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SENAT DU BURUNDI> Ouverture de la session parlementaire ordinaire de décembre 2018

Neuf projets de lois seront analysés

 

DSC 0231Le lundi 3 décembre 2018, le sénat du Burundi a procédé à l’ouverture de la session parlementaire ordinaire de décembre 2018. Comme l’a indiqué le président du sénat, Révérien Ndikuriyo, neuf projets de loi dont celui portant dispositions particulières au commerce du pétrole et des produits pétroliers au Burundi seront analysés.  

 

Dans son discours d’ouverture de la session parlementaire de décembre 2018, le président du sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo, a indiqué que, durant ces vacances, les sénateurs se sont réunis en session extraordinaire. Au cours de celle-ci, dit-il, nous avons participé à une séance du parlement réuni en congrès pour procéder à l’élection de treize candidats membres de la Commission vérité et réconciliation. Nous avons également adopté deux projets de loi envoyés par le président de la République dont celui portant changement du mode de gestion et de la structure du capital social de la Sosumo.M. Ndikuriyo a ajouté que, durant les vacances de novembre, les sénateurs ont réalisé beaucoup d’activités. A partir du 5 jusqu’au 9 novembre, ils ont participé à la 73e session du Comité exécutif et la 41e Conférence de l’Union parlementaire africaine, tenues à Abuja au Nigeria et, du 21 au 24 novembre, ils ont pu  participer au Sommet des leaders africains  de la paix organisé par la Fédération pour la paix universelle au Cape Town en Afrique du sud. 

Poursuivis par la justice burundaise, ils sont soutenus par le  sénat belge 

« Après avoir remarqué que le sénat belge soutient des réunions tenues à Bruxelles en dates du 28 et 29 novembre 2018 par certaines gens poursuivies par la justice burundaise, nous avons envoyé une note au président du Sénat belge signifiant que le Burundi est un pays indépendant, que ses affaires ne sont pas gérées en Belgique comme il était d’usage dès le 21 août 1925, quand le Roi des belges a promulgué la loi sur l’administration belge au Burundi dont le pays souffre encore des conséquences. Au moment où nous sommes en train de résoudre favorablement les problèmes causés par cette loi, il y a certains Burundais, soutenus par la Belgique, qui font tout pour handicaper le pas déjà franchi. Les affaires du Burundi concernent les Burundais eux-mêmes et seront gérées par les Burundais et au Burundi, que personne ne soit distraite par ces groupes de gens qui se prennent pour porte-parole des Burundais sans que personne les ait mandatés », a fait savoir M. Ndikuriyo.

Il y a du travail au cours de la session

Le président du sénat burundais a  fait entendre qu’il y aura du travail au cours de cette session. Neuf projets de loi leur ont été envoyés par le gouvernement et seront analysés par les sénateurs. C’est notamment  le cas du projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord sur l’établissement de la Force en attent d’Afrique orientale, de celui portant réglementation du médicament, de l’exercice de la pharmacie, de la profession d’opticien et de l’art des tradipraticiens, du projet de loi régissant les capitaux et du projet de loi portant dispositions particulières au commerce du pétrole et des produits pétroliers au Burundi.  Concernant le contrôle de l’action gouvernementale, M. Ndikuriyo a déclaré que le Sénat du Burundi encourage le gouvernement burundais pour la mesure prise de faire des investigations approfondies pour mettre au grand jour les commanditaires, les exécutants et les complices de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye, pour qu’ils soient traduits en justice et jugés afin d’éradiquer l’impunité au Burundi. Il n’a pas manqué de signaler qu’en ce mois de décembre, le Sénat va déménager vers Gitega.Il importe de savoir que, comme au sénat, il y a eu, à l’Assemblée nationale du Burundi, des cérémonies d’ouverture de la session parlementaire ordinaire de décembre 2018. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée au président de l’Assemblée nationale kenyane

Il était venu remercier le chef de l’Etat et le peuple Burundais pour leur hospitalité légendaire

 

DSC 1402Le Président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le lundi 3 décembre 2018, le président de l’Assemblée nationale du Kenya et chef de la délégation kenyane, Justin Muturi, qui était accompagné d’autres membres du parlement kenyan. 

