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Présidence de la république> Promulgation de la nouvelle Constitution

Discours prononcé par le chef de l’Etat

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;1. Nous voudrions d’abord rendre grâce à Dieu Tout-Puissant, le Dieu à qui nos Pères Fondateurs ont confié le Burundi en lui dédiant un vers dans l’Hymne National, pour avoir gardé nuit et jour le Burundi et les Burundais d’une manière qui dépasse l’entendement d’un fils de l’homme. 2. Aujourd’hui est un jour pas comme les autres, un jour d’allégresse et de joie pour tous les Burundais. C’est un jour d’action de grâce et de cri de joies car les Burundais viennent encore une fois de se montrer dignes d’estime tant au niveau national que sur l’échiquier international.3. C’est, en effet, un jour où le Burundi a eu une Constitution émanant de la volonté du peuple. Cette Constitution servira l’intérêt supérieur de la nation, elle rassemblera aussi bien ceux qui l’ont plébiscitée que ceux qui ont voté contre. Nul ne devrait donc s’interroger sur qui a voté quoi ou s’en prendre à ceux qui ont voté pour ou contre. Tout le monde devra désormais considérer la présente Constitution comme une loi fondamentale de tous les Burundais sans discrimination aucune, une Loi qui préside équitablement à la destinée du peuple burundais.   4. Les Burundais viennent de se doter d’une nouvelle Constitution qui cadre bien avec leurs aspirations, après que certains articles anachroniques de l’ancienne Constitution de l’an 2005 aient été modifiés, tandis que d’autres articles ont été révisés, et que de nouveaux articles ont été ajoutés pour rendre la Constitution conforme à notre temps et aux lois en vigueur dans notre  sous-région, la Communauté est-africaine.5. Nous voudrions donc saisir cette opportunité pour vous féliciter, chers Compatriotes, car vous méritez bien des compliments. Ces derniers jours, vous avez fait preuve d’un grand sens de patriotisme. C’est pour la première fois qu’un tel événement se produit, lorsque les élections sont organisées et tenues au Burundi sans devoir recourir aux aides extérieures, et cela va continuer même pour d’autres élections à venir.6. Les Burundais viennent de confirmer à la face du monde qu’ils sont un peuple de braves gens ! Ceci a été fait sans doute dans l’intention de léguer à nos enfants, à nos petits-enfants et à nos arrières petits-enfants, un pays libéré de toute oppression, un pays digne et capable de faire entendre sa voix dans le concert des Nations.7. Il importe également de lever tout équivoque par rapport à la mise en application de la nouvelle Constitution, plusieurs spéculations alimentent une polémique particulièrement par rapport à  la mise en place de nouvelles institutions politiques créées par la présente Constitution. Une certaine opinion avance qu’il va y avoir des élections anticipées, tandis qu’il y en a qui disent qu’il y a imminence de la nomination d’un Premier ministre et d’un vice-président. Les deux opinions devraient revisiter l’Article 288 qui est pourtant clair et sans équivoque.   Quant à l’Article 290, elle clarifie que les lois en place restent en vigueur dans leurs dispositions qui ne sont pas contraires à cette nouvelle Constitution. Les services de l’Etat procéderont à leur amendement progressivement suivant les priorités exigées par la vie de la Nation. Méfiez-vous donc de ceux qui racontent que la présente Constitution a pour objet de nommer un Premier ministre. Sa priorité est en effet l’affermissement de l’Indépendance du Burundi, l’honneur et la dignité des Burundais et l’intégration effective au sein de l’EAC.     Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;8. Nous n’avons rien qui surpasse en valeur notre pays, le Burundi. C’est la raison pour laquelle nous devons tout faire pour renforcer l’indépendance de notre pays. La souveraineté de notre pays doit toujours être respectée maintenant et à jamais. Le Burundi est le berceau de tous les Burundais, sans exception aucune. 9. Pour que le Burundi soit toujours respecté et écouté au sein de la Communauté internationale, il ne suffisait pas seulement que les colonisateurs rentrent chez eux. Pas du tout. Encore fallait-il affirmer notre honneur en continuant à nous développer en toute souveraineté, à organiser tout ce qui relève du bien du pays comme vous venez de le démontrer.10. Ceci est un signe éloquent qui démontre pour toujours que vous, les Burundais, vous avez déjà compris la signification du bien et de l’honneur d’une Nation, que le Burundi est une terre des hommes forts d’esprit et respectueux de la parole donnée, que la démocratie gagne de plus en plus du terrain dans notre pays, tandis que le citoyen a le droit inaliénable de prendre sans crainte des décisions qui concernent son pays sans craindre les étrangers et les anciens colons. 11. Nous, les Burundais, à l’étape où nous en sommes, nous ne sommes plus des gosses pour nous laisser dicter la conduite à prendre et ce qu’il faut retenir. De plus, le Burundi n’est pas non plus un îlot. Loin de là. Nous sommes plutôt entourés d’autres pays et nous suivons de près les événements qui se déroulent dans d’autres coins du monde, nous entendons et nous voyons ce qui ce passe. Organisons donc les affaires de notre pays en toute souveraineté dans le respect du principe sacrosaint de l’égalité souveraine, surtout que nous aussi nous ne nous immisçons pas dans les affaires internes des autres pays. 12. Le Burundi est sous la protection divine, rien ne peut l’ébranler. Des tempêtes ont secoué le Burundi à maintes reprises mais grâce à Dieu, les Burundais ont survécu triomphalement. Nous venons de poser un Acte héroïque que le monde retiendra pour toujours. Il s’agit d’un acte qui honore notre génération, les générations futures, sans oublier nos ancêtres qui se sont battus pour la dignité du Burundi depuis son existence.
 

Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

13. La Constitution est la Loi fondamentale, l’émanation de toutes les autres lois.  Un pays qui n’a pas de Constitution est un pays sans vie. Cette Constitution constitue une fondation sur laquelle le pays va bâtir tout ce qu’il entreprendra. Soyons sans crainte, le Burundi va continuer à se développer, surtout que tous les articles de la Constitution émanent des souhaits des citoyens Burundais, seuls détenteurs de la souveraineté du Burundi, ce joyau que Dieu le Créateur du ciel et de la terre nous a donné en cadeau. 14. La Constitution que vous venez de plébisciter par voie référendaire appartient à tous les Burundais. En effet, comme Nous l’avons dit, elle n’est pas tombée du ciel. Elle est le résultat du dialogue interburundais qui a été organisé au sein des différentes institutions et secteurs de la vie nationale. 15. Les partis politiques, les organisations de la société civile, les citoyens, tout le monde a contribué à sa manière en exprimant ce qu’il jugeait opportun à changer dans l’ancienne Constitution. C’est pour cela que vous étiez impatients de voir arriver le 17 mai 2018 et que vous vous êtes réveillés de bonne heure pour aller voter massivement. Que cela serve de leçon aux autres.16. Nous voudrions remercier de tout notre cœur tous les Burundais. Que ce soit ceux qui ont voté OUI, ceux qui ont voté NON ou ceux qui ont préférés jouer l’abstention. Le Burundi est un pays où la démocratie s’est enracinée, un pays où tout Burundais exprime son opinion en toute liberté.  17. Nous voudrions aussi remercier les politiciens pour avoir pris part à  ce pari constitutionnel en mettant en avant l’intérêt et l’honneur du pays, et surtout en se conformant aux desiderata exprimés par les citoyens. La compétition électorale est une caractéristique d’un Etat démocratique. Le plus important c’est le respect du choix des citoyens.18. Nous voudrions également exprimer notre gratitude envers la Commission électorale nationale indépendante et ses démembrements provinciaux (Cepi) et communaux (Ceci) pour avoir travaillé sans relâche, jour et nuit, afin d’arriver au résultat aussi digne de considération. Nous vous félicitons pour le bien fait à  votre patrie. Que Dieu vous bénisse pour cela. 19. Notre gratitude va aussi aux administratifs pour leur disponibilité pendant la préparation de ces élections, surtout en sensibilisant les populations de leurs entités administratives à participer aux élections. Nous remercions enfin les forces de défense et de sécurité, les journalistes, bref, toute personne qui a contribué de près ou de loin pour que ce référendum soit un succès. Que Dieu vous bénisse.
 

