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Ruyigi > Visite du chef de l’Etat

Il s’est joint à la population dans la construction et l’inauguration de différentes infrastructures

 

Dans sa tournée de quatre jours dans la province de Ruyigi, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, s’est joint à la population de certaines communes de cette province dans les travaux de développement communautaire et à l’inauguration des infrastructures construites par la population et les organisations privées. Il a remercié la population de cette province pour les infrastructures qu’elle a déjà construites et l’a invitée à s’atteler à la construction des villages.

 

DSC 3924Au cours de sa tournée dans la province de Ruyigi, après la réunion qu’il a tenue à l’intention des responsables administratifs, de défense et de sécurité à Bwagiriza dans la commune Butezi, le jeudi 18 décembre 2014, le président de la République a inauguré l’école fondamentale de Bwagiriza, une école à cycle complet qui a été construite par le projet Abutip. Il s’est ensuite rendu dans la commune Bweru où il a procédé à l’inauguration de la centrale hydroélectrique construite sur la rivière Kayongozi. Les informations reçues sur place indiquent qu’elle a été construite sous le financement du gouvernement du Burundi et que le coût total de cette infrastructure s’élève à cinq milliards de francs burundais. Les mêmes informations indiquent qu’elle produit 500 kilowatt.
Dans la même commune de Bweru, le chef de l’Etat a également ouvert solennellement une école maternelle et primaire construite par la Congrégation des frères et sœurs de Saint François d’Assise de Kayongozi. Ce fut également l’occasion d’inaugurer officiellement un centre médical de cette congrégation. Ce centre offre divers services de santé. C’est entre autres la pédiatrie, la médecine interne et la stomatologie. Cette congrégation prend également en charge des vulnérables notamment les orphelins, les personnes âgées et les enfants handicapés.

Les travaux communautaires étaient aussi au programme

Le lendemain, après l’émission publique qu’il a animée au chef-lieu de la province Ruyigi, le président Nkurunziza s’est joint à la population dans les travaux de construction des infrastructures. Il a pris part dans les travaux de construction d’un centre de métiers de l’ONG Solidarité pour la reconstruction et la revalorisation de la dignité de la vie humaine. Ce centre accueille des jeunes filles déscolarisées suite aux grossesses non désirées. Elles apprennent des métiers divers comme l’agriculture et l’élevage modernes, la transformation agroalimentaire, l’hôtellerie et la couture.
Le chef de l’Etat s’est rendu au quartier Sanzu dans la ville de Ruyigi où il s’est joint à la population dans la construction du Lycée pacifique des amis. C’est une école technique sous convention de l’Eglise évangélique des amis. Cet établissement dispensera essentiellement une formation en informatique de maintenance et d’opérateur. Le chef de l’Etat a également a inauguré le district sanitaire de Ruyigi construit par le projet Amagara meza sous le financement de l’Union européenne. Sur la colline Nyamutobo de la même ville de Ruyigi, le chef de l’Etat a participé dans les travaux de construction d’une infrastructure comptant pour le centre des métiers de l’Eglise de Pentecôte.

La population de Ruyigi est invitée à construire beaucoup de villages

Dans la matinée de samedi le 20 décembre 2014, le président de la République s’est rendu sur la colline Nyamitukwe de la commune et zone Nyabitsinda pour se joindre à la population dans la plantation des arbres. Selon les informations reçues sur place, il est prévu que trente mille plants d’arbres soient plantés sur cette colline d’une superficie de 2,5 hectares. Dans la même commune Nyabitsinda, le chef de l’Etat a aussi procédé à l’inauguration d’un centre de santé de Bihembe construit par la population avec l’appui du ministère de la Santé publique.
Après cette inauguration, il s’est rendu sur la colline Karindo de la zone et commune Kinyinya où il s’est joint à la population dans la construction d’un centre de santé. C’est sur cette même colline qui abritait un centre de cantonnement après la signature des accords de cessez-le-feu, qu’on prévoit ériger également une école technique et un terrain moderne de football. Le chef de l’Etat a invité la population de Ruyigi à s’atteler à la construction des villages et à la plantation des arbres sur toutes les collines et leur a remercié pour s’être fait enrôlée massivement sur la liste des électeurs. La population de Ruyigi a ensuite offert une génisse au chef de l’Etat en guise de remerciement pour ses réalisations dans cette province.