 

A la sortie d’audience, la porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa Ndenzako, a indiqué que le président de l’Assemblée nationale kenyane est au Burundi où il participe avec les autres parlements de la Communauté est-africaine aux jeux interparlementaires de l’EALA. Il était venu, a-t-il dit, pour remercier le chef de l’Etat et le peuple burundais pour leur hospitalité légendaire. Il était également porteur d’un message du peuple kenyan qui veut que les relations entre le Burundi et le Kenya aillent toujours de l’avant et soient consolidées davantage. Selon Karerwa, le président de l’Assemblée nationale kenyane a été surpris par les progrès réalisés par le Burundi qui contredisent ce qui est dit à travers certains presses et réseaux sociaux, car il a constaté que la paix et la sécurité sont une réalité au Burundi. Il a d’ailleurs promis de revenir au Burundi dans une visite de courtoisie, a fait remarquer le porte-parole du président de la République.Le président de l’Assemblée nationale kenyane a enfin échangé avec le chef de l’Etat sur la situation au sein de la Communauté est-africaine qui est très satisfaisante et il a traduit l’engagement de son pays à continuer à faire en sorte que cette situation s’améliore davantage. 

Kazadi Mwilambwe

 

Présidence de la République> Moralisation des jeunes (samedi 1 décembre 2018)

Préparer la jeunesse, le Burundi de demain

 

DSC05822Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a rencontré les jeunes venus de différentes localités et  de différentes catégories le samedi 1er décembre 2018. Cette rencontre était organisée dans le cadre de la moralisation de la société comme le chef de l’Etat le fait souvent pour d’autres catégories de Burundais.  

 

Le porte-parole du président de la république du Burundi, Jean-Claude Ndenzako Karerwa dit que cette rencontre s’est faite à l’intention des jeunes, une catégorie très importante comme les Forces de défense et de sécurité, la magistrature, la presse et les confessions religieuses. Ainsi, dit M. Ndenzako, le message que le chef de l’Etat a adressé à cette jeunesse était de lui inculquer des valeurs susceptibles de lui permettre de ne pas retomber dans les erreurs du passé. En effet, il est connu de tous et le Chef de l’Etat le sait très bien, que le Burundi a traversé des moments troubles, si bien qu’ à certaines époques, le Burundi a failli sombrer  dans le chaos, mais grâce à la bravoure des Burundais dignes de ce nom, grâce aux ancêtres, le Burundi a toujours survécu malgré tous ces problèmes qu’il a connus.   M. Karerwa dit que les enseignements à la jeunesse visent avant tout à la vacciner  pour prévenir plutôt que guérir. En effet, les jeunes constituent un groupe très important, car le Burundi sera légué à cette catégorie de gens. Il faut donc préparer cette catégorie de gens, cette génération  pour qu’elle soit avertie afin de pouvoir  donner honneur, d’émuler la génération des braves qu’a connus le Burundi tels que les rois, le héros de l’indépendance et bien d’autres. En définitive, les enseignements de ce samedi rentrent dans la perspective de moralisation de la société, avec un accent particulier sur les groupes cibles comme la jeunesse, pour préparer un Burundi de demain, un Burundi guéri de tous les maux. 

 Alfred Nimbona

 

Communiqué de presse> La réunion du conseil des ministres du mercredi 28 et jeudi 29 novembre 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni  ce mercredi 28 et jeudi 29 novembre 2018 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza.   

