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ENTRETIEN> Les jeunes face à l’unité nationale

«L’unité nationale, il faut aujourd’hui l’évaluer et l’enrichir»

 

A l’occasion de la 24e commémoration de la fête de l’unité nationale, célébrée chaque fois le cinquième jour du mois de février, la rédaction du quotidien « Le Renouveau », s’est entretenu avec l’un des représentants de la ligue des jeunes affiliés aux partis politiques. Il était question de savoir comment les jeunes en général ont conçu ce concept de l’unité depuis son instauration jusqu’en ce moment où l’on se prépare aux élections.

 

DSC 2917Dans son entretien du 03 février 2015, Eric Nkenguburundi, du Mouvement de rassemblement pour la réhabilitation du citoyen (MRC), a d’abord comparé l’unité nationale d’avant à celle telle qu’elle est conçue aujourd’hui. Il a indiqué qu’auparavant, l’unité nationale était comme un « médiateur » de deux ethnies (les Hutu-Tutsi) alors que, pour le moment, les Burundais ont déjà dépassé le clivage ethnique. Selon lui, cela se remarque à travers différents actes et paroles des individus: «Aujourd’hui, ce n’est plus un tabou !», concluait-il.

Renforcer l’unité nationale par des actions concrètes

M. Nkenguburundi se réjouit du 24e anniversaire qui vient au moment où différentes ethnies sont observées dans tous les partis politiques. « Le problème n’est plus l’ethnie, mais plutôt un manque de bons programmes surtout politiques qui répondraient aux aspirations des jeunes frappés par le chômage et la pauvreté», a-t-il ajouté. Le représentant de la ligue des jeunes affiliés aux partis politiques a, par la suite, révélé qu’il y a un besoin de renforcer l’unité nationale par des actions concrètes pouvant aider dans la survie des jeunes qui, en principe, ont un même et un seul mal : « la pauvreté ».
Néanmoins, Eric Nkenguburundi regrette l’absence de cette unité nationale entre les jeunes car, a-t-il ajouté, le fond c’est politique. Mais, il se dit être réjouit du pas déjà franchi, car l’on est en train d’évoluer, a fait remarquer M. Nkenguburundi. Toutefois, il a fait savoir que pour prévenir les conflits qui peuvent surgir à la veille des élections, les jeunes en général des partis politiques se donnent mutuellement des conseils, entre autres, celui de se focaliser beaucoup plus sur les programmes de leurs partis que sur les noms des partis ou sur les ethnies. Bref, se focaliser surtout sur ceux qui peuvent contribuer au développement de la société.
Ainsi, Eric Nkenguburundi a lancé un appel vibrant à tous les jeunes, d’une part, pour sauvegarder l’unité nationale. « On a eu l’unité nationale après beaucoup de destructions, de massacres. Cela vaut la peine ! Mais il faut la renforcer et l’appuyer par des activités ». D’autre part, il a appelé les jeunes à exploiter leur force physique, leur moralité, leur intelligence pour que l’unité nationale soit réellement concrète et complète et mène vers la cohésion sociale solide.
ROSINE MUGISHA

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Audience d’une partie qui se dit être leader actuel de la Comibu

Afin d’aider à trouver une solution adéquate au problème de leadership

 

L’Ombudsman burundais, Muhamed Rukara, a reçu en audience, le mardi 3 février 2015, la partie qui se dit être le leader actuel de la Comibu. Le but de cette audience est de pouvoir aider à trouver une solution à la crise interne de leadership qui secoue déjà la Comibu.

 

DSC 4328A la sortie de l’audience, le conseiller au bureau de l’Ombudsman chargé de la communication, Djuma Rukumbi a informé que M. Rukara a reçu une partie de ceux qui sont en conflit au sein de la communauté islamique du Burundi (Comibu). Il a ajouté que cette audience vient consécutivement à la correspondance du ministre de l’Intérieur demandant que l’ombudsman burundais appuie le ministère ayant en charge les associations sans but lucratif (ASBL) pour trouver une solution à la crise interne qui secoue déjà la Comibu.
Djuma Rukumbi a souligné qu’il était question d’entendre cette première partie qui se dit être le leader actuel de la Comibu et le 4 février 2015, ce sera le tour de l’autre partie qui n’accepte pas les dirigeants actuels de ladite communauté. Il a affirmé que l’ombudsman burundais a prodigué des conseils à ceux qui ont été reçus en audience en leur rappelant le concept de paix. L’Islam est une religion de paix, qu’il faut donc la préserver surtout dans cette période pour que ses adeptes puissent continuer à vivre dans une harmonie sociale.
M. Rukumbi a révélé que ceux qui ont été reçus en audience ont apprécié l’intervention de l’ombudsman burundais. Selon lui, ils ont dit qu’ils reconnaissent très bien la capacité de l’ombudsman en matière de médiation, que ce dernier dispose des connaissances non négligeables en matière de cette religion.
Ceux qui ont été reçus en audience sont confiants dans les résultats qui seront issus de la médiation que va faire l’ombudsman afin d’aider à trouver une solution adéquate au problème de leadership dans la religion islamique au Burundi.
Ezéchiel MISIGARO

