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Le 13 avril 2018 > 40e anniversaire du journal «Le Renouveau »

« Une nette amélioration s’est opérée »

 

DSC 0900Dans le cadre de la célébration du quarantième anniversaire du journal «Le Renouveau», la rédaction de ce journal a approché certains anciens directeurs pour qu’ils s’expriment sur la façon dont ils ont dirigé, les difficultés mais aussi les facilités qu’ils ont connues de leur temps. 

 

Jean Nzeyimana, un des anciens directeurs du journal «Le Renouveau» a dirigé ce journal de janvier 2003 à octobre 2006. Pendant cette période, il a fait face à certains obstacles. « En janvier 2003, c’était une période de marasme pour le journal. Le tirage avait fortement baissé. La distribution était autour de cent cinquante (150) exemplaires. Tout le monde avait peur de perdre l’emploi. Ceci parce que le ministère de l’Information de cette époque, Albert Mbonerane avait réuni le personnel des PPB (Publications de presse burundaise) à deux reprises pour leur dire que 2003 était la dernière année, que les PPB allaient fermer ses portes. De ce fait, tout le personnel était inquiet. Ils ne voyaient pas où ils allaient continuer leur vie professionnelle. Mais, Dieu merci, cela n’a pas été ainsi », a mentionné M.Nzeyimana.Il précisé qu’un autre obstacle était lié au manque d’équipement. il n’y avait pas encore  d’ordinateurs. «Le Renouveau»  travaillait dans des conditions technologiques très difficiles. La salle de rédaction était un hangar complètement fermé. Elle était invivable. Quand il faisait chaud, les journalistes ne pouvaient pas tenir. Heureusement que par après, le directeur général des PPB s’est entendu avec le propriétaire de la maison pour la transformer. Et, les journalistes ont commencé à travailler dans un climat bien aéré.  M. Nzeyimana : « Le 13 avril 2003, Le Renouveau devait fêter son vingt-cinquième anniversaire. Un comité de préparation a été mise en place. Après, le ministère de l’information a interdit ces préparatifs en disant qu’il fallait par contre préparer le départ. Cela m’a fortement touché au cœur ».Concernant les facilités dans son poste de directeur, M. Nzeyimana indique qu’il y avait des journalistes formés et qui avaient travaillé au journal «Le Renouveau» pendant un certain bout de temps. Par conséquent, il était facile de travailler avec eux parce qu’ils maitrisaient bien leurs tâches. Pour rappel, au quotidien «Le Renouveau», il y a deux réunions de rédaction par jour. A la question de savoir pourquoi de son temps, il a introduit ces deux réunions, il a répondu qu’il a fait cela parce que c’est une logique de travailler dans un quotidien. Il a ajouté que pour le bon fonctionnement, le directeur doit faire une évaluation  à la mi-journée pour s’assurer que ce qui est prévu le matin reste inchangé. Il a affirmé que cette pratique a donné de bons résultats du fait qu’en six mois, le journal était passé de 150 à 800 exemplaires. Ce journal était retourné par après dans les bureaux et a repris sa visibilité. « C’est ainsi que nous avons eu un partenariat avec le SEP/CNLS (Comité national de lutte contre le sida) et nous avons signé un contrat de cent vingt (120) millions de FBu qui servaient à faire des reportages sur la lutte contre le sida. Cet argent nous a également aidé dans le fonctionnement du journal », a-t-il mentionné.  

Une amélioration et son revers

Concernant ses impressions sur le travail accompli de son temps à celui d’aujourd’hui, M. Nzeyimana a signalé qu’il y a un ajout remarquable. Les articles sont pré calibrés. La tâche est maintenant facile. On réserve déjà la place que l’article va occuper avant la rédaction. C’est un mode de production industriel. Cependant, il a signalé qu’il a son revers. Le journaliste est limité par cet espace déjà établi et risque des fois de traiter l’information à moitié.M.Nzeyimana a enfin conseillé aux jeunes journalistes de se détacher des événements et des personnalités. « On voit des journalistes qui s’impliquent dans les événements qu’ils couvrent. On dirait qu’ils y participent alors qu’ils doivent observer et donner les faits. Certains arrivent même à donner des conseils et demandent aux autorités. Donc, ils deviennent des acteurs. Mais, tout s’apprend », a-t-il signalé.L’ancien directeur du journal «Le Renouveau», Jean Nzeyimana fait un clin d’œil aux jeunes journalistes qu’il faut d’abord aimer le métier et chercher au jour le jour à apprendre ce qu’ils ne savent pas. Et, avec le temps, ils deviendront des professionnels dans le métier de journalisme.
ROSE MPEKERIMANA