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;

20. Neuf phénomènes exceptionnels ont marqué ce processus référendaire depuis sa préparation jusqu’aujourd’hui :   Premièrement : Le processus électoral s’est déroulé en toute quiétude.    Deuxièmement : Au lieu de choisir la voie de l’exil comme il était d’habitude en période électorale, les Burundais qui avaient fui sont retournés en masse, et les retours se poursuivent.   Troisièmement : Toutes les étapes électorales ont été respectées avec un taux record, y compris la participation des plus âgés.   Quatrièmement : Les Burundais ont prouvé leurs volonté d’engagement  extraordinaire, ce qui a permis la tenue des élections avec des fonds strictement internes.   Cinquièmement : Il y a une ressemblance  entre les Burundais de la diaspora et ceux vivant au Burundi, si l’on observe les taux d’enrôlement et de participation. Ceci prouve à suffisance que les Burundais de la diaspora et ceux vivant au Burundi émettent sur la même longueur d’onde  en ce qui concerne la vie de leur pays.   Sixièmement : Les Burundais issus de divers secteurs ont partagé leurs avis sur le changement de la Constitution. Contrairement au passé, l’État n’a pas imposé  mais a plutôt été à l’écouté de la population.  Septièmement : Dans tous le pays, une écrasante majorité de la population a répondu au rendez-vous électoral très tôt et, dans plusieurs localités, les élections se sont terminées plus tôt que prévu.    Huitièmement : Le peuple a prié pour ces élections de façon exceptionnelle. Nous saisissons cette occasion pour remercier la mairie de Bujumbura pour la prière spéciale d’action de grâce organisée à la place de l’indépendance.   Neuvièmement : C’est pour la toute première fois qu’un processus électoral se clôture sans incident ni accident.

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;

