et d’ordonnance ministérielle dont le projet d’ordonnance ministérielle portant réglementation de l’exploitation du tambour au niveau national et international, ont fait l’objet d’analyse.

 

Selon le document reçu de la part du secrétariat général du gouvernement, ce conseil s’est penché sur le projet de loi portant révision de la loi n° 1/03 du 24 janvier 2013 portant missions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil national de communication ; le projet de loi portant modification de la loi n° 1/15 du 9 mai 2015 régissant la presse au Burundi ainsi que le projet de décret portant création et modalités de gestion du fonds du service universel des TIC au Burundi. Ils ont été présentés par le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias.
Le même document souligne également que ce Conseil a aussi analysé le projet d’ordonnance ministérielle relatif aux conditions de production, de collecte, de transformation et de commercialisation du lait et des produits laitiers destinés à la consommation humaine, qui a été présenté par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage ; la lettre de politique générale 2017-2020 du ministère de la Sécurité publique, présenté par le ministre de la Sécurité publique ainsi que le projet de décret portant création, missions, organisation et fonctionnement du Conseil national de la jeunesse et le projet d’ordonnance ministérielle portant réglementation de l’exploitation du tambour au niveau national et international, qui ont été présentés par le ministre de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Astère Nduwamungu

 

Municipalité de Bujumbura> Interview accordée aux journalistes

Vers la relance des travaux de construction de l’Hôtel de ville

 

DSC 5169Après la réunion avec les administratifs à la base, les représentants du corps de sécurité et les comités mixtes de sécurité de la mairie de Bujumbura, le maire de la ville, Freddy Mbonimpa, a accordé une interview aux journalistes au cours de laquelle il a répondu à pas mal de questions.

 

Parlant du commerce des jus en mairie de Bujumbura, le maire de la ville a déploré le fait qu’il y a certains commerçants qui vendent des jus dans des bouteilles qui avaient déjà servi à d’ autres produits. Dans la mesure où ce commerce n’est pas autorisé et que ces jus ne remplissent pas les conditions d’hygiène et les normes demandées par le ministère de la Santé publique et le Bureau burundais de normalisation, il a souligné qu’on est en train de voir comment décourager ce commerce tout en demandant aux administratifs et à la police d’aider à lutter contre ce commerce des marchandises qui ne remplissent pas les conditions.
Quant à l’état d’avancement des travaux de construction de l’Hôtel de ville, le maire de la ville fait savoir qu’il est en contact permanent avec la Banque commerciale du Burundi (Bancobu) qui avait financé ce projet. « Nous attendons la garantie du Fonds de solidarité africain pour qu’on puisse continuer les travaux de construction de cet hôtel et nous espérons que les contacts qui sont en train d’être menés par différentes autorités du pays pourront nous permettre de relancer les activités afin de terminer la construction au premier trimestre de l’année 2018 ».

Une compagnie va s’occuper de la propreté de la ville

A la question en rapport avec la salubrité dans la municipalité de Bujumbura, le maire de la ville a indiqué qu’il y a une compagnie dénommée «Bujumbura cleaning company», qui a gagné le marché pour s’occuper de la propreté de la ville. Les responsables de cette compagnie se sont convenus des prix abordables pour la population. Ainsi, cette société va aussi verser 30% de l’argent qu’elle va collecter. Mais aussi on va suivre de près l’embellissement de la ville et sa propreté. « On va faire un suivi régulier et si ladite compagnie n’arrive pas à accomplir la mission, il y a des dispositions qui sont claires et qui pourront à tout moment arrêter le fonctionnement ou la convention».
M. Mbonimpa indique aussi que, dans le cadre de rendre la ville propre et attrayante, on va trouver des endroits où les gens peuvent se soulager. « Mais en attendant qu’on arrive à ce stade, on demande aux citadins de ne pas uriner sur les voies publiques ». Il leur demande aussi de ne pas jeter les immondices n’importe comment et n’importe où. Sinon aujourd’hui la mairie dispose des lois qui lui permettent de punir tous les contrevenants.

