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ASSEMBLEE NATIONALE> Ratification d’un accord de prêt

Deux projets de ratification d’un accord de prêt adoptés à l’unanimité

 

L’Assemblée nationale s’est réunie en séance plénière le vendredi 27 novembre 2015. La séance était réservée exclusivement à l’analyse et à l’adoption de deux projets de loi portant ratification d’un accord de prêt signé le 14 février 2014 entre la république du Burundi et la Banque d’import-export d’Inde (Eximbank of India). Cet accord permettra la mécanisation agricole au Burundi et la transformation des produits alimentaires.

 

DSC 1747Dans son exposé de motifs, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Deo Guide Rurema, a rappelé que le secteur agricole au Burundi est très important puisque occupant la majorité de la population. D’où l’adoption des projets de loi portant ratification d’un accord de prêt visant la mécanisation de l’agriculture et la transformation des produits alimentaires viendrait à point nommé. C’est dans le but de faire nourrir toute la population burundaise et pouvoir exporter l’excédent.

Des inquiétudes sur l’exiguïté des terres et du relief accidenté de notre pays

Etant donné que la mécanisation agricole demande de vastes étendues de terres cultivables, les députés ont voulu savoir si un tel projet est viable dans le contexte actuel de l'exiguïté des terres et du relief accidenté du Burundi. Le ministre Rurema a dit que le projet de mécanisation agricole est viable au Burundi dans le contexte actuel. Il a ainsi donné l’exemple d’une étude menée dans le cadre de l’Initiative du Bassin du Nil qui a montré que le Burundi compte environ plus d’un million d’hectares de terres mécanisables et irrigables. M. Rurema a précisé que parmi ces terres, 24% se trouvent dans les plaines, 53% dans les plateaux et le reste, soit 23%, dans les montagnes. Toutefois, il a affirmé que ces terres ne sont plus telles que décrites dans cette étude étant donné les constructions qui se font surtout dans les plaines. D’où le ministre ayant l’agriculture dans ses attributions a demandé le concours des députés pour stopper la construction dans les espaces cultivables pour plus de rentabilité.
Le ministre Rurema a aussi dit que pour pallier au problème de l’exiguïté des terres dans certaines régions du pays, il est important de promouvoir l’esprit associatif qui permettra aux agriculteurs de mettre ensemble leurs terres arables en vue de faciliter l’intensification et la mécanisation agricole. Et quant à la redistribution des récoltes, la procédure sera la proportionnalité des terres de chacun. A ce sujet, le ministre rassure puisque l’augmentation de la production est évidente. Mais il préconise une large sensibilisation de la population pour libérer leurs terres tout en étant assurée de leur avenir proportionnellement aux terres cédées aux associations de production agricole.
Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage a informé les députés que les unités de transformation des produits alimentaires seront établies en fonction des spécificités régionales. Il a donné l’exemple de certaines plantes telles que les tomates, les fruits et les ognons plus produites respectivement dans les provinces de Cibitoke et Bubanza, Rumonge et Kayanza.
Le projet de loi portant ratification d’un Accord de prêt entre la république du Burundi et la Banque de l’Import-export d’Inde (Exim Bank of India) relatif au financement du projet de mécanisation agricole a été adopté à l’unanimité. Le projet de loi portant ratification d’un Accord de prêt entre la république du Burundi et la Banque de l’Import-export d’Inde Exim Bank of India relatif au financement du projet de complexe intégré de transformation des produits alimentaires a également été adopté à l’unanimité.

AMEDEE HABIMANA

 

 

Campagne de seize jours d’activisme> Contre les violences faites aux femmes

Les hommes ont été interpellés à éviter les violences dans leurs ménages

 

Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a procédé au lancement de la campagne des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Les cérémonies ont eu lieu le mercredi 25 novembre 2015 au stade de la commune Kayogoro , province de Makamba. Le thème de cette campagne est: « De la paix à la maison à la paix dans le monde : une éducation sûre pour tous ». Les hommes ont été interpellés de façon particulière, en tant qu’auteurs de ces violences, à éradiquer ce fléau.