21. Le processus référendaire constitutionnel touche à sa fin, mais nous voudrions vous rappeler que nous approchons les élections générales de 2020 au cours desquelles les Burundais se choisiront les dirigeants et les institutions à différents niveaux et secteurs de la vie nationale.22. Nous voudrions saisir cette opportunité pour remercier sincèrement ceux qui ont répondu à l’appel que Nous leur avons lancé en contribuant pour les élections. Vous savez bien que « l’assistance attendue du voisin arrive toujours après la pluie » et « que l’Homme étanche sa soif avec l’eau qu’il puise lui-même ». Le pas franchi est satisfaisant et Nous rassurons les Burundais que ces élections seront un succès.23. Même si nous sommes en train d’exprimer nos remerciements, il reste encore du travail à faire. C’est pourquoi nous continuons à vous appeler à poursuivre les efforts de contribution à ces élections. Vous savez bien que les contributions se font sur base de volontariat, sans contrainte aucune. Toutefois, méditons sur le fait que nous chantons toujours l’hymne de notre pays en disant : « Cher Burundi que tous nous aimons, Nous te consacrons nos forces, nos cœurs et nos vies…. ». Manifestons cela alors par action, sans que personne ne se dérobe de cette responsabilité ou ne se montre indifférent. En effet, le Burundi est une propriété commune que Dieu nous a donnée en partage.24. Comme vous l’avez entendu dernièrement à travers une communication du ministre ayant les Finances dans ses attributions, les contributions aux élections de 2020 sont à un niveau satisfaisant. La situation des contributions vous sera communiquée régulièrement pour évaluer le pas franchi et ce qui reste à faire. Nous souhaiterions que cette activité soit menée jusqu’au bout dans les meilleurs délais pour que tous les moyens nécessaires pour les prochaines élections soient rassemblés. Nous demandons donc au Burundais de rester sereins et apprendre des leçons du passé.25. Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel aux politiciens qui sont à l’étranger de retourner au pays et préparer les élections de 2020. Vous êtes sans ignorer que même les autres sont rentrés et nous leurs adressons nos sincères remerciements pour leur contribution au développement du pays. Nous souhaitons donc la bienvenue même aux autres. Nous voudrions également réitérer notre requête aux pays qui hébergent des Burundais en conflit avec la justice burundaise de les extrader. Ces pays devraient choisir sagement entre les bonnes relations diplomatiques et le soutien aux criminels.   26. Le Burundi est un pays où règne la paix et la sécurité. Les frontières sont ouvertes en permanence pour quiconque veut rentrer dans son pays.27. Nous lançons un appel à ceux qui sont dans les camps des refugiés de se ressaisir et retourner dans leur pays natal et que les pays hôtes facilitent la tâche à quiconque veut rentrer au pays. Les refugiés ne sont pas des esclaves pour être retenus dans les camps, ils gardent le droit de retourner dans leur pays, surtout que le pays est en paix. Par ailleurs, nous sommes et nous avons toujours été un peuple paisible. Leurs biens  ont été jalousement gardés et restent protégés. Nous souhaitons que tous les réfugiés burundais qui le désirent soient rentrés au pays avant les élections de 2020.28. Gardons toujours à l’esprit cet adage: «Si tu veux surmonter de pénibles obstacles, aide-toi, et le ciel t'aidera». Nous devrions nous méfier des paroles de ceux qui mettent à l’avant- plan leurs intérêts égoïstes et de ceux qui encouragent les gens à prendre de mauvaises décisions sous prétexte qu’ils vont les assister. Leur objectif n’est autre que de détruire le pays et de distraire les Burundais et les autres Nations. Sortez des ténèbres de la mort pour embrasser la lumière de l’humanité. Apprenez à  distinguer le bien du mal afin de savoir ce qui convient.

Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

29. Même si le Référendum sur la Constitution s’est bien déroulé, laissant les ennemis du pays couverts de honte, il y a eu des événements trouble-fête qui ont attristé les Burundais et les amis du Burundi. Vous avez appris qu’avant le Référendum, des terroristes ont attaqué la population à Ruhagarika en Commune Buganda dans le but d’empêcher la tenue du Référendum. Nous présentons encore une fois nos condoléances aux familles endeuillées tout en vous informant que nous collaborons étroitement avec la RDC pour que ces criminels soient arrêtés et punis conformément à  la loi.  30. Même le jour du scrutin, il s’est manifesté des groupuscules de voyous qui ont essayé d’imposer le désordre, oubliant que les citoyens burundais ont déjà compris que, pour eux, rien au monde ne compte plus que l’honneur et la tranquillité du pays, prenant ainsi la décision d’y veiller jalousement en empêchant et en écartant toute personne susceptible de porter atteinte à l’ordre public. 31. Nous remercions et félicitons les Burundais qui ont été vigilants, et qui ont rejeté et remis à la justice ceux qui ont voulu déstabiliser le Référendum. Nous remercions également les citoyens qui se sont donné corps et âme pour que les élections se déroulent bien, lorsque certains ont bravé la faim et la soif en travaillant nuit et jour sans devoir exiger de récompense. 32. Nous ne pourrions terminer sans remercier les institutions du pays, plus particulièrement les Forces de l’ordre et la justice pour la vigilance et le don de soi qu’elles ont encore une fois affichés durant ce référendum. Nous les félicitons et leur souhaitons d’aller de l’avant. Nous les exhortons à continuer à prouver aux Burundais et au monde entier que le Burundi est un pays respectueux, un Etat de Droit, Digne et Paisible.   33. Nous remercions également les leaders des partis politiques, tout en leur demandant de redoubler d’efforts dans l’encadrement de leurs sympathisants. En effet, le fait qu’il y a eu environ 200.000 bulletins nuls pendant le Référendum est une preuve indéniable qu’il y a des Burundais qui n’ont pas tout simplement bénéficié d’une formation électorale ou qui ont reçu une formation y relative insuffisante. Il est donc demandé aux leaders des partis politiques de collaborer avec la Commission électorale pour que personne ne soit désorienté lors des prochains scrutins. 34. Nous remercions les citoyens qui se sont levés de bonne heure et voté pendant le temps réglementaire. Par la même occasion, Nous faisons un clin d’œil  aux retardataires pour qu’ils comprennent que la survie du Burundi doit être leur première priorité.35. Nous voudrions porter à la connaissance de tous les Burundais que le référendum constitutionnel dans lequel nous étions engagés touche à sa fin. L’heure est désormais à la reprise des activités de développement. Vous avez remarqué que les travaux communautaires de développement ont donné un rendement appréciable. Soyons davantage unis, retroussons les manches et travaillons dans un élan associatif et inébranlable pour développer le pays.36. Nous demandons aux ambassadeurs et chefs de Missions diplomatiques accrédités au Burundi de dire à leurs compatriotes que le pays est fréquentable. Que la communauté internationale soit plus proche des Burundais qu’elle ne le fait jusqu’ici. Nous réitérons nos remerciements à tout un chacun pour sa contribution.

