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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience

DSC 2717Ils ont échangé sur les questions concernant la région

 

Le président de la République du Burundi a reçu en audience, le jeudi 28 janvier 2016, M. Thomas Perriello représentant des Etats-Unis. Celui-ci est l’envoyé spécial des Etats Unis dans la région des grands lacs.

 

Au cours de leur entretien, a indiqué, Willy Nyamitwe, conseiller principal chargé de la communication à la présidence, ils ont passé en revu, toutes les questions politiques, sécuritaires qui concernent toute la région des Grands lacs. « C’était une belle occasion d’échange à la veille de la tenue du sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine », a-t-il précisé.

Bénigne Gahimbare

 

MAIRIE DE BUJUMBURA> Visite du Premier vice-président de la République

Les échanges portaient sur la sécurité, la politique de décentralisation et les projets de développement en cours

 

Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a effectué une visite dans les différents services de la mairie de Bujumbura le jeudi 28 janvier 2016. Il a échangé avec le maire, les fonctionnaires de la mairie et les bénéficiaires des services offerts par cette institution sur la sécurité, la politique de décentralisation et les projets de développement en cours.

 

DSC 0600La visite du Premier vice-président de la République a débuté au cabinet du maire de la ville de Bujumbura. Lors des entretiens, le maire de la ville, Freddy Mbonimpa, a présenté différents départements qu’il coordonne. Il a indiqué qu’au niveau de la mairie, le problème de la décentralisation des communes subsiste. Les autres défis mentionnés sont le déménagement des marchés, la salubrité et le paiement des taxes et impôts.

Pour le respect de la loi régissant les villes

Le maire a souligné que la mairie compte nouer des partenariats avec des sociétés privées pour la salubrité des certaines rues et parkings. Il a également soulevé le problème des femmes qui font le commerce dans les rues du centre-ville. Il a sollicité le concours du Premier vice-président afin que d’autres institutions contribuent pour que ces «mamans» soient sensibilisées et aient des emplacements favorables. En matière de sécurité, M. Mbonimpa a informé que la mairie est en train de faire le nécessaire pour contrôler les va-et-vient dans les quartiers grâce aux registres de population. Le maire a ajouté que les maisons inhabitées seront également surveillées car elles servent souvent à cacher des armes.
Freddy Mbonimpa a souligné que prochainement quelques parkings seront aménagés au marché de Cotebu pour rendre ce marché davantage fonctionnel et plus attractif. Il a dit que sur recommandation du gouvernement, il y a un projet de construire un centre commercial moderne à l’emplacement de l’ex-marché central et que les commerçants qui travaillaient au marché central qui est parti en fumée il y a trois ans seront prioritaires dans l’octroi des places dans ce centre. Il a ajouté que la mairie fait face à un problème de débordement des rivières. Il a expliqué que la police de protection civile contribue beaucoup et que le ministère des Travaux publics va réhabiliter les différents ponts détruits, mais que la mairie a besoin des efforts supplémentaires notamment pour décourager les gens qui coupent les arbres ou qui construisent des maisons au bord de ces rivières et que la loi qui régisse les villes soit respectée.

Quelques solutions proposées

Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a indiqué que la mise en place d’un office municipal des recettes pourrait contribuer en ce qui concerne le paiement des taxes. Il a conseillé que cet office soit décentralisé au niveau des communes de la mairie afin d’être plus efficace. Et, pour des mesures de sécurité, M. Sindimwo a recommandé des descentes aux plus petits échelons pour rencontrer les chefs de quartiers et décourager toute complicité avec les perturbateurs de la sécurité. Il a également parlé avec le maire d’un comité de pilotage pour doter la ville des feux rouges et des caméras de surveillance.
Après cet entretien avec le maire, Le Premier vice-président a visité différents services de la mairie situés au cabinet du Maire ou dans les enceintes communément appelés «Bon accueil» et l’Hôtel de ville en construction. « Le constat est que les fonctionnaires sont à leurs postes d’attache à temps et ce qui nous a le plus plu, c’est l’accueil réservé aux demandeurs des services.», a indiqué Nancy Ninette Mutoni, conseillère principale à la première vice-présidence.
Grâce-Divine Gahimbare

 

 

Assemblée nationale> Audience accordée à Thomas Perriello

« Nous lui avons exprimé la bonne volonté de dialoguer en tant que Burundais »

 

Le président de l’Assemble nationale, Pascal Nyabenda a reçu en audience le jeudi 28 janvier 2016 l’envoyé spécial des Etats-Unis qui est chargé de la région des Grands lacs, Thomas Perriello. Deux points ont été échangés à savoir le dialogue inter burundais et l’envoi des troupes étrangères au Burundi.