 

Le Renouveau> Célébration du 40e anniversaire

Les distributeurs des journaux souhaitent avoir les moyens de déplacement

 

distri1Le 13 avril 2018, le quotidien Le Renouveau du Burundi célèbre son 40e anniversaire. Le responsable des distributeurs des journaux, Patrice Hakizimana, a fait savoir que ce travail fait vivre leurs familles malgré certaines difficultés qu’ils rencontrent dans leur tâche, comme le manque de moyens de déplacement pour la distribution des journaux. 

 

Dans l’entretien que Patrice Hakizimana nous a accordé, il a dit qu’il est aux Publications de presse burundaise depuis 1986, après ses études primaires, et qu’il a signé le contrat en 1991. A défaut de poursuivre avec les études secondaires, a-t-il poursuivi, il avait pris la décision de chercher le travail et il s’est directement adressé à la Direction générale des publications de presse burundaises (DGPPB). On lui a proposé la tâche de distribuer les journaux, il a accepté et il aime ce travail.Il a indiqué que dans les années 90, le travail n’était pas fatigant car la ville de Bujumbura était encore petite pour la marche et la liste des abonnés n’était pas aussi longue. Ce qui lui a beaucoup plu, a souligné Hakizimana, ce n’était pas seulement le fait de distribuer les journaux, mais surtout de faire connaissance avec d’autres personnes.

Le manque des moyens de déplacement reste un grand problème

Selon Patrice Hakizimana, le problème majeur auquel les distributeurs font face pour le moment, c’est le manque de moyens de déplacement. La ville de Bujumbura est devenue très vaste de même que les abonnés et les lecteurs du journal    « Le Renouveau » sont devenus nombreux. D’où la nécessité s’imposait d’avoir des vélos ou un véhicule approprié pour la distribution. Les distributeurs ont, pour cela, demandé les moyens de déplacement. Le responsable du service commercial, Athanase Nimbona, les a toute fois tranquillisés en disant que la commande de quatre vélos avait été donnée à une maison de vente. Les distributeurs ont par ailleurs souligné qu’ils circulent dans les routes où il y a beaucoup de risques d’accidents. La DGPPB avait accepté de leur payer les indemnités y relatives mais qu’ils ne les ont pas encore vues jusqu’aujourd’hui.

« Je n’ai pas de souvenir  que je garde »

A 29 ans de service, le responsable des distributeurs a fait savoir qu’il n’a aucun souvenir qu’il a gardé car le travail qu’ils font n’est pas pris avec la même considération alors que selon lui, ceux qui sont à la réalisation du journal et ceux à la distribution doivraient être motivés de la même façon. Patrice Hakizimana a souligné, malgré tout, qu’ils ne se plaignent de rien car leur travail leur permet de vivre, eux et leurs familles. Ils souhaiteraient, eux aussi, être encouragés comme cela se fait pour les autres fonctionnaires.
Kazadi Mwilambwe

 

40e anniversaire du journal «Le Renouveau> Un ancien journaliste qui connaît sa naissance témoigne

Salvator Kadende note la maturité, le professionnalisme, la fidélité et l’ouverture

 

DSC08715Né le 13 avril 1978, le journal «Le Renouveau» a évolué petit à petit comme tout autre nouveau-né. Les journalistes qui ont commencé avec lui disent que les débuts sont toujours difficiles. Ils apprécient la situation actuelle de ce journal sous différents plans.  

 

 

Salvator Kadende connaît le journal Le Renouveau» depuis sa naissance. Il le connaît aussi à l’heure actuelle. « En 40 ans d’existence, le parcours du journal «Le Renouveau » peut se résumer en quatre mots : maturité, professionnalisme, fidélité et ouverture », dit M. Kadende. En effet, précise-t-il, ceux qui, à l’intérieur et à l’extérieur du Burundi, le lisent depuis 40 ans, peuvent attester de la maturité du journal. Cela signifie, le développement à des degrés divers, le développement au niveau du fond et de sa forme.    