Chers Compatriotes,  Amis du Burundi ;

37. Le président de la République, avant de prendre ses fonctions jure de respecter la Constitution dans toute sa substance.  Dans l’ancienne Constitution en vertu de laquelle j’ai prêté serment  en 2015 tout comme la Constitution que nous venons de promulguer, toutes clarifient les dispositions concernant les mandats présidentiels.38. Je voudrais rappeler aux Burundais et à la communauté internationale ce que j’ai dit le jour de mon serment en 2015 : « La victoire obtenue lors de ces élections, c’est la victoire de tous les Burundais, que ce soient ceux qui ont voté pour nous ou non, de même que pour les étrangers vivant au Burundi ou ceux qui viendront au Burundi. Nous promettons de respecter le verdict de la Cour constitutionnelle concernant ce dernier mandat que vous nous avez accordé, entériné par la Cour est-africaine de justice. Ce qui signifie que quand Dieu ouvre  personne ne ferme, personne ne s’y oppose. » Tout comme si Dieu ferme personne n’ouvre.39. Nous allons tenir notre promesse, nous allons  respecter la parole donnée conformément à l’idéologie du parti CNDD-FDD qui nous a éduqué et propulsé au sommet.40. C’est dans cette optique que nous demandons aux Burundais, aux étrangers, ainsi qu’a la communauté internationale de ne plus se laisser distraire ou de tomber dans les pièges  de ceux qui spéculent sur les mandats présidentiels au Burundi. Ils devraient plutôt lire entre les lignes de la nouvelle Constitution.41. Sachez qu’a partir d’aujourd’hui, que ceux qui veulent se repentir devraient le faire. Cette Constitution n’a pas été amendée pour maintenir le président Pierre Nkurunziza au pouvoir comme les ennemis du Burundi ne cessent de laisser entendre ces derniers jours. Cette Constitution a été plutôt retouchée pour le bien, pour l’honneur et la dignité du Burundi. Et surtout pour un avenir meilleur aux générations futures. 42. Pour ce qui me concerne, je m’engage corps et âme à soutenir le prochain président qui sera élu en 2020 et à continuer à consacrer toutes mes énergies à servir et veiller aux intérêts du Burundi jusqu’à mon dernier soupir.43. Il s’agit d’une décision inspirée par le Tout-Puissant que j’ai toujours pris pour Témoin. Honneur et Gloire  à son Nom pour toujours.

Vive la Nouvelle Constitution du Burundi ;Vive le Burundi et les Burundais ;Que Dieu benisse le Burundi et le peuple burundais ;Je vous remercie !