 

activismeLes violences faites aux femmes sont une réalité dans le monde. C’est ainsi que depuis 1999, le monde entier a décidé d’organiser chaque année à partir du 25 novembre, une campagne de « Seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Cette année, le Burundi souffle ses quinze bougies.
Le stade de la commune de Kayogoro a été honoré par la présence de plusieurs hautes personnalités qui ont marqué de leurs présences ces cérémonies, à savoir quelques membres du gouvernement, les représentants des Organisations du Systèmes des Nations Unies, telle que l’UNFPA, le Forum des Femmes, beaucoup d’invités ainsi que la population venue de toutes les communes de la province de Makamba.
Le Deuxième vice- président de la République, le représentant de l’UNFPA, Suzanne Mandong, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, ainsi que le gouverneur de Makamba, Gad Niyukuri,se sont relayés pour prononcer leurs discours.
Les cérémonies marquant le lancement de cette campagne ont commencé par un long défilé depuis le rond point de Kayogoro jusqu’au stade. L’ambiance était de fête. Plusieurs groupes d’animation étaient invités au stade de Kayogoro pour agrémenter les cérémonies.

Aux hommes burundais de changer de comportements

Le Deuxième vice-président de la République a, dans son discours, insisté pour que les hommes burundais, qui sont les auteurs de le violences faites aux femmes, changent de comportement et de mentalité pour éradiquer ce phénomène. Ils doivent savoir que les victimes sont leurs mères. Il déplore le fait que même des intellectuels peuvent faire ces violences à leurs femmes.

Une minute de silence a été observée pour toutes les victimes

Le Deuxième vice-président de la République a demandé à tous les hommes présents au stade de Kayogoro, de se lever pour observer une minute de silence en mémoire de toutes les victimes des violences faites aux femmes et de leur demander pardon.
Rappelant les données statistiques du dernier Recensement général de la Population, il a indiqué que les femmes burundaises représentent 55% de la population burundaise. Elles sont majoritaires par rapport aux hommes. Malheureusement, elles sont toujours victimes des violences, alors que tout le monde sait qu’elles constituent le pilier du développement de la famille et du pays, que ce soit au niveau de l’éducation des enfants, de l’agriculture, des soins aux malades, de l’alimentation des membres de la famille.» Pour toutes ces raisons, les femmes et les filles doivent être protégées », a insisté le Deuxième vice-président de la République.

Accepter le partage des tâches ménagères

actAu niveau économique, les hommes ont été invités par le Deuxième vice-président de la République à accepter le partage des tâches ménagères pour ne pas laisser tout le poids aux femmes seules.
Il a également invités les parents à éduquer les enfants de la même manière, en inculquant surtout chez les garçons, l’amour du travail, et en leur apprenant tous les travaux, puisqu’il n’y a pas de travaux réservés aux filles uniquement. « Qu’on entende plus parler de décès lié aux violences faites aux femmes », a martelé M. Butore .

Aux administratifs de dénoncer les cas de violences faites sur leurs collines

M.Butore a été très clair. Il a demandé aux administratifs à la base, de ne plus régler les conflits à l’amiable, puisque cela perturbe l’action judiciaire. Certains cas très graves tel que le viol sont réglés à l’amiable alors que c’est un crime qu’il faut réprimer.
Il leur a également demandé de dénoncer tous les cas de violence faites aux femmes sur leurs collines respectives, tel que les cas de concubinage, de violences corporelles ou autres. Dans le cas contraire, des sanctions sévères seront prises à leur endroit, a encore dit M.Butore.

Le gouvernement tient à réprimer les violences faites aux femmes

Dans le cadre de la répression de ces violences, le gouvernement du Burundi a déjà mené plusieurs actions.
Il a procédé à la révision du Code pénal pour que le viol soit sanctionné de façon exemplaire. M.Butore a également dit que dans le même sens de réprimer ces violences, un projet de loi spécifique à la lutte contre les violences basées sur le genre est pour le moment sur la table de l’Assemblée nationale et qu’il pourra être promulgué dans les prochains jours.