Astère Nduwamungu

 

Chine-Burundi>Association sino-burundaise

Célébration de la journée sino-burundaise

 

A l’initiative de l’Asibu (Association sino-burundaise), et à l’occasion de la célébration de la journée sino-burundaise édition 2014, cette association a organisé des travaux communautaires en collaboration avec l’ambassade de Chine et l’association des entreprises chinoises au Burundi. Ces travaux communautaires se sont déroulés à l’avenue du 18 septembre passant devant le bureau de l’Ombudsman. Cette association et l’ambassade de Chine apprécient les réalisations menées dans le cadre de l’amitié entre le peuple chinois et burundais.

 

DSC05673L’Association amicale sino-burundaise a célébré sa journée édition 2014 le samedi 20 décembre 2014. Cette cérémonie a débuté par les travaux de réhabilitation de l’avenue du 18 septembre qui se sont poursuivis par un match de basket Ball, pour se clôturer par le partage d’un verre au restaurant « Dinasty ». Selon la présidente de cette association, Rose Ndayiragije, les travaux de réhabilitation de cette avenue rentrent dans le cadre de mener une activité d’intérêt public. Cette route était dans un mauvais état, cependant, dit Mme Ndayiragije, on pourra mettre du goudron plus tard. Cette association envisage de mener d’autres activités dans l’avenir et appelle les autres associations d’amitié entre le Burundi et d’autre pays d’imiter ce geste. Le maire de la ville de Bujumbura, Saïdi Juma, a apprécié le travail de réhabilitation de cette avenue. Même sentiment chez l’Ombudsman selon Polydore Ndayirorere conseiller chargé de l’éducation civique et responsable de la section enfant. M. Juma appelle d’autres associations de ce genre à imiter cette action et a mener des activités de développement de la ville de Bujumbura. Il remercie l’ambassade de Chine, l’Asibu et l’association des entreprises chinoises au Burundi pour cette action. Yu Xuzhong ambassadeur de la République populaire de Chine au Burundi, remercie les autorités municipales et les partenaires qui ont contribué dans l’accomplissement de ce travail.

Evaluation des réalisations de l’Asibu

La journée sino-burundaise qui est célébrée chaque année offre à ses membres une occasion d’évaluer les progrès réalisés pour atteindre ses objectifs. Ces derniers visent à contribuer au renforcement des liens d’amitié entre les peuples chinois et burundais ; à créer et à encourager toute initiative individuelle ou collective destinée à faire mieux connaître le peuple burundais au peuple chinois et vice versa, promouvoir et à encourager l’initiative de toute personne physique ou morale visant le développement économique, social et intellectuel des deux peuples dans le strict respect des priorités nationales et sans aucune ingérence dans les affaires intérieures des deux pays ; et promouvoir les échanges culturels et artistiques. Yu Xuzhong apprécie le travail de l’Asibu et encourage les relations entre les deux peuples. A l’occasion de la célébration de cette journée, des cadeaux ont été remis au chargé des finances dans cette association et un certificat de mérite a été remis à l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burundi Yu Xuzhong.
Alfred Nimbona

 

Ruyigi > Emission publique animée par le chef de l’Etat

Le Burundi est aujourd’hui en paix

 

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a animé le vendredi 19 décembre 2014, une conférence publique au chef-lieu de la province de Ruyigi. Il a donné des réponses et des éclaircissements aux différentes questions d’actualité posées par les journalistes et  la population. Les questions concernaient principalement le volet politique, la justice, l’économie, la sécurité, etc. au Burundi. Il a également souhaité une bonne année de 2015 à toute la population burundaise et à tous les étrangers qui vivent dans notre pays.

