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Soixante-dizième session de l'Assemblée générale de l’ONU> Retour du Deuxième vice-président de la république du Burundi

Une occasion en or de faire entendre la voix du Burundi au reste du monde

 

Les travaux de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations unies auxquels a pris part le Deuxième vice-président de la République se sont déroulés au siège de l’Onu (Organisation des Nations unies). Après on a fait l’évaluation des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement), et des ODD (Objectifs pour le développement durable) ont été adoptés pour la période de 2016 à 2030. En marge des travaux de cette session, le Burundi a eu à échanger avec différentes autorités au plus haut niveau des Nations unies où le cadre de dialogue inter burundais sera appuyé par l’Onu.

 

DSC09219Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore avait représenté le président de la République aux travaux de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui se sont déroulés au siège de l’Onu à New York. Selon lui, les travaux de la session se sont déroulés en deux grands temps. D’une part, il s’agissait de la Conférence pour le développement durable où il était question d’évaluer la mise en œuvre des OMD pour la période de 2000 à 2015 et de l’adoption des ODD (Objectifs pour le développement durable) de 2016 à 2030 ainsi que le débat et échange d’autre part.
Le Deuxième vice-président de la République a fait savoir que le Burundi a partagé avec les autres pays membres de l’Onu ses progrès dans la mise en œuvre des OMD notamment dans le domaine social dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Par après, a-t-il ajouté, on a procédé à l’adoption des ODD. Au nombre de seize, ces objectifs seront suivis de 2016 à 2030 et vont guider les principales stratégies et les politiques sectorielles en matière de développement durable. Si on les compare avec les OMD, a poursuivi M. Butore, on remarque une différence. Car, a-t-il dit, les ODD sont d’abord au nombre de 16 alors que les OMD étaient à 8. Ensuite et surtout, les ODD intègrent les dimensions économique et environnementale.

Un cadre de dialogue inter burundais

En deuxième lieu, les activités de l’Assemblée générale des Nations unies consistaient en débat. Joseph Butore a indiqué qu’au nom du président de la république du Burundi, il a parlé de la situation politique, sociale et économique du Burundi. Pour lui, il était question de rappeler que le Burundi vient de boucler un processus électoral malgré les difficultés rencontrées. « Nous avons insisté sur les manifestations et les insurrections qui ont accompagné ce processus électoral », a dit Joseph Butore en soulignant qu’il a montré que la mise en place des institutions post-électorales se poursuit normalement. Dans ce message, a-t-il fait remarquer, le Burundi a eu à parler de la Commission nationale de dialogue inter burundais qui sera bientôt mise en place.
Rencontre avec le secrétaire général et d’autres personnalités de l’Onu
En marge des travaux de la 70e session, Joseph Butore a précisé qu’il a rencontré différentes autorités des Nations unies et a participé dans des réunions de haut niveau. Ainsi, il a fait savoir qu’il a été reçu par les hautes autorités des Nations unies, à commencer par Ban Ki-moon, le secrétaire général de cette organisation. « Au cours de ces rencontres, nous sommes revenus sur la situation politico-sécuritaire au Burundi et nous leur avons expliqué les différents efforts que le gouvernement du Burundi est en train de déployer pour stabiliser le pays », a ajouté M. Butore.
Les responsables onusiens, a-t-il poursuivi, n’ont pas caché leur soutien à l’idée de mettre en place une commission nationale de dialogue inter burundais. Pour M. Butore, certains partenaires se sont déjà déclarés prêts à accompagner cette commission en l’aidant notamment à joindre certaines catégories des Burundais qui, pour l’une ou l’autre raison, ne viendraient pas au Burundi pour leurs idées et réflexions avec ceux qui sont sur place.
Le Deuxième vice-président de la République a également été reçu par le sous- secrétaire général en charge du maintien de la paix. Ce responsable onusien apprécie les prestations des troupes burundaises en Centrafrique, a affirmé M. Butore qui a précisé que le souhait du Burundi est de voir la présence de ses troupes renforcée au sein des organes de maintien de la paix de l’Onu. L’autre souhait du Burundi a été qu’il y ait un renforcement en équipements pour ses troupes en Centrafrique qui approche les élections, a-t-il indiqué.