40 ans, c’est l’âge adulte du journal 

Rappelons-le, «Le Renouveau» a été lancé le 13 avril 1978 par une équipe de non professionnels, surtout au niveau de la rédaction. Sur le plan de la réalisation, s’exprime M. Kadende, les journalistes provenant du journal Ubumwe, édition française, ont beaucoup aidé quoi que disposant de moyens techniques à l’état embryonnaire. Sur le plan de la rédaction, le journal faisait appel aux pigistes pour épauler une équipe de rédacteurs permanents sans expérience aucune. Les quelques journalistes formés ont commencé à faire leur apparition au début des années 80. Certains, venant de l’Ecole de journalisme du Burundi, d’autres venant de l’Institut des sciences et des techniques de l’information basé à Kinshasa au Zaïre devenu République démocratique du Conco.  Cet institut universitaire communautaire formait les journalistes en provenance des pays membres de la CEPGL (Communauté économique des pays des Grands lacs). Sur le plan du professionnalisme, nous dit Kadende,  la fondation Fredriech Nauman a également été d’un apport précieux. Il s’agissait d’une fondation allemande qui, pendant dix ans, a organisé des stages de formation et autres ateliers à l’intention des journalistes de la CEPGL.  C’est donc de cette façon que le professionnalisme a mis fin à l’amateurisme.En 40 ans d’existence, apprécie M. Kadende, le Journal  «Le Renouveau» a rempli correctement, fidèlement et loyalement sa mission qui est d’abord et surtout d’accompagner et d’appuyer l’action gouvernementale. Chemin faisant, «Le Renouveau» s’est progressivement ouvert au monde extérieur. Cette ouverture ira se renforçant toujours, notamment grâce à l’accord de partenariat  signé récemment en 2018 entre les Publications de presse burundaise et Xinhua, lequel accord, rappelons-le, est d’échange mutuel de nouvelles. 
Alfred Nimbona

 

MININTER > Sensibilisation sur l’observation des élections

Pour montrer un bon comportement

 

Le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique a organisé un atelier à l’intention du personnel dudit ministère et aux représentants des partis politiques le jeudi 12 avril 2018 au Forum des partis politiques à Bujumbura. Le but de cet atelier était de montrer un vrai et un bon comportement d’un citoyen pendant la période électorale.

 

 

Selon Térence Mbonabuca, directeur général de la Formation patriotique,  le but de l’atelier à l’intention du personnel du ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique est de montrer un vrai et un bon comportement d’un citoyen pendant la période électorale. « Nous nous disons que pendant la période électorale, il est déconseillé d’utiliser un langage violent. C’est pourquoi, nous favorisons la communication non violente. Un langage violent n’honore pas même celui qui l’utilise et celui qui l’aurait commandité», a-t-il indiqué. Il a souligné qu’à base des valeurs positives qui ont toujours caractérisé la société burundaise, petit à petit, on pourra éviter le comportement violent observé durant la période électorale. Concernant ceux qui refusent le verdict des urnes, il a expliqué que c’est un manquement à leurs obligations car il est demandé à la population de s’impliquer dans l’observation en cas de doute. 

Deux exposés ont marqué l’atelier

L’atelier a été marqué par deux exposés. Le premier portait sur les techniques d’observation des élections et le second portait sur le bon comportement d’un citoyen avant, pendant et après les élections. Le premier exposé a révélé qu’un observateur doit être impartial, respecter les lois, se retenir d’émettre tout commentaire personnel, etc. Quant au second, il a sensibilisé les participants aux bonnes valeurs comme la garde de dignité, la prévoyance, la justice, la loyauté, la politesse, etc. Les orateurs ont souligné que ces connaissances serviront lors du référendum du 17 mai 2018 et aux élections de 2020.Les participants ont enrichi et adopté le Code de conduite de l’observateur ainsi que le formulaire de compte-rendu de la journée de scrutin.  

Grâce-Divine Gahimbare

 

POLITIQUE> Signature par le Deuxième vice-président du Sénat dans le livre de condoléances à l’ambassade d’Afrique du Sud

Le Burundi s’associe au gouvernement  sud-africain à la suite du décès de Winnie Madikizela-Mandela

 

DSC05890La signature par le Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo,  dans le livre de condoléances à l’ambassade d’Afrique du Sud montre que le Burundi s’associe au gouvernement et au peuple sud africain, mais aussi à la famille éprouvée à la suite du décès de l’icône de la lutte contre l’apartheid, Winnie Madikizela-Mandela, ancienne épouse du feu président Nelson Mandela.  