 

DSC 3991Au cours de l’émission, les journalistes et la population ont remercié le président de la République pour tout ce qu’il a déjà fait en faveur de notre pays et pour avoir organisé cette émission car elle était tant attendue par tout le monde en ce sens qu’au sein de l’opinion burundaise il y avait des questions qui n’avaient pas de réponses et qui suscitaient des suspens.
Concernant les prochaines élections de 2015 auxquelles le Burundi est en train de se préparer, le chef de l’Etat a indiqué qu’elles vont bien se passer car il y a des indicateurs qui ne trompent pas. Selon le président Nkurunziza, quand on tient compte de la situation qui prévalait avant les élections de 2005 et de 2010, où il y avait beaucoup de rumeurs qui circulaient dans le pays et des tensions liées à l’insécurité, on peut affirmer que les élections 2015 seront meilleures que celles qu’a connues le Burundi notamment depuis l’indépendance.
A propos des rumeurs, il a indiqué qu’elles ont toujours existé même avant les élections de 1961 car les gens qui voulaient qu’il n’y ait pas d’élections pour l’indépendance du Burundi véhiculaient beaucoup de rumeurs. C’est ce qui a été remarqué lors des élections de 2005 et celles de 2015. Aujourd’hui la situation n’est pas comme celle de ce temps-là car le Burundi est pour le moment en paix et il n’y a pas de groupes armés qui opère comme avant les élections de 2005 où il y avait encore un groupe armé qui menait toujours ses opérations.

Des spéculations uniquement politiques

A propos de ceux qui réclament la démission de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et l’annulation des résultats de l’enrôlement, le chef de l’Etat a indiqué que ce sont tout simplement des spéculations politiques car il y a des gens qui trouvent qu’ils ne vont pas avoir assez de voix au cours des prochaines élections et qui veulent qu’il n’y ait pas d’élections pour avoir des postes issus du consensus entre les hommes politiques. Le président Nkurunziza estime qu’il s’agit d’une situation qui a toujours existé chaque fois qu’il y a eu organisation des élections. Il a demandé à la population de rester tranquille car les élections vont bel et bien avoir lieu. C’est pourquoi, a informé le chef de l’Etat burundais, on a demandé qu’il y ait des observateurs internationaux pour suivre de près le déroulement du processus électoral avant, pendant et après les élections.
A propos de l’intervention du chef de l’Etat pour réconcilier la Ceni et les partis de l’opposition, le président Nkurunziza a indiqué qu’un des problèmes qu’a connus le Burundi est qu’il y a toujours eu l’ingérence des gens dans les affaires des autres. Pour le moment les tâches sont divisées, devait dire le chef de l’Etat. Il faut laisser la Ceni gérer ses affaires. Il a été également indiqué que même aux Etats-Unis, les élections sont caractérisées par quelques irrégularités et chaque institution joue pleinement sont rôle sans s’ingérer dans les affaires des autres.
A la question de savoir pourquoi il y a eu fermeture du Bnub (Bureau des Nations unies pour le Burundi) surtout à quelques mois des élections, le chef de l’Etat a souligné que cela est un grand indicateur qui montre qu’il y a la paix au Burundi. D’après le président Nkurunziza, l’Onu connaît très bien d’où vient le Burundi et sa situation aujourd’hui en matière de sécurité. D’où la fermeture des portes du Bnub ne signifie pas que les relations entre l’Onu et le Burundi sont terminées. La preuve en est que très prochainement les observateurs de l’Onu vont arriver dans le pays pour suivre le processus électoral.

La justice est la seule mieux indiquée pour montrer la vérité

A propos des tueries des sœurs à Kamenge, Pierre Nkurunziza a indiqué que beaucoup de choses ont été dites mais qu’il reste à savoir si tout ce qui a été dit est vrai. Le chef de l’Etat estime que chacun est libre de dire tout ce qu’il pense mais qu’il faut savoir que ce qu’on dit n’est pas toujours vrai. A ce sujet, il a demandé à la population burundaise de laisser la justice faire son travail car c’est à elle seule de donner la vérité sur cette situation.
Concernant le cas d’Agathon Rwasa qui est convoqué devant les juridictions alors qu’il jouit d’une immunité provisoire depuis la signature des accords de cessez-le-feu, le chef de l’Etat a souligné que même s’il y a cette immunité, on ne peut pas empêcher les gens de saisir la juridiction pour demander que la justice leur soit faite. Pour le président Nkurunziza, il appartient encore une fois à la justice de voir si cette convocation est conforme à la loi et ainsi décider de la suite du dossier.