 

américA la sortie de l’audience, le président de l’Assemble nationale, Pascal Nyabenda a expliqué l’objectif de l’audience : « Nous avons échangé sur les deux points essentiels : celui du dialogue inter burundais ainsi que celui de l’envoi des troupes étrangères au Burundi. Pour le point centré sur le dialogue inter burundais, Thomas Perriello voulait savoir où nous en sommes avec le dialogue et quand est-ce qu’il y aura la deuxième étape de rencontre, genre rencontre qui s’est tenue à Entebbe en Ouganda. Nous lui avons exprimé effectivement la bonne volonté de dialoguer en tant que Burundais mais que la position du gouvernement du Burundi est qu’il y ait effectivement un dialogue inclusif. C'est-à-dire qu’il doit y voir un dialogue à l’intérieur du pays tout comme il doit y avoir un dialogue à l’extérieur du pays ».
M. Nyabenda a affirmé que concernant le dialogue à l’intérieur du pays, il y a des rencontres qui ont été déjà tenues dans différentes provinces. Pour ce qui est des rencontres à l’extérieur du pays, il a informé qu’on attend justement que le facilitateur puisse venir ici au Burundi pour qu’on puisse voir ensemble les imperfections qui ont été remarquées lors de la rencontre du 28 décembre à Entebbe car, a-t-il réaffirmé, parmi les invités dans ce dernier dialogue, il y a eu des imperfections qu’il fallait voir ensemble pour bien préparer la rencontre qui va suivre. « Nous sommes prêts à participer à la rencontre prochaine mais après discussion sur ces imperfections », a-t-il dit.

Le gouvernement ne veut pas de troupes étrangères

Pour l’autre point des troupes étrangères qui ont été proposées par l’Union africaine pour qu’elles soient envoyées ici au Burundi, M. Nyabenda a dit qu’il lui a expliqué que la position du gouvernement est bien claire qu’on ne veut pas de ces troupes au Burundi. D’ailleurs cette position du gouvernement est basée sur la réaction de la population. En effet, a-t-il expliqué, la population burundaise a réagi en montrant que ces troupes étrangères ne sont pas nécessaires dans notre pays. De plus, en tant qu’Assemble nationale nous nous sommes exprimés aussi à propos de l’envoi de ces troupes.
Il a déclaré qu’ils ont attiré l’attention des Etats-Unis en ce qui concerne l’envoi de ces troupes ici. En fait, a-t-il dit, on se demande : ces troupes vont se positionner entre qui et qui, parce que si on envoie des troupes, c’est qu’il y a des parties en conflit. « Au Burundi, il n y a pas de parties en conflit. Donc, on ne voit pas l’opportunité d’envoyer les troupes au Burundi », a expliqué le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda.
« Aussi, nous avons souligné que le fait d’envoyer ces troupes serait encore une fois permettre les divisions ethniques au Burundi alors que c’était une question qui trouve une solution petit à petit surtout à travers les accords d’Arusha, mais aussi à travers la Constitution », a-t-il dit.
« Bref, nous avons montré clairement que les forces burundaises sont capables de sécuriser tout le monde et qu’il n’y a pas effectivement l’opportunité d’envoyer ces troupes ici au Burundi. Enfin nous lui avons donné le message adressé aux Etats-Unis que les relations entre les deux pays doivent être directes de pays à pays sans passer par un autre », a-t-il affirmé.

Vincent Mbonihankuye

 

 

MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES> Intériorisation du document-outil de l’organisation et du fonctionnement des services

Ses orientations constituent un tableau de bord

 

Relever les défis qui peuvent trouver des réponses immédiates et contribuer à l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement des différentes institutions avec des moyens qui sont à leur portée, tel est l’esprit qui a guidé le ministère de l’Energie et des mines à élaborer un document-outil sur l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement des services dudit ministère.

 

DSC 2248Sur base des résultats issus des différentes rencontres que le ministère de l’Energie et des mines a organisées notamment celles ayant l’objectif d’analyser les défis des secteurs de l’énergie, de l’eau potable, de l’assainissement de base et des mines, ledit ministère a élaboré un document- outil consolidant toutes les problématiques, les défis et les solutions sur la gouvernance de l’organisation et du fonctionnement des services du ministère. Ledit document a été distribué pour son intériorisation par le ministre Côme Manirakiza aux cadres anciens et nouveaux dudit ministère lors de sa prise en contact avec eux le mercredi 27 janvier 2016 à son cabinet. Ce document a été validé au cours d’une journée de réflexion et va permettre au ministère de conjuguer des efforts avec les autres ministères pour des actions transversales stimulant le développement durable de notre pays.
M. Manirakiza a indiqué dans son discours que les orientations données dans ce document-outil constituent pour eux aujourd’hui un tableau de bord pour l’élaboration et la mise en œuvre du programme du ministère à intégrer dans le programme du gouvernement.
En effet, a-t-il précisé, ce document-outil sur la gouvernance et le fonctionnement des services du ministère rappelle les missions de celui-ci secteur par secteur, à savoir celles concernant le secteur de l’énergie, le secteur de l’eau potable et de l’assainissement ainsi que les missions relevant du secteur des mines.

