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CNDD-FDD> Communiqué n° 21 du 10 juin 2015

« Les partis de l’opposition sont incités vers Arusha II »

 

Par le biais de son porte-parole, Gélase Ndabirabe, le CNDD-FDD a sorti, le jeudi 11 juin 2015, un communiqué pour réagir sur les propos d’un membre de l’un des partis de l’opposition, Léonard Nyangoma, sur les ondes de la voix d’Amérique, les 8 et 9 juin 2015. Ainsi, le parti fait appel à la communauté tant nationale qu’internationale de continuer à appuyer la volonté du peuple et à veiller au respect des principes démocratiques.

 

DSC 9012Selon le communiqué, cela n’est plus un secret que certains membres de l’opposition et leurs acolytes de la société civile ne veulent pas participer aux prochaines élections, mais pensent plutôt à un gouvernement de transition. Ce « qui justifie leur manœuvre dilatoire pour saboter les échéances électorales en cours de préparation», lit-on.
Le CNDD-FDD s’étonne qu’à travers différentes stations de radio nationales et internationales, ces personnes prétendent être les premiers partisans de la démocratie et qu’elles sont respectueuses de la Constitution et de l’Accord d’Arusha alors qu’elles sont contre les élections. « Ceci a été prouvé par la tentative de coup d’Etat du 13 mai 2015 par ceux qui voulaient perturber les institutions élues par le peuple », poursuit le communiqué.
Après l’échec du coup d’Etat, certains membres de l’opposition se sont repliés vers des dialogues sans fin visant la suspension des mandats contre les responsables et les promoteurs des manifestations violentes et les exécutants putschistes ainsi que la libération des prisonniers arrêtés lors de ces manifestations. « C’est pour cette raison qu’ils avancent la suspension des activités de la Commission d’enquête mise sur pied par le procureur général de la République »

Le facilitateur était dans la voie d’accélérer les négociations

Alors que le facilitateur Saïd Djinnit essayait de trouver une issue favorable pour tout le monde, certains membres de l’opposition se sont inscrits en faux contre la démarche, lit-on toujours dans le communiqué. Le CNDD-FDD « trouve pourtant que le facilitateur était dans la voie d’accélérer les négociations pour aboutir au retour immédiat dans le processus électoral, ce qui déplaît aux membres de l’opposition radicale ».
Selon toujours le communiqué, quand les membres de l’opposition ont appris que le secrétaire général des Nations unies maintenait le facilitateur Djinnit, ils ont sorti une déclaration demandant le retour à Arusha II qui « impliquerait pas mal de défis et une longue durée comme Arusha I ». Ainsi, « le parti CNDD-FDD réaffirme que ces opposants opportunistes ne veulent pas participer aux élections dans la mesure où ils passent du coq à l’âne. Tantôt ils disent qu’ils ne veulent pas le facilitateur, que la Ceni n’existe plus et s’inscrivent en faux contre le nouveau calendrier électoral. Cela affiche leur manque de volonté car ils pensent déjà à Arusha II. Ils veulent ainsi conduire le Burundi dans un vide institutionnel, une période profitable pour eux en vue d’obtenir leur accès aux institutions de l’Etat sans passer par les urnes».

Appuyer la volonté du peuple d’entente

Le CNDD-FDD demande alors à la communauté nationale et internationale de continuer à appuyer la volonté du peuple et de veiller au respect des principes démocratiques afin de trouver un terrain d’entente entre les différents acteurs politiques. Il appelle aussi les étudiants à regagner les auditoires dans les plus brefs délais, la sécurité étant garantie par les services habiletés au lieu de vouloir poursuivre les manifestations qui sont à l’origine de la perte des vies humaines et de la destruction des biens individuels ainsi que des infrastructures publiques.
Astère Nduwamungu

 

 

ELECTIONS > L’utilisation du bulletin de vote unique

Une nouveauté dans le processus électoral au Burundi

 

Au Burundi, on avait l’habitude d’utiliser les bulletins de vote multiples compte tenu du nombre des partis politiques qui sont représentés dans ces élections. Mais, pour le processus électoral de 2015, les parties prenantes se sont convenues d’utiliser le bulletin de vote unique. C’est cette nouveauté instaurée dans le processus électoral qui retient notre attention aujourd’hui. Celui-ci comporte des exigences qu’il faut suivre et si on passe à côté il devient nul.