 

Les points suivants ont été analysés :1. Projet  de loi portant révision de la loi n°1/31 du 31/12/2013 portant révision de la loi n°1/01 du 04/01/2011 portant missions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale des Terres et Autres Biens, présenté par la ministre de la Justice,  de la Protection Civique et Garde des Sceaux.La  réintégration des sinistrés dans leurs droits à travers la jouissance réelle des propriétés récupérées par la Commission Nationale des Terres et Autres Biens constitue un processus qui demande beaucoup d’efforts.En dépit du pas déjà franchi par cette Commission, il subsiste des problèmes en rapport notamment avec l’acquisition des titres de propriété et des certificats fonciers par les sinistrés pour les propriétés récupérées. Les cas où des gens hypothèquent des biens qui font objet de litige compliquent davantage leur restitution aux sinistrés. Le présent projet met en place des stratégies pour résoudre ces problèmes par entre  autre : 
- La  clarification  des missions et des compétences de la Commiission en vue d’éviter les chevauchements  avec les missions des juridictions de droit commun  et d’autres Commissions,- La  répression du recours au mensonge et au faux témoignage ainsi que l’usage de faux documents,- La mise en place des mécanismes facilitant  la récupération des terres et des biens appartenant à l’Etat.
Après  échange et débat, le projet a été adopté moyennant quelques corrections.
2. Projet  de loi portant révision de la loi n° 1/26 du 15/0/2014 portant création, organisation, composition, fonctionnement  et compétence de la Cour Spéciale des Terres et Autres Biens, présenté par  la Ministre de la Justice, de la Protection Civique et Garde des Sceaux.La  loi n°1/26 du 15/09/2014 portant création, organisation , composition, fonctionnement  et compétence de la Cour Spéciale des Terres et autres Biens comporte des lacunes qu’il convient de combler.
 s’agit en autre :• Du fait que  cette loi a omis de préciser l’organisation de cette Cour ;• De l’absence d’un organe de contrôle interne pour une gestion transparente du budget alloué à la Cour ;• Des  conditions de révision d’un arrêt de la Cour qui ne sont pas précisées ;• De la compétence d’annuler le titre  ou certificat foncier faisant objet de litige pour les décisions qui ne sont plus susceptibles de recours •De la non affectation des magistrats du Ministère Public auprès de la Cour pour instruire les faits infractionnels qui se révéleraient en cours d’audience ;• Du silence de cette loi sur le fait que les jugements rendus par les juridictions de droit commun dans la matière qui est de la compétence de la Cour sont frappés de nullité.Ce projet vient  combler toutes ces lacunes.
Après  échange et débat, le projet a été adopté moyennant certaines corrections à y apporter.
3. Projet  de décret portant  création des Cours d’Appel de Makamba, de Muha et de Ntahangwa et leurs Parquets Généraux,  présenté par la Ministre de la Justice, de la Protection Civique et Garde des Sceaux.L’accès à une justice  équitable  et dans  des délais raisonnables est un principe garanti par  la Constitution de la République du Burundi.Ce  principe serait une utopie si d’une part les juridictions burundaises ne rendent pas des décisions de qualité et d’autre part, ne sont pas facilement accessibles.A l’état actuel, l’administration de la justice est confrontée à divers obstacles notamment lorsqu’il s’agit de saisir la Cour d’Appel de Bujumbura ou la Cour d’Appel de Bururi en termes de distance à parcourir par les justiciables.Pour  pallier à ces défis et contribuer à la réduction des délais de traitement  des dossiers  et la réduction du volume des arriérés judiciaires, le projet propose la création de la Cour d’Appel de Ntahangwa dont la compétence territoriale couvrira les ressorts judiciaires des Tribunaux de Grande Instance de Ntahangwa, de Bubanza, de Cibitoke et de Muramvya et la Cour d’Appel de Muha dont la compétence territoriale couvrira les ressorts judiciaires des Tribunaux de Grande Instance de Muha, de Bujumbura et de Mwaro. Il  est aussi proposé  la création de la Cour d’Appel de Makamba dont  la compétence  territoriale couvrira les ressorts  des Tribunaux de Grande Instance de Makamba et Rutana.Le projet a été adopté moyennant finalisation  par une équipe mise en place à cet effet avec la recommandation de préciser la délimitation territoriale des Tribunaux de Grande Instance couvertes par ces Cours d’Appel concernées.