 

Ministère burundais des Affaires étrangères> Remise et réception d’une salle de conférence réhabilitée et équipée par le ministère chinois des Affaires étrangères

Un véritable support pour répondre aux besoins vitaux du ministère

 

DSC 0070Le ministère burundais des affaires étrangères a procédé, le vendredi 8 juin 2018, aux cérémonies de remise et de réception d’une salle de conférence réhabilitée et équipée avec l’appui du ministère chinois des Affaires étrangères. Le don de cette belle salle constitue un véritable support pour répondre aux besoins vitaux du ministère. 

 

Ces cérémonies concrétisent la promesse de don du ministre chinois des Affaires étrangères exprimée lors de la visite officielle de son homologue en Chine pour l’amélioration des conditions de travail au ministère des Affaires étrangères du Burundi. Cette salle de conférence a une superficie de 220 mètres carrés et peut contenir cent-nonante (190) personnes. Le coût des travaux s’élève à 2 millions de Yuan.Dans son discours de circonstance, le ministre burundais des affaires étrangères, Ezéchiel Nibigira, a indiqué que ce geste témoigne une fois de plus que la Chine est un partenaire plein d’attention et soucieux du développement du peuple burundais, et que ce pays est toujours aux côtés du gouvernement du Burundi. Le gouvernement en est fier et reconnaissant, a-t-il ajouté.  

Accroître sensiblement le niveau de développement du pays

M. Nibigira a rappelé que ce don d’une grande valeur s’ajoute à d’autres initiatives prises antérieurement et des projets de grande envergure qui ont été réalisées ou qui sont en attente d’être mises en œuvre par le gouvernement de la république populaire de Chine, notamment, le projet de construction du palais présidentiel, le projet centre pilote agricole, le projet de barrage hydro-électrique de Ruzibazi, …. « Tous ces projets vont dans le sens d’appuyer le gouvernement du Burundi afin d’accroître sensiblement le niveau de développement du peuple burundais et du pays », a dit ambassadeur NibigiraL’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin, a pour sa part précisé que cette salle est rénovée avec l’appui du ministère chinois des Affaires étrangères. Il a en particulier remercié les entreprises chinoises, l’une qui a fourni les travaux  de qualité et l’autre pour l’installation du matériel informatique. « Désormais, le ministère des Affaires étrangères burundais est doté d’une salle de conférence avec tous les équipements nécessaires, nous les félicitons », a conclu M. Nibizi.Ce don est composé aussi  d’une salle de réunion de 35 mètres carrés avec une capacité d’accueil de douze personnes ; d’une salle d’équipement ainsi que d’un salon VIP de 25 mètres carrés avec une capacité d’accueil de huit 8 personnes.          Yvette Irambona

 

PROVINCE DE CIBITOKE> Visite de la Première dame du pays

Pour la mobilisation des leaders religieux sur l’élimination de la transmission du VIH-sida de la mère à l’enfant

 

IMG 20180608 WA0015Le vendredi 8 juin 2018, la Première dame du pays Denise Nkurunziza a animé au chef-lieu de la Province de Cibitoke  un atelier de mobilisation des leaders religieux de ladite province sur l’élimination de la transmission du VIH-sida de la mère à l’enfant. Il a été constaté que ceux qui suivent les conseils des médecins peuvent vivre longtemps avec le VIH-sida et mettre au monde des enfants en bonne santé. 