Les corps de défense et de sécurité veillent toujours à la sécurité

A la question de savoir ce qui est en train d’être fait pour lutter contre le terrorisme au Burundi, le chef de l’Etat a fait savoir que compte tenu des résultats de l’évaluation de la sécurité, les corps de défense et de sécurité sont très vigilants. La preuve en est qu’il y a des malfaiteurs qui ont tenté de s’introduire au Burundi et qui ont été appréhendés à la frontière entre le Burundi et la Tanzanie. Il a apprécié la collaboration entre la population et les agents de sécurité.
Concernant les attaques dans les ménages qui se remarquent dans différents quartiers de la ville de Bujumbura, il a indiqué que même s’il y a la paix dans tout le pays, les gens doivent rester vigilants car sauvegarder la sécurité est un travail de tous les jours. Le président Nkurunziza a ainsi fait appel à la population de renforcer les commissions mixtes de sécurité.
A propos des manifestations au Burundi, le chef de l’Etat a souligné que la loi burundaise autorise les manifestations mais qu’aujourd’hui il est difficile de les permettre car on ne connaît pas ce qui peut s’en suivre. Il a fait remarquer qu’il y a des gens qui veulent se manifester avec l’intension de provoquer l’anarchie dans le pays.

D’autres sources d’énergie électrique sont prévisibles

Pour ce qui est du sort réservé à la place de l’ancien marché central de Bujumbura, le président de la République a indiqué qu’il y a un projet de construire une môle. Pour le moment, le gouvernement est en train de chercher des bailleurs qui peuvent financer le projet.
A propos des gens de Kayanza qui réclament de l’argent pour avoir fourni des plants d’avocatiers, le chef de l’Etat a fait savoir qu’une partie de ces gens qui étaient dans les normes ont déjà eu leur argent. Le président Nkurunziza a indiqué que parmi ceux qui se trouvent devant le bureau de l’Ombudsman, il y en a ceux qui veulent tricher car ils représentent des associations qui ne sont pas connues. On est alors en train de voir ceux qui disent la vérité pour les régulariser et ceux qui veulent mentir seront sévèrement punis une fois identifiés.
Concernant la construction des barrages qui va se terminer dans trois ou quatre ans, le président de la République a souligné qu’en attendant que ces travaux soient achevés les responsables concernés s’emploient aujourd’hui à chercher comment on peut produire de l’énergie électrique à partir d’autres sources comme le vent, la chaleur du sous-sol, etc.
A la fin, le président Nkurunziza a remercié le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida qui a mis en place toutes les dispositions nécessaires pour lutter contre le virus Ebola. Il s’est également réjoui du fait que jusqu’aujourd’hui il n’y a aucun cas signalé au Burundi.

ASTERE NDUWAMUNGU

 

Ruyigi> Rencontre du chef de l’Etat avec les administratifs et les natifs de cette province

Développer davantage la province

 

Au cours d’une tournée dans la province de Ruyigi, le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a rencontré, le jeudi 18 décembre 2014, les natifs et les administratifs de cette province à Bwagiriza dans la commune Butezi. Il s’agissait de voir ensemble le pas déjà franchi en ce qui concerne le développement. Plusieurs points ont été abordés et le chef de l’Etat a invité la population de Ruyigi à fournir beaucoup d’efforts afin de développer davantage leur province.

 

DSC 3855Au terme de cette réunion, Gervais Abayeho, porte-parole adjoint du chef de l’Etat, a indiqué que cette rencontre avait pour objectif d’évaluer le pas déjà franchi en matière de développement. Ainsi, en matière de l’environnement, il a été indiqué que plus d’un million d’arbres ont été plantés mais que la présence des réfugiés Banyamulenge dans cette localité a fait que beaucoup d’arbres soient illégalement coupés . Le chef de l’Etat a ainsi lancé un appel à tous ceux qui sont concernés par cette question de s’assurer que ces arbres sont replantés.
Au cours de la rencontre, un autre arbre, le bambou, a été évoqué par les participants. C’est un arbre assez rare en Afrique car il constitue une variété d’arbre qui ne se trouve qu’au Burundi seulement sur tout le continent. Sur ce, ils ont constaté qu’il mérite d’être valorisé car il intervient dans beaucoup d’activités notamment la construction des maisons, la fabrication des paniers, etc. Le chef de l’Etat a ainsi suggéré aux natifs de Ruyigi de créer des associations dans le but de valoriser cet arbre.