Prise en charge des victimes

Le gouvernement du Burundi ne soucie pas uniquement de la réppression de violences faites aux femmes, mais aussi de la prise en charge des victimes. Dans ce cadre, il a mis en place le Centre Humura, un centre de prise en charge complet à Gitega. Il compte aussi mettre en place trois autres centres de prise en charge, avec l’appui de la Banque mondiale. Ces centres seront implantés dans les provinces de Cibitoke, Muyinga et Makamba.

A Makamba, les cas de violences faites aux femmes sont nombreux

Le gouverneur de la province de Makamba a pour sa part indiqué que les données récoltées en 2015 montrent beaucoup de cas de violences faites aux femmes. « La province a enregistré en 2015, 46 cas de viols, 51 cas de violences corporelles, 60 cas de violences psychologiques, 79 cas de violences économiques et deux décès. Pour lui, la campagne des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes vient à point nommé.

« Un tiers des femmes dans le monde est confronté aux violences »

Dans son discours de circonstance, la Représentante de l’UNFPA au Burundi a indiqué que la campagne des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes a été choisie pour souligner que ces violences sont des violations des droits humains. C’est pour cela que le dernier jour de la campagne coïncide avec la journée des Droits de l’homme dans le monde.
Elle a dit que ces violences sont une réalité dans le monde. Elle déplore que dans le monde, plus de la moitié des victimes de viol sont des filles de moins de 16 ans, qu’un tiers des femmes sont confrontées aux violences, que des millions de femmes et de filles sont victimes de la traite des êtres humains, et que les violences basées sur le genre font quotidiennement leur lot de victimes.

« Plus de 10 000 cas de violences basées sur le genre en 2014 »

Suzanne Mandong a dit que les violences faites aux femmes sont une réalité au Burundi. Les statistiques de 2014 du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre montrent que 10 000 cas de victimes de violences basées sur le genre (VBG) ont été recensés. Elle rappelle que beaucoup de cas de VBG sont pas déclarés et restent par conséquent inconnus et vivent toujours dans la peur.

Un problème de socialisation

Selon la Représentante de l’UNFPA , les causes de ces VBG sont surtout le processus de socialisation. Elles a alors invité les Burundais à éduquer leurs enfants en leur inculquant les valeurs de non violence, avec l’objectif ultime de l’éradication de ce phénomène.
La représentante de l’UNFPA, a également dit que les VBG constituent une menace pour la paix et la sécurité au niveau international et que son éradication doit alors être une priorité. « Les VBG ne sont pas un problème de femmes uniquement, mais un problème qui touche chacun de nous a-t-elle ajouté.
Mme Mandong encourage tous ceux qui opèrent dans ce secteur de lutte contre les VBG à continuer à rétablir les victimes dans leurs droits.

Assistance aux vulnérables

En marge des cérémonies marquant le lancement de la campagne des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, le Deuxième vice-président de la République, en compagnie des invités de marque, a saisi l’occasion pour distribuer des aides à cent personnes vulnérables. Il leur a donné chacune dix kilos de haricots, dix kilos de riz, deux houes et un pagne.

Floride Ndakoraniwe

 

CNTB> Règlement à l’amiable des conflits fonciers

Pour le renforcement de la paix, la sécurité et l’harmonie sociale

 

La crise sociopolitique qu’à connue le Burundi depuis l’assassinat du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, a provoqué des mouvements de déplacement de la population à l’intérieur et l’extérieur du pays. La Commission nationale terre est autres biens (CNTB), est aujourd’hui à l’œuvre dans tout le pays, comme l’a indiqué, Dieudonné Mbonimpa, porte-parole de la CNTB, le mercredi 25 novembre 2015. Son objectif est d’accompagner l’entente entre les déplacés qui se sont installés dans des propriétés d’autrui et les propriétaires en province de Cibitoke.