4. Projet  d’ordonnance ministérielle portant modalités  d’évaluation et d’homologation des remèdes traditionnels 5. Projet  d’ordonnance ministérielle portant autorisation d’ouverture d’un établissement de soins en médecine traditionnelle6. Projet d’ordonnance ministérielle portant création et fonctionnement  du Réseau National des Associations  des Tradipraticiens au Burundi7. Projet d’ordonnance ministérielle portant mise en place du système  de pharmacovigilance  pour les remèdes traditionnels au BurundiTous  ces quatre projets ont été présentés  par le Ministre de la  Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.Ces  projets viennent mettre en application le  décret n°100/253 du 11 Novembre 2014 portant réglementation  de la Médecine Traditionnelle et l’Art de Tradipraticien.Au Burundi comme partout ailleurs en Afrique, l’usage de la médecine traditionnelle est très répandu et revêt une importance sanitaire croissante. Certains guérisseurs traditionnels se sont même regroupés dans des associations tandis que d’autres prestent encore isolément ou dans  la clandestinité.Le médicament  traditionnel tout comme le médicament  classique est un produit assez particulier  qui présente en même temps des effets bénéfiques pouvant guérir  et des effets indésirables et néfastes pouvant même tuer lorsqu’il est mal utilisé. Les pouvoirs publics doivent donc s’assurer que les tradipraticiens agissent selon les normes de la pratique de l’art et qu’ils remplissent correctement leurs obligations professionnelles.C’est dans ce cadre que le décret n°100/253 du 11 Novembre 2014 portant réglementation de la médecine traditionnelle et l’Art de tradipraticien a été mis en place.Mais ce décret nécessite des textes d’application pour garantir l’efficacité, la sécurité et la qualité des soins traditionnels fournis par les tradipraticiens, ainsi que le contrôle de l’enregistrement de la formation et de l’exercice de l’art des tradipraticiens. C’est la raison d’être de ces projets d’ordonnances.Après échange, le conseil a adopté ces projets moyennant de légères corrections à y apporter.
8. Projet d’ordonnance portant modalités de dépôt et d’instruction des demandes d’homologation pour l’importation des substituts de lait maternels, présenté par le ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida.L’allaitement est reconnu comme étant l’une des interventions les plus efficaces et les moins coûteuses pour une bonne nutrition des enfants. Dans le but de protéger l’allaitement, l’assemblé mondiale de la santé a adopté, en 1981, le Code International de commercialisation des substituts du lait maternel. Le but de ce code est de procurer au nourrisson une nutrition sûre et adéquate en assurant une utilisation correcte des substituts du lait maternel au moyen d’une commercialisation et d’une distribution appropriées.  Le Burundi a adhéré à ce code et c’est dans cette optique qu’il a été signé le décret n°100/258 du 31 octobre 2013 portant réglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel.Afin de réglementer tous les aspects contenus dans ce décret, corriger les lacunes constatées par rapport à la sécurité, la qualité et la commercialisation des substituts du lait maternel et garantir au nourrisson une alimentation saine, il est proposé ce projet d’ordonnance qui fait intervenir les acteurs dans l’homologation, la commercialisation et la tarification des services.Ce projet a été adopté moyennant quelques corrections à opérer.
9. Projet de contrat de construction de l’hôpital de la police nationale du Burundi, présenté par le ministre de la sécurité publique et de la gestion des catastrophes.L’Hôpital de la Police Nationale du Burundi a été créé par le décret n°100/39 du 17 février 2016. Ce même décret précise le niveau de soins dispensés par cet établissement en indiquant qu’il est de référence nationale. Bien que certains services soient fonctionnels, il se fait remarquer l’exigüité des locaux ainsi que l’absence du matériel biomédical, ce qui ne permet pas le bon fonctionnement  de cet hôpital.En vue d’améliorer les infrastructures de cet hôpital et rendre les services médicaux modernes et plus efficaces, un Mémorandum d’Entente en rapport avec la construction d’un hôpital de la Police Nationale du Burundi entre le Gouvernement du Burundi et la société Chine Machinary Engineering a été signé.L’objectif est d’avoir un hôpital offrant des services  spécialisés avec des équipements techniques permettant de réduire au maximum les cas de transfert à l’étranger pour des soins spécialisés.Ce projet de contrat est proposé afin que sa validation par le Conseil des Ministres permette le démarrage des travaux de construction de cette infrastructure.Après débat, le Conseil a reconnu l’intérêt d’avoir un tel hôpital mais compte tenu du coût énorme que requiert cet investissement, une équipe a été désignée pour analyser le projet dans tous ses aspects et proposer  au Conseil la meilleure voie pour le réaliser. Il sera ramené en Conseil des Ministres dans un délai de trois mois.