 

Selon le Code électoral, lors des élections de 2015, les électeurs burundais utiliseront, à la place des bulletins de vote multiples, un bulletin de vote unique pour élire les conseils communaux, les députés, le président de la République, les sénateurs, les conseils de colline/quartier. Ainsi, le document reçu de la part de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) indique qu’un bulletin de vote unique est une feuille de papier, dont le format diffère d’un pays à l’autre. Sur ledit bulletin de vote figurent les logos, les noms, les photos suffisamment éloquentes de la totalité des candidats, les symboles des partis politiques et des candidats indépendants en compétition ainsi que des cases destinées à être cochées par l’électeur pour exprimer le vote.
A propos de l’utilisation du bulletin de vote unique, ledit document indique que quand l’électeur arrive dans le bureau de vote, il prend un bulletin sur lequel figurent tous les candidats avec leur logo, puis prend un encrier et se rend dans l’isoloir pour apposer son empreinte en face du candidat pour lequel il vote. Ensuite, il plie le bulletin, sort de l’isoloir et le glisse dans l’urne. Il plonge ensuite le doigt dans l’encre indélébile et sur sa carte d’électeur, on marque «A VOTE».

Nullité du bulletin de vote

Le même document indique quand le bulletin de vote unique devient nul. C’est notamment quand l’électeur a fait plus d’un choix; quand le bulletin n’est pas conforme au modèle arrêté par la Commission électorale nationale indépendante; quand il porte toute mention autre que le choix du candidat; quand le choix opéré par l’électeur prête à confusion (rature, surcharges, froissé). Ainsi, le vote de chaque électeur est exprimé par l’apposition de son empreinte digitale dans la case réservée à l’insigne du parti ou de la liste de candidats indépendants de son choix.

Astère Nduwamungu

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Réunion du chef de l’Etat avec les administratifs territoriaux

Quatre-vingt-dix pour cent de la population ont déjà retiré leurs cartes d’électeur

 

Cela ressort d’une réunion de travail que le président de la République, Pierre Nkurunziza, a tenue avec les gouverneurs de province et les administrateurs communaux, le jeudi 9 juin 2015, dans la province de Gitega. Ils ont constaté avec satisfaction l’amélioration de la situation sécuritaire dans les quartiers où se déroulaient les manifestations.

DSC 8915La réunion s’est tenue à huis-clos et au terme de celle-ci, Louis Kamwenubusa, conseiller à la présidence de la République chargé de la communication, a fait savoir que l’objet de ladite rencontre s’inscrivait dans le cadre du travail au quotidien du chef de l’Etat. Les points abordés étaient, entre autres l’état sécuritaire du pays ; les préparatifs aux élections ; l’évaluation de la production agricole ainsi que la reprise des cours pour les élèves.
En ce qui concerne le processus électoral, les participants à la réunion ont noté le bon déroulement de la campagne électorale pour les conseillers communaux et les députés dans toutes les communes du pays sauf les quatre quartiers de la mairie de Bujumbura. Les administrateurs concernés ont été pour cela interpellés à faire en sorte que les choses se déroulent très bien comme dans les autres communes du pays.
A propos du retrait de la carte d’électeur, il a été constaté que quatre-vingt-dix pour cent de la population ont déjà retiré leurs cartes. Il a été par ailleurs demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de continuer à distribuer cette carte d’électeur afin que ceux qui regagnent le pays puissent se présenter, eux aussi, aux élections.

La sécurité dans les quartiers où s’obser-vent des manifestations est en train de s’améliorer

Concernant le bilan sécuritaire, il est largement positif car, ont souligné les gouverneurs de province et administrateurs communaux, la sécurité règne dans les 119 communes qui composent le Burundi, sauf dans 4 quartiers de la mairie de Bujumbura : Nyakabiga, Mutakura, Musaga et Ngagara. Toutefois, même dans ces quartiers, a indiqué M. Kamwenubusa, la situation est en train de s’améliorer. Le président de la République a pour cela remercié les gouverneurs de province, les administrateurs communaux, les forces de l’ordre et de sécurité pour la sauvegarde de la paix.