Un appui pour le recensement général de la population en 2018

Joseph Butore a fait savoir qu’il a ensuite été reçu par le directeur exécutif du Fnuap qui a promis d’aider le Burundi lors du recensement général de la population prévu en 2018. Cette autorité onusienne a promis de plaider pour que le Burundi bénéficie du fonds destiné à appuyer les pays qui ont adhéré à la Stratégie mondiale pour les femmes, les enfants et les adolescents à laquelle le Burundi a déjà souscrit.
Joseph Butore a enfin participé au Sommet de haut niveau qui était organisé par la Chine, en collaboration avec Onu femme où il n’a pas manqué de parler de l’état des lieux sur le développement de la femme au Burundi notamment qui occupe aujourd’hui une place importante dans les organes de prise de décision.
AMEDEE HABIMANA

 

SOJPAE- Burundi>Atelier de formation

Plus de cinq cents filles enquêtées bénéficient de cette formation

 

La Solidarité de la jeunesse chrétienne pour la paix et l'enfance (Sojepae- Burundi) en collaboration avec l’Unicef, organise du 2 au 10 octobre 2015, un atelier de formation sur l’approche « Nawenuze » et la vie associative. L’objectif de cet atelier est de former cinq cents filles en situation de précarité enquêtées en mairie de Bujumbura.

 

DSC 3861Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, Filde Citegetse, assistante juridique à la Sojepae-Burundi a indiqué que cette formation est organisée à l’intention de cinq cents filles en situation de précarité enquêtées dans toutes les communes et zones de la mairie de Bujumbura. Mme Citegetse a informé que la formation portera sur l’approche « Nawenuze”, la vie associative, la résolution pacifique des conflits et le life skills (compétences à la vie des filles).
Au regard du nombre assez important de filles en situation de précarité de moins de dix huit ans en mairie de Bujumbura, Mme Citegetse a précisé que parmi elles il y a les prostituées, les filles-mères et celles qui ont abandonné l’école. « Nous voulons les former afin qu’elles puissent s’adapter à la vie associative », a précisé Mme Citegetse.

Mieux s’organiser pour son autodéveloppement

Mme Citegetse a assuré que chacune d’elles sortira de la formation étant capable de s’organiser pour son propre développement. Elle a ajouté qu’après l’atelier, on procédera à la formulation des groupements selon leurs localités. « Ces groupes faciliteront de bien cohabiter avec leurs collègues les plus proches pour assurer une bonne amélioration de leur vie quotidienne », a affirmé Mme Citegetse. Et cela diminuera les risques liés à la prostitution et aux grossesses non désirées à ces enfants. La Sojepae-Burundi sera toujours à leur disposition pour les encourager et les soutenir dans toutes leurs activités, a-t-elle rassuré.
Mme Citegetse a terminé tout en remerciant très vivement l’Unicef qui a accepté de soutenir le déroulement des activités de la formation en vue d’encourager ces enfants en difficulté.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

Message à la Nation de Pierre Nkurunziza, président de la République

Il appelle les Burundais à renforcer la paix et la sécurité

DSC 1586Burundaises, Burundais ;
Chers amis du Burundi,

1. Nous voudrions commencer d’abord par remercier Dieu Tout Puissant qui nous a gardés jusqu’à ce jour.

2. Comme vous le savez bien et que vous l’avez bien suivi, l’année 2015 était une année des élections dans notre pays. Vous y avez même joué un rôle important. Or, les élections constituent le chemin qui conduit vers la paix, la démocratie et le développement durable que nous avons choisis. Encore une fois, Nous rendons grâce à Dieu Tout Puissant, parce qu’elles se sont bien déroulées.

3. Toutes les institutions étatiques ont été mises en place suivant les résultats des élections et conformément aux lois en vigueur dans le pays. Nous vous avons aussi rassurés qu’après ces élections règneront la paix, la sécurité et un développement extraordinaires.

4. Pour ce qui est de la sécurité, nous voudrions évaluer ensemble l’étape franchie après que Nous avons annoncé aux citoyens burundais un délai de deux mois pour rétablir la sécurité dans tout le pays à la suite des insurrections qui ont eu lieu dans certains quartiers de la ville de Bujumbura.

5. Beaucoup d’armes ont été saisies, et le gouvernement voudrait de nouveau demander à ceux qui détiennent illégalement des armes de les remettre dans les plus brefs délais. Nous félicitons vivement les forces de défense et de sécurité ainsi que les Burundais pour les sacrifices consentis dans le désarmement. Beaucoup parmi ceux qui étaient dans des groupes rebelles ont été appréhendés, les autres sont bien connus, et sont traqués.