10. Projet de décret portant Code d’éthique et de déontologie dans les marchés publics, présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique.La loi n°1/04 du 29 janvier 2018 régissant les marchés publics a profondément innové ce secteur clé du développement socio-économique pour plus d’efficacité.Des règles strictes ont été à cet effet introduites pour une lutte efficace contre la corruption et les infractions qui lui sont connexes afin d’encourager tous les acteurs publics et privés intervenant dans la chaîne des marchés publics à respecter cette loi.Ce projet de Code d’éthique et de déontologie dans les marchés publics est proposé dans ce contexte de moralisation des acteurs intervenant dans les procédures de passation, d’approbation, d’exécution, de contrôle, de règlement et de régulation des marchés publics. Il engage tous ceux qui interviennent dans cette chaîne à adopter une bonne conduite et à s’éloigner des comportements illégaux ou indélicats.A l’issue des échanges et débat, le projet a été adopté moyennant finalisation par une équipe désignée à cet effet.
11.  Projet de décret portant cadre organique de la Protection Sociale, présenté par le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du GenreDepuis l’indépendance, le Gouvernement du Burundi a mis en place des programmes et des mesures de protection sociale concernant des catégories déterminées souvent en fonction des circonstances. Il s’agit notamment de L’Institut National de Sécurité Sociale, de la Mutuelle de la Fonction Publique, de l’Office National des Pensions et des Risques Professionnels pour les Fonctionnaires et les Magistrats.Au-delà de ce secteur structuré, l’Etat a pris d’autres programmes de protection sociale des groupes vulnérables notamment la gratuité de l’enseignement en 1966, mesure renouvelée en 2005, et récemment des mesures de gratuité pour les soins de santé, de la maternité et des soins santé aux enfants de moins de cinq ans, ainsi que des mesures de gratuité pour les pathologies particulières.Etant donné que l’ancien Code de la Sécurité Sociale date de 1999 est qu’il est devenu désuet d’une part, et que, d’autre part la plupart des mesures ont été prises sous la pression des circonstances, il est grand temps d’actualiser et d’unifier toutes ces mesures dans un seul Code de protection Sociale et surtout faire en sorte qu’il apporte une plu value.Par ailleurs, le Burundi s’est doté d’une politique de protection sociale en 2011 et il est nécessaire de traduire en texte législatif cette vision nationale en matière de protection sociale.Après échanges, le Conseil a constaté que le texte méritait d’être retravaillé pour suffisamment tenir compte des intérêts des assurés. Il faut aussi tenir compte de la révision du Code du Travail en cours pour éviter d’avoir des textes qui se contredisent. Une équipe a été désignée pour retravailler le projet et il sera ramené en Conseil des Ministres dans un délai d’un mois.
12. Projet de modèle de fiche d’évaluation des performances des gestionnaires des projets, présenté par le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique.Dans le souci d’améliorer la bonne gouvernance et de promouvoir un développement durable, le Gouvernement du Burundi s’est doté d’un Programme National de Réforme de la l’Administration Publique.Dans le contexte de cette réforme, le Gouvernement s’est doté d’une politique et des outils d’une gestion axée sur les performances afin de consolider la culture de redevabilité.Le présente fiche d’évaluation des performances des gestionnaires des projets aidera les ministres sectoriels tutelles des différents projets financés par les partenaires techniques et financiers à suivre et à évaluer régulièrement les réalisations techniques et financières de ces projets. Elle propose des critères à prendre en considération pour une évaluation périodique aux différents responsables des projets. Ces critères sont basés sur les termes de référence, le plan de travail et budget annuel, l’évaluation des résultats et impacts décrits dans le document de projet.Après échange et enrichissement du projet, le Conseil l’a adopté.
13 Divers• Le Premier Vice-président de la République a rappelé les Ministres concernés d’apprêter les projets de loi  déjà adoptés en Conseil des Ministres pour leur programmation en Session du Parlement en vue de leur analyse et adoption.• Le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants a parlé de la réunion de la Force Est Africaine en entente qui aura lieu au courant du mois de Décembre 2018 et que ce sera le tour du Burundi d’assurer la présidence de cet organe.• La Ministre de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle a sollicité l’intervention du Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida afin que les médecins cessent de délivrer des congés de repos médicaux aux fonctionnaires bien portants.• Le Ministre des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique a informé le Conseil de la Journée dédiée au Contribuable qui sera célébrée le 05 décembre 2018 à Makamba.• Le Ministre de la Santé Publique et de Lutte contre le Sida a rappelé la campagne de vaccination contre la méningite qui aura lieu du 04 au 13 décembre 2018.