Manque de vision, d’investigation et d’initiatives

Les problèmes globaux recensés touchent en général les insuffisances dans la planification et le renforcement des capacités des ressources humaines ainsi que les difficultés de maîtrise des informations nécessaires au suivi et à la coordination des projets sectoriels. Il y a également des difficultés de collaboration entre les services, une faiblesse des services offerts par les opérateurs de l’électricité et de l’eau potable, a-t-il révélé. Le non respect du code des marchés publics pour ces mêmes opérateurs, un manque de vision, d’investigation et d’initiatives de la part des cadres sont aussi ciblés dans ce document.
Quant aux solutions envisagées au niveau de ce document-outil, M. Manirakiza a affirmé qu’il s’agit notamment de l’amélioration des aspects organisationnels internes, l’accroissement du degré de responsabilité des cadres, la production trimestriel des rapports techniques et financiers, l’accélération de l’élaboration des textes d’application. Il a indiqué aussi que le renforcement des capacités par des groupes de réflexion et des séminaires, la mise en place de stratégies visant à amener les services à une étroite collaboration ainsi que la stricte application du code des marchés publics et la commande d’audits organisationnels pour les entreprises publiques afin d’améliorer et de rehausser des gestions financières sont également ciblés dans ce document-outil comme solution.
Vincent Mbonihankuye

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Audience accordée à Fanie Du Toit

A propos de l’appui multiforme de l’IJR dans les efforts de réconciliation des Burundais

 

Le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a reçu en audience le mercredi 27 janvier 2016 le chef de la délégation de l’Institut sud africain pour la justice et la réconciliation (IJR), Fanie Du Toit. Ce dernier a donné son accord pour l’appui multiforme que peut donner l’IJR dans les efforts de réconciliation des Burundais.

 

DSC 0977A la sortie de l’audience, le porte-parole de l’Assemblée nationale, Ramadhan Karenga, a informé que la délégation de l’Institut sud-africain pour la justice et la réconciliation est un bureau qui a été créé à la suite de l’instauration de la Commission vérité et réconciliation en Afrique du Sud dans le cadre d’encourager les Etats touchés par différents conflits ethniques à résoudre leurs problèmes.
A cette occasion, a ajouté M.Karenga, le président de l’Assemblée nationale a d’abord éclairé la situation de l’Etat du Burundi et des institutions sur la situation actuelle, mais aussi l’hôte a eu l’occasion de poser différentes questions sur ce qui se passe dans le pays. « M. Du Toit a aussi profité de cette occasion pour donner son accord pour l’appui multiforme que peut donner l’IJR dans les efforts de réconciliation des Burundais que ça soit dans le dialogue interne ou dans le cadre de la Commission vérité et réconciliation », a précisé M. Karenga.
M.Karenga a indiqué que la délégation de l’IJR a pu s’enquérir de la situation politique mais elle a aussi demandé s’il y a la stabilité politique pour inviter les investisseurs sud-africains à venir investir au Burundi. « A cette question, le président de l’Assemblée nationale a assuré qu’il y a la stabilité politique et a demandé que ces investisseurs puissent venir eux mêmes pour voir la réalité sur terrain afin d’encourager la société burundaise à vivre l’autre vie qui n’est pas nécessairement politique mais des affaires », a-t-il fait savoir.
Ezéchiel Misigaro

 

 

Deuxième vice-présidence de la Republique> Départ de Joseph Butore pour Addis-Abeba en Ethiopie

Il va participer à la 26ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement

 

Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a pris l’avion, le mercredi 27 janvier 2016, à destination d’Addis-Abeba en Ethiopie. Il va participer à la vingt sixième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine mais aussi à trois réunions dont celle de la Commission de paix et sécurité de l’Union africaine. Il espère qu’à son retour, il reviendra avec de bonnes nouvelles à propos de la décision prise par cette Commission sur l’envoi des troupes étrangères au Burundi.

 

DSC 2653Avant de prendre l’avion, M Butore a indiqué à la presse que cette mission va le conduire à Addis-Abeba en Ethiopie au siège de l’Union africaine où la délégation burundaise va participer à la vingt sixième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Selon lui, le thème retenu cette année est « Année des droits de l’homme en Afrique », avec une attention particulière aux femmes. Toutefois, a-t-il indiqué, à côté de ce thème central, il y aura trois réunions qui sont très importantes pour le Burundi. Il y aura d’abord une réunion sur les investissements en Afrique, une réunion qui sera centrée sur les investissements intra-africains et l’intégration économique. Il y aura également une réunion de la Commission paix et sécurité de l’Union africaine où, selon lui, il est attendu à ce que cet organe se penche encore une fois sur la situation au Burundi. Enfin, il y aura le vingt-sixième sommet des chefs d’Etat.
D’après le Deuxième vice-président de la République, c’est un rendez-vous très important pour le Burundi, surtout la réunion qui se tiendra au niveau de la commission paix et sécurité. «C’est là que la délégation burundaise sera beaucoup plus attentive parce que, récemment, cet organe a pris une décision que nous qualifions d’injuste d’envoyer des contingents dans notre pays. Nous attendons à ce que cet organe renonce complètement à cette idée ». A cet effet, il a laissé entendre que les délégués partis avant lui à Addis-Abeba et qui prennent part à certaines rencontres qui ont déjà démarré s’y comportent très bien et les échos qui lui parviennent indiquent qu’il y a espoir.

Astère Nduwamungu

 
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