La récolte a été bonne dans toutes les provinces du pays

Lors de la réunion, il était aussi question de parler de la production agricole pour cette saison culturale. La récolte a été bonne dans toutes les provinces du pays. Mais, malheureusement, il se fait remarquer des commerçants qui acheminent par comions ces récoltes, surtout le riz et le haricot, vers l’extérieur du pays. Les gouverneurs sont invités à surveiller ces camions afin que les produits agricoles ne soient plus vendus à l’extérieur car cela constitue une manière d’affamer la population locale.

Les parents et les administratifs ont un grand rôle à jouer dans l’éducation des enfants

Pour ce qui est de la situation dans les écoles, il a été demandé aux parents de conseiller leurs enfants de retourner à l’école mais aussi aux enseignants de regagner leurs établissements afin de terminer l’année scolaire, surtout dans les quatre quartiers de la mairie de Bujumbura car ailleurs tout va bien. Les administratifs ont également un grand rôle à jouer pour que ces enfants retournent à l’école.
Kazadi MWILAMBWE

 

CENI> Réaménagement du calendrier électoral

Le 15 juillet 2015 est suggéré pour la tenue de l’élection présidentielle

 

La Commission électorale nationale indépendante(Ceni) du Burundi propose les dates pour les élections de 2015, notamment l’élection présidentielle suggérée en date du 15 juillet 2015. Cela a été communiqué le lundi 8 juin 2015 lors de la réunion de la Ceni avec les parties prenantes au processus électoral.

 

DSC06348Après les recommandations des chefs d’Etat de la Communauté est-africaine lors d’un Sommet tenu à Dar-es-Salaam en Tanzanie, le 31 mai 2015, notamment celle portant sur le report des élections pour une période d’au moins 45 jours, la Ceni a proposé les dates pour les élections à venir.
La date du 26 juin 2015 est techniquement proposée pour l’élection des députés et des conseils communaux. Ensuite, celle du 15 juillet 2015 est suggérée pour la tenue de l’élection présidentielle. Enfin, l’élection des sénateurs est projetée vers le 24 juillet 2015.
Selon le président de la Ceni, Pierre-Claver Ndayicariye, la marge de manœuvre en termes de jours pour l’élection des députés et des conseils communaux permettra d’organiser dans les meilleurs délais l’élection des sénateurs et de doter le Burundi d’un Parlement devant lequel prêtera serment le candidat président élu en 2015. La proposition de la date pour l’élection présidentielle met, quant à elle, est en application de la recommandation du Sommet de Dar-es-Salaam. Quant à la date de l’élection des sénateurs, malgré la pression du temps, ce scrutin reste facile à organiser, selon toujours M. Ndayicariye, car ne concernant que les conseillers communaux élus et se déroulant au chef lieu de chaque province.

Le gouvernement se réjouit de l’accord sur la réouverture des médias

Suite au Sommet de Dar-es-Salaam, le gouvernement du Burundi a pris des engagements dans le souci de continuer la préparation des élections. Le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana a informé que le gouvernement prend l’engagement de suspendre les mandats d’arrêt lancés à l’endroit des organisateurs des manifestations après avoir arrêté celles-ci. Le gouvernement a aussi mis en place une Commission nationale chargée de désarmement afin de récupérer toutes les armes endéans deux semaines. « Pour ce qui concerne le fonctionnement des médias, le gouvernement se réjouit de ce que les parties au dialogue se sont déjà mis d’accord sur la réouverture des médias en particulier, pour que ceux-ci puissent reloger dans la locale de la Maison de la presse pour un travail en synergie. », a indiqué M. Nduwimana.
Eric Mbazumutima

 

Sommet ordinaire des chefs d’Etat> Départ du Premier vice-président burundais pour l’Egypte

Pour que le décollage économique soit une réalité

 

Le Premier vice-président de la République du Burundi, Prosper Bazombanza a pris l’avion le lundi 8 juin 2015 pour le Caire en Egypte. Il va représenter le président de la République au sommet ordinaire des chefs d’Etat du Comesa, de la Sadc et la CEA.