 

cntM. Mbonimpa affirme que l’objectif de la CNTB est d’accompagner les parties en conflit dans le règlement à l’amiable des conflits fonciers qui les opposent. Les parties en conflit signent un procès d’éxecution de la décision prise par la CNTB. Selon lui, cette voie de règlement de conflits permet de conserver de bonnes relations entre les occupants et les expropriés qui se ressentent rétablis dans leurs droits. «C’est dans cette optique que douze ménages du site de Kagazi à la 6e transversale de la zone de Cibitoke en commune Rugombo dans la province de Cibitoke, ont pu régler leurs différends avec la famille de Jean Bosco Bikomagu», affirme le porte-parole.
A cet effet, les deux parties se sont convenues pour un paiement d’un montant de 200 000 FBu par ménage, à un compte ouvert par la CNTB, en guise de signe d’indemnisation du propriétaire. « Nous avons approché la CNTB pour nous accompagner dans notre engagement à vivre ensemble comme des frères. Ceux qui sont établis dans ma propriétés sont des déplacés d’une crise dont ils ne sont pas auteurs et y ont érigé des maisons qu’on ne peut pas leur demandé de détruire. S’installer dans leurs parcelles d’origine leur demanderait de l’argent qu’ils n’ont pas. Nous avons opéré ce choix comme signe de bon voisinage et de fraternité. Les 200 000 FBu ne sont pas la valeur réelle d’une parcelle et par ailleurs nous sommes conscients que la plupart des ménages de ces déplacés sont démunis », affirme Bosco Hategekimana, représentant de la famille Jean Bosco Bikomagu. Il se dit satisfait de l’accompagnement de la CNTB dans cette voie de la réconciliation.
Même satisfaction chez les déplacés de ce site. Pour Jean Marie Nkurunziza, qui a représenté les déplacés, c’est un sentiment de joie et de fierté. « Nous étions conscients que nous n’étions pas dans nos propriétés. Cette attente nous permet d’acquérir définitivement les parcelles sur lesquelles nous nous sommes établis suite à l’insécurité qui régnait dans nos collines d’origine», déclare-t-il. Il remercie la famille Bikomagu et la CNTB pour la conclusion de cette entente et appelle les autres qui seraient établis dans des parcelles qui ne sont pas les leurs de songer au règlement à l’amiable qui, à ses yeux, est source d’une cohabitation pacifique.
Cette satisfaction anime également le sentiment de l’administration provinciale. Selon Saidi Anicet, conseiller principal de la province de Cibitoke, cette initiative de règlement de conflits fonciers à l’amiable est à encourager. Non seulement elle renforce la cohésion sociale, mais également elle permet le renforcement de la paix, la sécurité et l’harmonie sociale.
Dans la même perceptive de règlement à l’amiable des conflits fonciers en province de Cibitoke, la CNTB s’est également rendue en commune Murwi sur la colline Nasagarare. A cette colline, les déplacés de la crise qui a secoué la colline Murwi en 1996, ressemblés en 32 ménages, se sont convenus de verser un montant de 450 000 FBU par ménage à un compte ouvert par la CNTB au profit de deux propriétaires à savoir la famille de Babiryababigaya et de Ernest Ntukamazina. Ces derniers ne s’étant pas encore accordés sur les limites de leurs propriétés, la CNTB a remis à plus tard la concrétisation de l’entente entre ces trois parties.
CHARLES MAKOTO

 

ASSEMBLEE NATIONALE > Rapport sur la situation des violences basées sur le genre

Le but est d’amener le gouvernement à lutter efficacement contre ces violences

 

La Commission parlementaire permanente des affaires sociales, du genre, du rapatriement, de l’égalité des chances et de la lutte contre le sida a présenté le rapport-synthèse sur la situation des violences basées sur le genre au Burundi à l’assemblée plénière du jeudi 26 novembre 2015. Sur les recommandations formulées par la commission, les députés ont ajouté d’initier des sanctions visant à bannir l’arrangement à l’amiable, au gouvernement d’appuyer et d’encourager les associations œuvrant en matière des VBG, la gratuité des soins pour les victimes, etc.