 

Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la Province de Cibitoke, a souligné que la province est tranquille sur toutes ses collines grâce à la quadrilogie et les comités mixtes de sécurité, même si, dernièrement, une bande armé a mené une attaque sur la colline Ruhagarika et tué plus de vingt personnes. Malgré cet incident, la population de la province cohabite pacifiquement dans sa diversité sociale. Il a remercié la Première dame pour le  dévouement qu’elle manifeste surtout dans le domaine de la santé. Il a demandé aux leaders religieux de multiplier les efforts et ne pas avoir honte de parler du sida dans leurs prédications et de sensibiliser leurs adeptes à se faire dépister.Pour la représentante adjointe de l’Unicef au Burundi, Nathalie Hamondi Fiona, la présence de la Première dame à l’atelier témoigne de son engagement en tant que Président de l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le VIH-sida (Opdas-Burundi) et Pasteur. Elle a souligné que l’atelier avait un double objectif : accélérer l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et redynamiser les efforts de tous  pour le diagnostic et le traitement de l’infection à VIH-sida chez les enfants et adolescents. Comme il s’inscrit dans l’atteinte des objectifs de 90% des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes dépistées mises sous traitement ARV et 90% des personnes sous ARV ont une charge virale indétectable 90 trois fois, tout cela pour arriver à zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au VIH-sida d’ici l’an 2030.  Mme Fiona a dit que la mobilisation des leaders religieux est essentielle pour le renforcement de l’adhésion et du maintien sous traitement ARV des enfants et des femmes sous PTME (prévention de la transmission du VIH-Sida de la mère à l’enfant). Elle a ajouté qu’outre le dépistage, le traitement ARV et le maintien sous traitement, les stratégies de réponse sont la communication pour le changement de comportement, l’acquisition des compétences de la vie courante pour les enfants et adolescents, la prévention des grossesses non-désirées et des rapports sexuels précoces, mais aussi la lutte contre la stigmatisation, domaines sur lesquels les leaders religieux et communautaires peuvent réellement faire la différence.Ce cadre de l’Unicef a aussi fait entendre que pour soutenir les efforts du gouvernement du Burundi, le système des Nations unies a développé un plan conjoint 2018-2019 pour appuyer la mise en œuvre du nouveau plan stratégique VIH-Sida et le plan de rattrapage du Burundi pour l’atteinte de 90 trois fois. En ce qui  la concerne, a-t-elle précisé, l’Unicef est en train d’élaborer un nouveau plan de coopération avec le gouvernement du Burundi 2019-2023 avec la santé de la mère et de l’enfant avec un accent particulier sur les approches communautaires et l’emploi des jeunes et adolescents pour le développement intégral de la mère et de l’enfant. A son tour, le ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a remercié la Première dame des bienfaits qu’elle réalise à travers l’Opdas, grâce aux aides qu’elle trouve ici et là qui interviennent dans le secteur de la santé, en organisant des ateliers de sensibilisation dans la lutte contre le sida, en assistant les vulnérables, etc. Cela pour soutenir et renforcer le programme de l’Etat pour atteindre l’objectif de zéro infection, zéro discrimination, en 2030 . 

Le Burundi a déjà franchi un grand pas

Le ministre Ndikumana a signalé que le pas franchi est significatif, car le taux de séroprévalence qui était de  6% en 2002 d’infection est passé à 3,6% en 2007 et a atteint 1,4% en 2010 avant de tomber à 0,9% en 2017. Il a ajouté que les dépistages volontaires ont évolué positivement car ils sont passés de 433 771 personnes dépistées en 2010 à 1 605 430 à la fin de l’an 2017. Il n’a pas manqué de dire que les centres de prise en charge des enfants qui naissent des mères infectées ont augmenté au Burundi depuis 2010  car ils sont passés de 119 en 2010 à 1117 en 2017. En ce même moment, les centres disposés à donner des ARV aux malades du sida sont passés de 399 à 686. Le ministre Ndikumana a souligné que le nombre des personnes infectées sous ARV est passé de  600 en 2002 à 22 735 en 2010 jusqu’à 61 314 à la fin de l’an 2017. Il a rappelé que les femmes sur le PTME, les enfants qui naissent sans le virus du sida ont toujours augmenté. Ils sont passés de 78% en 2013 à 87% en 2017. « Malgré les évolutions positives, nous ne devons pas nous lasser, mais plutôt redoubler nos efforts  pour aller toujours de l’avant afin que les objectifs des trois 90 soit atteint, a-t-il rappelé.