Fait à Bujumbura le 29 novembre 2018

Le SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT ET PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT

Prosper NTAHORWAMIYE

 

Editorial> Fêtes de fin d’année : Comment les célébrer ?

Décembre, ce dernier mois de l’année, a à peine commencé que les fêtes de fin d’année sont presque sur toutes les bouches. Il s’agit, comme c’est connu de tous, de Noël, fête religieuse célébrée le 25 décembre de chaque année, nous rappelant la naissance du Christ. Il s’agit également du Nouvel An qui arrive peu après Noël. Ces deux événements réunis sont connus sous fêtes de fin d’année copieusement célébrée à travers le monde. Pourtant événement d’importance religieuse, Noël est considérée, ici et là à travers la planète, comme une fête de consommation.Décembre, ce dernier mois de l’année, a à peine commencé que les fêtes de fin d’année sont presque sur toutes les bouches. Il s’agit, comme c’est connu de tous, de Noël, fête religieuse célébrée le 25 décembre de chaque année, nous rappelant la naissance du Christ. Il s’agit également du Nouvel An qui arrive peu après Noël. Ces deux événements réunis sont connus sous fêtes de fin d’année copieusement célébrée à travers le monde. Pourtant événement d’importance religieuse, Noël est considérée, ici et là à travers la planète, comme une fête de consommation.Si cet éditorial vous est proposé, tôt en ce début du mois de décembre, c’est pour rappeler aux uns et aux autres de donner à chacun de ces deux événements l’importance qu’il mérite et de les fêter, chacun en fonction de ses moyens, nombreuses étant les tentations d’aller au-delà de ce que l’on a, le mimétisme pouvant être la règle pour certains ménages prêts même à s’endetter pour cela. Noël, sied-il de le répéter, est une fête religieuse nous rappelant la naissance du Christ, Roi des rois, né dans une crèche dans le dénuement total. C’est donc de prime abord, une leçon d’humilité que le monde des humains est appelé à tirer de cet important événement religieux marquant le début d’une nouvelle année liturgique, précédé d’une période de quatre semaines appelée Avent, une période permettant aux uns et aux autres de se préparer spirituellement à la fête de la Nativité. C’est donc dans l’humilité que les chrétiens sont appelés à fêter Noël, mais aussi dans la solidarité, en se mettant à l’écoute d’autres personnes plus fragilisées par les aléas de la vie, qui ne demandent que compréhension, amour et assistance matérielle. C’est, d’abord par la prière, puis en rendant des services affectueux aux personnes les plus faibles parce que malades ou très âgées, en se rendant disponible à accueillir l’autre et, si nécessaire, à lui pardonner que l’on aura bien fêté Noël qui nous ouvre les portes de l’humilité et de la solidarité.Même si des actes de solidarité sont posés à l’occasion du Nouvel An, ce dernier est un tout autre événement qui nous offre une précieuse opportunité de nous présenter les uns aux autres tous les meilleurs vœux possibles, d’évaluer l’année écoulée et de tracer de nouvelles orientations pour l’année qui s’ouvre, chacun en ce qui le concerne, en prenant comme point d’appui le message présidentiel du Nouvel An. Nous nous rappelons bien vous avoir proposé, au tout début de l’année 2018, un éditorial intitulé : «  Après les fêtes, faisons du message présidentiel du Nouvel An, notre plan d’action ». Qu’il nous plaise de rappeler le thème central du message qui était le suivant : « Méditons profondément sur notre pays, sachons d’où nous venons et où nous allons » ! Ce disant, le président de la République Pierre Nkurunziza soulignait à gros traits l’apport conscient et efficace de chaque citoyen burundais, dans la découverte de nouveaux horizons pour notre  pays, extirpant les atavismes de la haine ethnique inoculée, dans le tissus social burundais, par le colonisateur. La question donc sera : qu’avons-nous fait du message présidentiel ?