6. Nous voudrions vous annoncer que Nous avons sorti le Décret n° 100/36 du 24 septembre portant exemption de poursuites pénales aux détenteurs illégaux d’armes, qui montre comment la remise volontaire d’armes détenues illégalement va se dérouler.

7. Le gouvernement accorde un délai d’un mois seulement pour que toute personne détenant une arme de façon illégale la remette à l’autorité compétente.

8. Vous saurez aussi que tout détenteur illégal d’arme qui ne l’aura pas encore remise dans ce délai sera puni conformément à la loi, c’est-à-dire d’une servitude pénale allant de deux à dix ans, et/ou d’une amende comprise entre cent mille (100 000) et cinq millions (5 000 000). Ceci est un clin d’œil pour qu’il n’y ait pas une personne qui le regrette par après en disant : « Si j’avais su ».

9. Nous saisissons cette occasion pour annoncer que quiconque tentera de cacher l’arme qu’il détient n’y parviendra pas parce que les forces de sécurité ont reçu un équipement de pointe et une formation adaptée pour pouvoir les détecter, de sorte qu’aucune arme ne nous échappera pas.

10. Les résultats des investigations faites par la justice ont déjà montré que, parmi ceux qui étaient supposés maintenir la paix et la sécurité dans leur travail de tous les jours, il y en a qui ont été attrapés en flagrant délit en train de persécuter d’autres citoyens en les tuant ou en faisant d’autres crimes contre eux. Ceux-là, même s’ils sont peu nombreux, nous allons prendre des mesures sérieuses contre eux, car ils ne diffèrent en rien des criminels et des meurtriers ; et cela est sanctionné par le code pénal. Nous nous félicitons que beaucoup d’entre eux ont été déjà appréhendés.

11. De plus, il est demandé à la justice de faire des procès immédiats à tous ceux qui sont pris en flagrant délit de possession illégale d’armes à cause de leur insubordination, ainsi qu’à tous ceux qui sont coupables de crimes et meurtres.

Chers compatriotes burundais,

12. Nous voudrions encore une fois vous encourager tous, partout où vous vous trouvez de sauvegarder la sécurité, de renforcer la quadrilogie sécuritaire faite de la population, l’administration, les forces de l’ordre et le corps judiciaire. Constituons une forte synergie et travaillons nuit et jour en réseau dans le maintien de la paix et la sécurité dans nos communautés respectives.

13. Nous vous demandons aussi de renforcer les comités mixtes de sécurité sur toutes les collines du pays, que les chefs de collines gardent le souci constant d’utiliser le registre des visiteurs ; et que les administrateurs fassent un suivi régulier et contrôlent que tous ceux qui visitent la commune pour n’importe quel motif y sont régulièrement inscrits. Que ces visiteurs soient présentés aux responsables de la sécurité pour vérification minutieuse.

14. Que les conducteurs qui font le transport en commun ou de marchandises qui seront appréhendés en train de transporter les criminels et les armes soient désormais punis conformément aux dispositions du code pénal qui sanctionnent les infractions sur la possession illégale d’armes, que leurs véhicules fassent objet de mesures sévères, incluant le retrait des permis de conduire national aux conducteurs pour lesquels la complicité sera prouvée.

15. A propos de ceux qui ont été arrêtés au cours de l’insurrection qui a eu lieu dans certains quartiers de la ville de Bujumbura, et ceux qui ont pris les armes pour renverser les institutions, et qui, voyant qu’ils venaient d’échouer lamentablement, ont pris la décision de massacrer la population, Nous demandons que la justice fasse son travail dans les plus brefs délais pour que ceux qui n’auront aucune charge contre eux soient aussitôt relâchés, afin qu’ils ne croupissent pas dans la prison pour rien.

16. En nous référant au fait qu’il y a des parents qui ont fait savoir au cours des réunions des responsables administratifs et sécuritaires que leurs enfants ont été induits en erreur par de mauvais conseillers, tenant aussi compte de ce que certains jeunes arrêtés ont ouvertement demandé pardon, et lorsque la justice aura fini d’établir des responsabilités et les niveaux de responsabilité, le gouvernement demande à la justice de libérer les jeunes qui ont été forcés de participer dans ce mouvement insurrectionnel. Cependant, ceux qui sont coupables de crimes ignobles ne sont pas concernés par cette mesure.