Le «Glocery store» va bientôt être fermé

En ce qui concerne les marchés qui ont été réhabilités, le maire de la ville de Bujumbura fait savoir que les premiers bénéficiaires seront les commerçants qui occupaient ces marchés avant de déménager pour la réhabilitation. Selon lui, il y a des commissions qui ont été mises en place pour le recensement de ces commerçants. « Les prioritaires sont ces commerçants qui étaient connus par la mairie et qui avaient une fiche à la mairie. Il faut alors que les nouveaux demandeurs attendent que ces premiers soient recasés ».
Concernant le marché dit Cotebu, M. Mbonimpa indique qu’avec l’assemblée générale tenue avec les commerçants, il y a des résolutions qui ont été prises, notamment la révision des prix de location à la baisse. Ils se sont également convenus que toutes les marchandises qui avant étaient déchargées au niveau du marché chez Sion vont désormais être déchargées au niveau du marché dit Cotebu. Les agences de voyage de l’intérieur et de l’extérieur du pays vont être également casées aux alentours du marché dit Cotebu. Une autre mesure prise est que le «Glocery store» (le grenier du Burundi) se trouvant au centre ville à côté de l’ancien marché va être fermé et les commerçants vont être rapatriés au marché dit Cotebu.
Le maire de la ville a également souligné qu’on exige que tout commerçant doit faire assurer ses marchandises dans une maison d’assurance afin qu’en cas de catastrophe, ils puissent être indemnisés. Selon lui, il faut que les gens apprennent à faire assurer leurs marchandises. « Nous commençons par les marchés, mais nous allons aussi exiger aux détenteurs des boutiques et des magasins se trouvant dans la mairie de Bujumbura de faire assurer leurs biens afin que, s’il y a une catastrophe, ils puissent aussi bénéficier d’une indemnisation en rapport avec ces marchandises ».

Astère Nduwamungu

 

COMMUNAUTE EST- AFRICAINE> Huitième Conférence sur le pétrole et exhibition

Une destination émergente pour l’exploitation du pétrole et du gaz

 

DSC 0213La huitième Conférence de la Communauté est africaine sur le pétrole et exhibition (EAPCE’17) se tient à Bujumbura du 7 au 9 juin 2017. Les délégations des pays membres de la Communauté est-africaine (CEA) échangent les idées sur les opportunités d’investissement dans le secteur pétrolier

 

Les cérémonies d’ouverture des activités se sont déroulées le mercredi 7 juin 2017 sous le haut patronage du président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza.
La Conférence se tient avec la participation des membres du gouvernement burundais, les membres de l’Assemblée législative de la CEA, les membres du corps diplomatique et les délégations des pays de la CEA, les investisseurs et bien d’autres.

Les pays membres de la CEA disposent de pas mal de réserves énergétiques

Dans son discours d’ouverture, Pierre Nkurunziza a mentionné que l’EAPCE 2017 est un moment d’examiner là où on est dans le développement du secteur pétrolier. Il a poursuivi en disant que les pays membres de la CEA disposent de pas mal de réserves énergétiques. Selon lui, ces pays ne dépendront plus de l’importation des produits pétroliers. Pour atteindre les objectifs, il a précisé que la paix et la sécurité sont primordiales dans les pays membres de la CEA. Ces pays doivent maintenir la paix et la sécurité non seulement à l’intérieur de la Communauté, mais aussi à l’extérieur. Les pays membres de la CEA doivent travailler ensemble malgré les divergences culturelles et historiques, a dit le chef de l’Etat. Comme membres de la CEA, tous les pays doivent essayer de travailler en synergie sur les questions de développement.
Le ministre burundais de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza a, quant à lui, indiqué qu’à la célébration du 14e anniversaire de l’EAPCE, le forum a été d’une grande importance dans la promotion de l’investissement pétrolier dans la région. Depuis la création de l’EAPCE, a-t-il souligné, d’énormes réussites ont été réalisées dans les secteurs du carburant et du gaz en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya. Avec l’intégration du Sud-Soudan dans la CEA, le potentiel pétrolier a beaucoup augmenté. Au Burundi, l’exploration de ressources pétrolières dans la Rusizi a commencé en quatre blocs. L’exploration continue dans d’autres pays membres ; la quantité de 750 millions de barils de pétrole a été découverte au Kenya ; de 6,5 milliards de baril découverte en Ouganda, etc.