Un cadre idéal à l’agriculture

Selon toujours M. Abayeho, la question relative à l’agriculture et à l’élevage a également fait l’objet d’échange dans cette réunion. Il a été constaté que la région de Ruyigi offre un cadre idéal pour le développement de l’agriculture et de l’élevage en ce sens qu’elle comporte des immensités de terres inhabitées.
Le porte-parole adjoint du chef de l’Etat a également indiqué qu’en ce qui concerne les infrastructures routières, les natifs de Ruyigi ont apprécié le fait que la route Makebuko - Ruyigi et le pont de Mpungwe seront bientôt reconstruits.
Au cours de la rencontre, on a apprécié aussi le fait que c’est la première fois depuis l’indépendance du Burundi qu’une province comme Ruyigi produise une équipe de football qui va participer dans des compétitions pour représenter le Burundi au niveau international et un athlète ressortissant de cette région se distingue et ramène beaucoup de médailles pour le Burundi.

Les élections, ce n’est qu’un exercice de quelques jours

La rencontre a été une occasion d’ informer qu’une équipe du bureau de la présidence de la République est en train de faire le tour du pays pour se rendre compte de l’état d’avancement des activités de développement depuis l’année 2005 pour montrer qu’il y a une différence entre le moment où le pays était en difficulté et le moment où il a recouvré la paix.
A propos des échéances électorales, le chef de l’Etat a rappelé qu’il s’agit d’un exercice qui ne durera que quelques jours. Il a ainsi invité la population à ne pas être beaucoup emportée par les élections mais plutôt à s’atteler aux activités de développement parce qu’après les élections, la vie continue. Il a aussi fait un clin d’œil à tout un chacun pour être vigilant en cette période de fin d’année où il y a des cas de malfaiteurs qui sont signalés ici et là et qui peuvent nuire à la sécurité.
Astère Nduwamungu

 

TRAITEMENT DU PASSE >Initiatives mémoriales

Pour la reconstruction nationale

 

Les conflits qui jalonnent l’histoire récente de notre pays, dit frère Emmanuel, Ntakarutimana président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNIDH), ont été d’une profondeur inouïe. Il indique que nous portons en nous de profondes blessures générées par la perte des nôtres souvent dans des conditions atroces et inhumaines. C’était le mardi 16 décembre, au deuxième jour de la commémoration commune des organisations des familles des victimes, dans un exposé sur le rôle de la commémoration et les initiatives mémorielles dans le traitement du passé.

 

A côté des cassures des infrastructures, du ralentissement des initiatives de développement, une profonde suspicion s’est développée entre les filles et les fils du peuple burundais. Et frère Ntakarutimana d’ajouter que, de par leur configuration, les pouvoirs politiques successifs n’ont pas toujours permis ni facilité l’organisation des deuils et les cérémonies de levée de deuil.
Aujourd’hui, ces pouvoirs tentent de chercher comment gérer les mémoires blessées à travers les mécanismes de la justice transitionnelle et particulièrement la Commission Vérité Réconciliation. La question qui occupe notre pays revient à articuler le triplet délicat « vérité », « justice » et « réconciliation » pour une renaissance nationale après les décennies de déconstruction de l’architecture du capital social. Le défi aujourd’hui, dit le président de la CNIDH, est de parier sur la renaissance de la société avec régénération des énergies intérieures des populations.
Il s’agit de travailler à nouveaux frais au renforcement du capital social avec renaissance de la confiance par rapport aux discriminations et exclusions. C’est aussi par le renforcement de la réciprocité et de la solidarité par rapport aux exclusions et aux réflexes de réclusion réduisant l’espace public ; c’est également le renforcement des valeurs partagées en réponse à la méfiance envers les institutions dont on ne partage plus la même base des normes. C’est, enfin, le renforcement du sens de sécurité face au sentiment diffus de peur et d’incertitude.