17. Lorsque la justice aura prononcé les jugements, Nous demandons que les instances habilitées mettent en place une commission qui fera une analyse au cas par cas pour déterminer ceux qui méritent d’être graciés parmi ceux qui avaient demandé pardon. La commission devra montrer chaque semaine l’état d’avancement de son travail et cela pendant un mois. Nous voudrions rassurer ceux qui ont été arrêtés, car personne ne sera victime d’une quelconque injustice pendant ces procès.

18. S’agissant des enfants qui ont été induits en erreur et qui ont été obligés de prendre les armes et de consommer des stupéfiants, le gouvernement, en collaboration avec les organisations internationales, les confiera aux familles qui vont les rééduquer, et qui leur inculqueront l’éducation et les valeurs humaines de base. Mais le droit va être appliqué contre ceux qui les ont poussés dans ces malheurs. Nous allons demander aux pays amis d’extrader ceux qui ont fui le pays à cause des crimes dont ils se sont rendus coupables pour être jugés, ou alors, qu’ ils soient jugés dans leur pays d’asile, comme cela a été demandé au gouvernement burundais à travers les déclarations des organisations internationales.

19. Nous espérons que celui qui sera mis en liberté se gardera de se laisser tromper, même le proverbe kirundi le dit bien « Si une branche d’arbre te touche deux fois dans le même œil, c’est qu’elle veut le crever », ou encore, « Celui qui refuse les conseils, les regrette dans les moments de détresse ». Et à vous les parents, Nous demandons de suivre l’éducation de vos enfants pour qu’ils réciproquent les services que vous leur avez rendus au moment de votre vieillesse. Nul ne peut aimer un enfant mieux que sa mère. Avant de retourner dans leurs familles, ils devront d’abord recevoir une formation patriotique pendant un délai d’un mois.

20. Les enfants qui auparavant fréquentaient les écoles vont y retourner. Les autres recevront une formation sur des métiers variés qui les aideront à se faire vivre. Ainsi ils renonceront à la mauvaise habitude de faire des rassemblements de désœuvrés sur la place publique, l’endroit où ils apprennent toute sorte de mauvais comportement.

Chers compatriotes Burundais,

21. Concernant le dialogue inter-Burundais, un décret présidentiel n° 100/34 du 23 septembre 2015, portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de dialogue inter-Burundais (CNDI) vient d’être publié. Vous saurez ici que le dialogue sera entre tous les Burundais sans exclusion aucune, que ce soit ceux de l’intérieur du pays ou ceux de la diaspora. Le Burundi appartient à tous les Burundais et nous sommes appelés à respecter le fait que ce sont eux qui donnent le pouvoir comme nous nous le sommes convenus dans les Accords d’Arusha et la Constitution. Désormais le pouvoir ne se conquiert pas par les armes, mais c’est le peuple qui le donne à travers les élections.

22. Ces échanges auront lieu à travers tout le pays, et porteront sur des questions d’ordre social, politique, le renforcement de la paix et de la sécurité, le développement économique, l’évaluation de la mise en application des Accords d’Arusha, la constitution du pays et les différents accords signés, que ce soit l’Accord global de cessez-le-feu, la Charte de l’unité nationale des Burundais, et d’autres. Toutes les questions sont soumises à l’analyse par le peuple burundais ; préparez-vous alors et proposez les voies de sortie et une thérapie appropriée pour trouver des solutions durables à nos problèmes.

23. Les conclusions de ce dialogue seront collectées par cette commission et elle formulera des recommandations qu’elle adressera au Gouvernement et aux institutions qui représentent le peuple burundais. Ces recommandations seront ensuite intégrées dans les programmes nationaux, ainsi que dans les lois et/ou dans les accords de notre pays. En cas de besoin, ces nouveaux textes seront soumis au référendum pour être approuvés par le peuple. Ainsi, il n’y aura plus de groupuscules qui s’improvisent pour remettre en cause les progrès accomplis par le peuple, et qui se réclament de ce peuple alors que celui-ci ne les a pas mandatés.

24. La commission a un mandat de six mois renouvelable. Elle produit un rapport trimestriel à soumettre au Président de la République pour dispositions et compétence, avec copies pour information à l’Assemblée nationale et au Sénat.

25. A propos du développement, nous invitons encore une fois les Burundais à se mettre ensemble pour s’atteler aux travaux de développement communautaire, à développer nos familles. Evitons la dépendance aux aides extérieures. En effet, nos ancêtres aimaient le dire : « Akimuhana kaza imvura ihise », il ne faut pas compter sur le secours qui vient d’une autre maison, car il vous parvient trop tard.