 

Le Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a procédé, le jeudi 12 avril 2018, à la signature  dans le livre de condoléances à l’Ambassade d’Afrique du Sud à la suite de la mort de l’ancienne épouse du feu Nelson Mandela. Après cette signature, il s’est confié à la presse nationale. Il a fait remarquer que la signification de ce geste est de montrer que le Parlement burundais s’associe au gouvernement et au peuple sud africain, mais aussi à la famille éprouvée à la suite du décès de l’icône de la lutte contre l’apartheid, Winnie Madikizela-Mandela, ancienne épouse du feu président Nelson Mandela. Il a précisé que cette illustre disparue était combattante de la liberté. Et d’ajouter qu’elle était une grande militante des droits de l’Homme en général et des droits de la femme en particulier. Elle a combattu contre l’apartheid. Son œuvre aussi bien dans la vie civile, familiale qu’au niveau du gouvernement de l’Afrique du Sud reste un exemple qui est gravé dans la mémoire des Africains en général et des Burundais en particulier. Il n’a pas manqué de rappeler que le Burundi entretient des relations privilégiées avec l’Afrique du Sud. Le Burundi a soutenu la lutte acharnée contre l’apartheid qui était menée par le peuple sud-africain. Il a signalé que l’Afrique du Sud a joué un rôle déterminant lors des négociations d’Arusha qui ont abouti à la signature de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi le 28 août  2000.  Et, même aujourd’hui, les relations diplomatiques  entre le Burundi et l’Afrique du Sud sont au beau fixe. 

Masta Shabani
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ASSEMBLEE NATIONALE > Séance plénière du jeudi 12 avril 2018

Pour analyse et adoption du projet de loi de ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine d’import-export

 

DSC 0889Le jeudi 12 avril 2018, l’Assemblée nationale a analysé et adopté à l’unanimité le projet de loi de ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine d’import-export  (Afreximbank)  par la République du Burundi.  Comme l’a expliqué le ministre des Finances, du budget et de la privatisation, adhérer  à cette banque est la clé d’entrée pour bénéficier de ses appuis. 

 

Dans son exposé des motifs, le ministre des Finances, du budget et de la privatisation, Domitien Ndihokubwayo, a indiqué que l’Afreximbank a de l’expérience en appuis financiers et en personnel, et des compétences pour répondre aux exigences financières de l’Afrique, le Burundi compris. « La banque, a dit le ministre Ndihokubwayo, joue le rôle à la fois de fournisseur de crédits, de conseiller et de partenaire au développement. Elle offre une gamme variée de produits et de services qui répondent aux exigences du développement de l’Afrique. La banque a aussi pour objectif principal de fournir l’assistance financière et similaire aux entreprises des Etats membres qui, par leurs activités, contribuent au développement socio-économique de leurs pays respectifs ».

Des avantages ne manquent pas

M. Ndihokubwayo a ajouté qu’adhérer à la banque présente des avantages.  « L’adhésion du Burundi à l’Afreximbank présente des avantages considérables. Le Burundi va comme les autres pays membres, bénéficier, par le biais de ses institutions publiques et privées, de l’assistance financière que cette banque offre en vue de valoriser le développement. Grâce à l’assistance technique et financière de la Banque africaine via Afreximbank, le Burundi pourra renforcer les efforts soutenus de lutte contre la pauvreté, notamment en montant des projets qui répondent aux exigences de la banque, en créant des entreprises pour contribuer à la création d’emplois et accroître le niveau de vie de la population. Ainsi, adhérer à cette banque est la clé d’entrée pour bénéficier de ses appuis », a-t-il précisé.Pour le ministre Ndihokubwayo, le Burundi a un grand potentiel économique à mettre en valeur pour décoller économiquement, par exemple si des efforts sont centrés sur le développement de l’agriculture ou sur le développement du tourisme grâce aux parcs nationaux, aux nombreux lacs, aux aires protégées et aux nombreux sites touristiques, par le renforcement de la culture nationale et la promotion des valeurs culturelles positives qui lui permettront de répondre plus adéquatement aux nombreux défis sociopolitiques et socioéconomiques auxquels il fait face. M. Ndihokubwayo a également souligné que la Banque africaine d’import-export permettra de capitaliser d’importantes ressources naturelles, notamment minières et hydroélectriques, dont la valorisation pourrait avoir des impacts substantiels sur la croissance économique et la création d’emplois, d’autant plus que le potentiel minier sous-exploité pourrait offrir de réelles opportunités à moyen et long termes avec des réserves importantes en minerais.  Après de légers amendements de forme,  le projet de loi de ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine d’import-export par la République du Burundi a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale.
Jean Bosco Nkunzimana

 
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