Une occasion d’échanger les idées et les informations

Sous le thème « L’Afrique de l’Est : une destination émergente pour l’exploitation du pétrole et du gaz et le développement des infrastructures et la commercialisation», cette conférence donne l’occasion aux participants d’échanger les idées et les informations sur le développement de la région et apprendre de nouvelles opportunités d’investissement
Au cours de cette Conférence, chacun des pays membres de la CEA fait une présentation des réalisations et des perspectives du secteur pétrolier dans les domaines de la politique, la régulation et les cadres institutionnels. Ces pays font le point sur la planification, les activités et les opportunités de l’investissement.
A la fin de l’ouverture de la Conférence, le chef de l’Etat a effectué une visite guidée des stands d’exhibition.
Il sied de mentionner que l’EAPCE organise les conférences biannuelles et exhibition sur la potentialité et les opportunités d’investissements pétroliers dans les pays membres de la CEA. La huitième Conférence se tient à Bujumbura après la septième tenue à Kigali au Rwanda en 2015. La première a eu lieu à Nairobi au Kenya en 2003.

Eric Mbazumutima



 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audiences

Les opérations de maintien de la paix au centre des échanges

 

DSC 5210Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza a successivement reçu en audience, le mercredi 7 juin 2017, en audience une délégation de la plate forme des jeunes regroupés au sein d’une association intitulée « Africa Mashariki Fest » et Kirunda Kivejinja, 2è vice du Premier ministre ougandais et également ministre chargé de l’intégration de l’Ouganda au sein de la Communauté est- africaine (CEA). Ses deux grandes personnalités ont échangé sur les questions intéressant l’intégration régionale et les opérations de maintien de la paix.

 

En premier lieu, le chef de l‘Etat Pierre Nkurunziza a reçu une délégation de la plate forme des jeunes ressortissant des pays de la CEA qui se sont regroupés au sein d’une association intitulée « Africa Mashariki Fest ». Ceux-ci avaient organisé l’événement intitulé « Bujumbura Peace Run 2017» qui s’est déroulé en date du 27 mai 2017, ici à Bujumbura. Ces jeunes ont été remerciés par le chef de l’Etat pour avoir organisé l’événement. Aldine Nezerwa chargée du marketing au sein de cette plate forme a remercié très vivement le gouvernement du Burundi en général et tous les ministères qui ont contribués pour le bon déroulement de l’événement en particulier, et a également indiqué que le chef de l’Etat leur a promis de les soutenir dans leurs futures activités. Mlle Nezerwa a signalé que le prochain événement est prévu le 26 mai de l’année prochaine.

La CEA doit se lever comme un seul homme

En deuxième lieu, le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza a également reçu en audience Kirunda Kivejinja, 2e vice du Premier ministre ougandais et ministre chargé de l’intégration de l’Ouganda au sein de la Communauté est-africaine. Et à la sortie de cette deuxième audience, Jean Claude Karerwa, porte parole du chef de l’Etat, a indiqué qu’étant donné que le Burundi et l’Ouganda participent actuellement ensemble à un contingent de maintien de la paix et de la sécurité en Somalie, ces deux grandes personnalités ont essentiellement échangé sur les questions intéressant l’intégration régionale et sur les opérations de maintien de la paix. M. Karerwa a ajouté qu’ils ont également échangées sur la façon dont les pays membres de la CEA doivent se lever ensemble comme un seul homme pour éviter que leurs richesses soient spoliées par des intérêts impérialistes et machiavéliques. Et pour y arriver, il faut que toute la Communauté se mette ensemble et qu’elle comprenne que la CEA est un seul peuple avec une même destination.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

EDITORIAL> Pourquoi l’Union européenne chercherait-elle tant à déstabiliser le peuple burundais ?