 

DSC09998Conscient de son rôle primordial de pouvoir éradiquer les violences basées sur le genre (VBG), l’Assemblée nationale a organisé une descente dans toutes les provinces du pays pour s’enquérir de la situation, de la répression et de la prévention de ce fléau dans l’objectif global d’amener le gouvernement à lutter efficacement contre ces violences. Le président de la commission ayant le genre dans ses attributions, Adolphe Banyikwa qui a présenté le rapport a indiqué que les cas de VBG répertoriés sont notamment des hommes qui brulent leurs femmes, des femmes torturées par leurs maris au point de les ligoter et les enfermer dans leurs chambres jusqu’à ce que mort s’en suive, des jeunes garçons qui sont violés, etc. Il a souligné que les victimes et les intervenants dans la lutte contre les VBG se heurtent à de nombreux défis. Il s’agit notamment de la lenteur dans le traitement des dossiers, la corruption, les intimidations diverses, etc. Il a déploré qu’en matière de prise en charge des victimes des VBG, le centre Humura de Gitega reste le seul à pouvoir répondre plus ou moins efficacement à la lutte contre ces violences.

Quelques recommandations au gouvernement

Les députés ont été alertés par le nombre de victimes déjà accueillis par le centre susmentionné depuis 2012 à sa création. Ils s’élèvent à 5 488 cas. Les membres de la commission ont précisé que le nombre de victimes serait encore plus élevé si toutes les victimes étaient recensées et connues. Et de recommander la mise en place d’une structure organisée de la base au sommet national afin que tous les cas de VBG soient connus, de promulguer une bonne loi pour réprimer les VBG, réviser le Code pénal, mettre en place une Cour spéciale pour réprimer les VBG, subventionner l’expertise médicale, etc. Les députés ont également souhaité que les centres de développement familial et communautaire soient renforcés en matière de lutte contre les VBG, et ils se sont engagés à veiller à la mise en œuvre des recommandations émises.

Grâce-Divine Gahimbare

 

Présidence de la République> Point de presse

Willy Nyamitwe s’est exprimé sur la situation actuelle au Burundi

 

Le conseiller principal en Communication à la présidence de la république du Burundi, Willy Nyamitwe, a animé un point de presse le jeudi 26 novembre 2015. Il a donné la position du Burundi par rapport aux sanctions prises par les Etats-Unis d’Amérique et le dialogue inter burundais.

 

DSC 0420« Que les Etats-Unis condamnent les putschistes, nous leur en sommes gré. Qu’on les mette dans le même box avec ceux qui ont lutté contre ce putsch est scandaleux et choquant. C’est croire à une chose et en même temps à son contraire», a regretté M. Nyamitwe lors du point de presse qu’il a animé le jeudi 26 novembre 2015. Il qualifie ce geste d’inamical diplomatiquement et estime que c’est le fruit de la campagne de médisance que subit le Burundi depuis plusieurs mois. Selon M. Nyamitwe, cette campagne est dirigée par une personnalité importante dans le cabinet du président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, à savoir l’ambassadrice Samantha Power. Tout cela trouve racine dans la crise qui a éclaté au mois d’avril de cette année. Les amis du Burundi conseillent le gouvernement d’amorcer le dialogue inclusif pour bâtir un pays paisible. Sur ce sujet, Willy Nyamitwe tranquillise et déclare que « le dialogue a toujours existé, le gouvernement a déjà annoncé sa volonté d’organiser un dialogue pour tous les Burundais artisans de la paix. Par ailleurs, une Commission nationale de dialogue est déjà en place». M. Nyamitwe est aussi confiant que la collaboration de cette commission et la médiation internationale est déjà bonne pour dire que le fruit sera positif.