 

DSC 0144A son départ à l’aéroport international de Bujumbura, le Premier vice-président de la République a indiqué qu’il allait participer au sommet ordinaire des chefs d’Etat de trois communautés africaines, à savoir le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), la Communauté de développement économique d’Afrique australe (Sadc), et la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE). Il a précisé que les chefs de l’Etat se rencontrent afin d’étudier les modalités de mise en place d’un marché commun de cet espace économique africain qui se veut être soudé afin que le décollage économique soit une réalité dans ces trois ensembles régionaux.
« Nous pensons que lors de cette rencontre, nous allons certainement étudier les questions relatives aux échanges économiques ; aux échanges commerciaux, des biens et des personnes, des infrastructures tant ferroviaires que routières et pourquoi pas aériennes. Nous allons donc participer à ce sommet dans le cadre de cette rencontre où nous étudierons l’état d’avancement du marché commun africain.», a indiqué M. Bazombanza.

Il porte un message sur les élections

Quant au message spécial pour le Burundi qu’il apporte à cette rencontre, il porte sur les élections. « C’est un message qui est déjà connu. Nous sommes en train de nous préparer pour les élections que nous voulons paisibles et inclusives. C’est dans ce cadre que le gouvernement du Burundi a accepté volontiers le report des élections sur proposition des chefs d’Etat de la CAE pour que tous les partenaires puissent y participer aisément. Nous espérons que les autres partenaires pourront emboîter le pas au gouvernement burundais pour créer un environnement sain au niveau sécuritaire afin que tout le monde puisse participer à ces élections de façon inclusive, mais dans la paix et la transparence.», a-t-il dit.

Grâce-Divine Gahimbare

 

Ministère de la Défense nationale> Réunion du ministre avec les officiers supérieurs

Des solutions à tout problème seront trouvées dans la transparence

 

Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Emmanuel Ntahomvukiye, a tenu sa première réunion avec les officiers supérieurs de l’armée burundaise. Les officiers du ministère de la Défense nationale, de l’état major, des différentes régions militaires, etc., avaient été conviés à cette réunion. Il s’agissait d’une réunion de prise de contact mais également une occasion de parler des problèmes que rencontrent les militaires afin de trouver ensemble des solutions.


défDans son discours d’accueil, le chef d’état major, Prime Niyongabo, a indiqué que la réunion intervient au moment où les militaires ont un grand travail à faire au niveau de la sécurité du pays surtout en cette période électorale. Selon lui, il y a beaucoup de défis à relever et des questions, dont celles liées au manque du matériel, qui nécessitent des réponses appropriées.

Aller plus loin surtout en cette période électorale

De son côté, le ministre de la Défense nationale, a d’abord passé en revue des moments difficiles qui ont coïncidé avec son entrée en fonction surtout l’absence de son prédécesseur, la tentative de putsch, les manifestations qui s’observent dans certains quartiers de Bujumbura, etc. Il a remercié les militaires pour le bon comportement qu’ils ont affiché durant tous ces événements surtout en préservant les droits de l’Homme. Selon lui, c’est un signe qui montre que la formation qu’ils ont reçue n’a pas été inutile. Il leur a également demandé de continuer dans ce sens et d’aller plus loin surtout en cette période des élections.
En cette période où circulent beaucoup de rumeurs dans le pays, le ministre Ntahomvukiye a invité les militaires à rester toujours caractérisés par la discipline, l’unité et la cohésion. ça a été une occasion pour tranquilliser les militaires qui auraient peur qu’ils soient impliqués dans les affaires du dernier coup d’Etat manqué. Selon lui, personne ne sera poursuivi alors qu’il n’a rien fait ou qu’il n’y a aucun indice de culpabilité. D’où leur a-t-il demandé de rester calmes et de vaquer à leurs activités tranquillement.
Il a terminé tout en promettant aux militaires qu’ils vont bien collaborer dans le souci de trouver ensemble des solutions à tous les problèmes et dans la transparence. Selon lui, tout se fera dans le respect de la loi et des textes en vigueur.

Astère Nduwamungu

 
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