 

Institution de l’Ombudsman > Audience accordée aux représentants de trois ministères et le directeur du DSS

Les échanges ont porté sur la sécurité au Burundi

 

L’ombudsman du Burundi, Mohamed Rukara, a reçu en audience, le mardi 3 février 2015, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Pontien Gaciyubwenge ; celuide la Sécurité publique, Gabriel Nizigama ; le représentant du ministre de l’Intérieur ainsi que le directeur du Programme de développement du secteur de la sécurité, Rob Gouders. Ils ont échangé sur l’étude qui a été faite sur la perception des besoins en matière de sécurité au Burundi. En général, avec la mise en place des comités mixtes de sécurité, cette dernière s’est beaucoup améliorée malgré quelques perturbations dans certains coins du pays.


DSC 3081A la sortie de cette audience, le porte-parole de l’ombudsman burundais, Evariste Nsabiyumva, a indiqué à la presse que les échanges ont porté sur une étude faite en 2012 sur la perception des besoins en matière de sécurité au Burundi.
Selon lui, l’entretien intervient avant la validation du rapport qui a été élaboré au terme de cette étude. On s’est entendu que d’ici peu la validation sera faite moyennant quelques retouches de ce rapport. Après cette validation, il y aura la signature d’un mémorandum d’entente entre le Burundi et les Pays -Bas. D’après le porte-parole de l’ombudsman, il y aura des retouches sur ce rapport parce que cette étude a été faite en 2012 et, depuis cette année jusqu’aujourd’hui, en 2015, il y a eu beaucoup d’amélioration en matière de sécurité. A la question de savoir si les dernières attaques qui ont eu lieu dans certaines communes de la province de Cibitoke ont fait l’objet de discussion au cours de cette audience, M. Nsabiyumva a indiqué qu’ils ont échangé d’une façon générale sur les questions de sécurité. D’après M. Nsabiyumva, le constat a été que la sécurité s’est améliorée surtout avec la mise en place des comités mixtes de securite et avec l’ opérationnalisation de la quadrilogie. « Avant 2012, les comités mixtes de sécurité n’étaient pas encore opérationnels mais, avec leur mise en place, la securite s’est beaucoup plus améliorée ».

Astère Nduwamungu
Chanelle Irabaruta (stagiaire)

 

 

Ministère des Relations extérieures> Conférence de presse

Présentation des réalisations des activités de 2014

 

Le ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale a procédé, le mardi 3 février 2015, à la présentation des réalisations des activités de l’année 2014. Sur les objectifs fixés par ce ministère, les résultats sont satisfaisants.

 

DSC 2008Le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure, a fait savoir que son ministère s’est fixé six objectifs à atteindre au cours de l’année 2014. Ces derniers sont le renforcement de la bonne gouvernance, le renforcement des capacités institutionnelles, le renforcement de la coopération, l’extension de la carte diplomatique, le renforcement de la communication mais aussi le renforcement du partenariat stratégique avec la diaspora burundaise. Il a indiqué que le ministère en charge des Relations extérieures a organisé du 28 au 30 juin 2014 une semaine diplomatique dans le but évident de renforcer davantage la coopération avec les partenaires du développement du Burundi en particulier les partenaires bilatéraux. Il a également organisé du 28 juillet au 02 août 2014 une semaine dédiée à la diaspora en vue de consolider les liens stratégiques de coopération avec la communauté burundaise de l’extérieur et d’ouvrir de nouvelles missions diplomatiques résidentes du Burundi dans les pays amis.
Concernant le renforcement des capacités institutionnelles, des opportunités de formation ont été accordées aux cadres et agents du ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale et d’autres services publics et para publics. S’agissant du renforcement de la coopération, de nombreux accords ou des memoranda d’entente et de coopération ont été négociés et signés.
Les défis rencontrés

M. Kavakure a néanmoins fait remarquer que, malgré plusieurs réalisations de son ministère des Relations extérieures, certains défis ont été remarqués. Il s’agit entre autres d’un budget insuffisant, d’une connexion insuffisante au réseau Internet qui entrave par conséquent le traitement rapide des dossiers ainsi qu’un charroi insuffisant destiné à l’encadrement des visiteurs de marque du Burundi.
M. Kavakure a affirmé que le ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale va continuer à nouer des relations avec d’autres pays.