Retrait du Burundi de l’African growth and opportunity act

Au chapitre des sanctions, Willy Nyamitwe s’est exprimé sur le retrait du Burundi de l’Agoa (African growth and opportunity act), une décision qui doit prendre effet dès le 1er janvier 2016. Cette décision serait tombée du fait que le Burundi est accusé par la Maison blanche de ne pas respecter certaines dispositions de l’Agoa. Ces dispositions sont en rapport avec la restauration d’un Etat de droit et du pluralisme politique. Selon Nyamitwe, un non dit justifierait le retrait du Burundi de cette famille. En effet, le Burundi était membre de cette famille grâce à une loi américaine votée et promulguée en 2000 par le Congrès américain pour une période de quinze ans. Ceci dit que cette période expire cette année 2015 et que ce retrait était prévisible.

Alfred Nimbona

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE> Audience accordée à l’envoyé spécial des Pays-Bas dans la région des Grand lacs

Encourager les parties prenantes au dialogue inter-burundais à s’engager sans préalable

 

Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a reçu en audience Bengt Van Loodrecht, l’envoyé spécial des Pays-Bas dans la région des grands lacs le jeudi 26 novembre 2015. Les échanges ont porté sur les relations d’amitié entre les deux pays. Le dialogue inter-burundais a également fait objet de discussion entre les deux personnalités.

 

DSC 0105A la sortie de l’audience, Bengt Van Loodrecht a indiqué à la presse qu’il était venu discuter avec le Deuxième vice-président sur les relations d’amitié entre les Pays-Bas et le Burundi. Les échanges ont porté sur l’appui que son pays veut apporter au Burundi dans le cadre du dialogue inter-burundais, a-t-il dit. M. Van Loodrecht a dit que son pays encourage vivement les parties prenantes au conflit politique au Burundi à s’engager dans le dialogue inter-burundais sans préalable.
L’envoyé spécial des Pays-Bas a ainsi promis que son pays va appuyer toutes les tentatives de rapprochement des politiciens burundais en vue de discuter ne fut ce que sur l’agenda du processus de dialogue inter-burundais. Il a réaffirmé que les relations entre son pays et le Burundi sont maintenues au beau fixe.

S’enquérir de la situation réelle au Burundi

Isidore Ntirampeba, conseiller principal à la Deuxième vice-présidence chargé des questions de presse et communication, a fait savoir le diplomate hollandais était venu recueillir les informations réelles au Burundi afin d’équilibrer son information par rapport à ce qui se dit sur le Burundi ces derniers jours. C’est ainsi que le Deuxième vice-président l’a tranquillisé qu’en ce qui concerne la sécurité, surtout dans la capitale Bujumbura, l’opération de désarmement va bon train. Et d’ajouter que les efforts du gouvernement du Burundi sont de nature à apaiser la situation. M. Ntirampeba a souligné ici le dialogue inter-burundais qui rassemblera tous les Burundais ici et à l’extérieur du Burundi en cas de besoin.
Toutefois, Isidore Ntirampeba a dit que le Deuxième vice-président, Joseph Butore, a dit à l’envoyé spécial des Pays-Bas dans la région des Grands lacs qu’il déplore le comportement de certaines organisations internationales et certains pays qui jettent de l’huile sur le feu dans le conflit burundais. Il s’agit notamment des sanctions prises à l’endroit de certains responsables burundais et des membres du gouvernement burundais.
A ce sujet, le Deuxième vice-président lui a dit que ce comportement n’est pas de nature à faire avancer le dialogue en cours de préparation, a révélé M. Ntirampeba. D’où il lui a demandé d’approcher les concernés et leur faire savoir que ce qu’ils font n’est autre qu’accentuer la crise burundaise.
Le conseiller principal en charge de la communication à la Deuxième vice-présidence de la République a également dit qu’à propos du dialogue inter-burundais, Joseph Butore a demandé à ce diplomate hollandais d’appuyer le Burundi pour que les Burundais de l’étranger soient associés à ce dialogue.
Dans le cadre d’appuyer le Burundi afin de le sortir de la crise politique, les Pays-Bas vont également aider dans les négociations qui s’opéreront en Belgique entre le Burundi et l’Union européenne notamment sur l’Accord de coopération de Cotonou, a-t-on appris enfin.
Amédée Habimana

 
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