Louis Kamwenubusa

 

AMBASSADE DE RUSSIE> Décoration du Deuxième vice-président de la république du Burundi

Un signe d’accord de partenariat entre nos deux pays

 

DSC05161La Fédération de Russie, à travers son ambassade au Burundi, a procédé aux cérémonies de décoration du Deuxième vice-président de la république, Joseph Butore, le vendredi 30 novembre 2018.  Cette décoration lui a été décernée  pour son travail et son engagement dans le renforcement de la coopération entre la République du Burundi et la Fédération de Russie.  

La représentante du ministre burundais des Affaires étrangères a profité de cette occasion, au nom du gouvernement du Burundi, pour féliciter le Deuxième vice-président de la République.Pour elle, cette décoration témoigne du travail et de l’engagement de ce dernier dans le renforcement de la coopération bilatérale entre le Burundi et la Fédération de Russie. A l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Burundi, le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, avait remis une décoration à l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burundi. Ces décorations sont donc des gestes très significatifs qui témoignent de la bonne qualité des relations entre nos deux pays concrétisées, notamment, par les accords de coopération qui ont été signés et qui continuent à être signés même actuellement.Pour l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burundi, Georgy Todua,  c’est une noble tâche de transmettre cet ordre de la part du président de la Fédération de Russie à M. Joseph Butore pour sa participation très proactive dans le développement de la coopération bilatérale. Il a remercié le gouvernement burundais pour son amitié traditionnelle. Pour M.Todua, l’essentiel pour la politique de nos pays, c’est le respect et la souveraineté du Burundi. Au Burundi, il n’y a pas de crise, la situation est normale, le pays ne représente aucun danger à la sécurité internationale.  Il a en outre promis que, en plus des accords de coopération déjà conclus, ils peuvent faire encore d’autres. Dans son allocution, le Deuxième vice-président de la république du Burundi Joseph Butore, a exprimé sa profonde gratitude au président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, pour cette grande marque de reconnaissance des efforts des Burundais dans le rapprochement et la redynamisation des relations de coopération socio-économique, d’amitié et d’entente, entre la République du Burundi et la Fédération de Russie.Selon M. Butore, pour que la décoration puisse avoir eu lieu, certaines étapes de coopération ont été réalisées, telle que la participation en marge du sommet de l’Union africaine tenu à Addis Abeba en janvier 2016 où il a rencontré Michael Bogdanov, Vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. « A cette occasion, nous avons échangé sur les relations d’amitié et de coopération entre le Burundi et la Fédération de Russie. Après, il y a eu la participation au Forum économique international de St. Petersburg, édition 2016. Cette participation de notre délégation aux différents panels a fait découvrir à nos amis la vraie image du Burundi et les différentes opportunités d’affaires et d’investissement dont regorge le Burundi ». Il a terminé son allocution en exprimant sa reconnaissance à l’endroit des personnalités clés qui ont contribué de près ou de loin pour que cette décoration puisse être possible. Il a pensé spécialement au président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza, pour son orientation, sa détermination et ses encouragements en faveur des relations russo-burundaises.

Aline Nshimirimana

 
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