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FONDS MONDIAL> Réunion d’information sur les enjeux de la sixième conférence de reconstitution des ressources

Pour sensibiliser les gouvernements et les partenaires

 

DSC01140Le Fonds mondial en mission au Burundi, en collaboration avec l’ambassade de France au Burundi, a organisé une réunion d’information sur les enjeux de la sixième conférence de reconstitution des ressources de cette institution, le mardi 09 avril 2019 à Bujumbura. Cette 6e conférence est  prévue en octobre à Lyon en France. 

 

Selon un communiqué de presse du Fonds mondial, cette réunion a été conçue en lien étroit avec le ministère ayant la santé publique dans ses attributions au Burundi. Les ressources constituées seront utilisées pour lutter contre le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme. Le Fonds mondial s’est fixé de mobiliser au moins 14 millions de dollars américains dans le cadre de la reconstitution  des ressources, qui vise aussi à encourager 46 milliards  d’investissements nationaux  pour contribuer à remettre le monde sur la voie de l’élimination des trois épidémies.Dans son discours de circonstance, l’assistante du ministre en charge de la santé publique, Joselyne Nsanzerugeze qui avait représenté le gouvernement, a fait savoir que les ressources constituées seront utilisées sur une période de 2021-2023. L’objet de cette réunion est de sensibiliser les gouvernements, les partenaires au développement et autres pour des actions de reconstitution des ressources du Fonds mondial pour accélérer la lutte contre les trois maladies, a dit Mme Nsanzerugeze.

Le Burundi engagé dans la lutte contre les trois maladies

Le gouvernement du Burundi, a indiqué Mme Nsanzerugeze, salue les efforts du Fonds mondial dans la réduction du fardeau et de l’impact des trois maladies pour les individus, les familles et la communauté burundaise. C’est pour cette raison que le Burundi s’est engagé au côté  d’autres pays du monde entier à augmenter les ressources bénéfiques. Pour concrétiser son engagement, le gouvernement du Burundi a réitéré son engagement à accroître constamment le budget de cofinancement de tous les programmes de santé.Prenant la parole, le représentant résident du système des Nations unies au Burundi, Garry Conille, a fait savoir que depuis 2002, cent quarante millions de dollars ont été décaissés. Le VIH-Sida, la tuberculose et le paludisme sont des problèmes contre lesquels le Fonds mondial a lutté avec une inégale détermination. Vingt-sept millions de vies ont été sauvées et, aujourd’hui,  dix-sept millions  de personnes séropositives sont sous le traitement antirétroviral, a dit M. Conille. Les Nations unies soutiennent le Burundi dans ses objectifs à travers son plan de développement. Le système des Nations unies s’est mobilisé  pour préserver l’opportunité offerte pour le Fonds mondial pour lutter contre les trois maladies, a-t-il ajouté.Dans son discours d’accueil, l’ambassadeur de France au Burundi, Laurent Delahousse, a fait savoir qu’à travers un projet d’appui aux planifications stratégiques et à la coordination sectorielle santé, la France accompagne le ministère en charge de la santé publique dans la finalisation de son plan sectoriel PNDS III. En plus, la France appuie ce ministère dans la structuration des diverses instances de dialogue et de coordination avec les partenaires, tant au sein du dispositif local de pilotage du Fonds mondial que dans le périmètre plus large du ministère, a-t-il dit.

Martin Karabagega

 

OMBUDSMAN> Visite de travail au Fonds national d’investissement communal

Pour annoncer les missions de l’ombudsman et s’enquérir de la situation qui y prévaut

 

P0277L’Ombudsman burundais, Edouard Nduwimana,  a effectué une visite de travail, le mercredi 10 avril 2019, au Fonds national d’investissement communal (Fonic) pour annoncer les missions de l’institution de l’ombudsman et s’enquérir de la situation qui y prévaut. 