Guérison des mémoires

C’est dans le bouillonnement d’appels à la renaissance nationale que des pionniers ont commencé à réfléchir sur le rôle de la commémoration. Ils ont lancé des initiatives mémorielles, dit frère Ntakarutimana, engageant dans une gestion qui conduit progressivement à la guérison des mémoires face à un passé très douloureux.

Comment développer notre mémoire comme un souvenir stratégique ?

Nous voulons que nos enfants, nos petits enfants et nos arrières petits enfants vivent ensemble dans la paix. Mais à quel prix ?, se demande frère Ntakarutimana. Notre mémoire devra être stratégique. Nous le savons. Les blessures et les humiliations du passé ont un long impact sur la mémoire des populations. Les conflits armés, les dictatures, les désastres humains et les violations massives des droits humains ont un long impact sur les archives mentales des populations. C’est ainsi, dit l’homme d’Eglise, qu’ils peuvent même conduire au cercle vicieux de la violence, les bourreaux d’hier pouvant avoir été des victimes d’avant-hier. Les bourreaux d’aujourd’hui peuvent avoir été des victimes d’hier.
Quoi qu’il en soit, nous devons courageusement nous décider à casser le cercle vicieux des engrenages du potentiel de violence. Comment rendre nos mémoires stratégiques pour permettre à nos arrières petits enfants de vivre dans la paix ? Comment enraciner notre mémoire stratégique dans une conversion des ingrédients ancrés dans nos archives mentales et culturelles ? Le défi de rebâtir la confiance est fondamental.
Les blessures du passé sont profondes et leur mémoire fait mal. Elles touchent des choses souvent très intimes et profondément personnelles. Nous sommes, dit frère Ntakarutimana, confrontés à des aspects très confidentiels de la vie des gens. Comment ne pas être des activistes ou des chercheurs irresponsables ? Comment être accoucheurs d’une société guérie et réconciliée ? Il faut pour ce faire, aborder la mémoire sous trois aspects

La mémoire comme un acte politique

Au frère Emmanuel Ntakarutimana de dire que le président allemand Von Weizsäcker, dans son discours au Bundestag pour le IVe anniversaire de la guerre, déclara : « Nous tous, coupables ou non, vieux ou jeunes, nous devons accepter le passé. Nous sommes tous affectés par ses conséquences et tenus à les assumer… Quiconque ferme les yeux sur le passé est aveugle au présent. Quiconque se refuse à faire mémoire de cette inhumanité s’expose à de nouveaux risques d’infection. »
La question de la mémoire et de la commémoration est donc cruciale. La mémoire enregistre au-delà du contrôle de la raison. Elle est sélective suivant plusieurs critères. La commémoration est un acte décidé de retour à la mémoire pour donner vie à ce qui est arrivé, l’organiser à nouveaux frais pour l’articulation du respect aux disparus. C’est en outre le réveil des énergies intérieures pour les survivants, les témoins, les membres de la communauté familiale, locale ou nationale, ainsi qu’une projection symbolique de l’histoire désirée après les profondes déconstructions du passée.
Toute communauté humaine fonctionne sur la capitalisation des différents événements qui jalonnent son itinéraire historique et qui sont progressivement constitués en archives cultureles. Savoir gérer la mémoire avec sagesse marque la grandeur des hommes d’Etat. Il s’avère important, dira –t-il de réfléchir sur ce qu’est la mémoire du moment, que c’est elle qui inspire la commémoration.

Les mémoires, le pouvoir et l’ordre social

Pour frère Ntakarutimana, chaque ordre social s’organise en mettant l’accent sur certaines mémoires qui confectionnent une certaine version de l’Histoire. Les narrations qui en découlent vont glorifier certaines personnes ou catégories de personnes qui en acquièrent le statut de héros. Celles-ci appartiennent à une certaine classe sociale, à un certain groupe politique, à une certaine identité ethnique. Pendant que ces narrations sur le passée mettent à l’honneur certains groupes de gens, elles dévaluent les autres groupes en transformant les différences en justificatifs pour la discrimination. Ces versions de la narration sont soit acceptées, soit refusées par les groupes exclus qui produisent à leur tour des narrations alternatives. La mémoire peut être un lieu de tension où les hiérarchies, les inégalités et les exclusions sociales sont, soit construites, soit renforcées, soit confrontées et transformées.
La mémoire est aussi le lieu de légitimation sociale et politique. Le lieu où les amitiés et les inimités se tissent. Sur base de leurs mémoires, dit le président de la CNIDH, les groupes sociaux évaluent les décisions et les stratégies des acteurs dans les conflits. Ils adoptent des attitudes différentes par rapport à l’ordre social, aux institutions et aux acteurs sociaux et politiques. A travers le filtre de leur mémoire, ces groupes vont donner à ces acteurs des degrés différents de légitimité. Ils vont exprimer des plaintes différentes en face de la violence et se situer différemment face aux impératifs de réparation.