26. Redoublons d’efforts pour lutter contre tous ceux qui dilapident les biens de l’Etat, ceux qui font la fraude, les corrupteurs et les corrompus, ainsi que ceux qui détournent les fonds publics. Nous déclarons encore une fois que le gouvernement ne tolérera personne pour ces actes ignobles qui ne font que reculer le développement du pays. Les Burundais doivent partager la production nationale à travers les différents projets que le gouvernement s’est assigné à exécuter durant les cinq prochaines années qui commencent.

27. Nous profitons de cette occasion pour rassurer les Burundais que notre pays a des amis qui l’appuient, que ce soit en matière de coopération ou de bonnes relations diplomatiques. Cela va continuer car nous sommes complémentaires et le Burundi a aussi quelque chose à donner à ses pays amis. De plus, nous avons un ami du Burundi qui est au dessus de tous les autres : C’est Dieu Tout puissant qui nous a fait cadeau de notre pays le Burundi et qui le garde pour nous.

28. Pour conclure, nous voudrions inviter tous les Burundais sans exception aucune à répondre au programme d’éducation et de formation patriotique, parce qu’il s’est révélé que certains problèmes qui arrivent au pays sont dû à l’ignorance de la population sur la signification de ces concepts et de leur importance, afin que, à notre tour, nous sachions que nous avons l’obligation de léguer à notre progéniture le pays que nos ancêtres nous ont transmis et qui est dans un bon état. Que tout Burundais puisse avoir l’occasion de savoir pourquoi il y a ceux qui ont sacrifié leur vie pour que le pays ne disparaisse pas.

29. Que vive le Burundi et les Burundais, retroussons nos manches pour faire avancer le travail sans oublier de sauvegarder la paix et la sécurité, source du développement durable.

 

 

Ambassade de Chine > Célébration du 66ème anniversaire de la République populaire de Chine

« Pour se souvenir du passé, rendre hommage aux martyrs, chérir la paix et bâtir l’avenir »

 

A l’occasion de la célébration du soixante sixième anniversaire de la fête nationale de Chine, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burundi, Zhuo Ruisheng, a organisé des festivités, le mardi 29 Septembre 2015, à l’intention de la communauté chinoise se trouvant au Burundi et des différentes personnalités burundaises. Dans son discours, il a remercié tous ceux qui avaient répondu à ce rendez-vous et a indiqué que son pays ne ménagera aucun effort pour appuyer le Burundi.

 

DSC 1295Selon M Ruisheng, au cours des soixante six années écoulées, son pays la Chine a emprunté une voie prestigieuse du développement avec la réalisation d’un bond de force nationale globale. Passant en revue de l’évolution de la production intérieure brute (PIB) de son pays, il a indiqué qu’au lendemain de la fondation du gouvernement chinois, le PIB est passé de 100 à 10,300 milliards de dollars américains tandis que le PIB par habitant est passé de moins de 100 à 7500 dollars américains.
Selon lui, au cours d’une trentaine d’années, l’économie chinoise est devenue la deuxième économie mondiale. Par contre, il a fait savoir que la Chine demeure un pays en développement car son PIB par habitant se trouve à la 80ème place dans le monde et que 200 millions de Chinois vivent sous le seuil de pauvreté, selon les standards de la Banque mondiale.

Promouvoir une croissance inclusive et équilibrée

D’après l’ambassadeur de Chine au Burundi, déterminé à poursuivre la voie du développement pacifique et la stratégie d’ouverture gagnant-gagnant, son pays travaillera la main dans la main avec d’autres pays pour promouvoir une croissance inclusive et équilibrée ainsi qu’un développement vert et durable ; forger une communauté d’intérêts et de développement ; réaliser ensemble le développement commun et le partage de la sécurité et de la paix.
L’ambassadeur Ruisheng n’a pas manqué de souligner que l’année 2015 est une année extraordinaire pour le Burundi. Selon lui, la communauté chinoise est contente de voir qu’au Burundi, malgré de nombreuses difficultés, les élections ont été tenues et que le nouveau gouvernement a été mis en place. Le Burundi arrive à une nouvelle période de recherche de la paix, de la stabilité et le développement durable du pays. « En tant qu’ami sincère, le Chine ne ménagera aucun effort pour appuyer le Burundi, comme par le passé et dans la mesure du possible, pour faire avancer sans cesse les coopérations substantielles sino-burundaises dans tous les domaines au profit du bonheur de nos deux peuples ».