 

Dans un entretien accordé à la presse après la réunion, Edouard Nduwimana, Ombudsman  burundais,  a indiqué que le personnel de ce Fonds a soulevé plusieurs défis auxquels il fait face. « Cette visite a été effectuée après avoir reçu les rapports des représentants de la population qui dénoncent le dysfonctionnement de ce Fonds mais aussi parce que la loi autorise notre institution que si elle constate une loi ou un  décret de nature à ne pas permettre la mise en application des missions du gouvernement, l’Ombudsman peut demander qu’il y ait des réformes administratives », a-t-il annoncé.  Edouard Nduwimana a également fait savoir que les rapports reçus sont vrais parce que le Fonic n’effectue plus ses missions comme il le faisait, il y a deux ans. Il déplore le fait que ce Fonds ne parvient plus à faire le suivi des projets qui sont initiés par les communes ainsi que les marchés qui y sont effectués alors qu’il y a certains marchés qui sont mal effectués aujourd’hui. Il regrette aussi le fait que le Fonic ne parvient plus à mobiliser les fonds pour renforcer les capacités des administrateurs communaux dans le cadre des projets de développement communautaire.Il dénonce aussi d’autres contraintes qui hantent ce Fonds parmi lesquelles le fait de ne pas s’adresser directement aux administrateurs communaux sans l’autorisation du ministre de l’Intérieur ainsi que le manque de moyens financiers qui, aujourd’hui, sont centralisés au ministère des Finances et à celui de l’Intérieur qui gèrent directement ces budgets en dehors de tout contrôle du Fonic.A toutes ces contraintes, tant d’ordre administratif que légal, Edouard Nduwimana a promis d’intervenir auprès des autorités compétentes pour qu’il y ait des réformes pour l’intérêt du peuple burundais. 

Moise Nkurunziza (Stagiaire)

 

CAPES+ & PISC-BURUNDI> Conférence de presse du mardi 9 avril 2019

En rapport avec la fièvre électorale et le complot contre les élections de 2020

 

DSC01280Le mardi 9 avril 2019, la Plateforme intégrale de la société civile (PISC-Burundi) et le Collectif des associations des personnes infectées par le VIH-sida (Capes+), ont conjointement animé une conférence de presse. Ils se sont inscrits en faux contre le Tribunal de Paris pour avoir rejeté la plainte du président Nkurunziza contre la télévision France 3. Ils ont aussi condamné la position du groupe de Partenaires techniques et financiers de l’Union européenne (UE).

 

Au cours de la conférence de presse, les deux associations de la société civile ont indiqué qu’au moment où le Burundi chemine vers la période politiquement sensible des élections de 2020, il s’observe une fièvre électorale au sein des politiciens mais aussi d’autres pratiques et tactiques mal intentionnées de la part des partenaires nationaux et étrangers, qui pourraient entraver le processus démocratique au Burundi et perturber la paix et la sécurité chèrement réinstaurées au Burundi. Pour cela, le Capes+ et PISC-Burundi appellent tout Burundais épris d’esprit de réconciliation nationale et de renforcement d’un Etat de droit à prévenir toute éventualité de manœuvre destructive pouvant faire retourner le pays en arrière. Dans ce même point de presse, les deux associations ont manifesté leur inquiétude face au rejet par le Tribunal de Paris de la plainte du président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, contre la télévision France 3, en rapport avec le film de pires mensonges, visant à ternir l’image des institutions démocratiques au Burundi, alors qu’au cours du procès, maître Ménguin et le journaliste David Gakunzi avaient avoué et reconnu leur culpabilité. Ils se sont également inscrits en faux contre la condamnation injuste et erronée du groupe de Partenaires techniques et financiers de l’UE sur la décision du Conseil national de la communication (CNC), en rapport avec la mesure de retirer la licence d’exploitation à la radio BBC et la prolongation des sanctions à l’endroit de la radio Voix d’Amérique. Pour Capes+ et PISC-Burundi, c’est scandaleux de dire que le gouvernement burundais fait des restrictions à la liberté des médias alors que plus de 20 médias  privés et de la presse écrite sont fonctionnels au Burundi et que personne parmi les concernés n’a jamais soulevé cette problématique. « D’où, a précisé Hamza Venant Burikukiye, représentant légal de Capes+,  il y a lieu de se demander en faveur de qui et/ou en quoi ils sont en train de plaider ». 