Commençons cet éditorial en reprenant le titre ci-dessus : pourquoi l’Union européenne dont nous n’attendions qu’appui dans l’œuvre d’édification nationale, cherche-t-elle tant à déstabiliser le peuple burundais ? Cette question mérite bien d’être posée en raison des documents dangereux dont le gouvernement de la rdépublique du Burundi a pris connaissance, documents portant sur la probable implication de l’Union européenne dans la déstabilisation des institutions républicaines du Burundi, notamment la tentative de changement de régime au Burundi. Les documents en question contiennent des faits graves imputables à la Délégation de l’Union européenne à Bujumbura et datent de l’année 2014, plusieurs mois avant l’insurrection et la tentative de coup d’Etat du mois de mai 2015. C’est dire que l’Union européenne était déjà au courant des violences post -électorales de 2015 et de la tentative du coup d’Etat qui en a logiquement découlé, mais qui, fort heureusement, a été déjouée grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité, en dépit de gros financement dont ont bénéficié des personnes physiques et morales impliquées dans la déstabilisation de notre pays, de la part de l’Union européenne. Ces documents dangereux sont venus confirmer ce que le gouvernement du Burundi n’a cessé d’affirmer et qui nourrissait nos craintes les plus fondées, à savoir qu’il y avait une probable main étrangère dans les actes de sabotage de son programme de promouvoir la paix et la démocratie particulièrement le processus conduisant aux élections de 2015.
L’implication de l’Union européenne, sans cesse dénoncée par le gouvernement du Burundi, dans la déstabilisation des institutions démocratiquement élues vient ainsi d’éclater au grand jour, en ce mois de juin 2017 baptisé, à juste titre, de train de la déstabilisation du Burundi qui a amorcé sa vitesse de croisière. C’était vendredi le 2 juin 2017, lors d’une conférence-débat animée conjointement par ambassadeur Willy Nyamitwe, conseiller principal chargé des questions de presse d’information et de communication à la Présidence de la République et Jean-Claude Karerwa, porte-parole du président de la République. C’est, en effet, à la mi-juin, sur le sol européen, à Genève, que le Conseil des droits de l’Homme dont le peuple burundais sait aujourd’hui qu’il est dépourvu de toute objectivité, de toute impartialité, de toute neutralité et de toute honnêteté, recevra un rapport sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. Instrument politisé à outrance et œuvrant sous l’emprise du diktat occidental, le Conseil des droits de l’Homme n’est que la copie conforme du tristement célèbre EINUB qui, comme d’aucun le sait, a produit des rapports aussi mensongers qu’insultants sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. C’est pourquoi nous pouvons affirmer haut et fort que rien de constructif ne sortira de cette réunion de Genève où l’Union européenne mettra tout le paquet et pèsera de tout son poids pour arracher une résolution contre le Burundi, car c’est toujours au mois de juin, que ce qui se décidera contre notre pays le sera, aux fins d’influencer les décisions onusiennes qui interviendront lors de l’Assemblée générale de l’Onu au mois de septembre prochain.
Pourquoi, veut-on, à partir du sol de l’Union européenne, tirer à boulets rouges sur le peuple burundais ? Pourquoi tant de haine pour rien ?

Louis Kamwenubusa

 

Burundi-UE> Communiqué du gouvernement

1. Le gouvernement de la République du Burundi vient de prendre connaissance de la circulation d’un document portant sur la probable implication de l’Union européenne dans la déstabilisation des Institutions Républicaines du Burundi notamment la tentative de changement de régime au Burundi.

2. Les documents rapportent des faits graves imputables à la Délégation de l’Union européenne à Bujumbura et qui datent de l’année 2014, plusieurs mois avant l’insurrection et la tentative de coup d’Etat du mois de mai 2015. Dans ces documents en circulation, il est rapporté que l’Union européenne a procédé à des financements à l’endroit de personnes physiques ou morales impliquées dans la déstabilisation de la république du Burundi, et actuellement sous mandat d’arrêt international émis par la justice burundaise.

3. Ces révélations viennent s’ajouter à d’autres éléments qui ont poussé le gouvernement de la république du Burundi à dénoncer une probable main étrangère dans les actes de sabotage de son programme de promouvoir la paix et la démocratie, particulièrement le processus conduisant aux élections de 2015. Ces documents ainsi mis à découvert pourraient accréditer la thèse selon laquelle certains acteurs de l’Union européenne nourrissent depuis plusieurs années le désir d’opérer un changement de régime au Burundi.

4. Par ces documents le gouvernement vient de se rendre compte et de trouver une réponse claire aux interrogations qu’il se posait sur les raisons des pressions politico – diplomatiques de l’Union européenne contre le Burundi et ses prises de positions toujours défavorables aux intérêts du Burundi. Le gouvernement n’a jamais cessé de dénoncer le rôle joué par la délégation de l’Union européenne au Burundi ainsi que d’autres agissements qui étaient loin de promouvoir la paix et la démocratie au Burundi.

5. Le gouvernement du Burundi voudrait exprimer sa vive préoccupation sur ces révélations sur lesquelles il va se pencher et analyser en profondeur les probables influences qu’aurait exercées cette politique de l’Union Européenne contre le Burundi dans la prise de certaines décisions. Le Gouvernement de la république du Burundi dénonce déjà ces faits auxquels il reviendra compte tenu de leur gravité et leurs lourdes conséquences sur l’Unité des Burundais.
Bujumbura, le 5 Juin 2017
Le Secrétaire Général du gouvernement et porte-parole du gouvernement
Philippe Nzobonariba

 
Ouvrir