Félicitations au peuple chinois

L’ambassadeur Salvator Ntacobamaze, a, au nom du gouvernement du Burundi, présenté ses vives félicitations au gouvernement et au peuple chinois pour cette importante et significative fête nationale et pour sa célébration du 70ème anniversaire de la victoire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et la guerre mondiale antifasciste. Il s’est ainsi réjoui du fait que depuis l’ouverture de la Chine au monde extérieur et la mise en œuvre de plusieurs réformes économiques, ce pays a fait un parcours glorieux et plein de nombreuses victoires sur le plan du développement politique, économique et social.
Il a ainsi apprécié les soutiens indéniables du gouvernement chinois au gouvernement burundais, qu’il s’agisse de dons, de prêts sans intérêts ou de crédits préférentiels pour promouvoir la croissance économique et lutter contre la pauvreté du Burundi.

Le Burundi vient de franchir le cap

Selon M Ntacobamaze, le Burundi vient de franchir le cap en organisant des élections générales de 2015. Celles-ci ont permis au Burundi de se doter une fois de plus, de nouvelles institutions démocratiquement élues de la base au sommet. « Le gouvernement du Burundi saisit cette opportunité pour remercier ses partenaires qui ont appuyé l’organisation de ce grand rendez-vous notamment la République populaire de Chine ».
Etant donné que depuis le mois d’avril 2015 notre pays vit une situation de violence, il a souligné que le gouvernement du Burundi s’est engagé à endiguer toutes formes de criminalité en conjuguant des efforts louables pour qu’il y ait une situation sécuritaire globalement satisfaisante sur l’ensemble du territoire national. Pour le cas des criminalités qui s’observent ici et là, surtout dans la ville de Bujumbura, il a indiqué que le gouvernement du Burundi promet de tout faire afin de traquer les malfaiteurs et d’enquêter afin d’identifier les auteurs de ces crimes.
ASTERE NDUWAMUNGU

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée au président de la CNIDH

Au cœur des échanges les questions relatives aux droits de l’homme

 

DSC 0866Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a reçu en audience, le mercredi 30 septembre 2015, le président de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH). Au cœur de leurs entretiens, les questions de droits de l’Homme et la sécurité.

 

A la sortie de l’audience, Jean Baptiste Baribonekeza, président de la CNIDH, a indiqué à la presse que les questions relatives à la sécurité avec le crépitement des armes dans les quartiers, et le respect des droits humains, ont occupé le débat. Les corps sans vie qu’on retrouve ici et là, le traitement des dossiers en justice des gens qui ont été arrêtés pour avoir participé dans le putch ou dans les manifestations ont été évoqués. Il a été demandé que les enquêtes puissent avancer pour que les responsabilités soient établies afin que ceux qui n’ont rien à se reprocher soient rétablis dans leurs droits. Il faut, dit-il, que les questions relatives aux droits de l’Homme soient la préoccupation du gouvernement afin de préserver de bonnes relations avec les pays partenaires.

Charles Makoto

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée aux responsables des universités publiques

Autour du débat, la contribution des institutions éducatives dans le dialogue inter Burundais

 

DSC 0238Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a reçu en audience, le mercredi 30 septembre 2015, les responsables des universités publiques. Entre autres points débattus, la contribution de ces institutions dans le dialogue inter Burundais.

 

A la sortie de l’audience, Mme Nusura Hassan, directrice générale de l’Ecole normale supérieure (ENS) a indiqué qu’en tant qu’éducateurs, ils sont appelés à contribuer dans différents points qui seront débattus au cours dudit dialogue. « Les différents secteurs de l’éducation dont l’administration, le social et l’économie sont des points qui feront partie du dialogue auquel les experts de l’éducation sont appelés à contribuer. Premièrement nous allons relayer les issus de cette audience aux partenaires éducatifs. Nous allons leur faire part de notre engagement à contribuer dans le dialogue et nous mettrons à la disposition de l’Etat nos experts afin d’apporter leur expertise dans le dialogue », a affirmé Mme Hassan. En plus de la directrice générale de l’ENS, ont pris part à l’audience le recteur de l’Université du Burundi, M. Gaspard Banyankimbona, et le directeur de l’école nationale d’administration, M. Gaston Hakiza.

Charles Makoto

 
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