Le gouvernement burundais doit rester vigilant

Quant à l’appel au gouvernement par ce même groupe de Partenaires techniques, de respecter le droit au rassemblement pacifique et à la liberté d’association, Capes + et PISC-Burundi rappellent que plus de 6 000 associations de la société civile sont déjà enregistrées au ministère ayant l’intérieur dans ses attributions, de même qu’une trentaine de partis politiques, dont beaucoup se retrouvent dans le Forum des partis politiques agréés. Là aussi, ils se demandent quel autre cadre adéquat de libre expression, cherche-t-on.« Si réellement ce groupe de Partenaires techniques et financiers de l’UE était animé de bonne foi dans l’intérêt du Burundi et de son peuple, sans favoritisme et dans l’équité, ils devrait approcher la BBC et la VOA pour les amener à s’excuser [….], sinon on risque de les taxer de complices », ont-ils déclaré. Ainsi, PISC-Burundi et Capes+ demandent au gouvernement burundais d’être vigilant et d’assurer le suivi et le fonctionnement des ONGs étrangers qui sont leurs partenaires en veillant, surtout, à l’origine et au mode de leur financement.

Jean Bosco Nkunzimana
  

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Distribution de vivres aux victimes des pluies diluviennes de la zone Gatsinda

Vingt-cinq tonnes de riz ont été distribuéesà trois mille ménages

 

DSC 0545La présidence de la République du Burundi a procédé, le mardi  9 avril 2019, à la distribution de vivres aux victimes des pluies diluviennes qui ont frappé la zone Gatsinda de la commune Mwumba en province de Ngozi, le 23 mars dernier. 

 

Dans son message, Doriane Munezero, conseillère en communication à la présidence de la République, a fait savoir que cette aide est de vingt-cinq tonnes de riz (25 T) pour trois mille ménages en provenance des 10 collines sur 13 que compte la zone Gatsinda. Chaque ménage va recevoir plus de 8 kilogrammes.Mme Munezero a indiqué qu’aujourd’hui, le chef de l’Etat remercie le bon Dieu parce que le climat est bon. Cela montre que la récolte sera aussi bonne. Ezéchiel Boyayo, un des bénéficiaires de cette aide, remercie vivement le chef de l’Etat qui a pensé à assister cette catégorie de gens victimes des pluies diluviennes. Cette pluie a détruit les champs de façon que la population accède difficilement à la satisfaction de ses besoins alimentaires.Emmanuel Ndayizeye, l’administrateur de la commune Mwumba, a rappelé que cette pluie diluvienne a détruit des infrastructures publiques comme les écoles, ainsi que les maisons d’habitation et beaucoup de champs.

Lucie Ngoyagoye 

 

Assemblée nationale > Présentation du rapport de la commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’Homme

Les juges sont à l’œuvre, malgré quelques difficultés

 

DSC 0874Sous l’égide du Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Agathon Rwasa, les députés se sont réunis en séance plénière, le mardi 9 avril 2019. Il s’agissait d’une séance de présentation du rapport de la commission permanente en charge des questions de la justice et des droits de l’Homme sur une descente effectuée, au mois de décembre 2018, dans différentes régions du pays pour s’enquérir des difficultés rencontrées au niveau de l’accès à la Justice, comme le prévoit la loi. Le gouvernement a été représenté par la ministre de la Justice, de la protection civique  et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana. 

 

Comme l’a indiqué le vice-président de la commission permanente chargée de la justice et des droits de l’Homme, Léonard Hakizimana, cette activité a été organisée par l’Assemblée nationale, en collaboration avec l’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG) grâce à  l’appui du Cordaid. L’objectif principal était de recueillir les avis et les doléances des représentants de la population  sur l’accès à la justice, afin que l’Assemblée nationale puisse, à son tour, plaider pour la population auprès de différents organes du gouvernement. D’après ce rapport, cette descente s’est bien déroulée. Lors de leur rencontre avec les représentants de la population, il y a eu la présentation d’une étude faite par un expert en droit sur l’accès à la justice dans les cours et tribunaux. Cette étude a démontré qu’il arrive que les juges aient un côté penchant lors du jugement  et que les gens ne soient pas traités au même pied d’égalité devant la justice. 

Certains obstacles s’observent

Selon toujours ledit rapport, cette étude  souligne qu’il s’observe pas mal d’obstacles relatifs à l’accès à la justice. C’est, entre autres, le fait que la population n’a pas accès à l’information ; la façon dont les gens sont accueillis dans les instances judiciaires ; la mauvaise conservation des dossiers ; les  difficultés liées à la mise en application du jugement rendu ; le fait que les lois burundaises sont rédigées en langue étrangère qui n’est pas connue par une grande partie de la population, etc.  Les participants à ces échanges ont indiqué que la justice est rendue d’une façon satisfaisante à tous ceux qui saisissent la justice. En général, les membres de cette commission ont pu  se rendre compte que les juges sont à l’œuvre, malgré quelques difficultés en grande partie liées au manque de moyens financiers et matériels, comme les véhicules. Ce qui fait que certains juges demandent parfois de l’argent aux justiciables pour arriver sur terrain. 