De la mémoire personnelle à la mémoire collective

Le processus de démocratisation requiert qu’on considère le rôle de la mémoire, y compris les mémoires individuelles, comme le résultat de pratiques sociales et politiques. Ces derniers sont le fruit de la confrontation entre plusieurs acteurs jouissant de différents degrés de pouvoir. Nous ne naissons pas avec des mémoires fixes. Nous les construisons tout le long de notre vie en fonction des relations continues avec les autres et l’apprentissage social. Les versions officielles des mémoires ont toujours une charge de pouvoir. Ces versions retenues officiellement peuvent ne pas être les mêmes que les narrations au niveau régional, au niveau locale ou au niveau familial. A chaque niveau, il y aura des voix qui auront la préséance grâce à la place que les acteurs occupent dans la structure sociale. Il pourra même y avoir des discordances entre les versions de mémoire des mêmes événements.
Pour frère Ntakarutimana, c’est par amour et passion pour le pays que nous devons faire en sorte que ce qui s’est passé ne se répète plus. En cherchant à faire la vérité, la mémoire de tous les hommes et femmes justes, à honorer nos héros et nos saints, à vivre des commémorations symboliquement chargées, il faut désirer guérir le pays. La commémoration doit devenir un souvenir vivant mais pacifié qui nous conduit à une reconstruction positive de notre histoire.

 Charles Makoto

 

BUREAU DE L’OMBUSDMAN> Audience accordée aux représentants des associations de vendeurs de plants fruitiers de la province de Kayanza

Il leur a promis qu’il va serrer les ministères concernés pour l’argent qu’ils leur doivent

 

L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara, a reçu en audience le jeudi 18 décembre 2014, les représentants des associations de vendeurs de plants fruitiers de la province de Kayanza. L’échange portait sur le résultat des réclamations de l’argent de ces derniers auprès des ministères qui avaient donné des marchés à ces associations.

 

DSC 1436A la sortie de l’audience, la conseillère de l’ombudsman burundais, Angèle Barumpozako a fait savoir dans un point de presse que dans l’entretien de Mohamed Rukara avec les représentants des associations de vendeurs de plants fruitiers, ces derniers ont beaucoup insisté auprès de l’ombudsman qu’il réclame pour eux l’argent qui leur est dû car c’était en 2011 que ces associations avaient fourni des plants fruitiers au gouvernement pour une somme de quatre milliards de francs burundais. Quant à M. Rukara, il leur a indiqué qu’il ne pouvait pas se prononcer dans combien de temps, leur argent leur parviendrait mais qu’il allait continuer les négociations avec les ministères concernés qui sont, entre autres, le ministère de l’Environnement et celui des Finances, et amener ces derniers à réagir dans les plus brefs délais. Mme Barumpozako a encore fait savoir que M. Rukara a promis qu’il allait continuer de suivre de près les dossiers d’une partie des associations transmis au parquet général près la Cour anti-corruption parce qu’ils avaient été jugés contenir des irrégularités. Elle a indiqué que lors de l’entretien, M. Rukara s’est convenu avec les représentants des planteurs de convaincre les membres des associations de cesser le sit in et de retourner chez eux dans la province de Kayanza, car il leur a promis d’exercer une pression sur les ministères concernés.
Mme Barumpozako a indiqué que les représentants de ces associations ont remercié l’ombudsman burundais du pas déjà franchi, qu’il a réellement fait son devoir car parmi les membres de ces associations, 50% de ces derniers ont déjà perçu presque la totalité de l’argent réclamé.
Ornella MUCO (stagiaire)

 
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