Rose Mpekerimana

 

Présidence de la République> Audience accordée à l’ambassadeur de la République populairede Chine

Les relations entre les deux pays sont à apprécier

 

Le chef de l’Etat burundais a reçu en audience le mardi 3 février 2015 l’ambassadeur de la République populaire de Chine. Il est venu pour lui annoncer la fin de sa carrière de diplomate au Burundi. Pour l’ambassadeur de la République populaire de Chine, les relations qui existent depuis longtemps entre les deux pays ont été concrétisées par beaucoup de réalisations. Après cette audience, le Deuxième vice-président de la République a remis au Chef de l’Etat le rapport de la mission effectuée en France et en Ethiopie.

 

DSC 0671Interviewé à propos de cette audience, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Yu Xu Zhong, a informé la presse que l’objet de cette audience s’inscrit dans le but de présenter au chef de l’Etat ses adieux car son mandat va prendre fin. Selon lui, il est venu pour féliciter le chef de l’Etat burundais pour la réussite de la visite qu’il a effectuée en Chine. Il a souligné qu’au cours de cette visite, le président burundais et son homologue chinois sont arrivés à un consensus très appréciable. Parmi les accords qu’ils ont conclus figurent la construction du palais présidentiel, la construction d’une centrale hydroélectrique et d’un centre agricole qui va contribuer à l’amélioration de la production agricole.

Un mandat couronné de succès

Yu Xu Zhong a rappelé que son mandat a coïncidé celui du chef de l’Etat burundais de 2010 à 2015. Cela lui a permis d’apprécier les grandes réalisations qui ont été faites au cours de ces quatre ans, notamment dans la consolidation de la paix et la construction de nombreuse infrastructures au cours de son mandat. Il est revenu sur les œuvres qui ont été remises au gouvernement burundais. Ce sont notamment l’Hôpital de Mpanda et l’école professionnelle de Kigobe. Il a aussi indiqué que son pays a déjà disponibilisé du matériel de construction qui sera octroyé au gouvernement du Burundi pour appuyer ce dernier dans son programme de développement durable. En plus, a-t-il indiqué, son pays a contribué de façon significative dans la réussite du célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi. Il a dit que sa carrière diplomatique a été couronnée de succès et que le Burundi est devenu comme sa seconde patrie. Il a affirmé qu’il restera auprès du Burundi et qu’il continuera à jouer le rôle d’ambassadeur du Burundi dans son pays. L’audience a été clôturée par l’échange de cadeaux entre les deux autorités, signe de bonnes relations entre les deux pays.

Le Deuxième vice-président de la République a remis le rapport de sa mission en France et en Ethiopie

Après l’audience accordée à l’ambassadeur de Chine, le chef de l’Etat a reçu le Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri. Pour le Deuxième vice-président, l’objet de cette audience était de remettre au Chef de l’Etat le rapport de la mission qu’il a effectué en France et en Ethiopie. En France, le Deuxième vice-président a reçu deux prix au nom de la République du Burundi. Le premier prix a été décerné au Burundi parce que le pays est parvenu à lutter contre la mouche tsétsé vecteur de la maladie du sommeil, et le deuxième a été décerné compte tenu des efforts que le pays a fournis dans la lutte contre la malaria. Concernant sa mission en Ethiopie, le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que lors du sommet de l’Union africaine, les chefs d’Etat et de gouvernement ont analysé la situation qui prévaut en République centre –africaine ainsi qu’ au Nigéria où le Boko Haram continue à perpétrer des massacres parmi la population nigériane.

Appolinaire Nimubona

 

CENI> Privilégier le fair-play

Une des recommandations faites aux hommes politiques

 

Lors de la deuxième journée d’échanges entre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les acteurs électoraux, le vendredi 30 janvier 2015, les discussions ont porté sur la stratégie de réouverture partielle de l’enrôlement et la problématique de la Carte nationale d’identité.