L’intérêt de la population d’abord

A toutes les difficultés soulevées, la ministre Kanyana a indiqué que beaucoup d’entre elles s’observent parfois suite à la mauvaise organisation des juges et des responsables des tribunaux, tout en soulignant que le ministère de la Justice s’attèlle toujours à trouver petit à petit  des solutions à tous les problèmes.  Elle a fait savoir qu’en ce qui est de l’accès à la justice pour tout le monde, le gouvernement a mis en place des tribunaux de résidence dans toutes les communes et que pour ceux qui ont peu de moyens, le ministère les aide à avoir des avocats.  Elle a invité les juges à accomplir leurs tâches pour le bien et l’épanouissement de la population. Concernant l’insuffisance des moyens, elle a souligné que, tôt ou tard, ils pourront être disponibles pour faire face à toutes les questions y relatives.
Astère  Nduwamungu

 

DROITS DE L’HOMME> Atelier de validation de l’émission radiotélévisée du ministère des D.P.H.A.S.G.

Toutes les informations du ministère doivent être portées à la connaissance du public

 

DSC01063Dans le cadre de la mise en œuvre des actions de la stratégie de communication du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre (D.P.H.A S.G.), en collaboration avec le projet «Merankabandi», ce ministère tient à l’émission radiotélévisée de toutes ses informations. Le nom de l’émission est  baptisé « Dushigikirane». Il y aura des émissions hebdomadaires et mensuelles. Il a été demandé à tous les services de ce ministère d’ouvrir des comptes twitter et facebook.  

 

Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le lundi 8 avril 2019, un atelier de validation de l’émission radiotélévisée du ministère et l’ouverture des comptes personnels, Twitter et Facebook. C’est dans l’objectif de mettre à la portée du public toutes ses informations. Le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi a, dans son intervention, demandé que tous les services de son ressort puissent parvenir à l’utilisation des comptes twitter et facebook ; mais encore faut-il que cela se passe de manière responsable. Ce qui pourra répondre aux besoins de la mondialisation. 

Tous les participants sont appelés à ouvrir des comptes twitter et facebook

D’après lui, les réseaux sociaux ne sont pas faits seulement pour les jeunes, mais également pour les personnes âgées. Il a donné des exemples pour étayer ses allégations. De cette façon,  toutes les informations relevant du ministère des Droits  de la personne humaine, des affaires sociales et du genre pourront bénéficier aux Burundais. M. Martin Nivyabandi a demandé à tous les participants de prendre soin de ces outils modernes de communication. Dans son mot d’ouverture, le secrétaire permanent dudit ministère, Félix Ngendabanyikwa, a fait savoir que les actions en matière de protection sociale, du genre, des droits de l’Homme et des  affaires sociales ne sont pas toutes portées à la connaissance du public pour que ce dernier puisse connaître les conditions exigées pour accéder aux prestations des services du ministère dans ce secteur.

Pour la vulgarisation de toutes les informations du ministère

Il a précisé qu’en matière de communication, il est question d’établir régulièrement l’évolution de la situation des droits de la personne humaine et développer une stratégie de communication conséquente. A cet effet, le projet de l’émission radiotélévisée pourra permettre à la population d’être au courant des réalisations du ministère et des actions en cours de réalisation.  Cela, après avoir constaté que la plupart des communications faites au sein du ministère restaient inconnues. Et d’ajouter que cela était dû au manque d’un service chargé de canaliser toute communication et assurer la visibilité des actions du ministère en général et celles de protection sociale en particulier. C’est pour cette raison que le ministère a mis en place une cellule de communication et d’information en vue de lever toutes les lacunes connues antérieurement. Pour lui, il est important d’informer le public pour qu’il puisse changer de mentalité et arriver à un développement durable. Notons que le projet d’émission radiotélévisée n’a pas été validé par les participants, étant donné qu’il faudra davantage l’enrichir  avant sa validation. 

Masta Shabani

 
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