 

Pour ce qui est de la réouverture partielle de l’enrôlement, plusieurs inquiétudes ont été soulevées. Il s’agit, entre autres, de la supervision de cette activité ; de l’obtention de la Carte nationale d’identité pour les plus vénérables ; des étrangers qui se seraient enrôlés et les punitions à l’endroit de ceux qui se seraient méconduits dans le premier enrôlement.
De ces échanges et débats, deux positions se sont dégagées. Il s’agit de ceux qui estiment importante la réouverture partielle de l’enrôlement. Ces acteurs électoraux avancent comme argument qu’il faut permettre à tout citoyen burundais, qui pour une raison ou une autre, n’a pas pu se faire enrôler, de pouvoir le faire. D’autres trouvent qu’il n’y a pas de raison de cette réouverture d’enrôlement, étant donné qu’au Burundi, le vote n’est pas obligatoire. Ils craignent que cette opération n’entraine le report du rendez-vous électoral.

La Carte nationale d’identité au cœur de la polémique

A propos de l’octroie de la Carte nationale d’identité, Thérence Mbonabuca, directeur générale de l’Administration du territoire a montré le rôle de l’administration collinaire et zonale dans l’obtention et la livraison de cette carte. Cette dernière est chargée de jouer l’intermédiaire entre les demandeurs et l’administration communale ; thèse consolidée par le ministre de l’Intérieur, qui a indiqué que l’octroi de la carte d’identité se fait selon l’ordonnance ministérielle qui fixe toute une chaîne de collaboration dont l’administrateur communal est le dernier signataire.
Parlant de l’extrême pauvreté de certains ménages comme handicap à l’obtention de la carte d’identité, Therence Mbonabuca trouve que c’est un défi à relever. Il est difficile, dit-il, de trouver un partenaire qui pourra financer, d’une manière permanente, l’octroie de la cette carte. « Elle donne, non seulement accès à l’enrôlement mais constitue un document obligatoire que devrait se munir tout citoyen digne de ce nom », a souligné M. Mbonabuca.
Quant aux étrangers qui se seraient enrôlés en vue de voter durant les échéances prochaines, M. Mbonabuca parle de la surenchère orchestrée par certains politiciens et acteurs de la société civile. Citant les résultats du recensement général de la population et de l’habitat, il indique que moins de soixante mille étrangers étaient établis au Burundi en 2008. Il ajoute qu’il y a plusieurs collines du pays sur lesquelles on ne trouve aucun étranger.

Un comité ad hoc pour l’affichage du fichier électoral provisoire

A la sortie de ses assises, des recommandations ont été formulées et les participants ont émis le souhait qu’elles soient intégrées dans les arrêtés de la Ceni. Aux hommes politiques, il a été recommandé de privilégier le fair-play dans leurs faits et gestes quotidiens. Il leur a été aussi demandé de sensibiliser leurs militants au civisme, à l’obtention de la carte d’identité à temps et de sensibiliser les personnes qui ne se sont pas fait inscrire à le faire au moment de la réouverture partielle de l’enrôlement. Ils ont été sollicités pour accompagner la Ceni en vue de cheminer ensemble dans le processus électoral de 2015 et de laisser à la Ceni des questions liées aux arrangements techniques.
A la Ceni, il a été recommandé de pérenniser le dialogue avec les partenaires électoraux en organisant des réunions régulières d’échange et d’information sur le processus électoral ; de commencer la saisie des données de l’enrôlement le plus vite possible ; d’afficher à temps la liste électorale provisoire ; de corriger les erreurs remarquées pendant l’enrôlement ; d’organiser une autre réunion d’évaluation après affichage ; et de rouvrir l’enrôlement partiel en tenant compte des communes où le nombre d’inscrits est largement inférieur au nombre attendu. Par ailleurs, il a été demandé à la Ceni d’accepter uniquement les passeports de voyage et les cartes nationales d’identité pour l’enrôlement partiel, et de corriger les manquements de ses agents pendant les prochaines étapes.
A l’administration territoriale, il a été, entre autres recommandé : de poursuivre et de sanctionner les auteurs des irrégularités observées pendant l’enrôlement et rendre publiques les sanctions appliquées ; d’encadrer l’octroie de la Carte d’identité et d’éviter la rupture de stock des fiches d’identification. Aux partis politiques, à la société civile et à la Ceni, il a été recommandé de mettre en place un comité ad hoc de suivi d’affichage du fichier électoral provisoire. Aux partenaires techniques et financiers, il a été recommandé d’appuyer techniquement et financièrement le processus électoral ; d’accorder des subsides aux partis politiques et à la société civile pour le déploiement des mandataires et des observateurs.
Charles MAKOTO

 
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