Soyez des modèles de vos fidèles

Dans son discours, l’épouse du chef de l’Etat a d’abord fait savoir que l’objectif majeur de l’atelier  est de sensibiliser les leaders religieux afin qu’ils puissent contribuer activement dans la protection des enfants qui naissent des parents vivant avec le VIH-sida. Elle a indiqué que le pas déjà franchi est significatif mais que des séances de sensibilisation restent nécessaires  car certaines femmes contaminent encore leurs enfants pendant la grossesse, pendant l’accouchement et pendant l’allaitement.La Première dame leur a demandé d’éviter d’utiliser un langage figuré lors de leurs prédications et, surtout, quand il faut parler du sida et de ses méfaits. Et de dire, en plus, qu’il faut toujours éviter tout langage discriminant et stigmatisant  les malades du sida. Comme leaders religieux, elle les a exhortés à sensibiliser leurs adeptes à éviter les pratiques et coutumes favorisant la propagation du virus du Sida sans oublier de les encourager à se faire dépister. Pour cela, elle les a sommés de servir de modèles à leurs fidèles en se faisant dépister, de sensibiliser la jeunesse, ceux qui se préparent au mariage, les femmes enceintes et leurs époux à se faire dépister. A ceux qui sont déjà contaminés, elle leur a demandé de s’approcher des médecins qui leur donneront des médicaments et conseils ;  aux femmes enceintes, elle leurs a demandé  de faire les consultations prénatales dans les trois premiers mois et, en même temps, se faire dépister du sida. Il importe de savoir que l’un des facteurs qui favorisent la propagation du virus du sida en province de Cibitoke est sa double ouverture sur le Rwanda et le Congo démocratique.
JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

MINISTERE EN CHARGE DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION> Célébration de la journée mondiale des télécommunications

Vers une utilisation positive de l’intelligence artificielle pour tous

 

DSC02683Le ministère de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information, a organisé un atelier à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des Télécommunication édition 2018, le vendredi 8 juin 2018 à Bujumbura. Cette journée est normalement célébrée le 17 mai de chaque année par l’Union internationale de la télécommunication (UIT). Pour le Burundi, c’est une occasion de s’auto évaluer.  

 

Dans son mot d’accueil, le Directeur Général de l’ARCT a rappelé que cette journée offre une occasion de s’évaluer pour analyser le passé, le présent et le futur du secteur des télécommunications et prendre des décisions conséquentes pour faire innover et évoluer les télécommunications dans notre pays.A l’occasion de la célébration de la journée mondiale des télécommunications normalement célébrée, le 17 mai de chaque année, la ministre de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information, Evelyne Butoyi a souhaité une chaleureuse bienvenue à tous les invités, qui avaient bien accepté de se joindre à eux pour célébrer cette journée. Pour elle, c’est une occasion de jeter un regard rétrospectif pour évaluer le pas déjà franchi et mesurer l’ampleur des défis  que nous sommes appelés à relever. L’objectif ultime de cette célébration, est de contribuer essentiellement à sensibiliser les différentes couches de la population aux opportunités et perspectives offertes par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans divers secteurs de la vie socio-économique du pays en les informant des avancées technologiques dans le domaine des TIC et les services rendus. Le thème choisi pour cette célébration vient à point nommé car, point n’est besoin de rappeler que l’application des TIC dans tous les secteurs de la vie socio-économique du pays pourrait contribuer de façon significative à accélérer son développement. Les TIC permettent, entre autres, d’optimiser les coûts de planification, de production, de distribution et de transport et ainsi améliorer les rendements, poursuit-elle. Cet atelier a traité trois thèmes, à savoir : l’état des lieux de l’utilisation  de l’intelligence artificielle au Burundi,  les chaînes de valeurs du passage de l’analogique au numérique, ainsi que les transactions électronique au service du développement.  Elle a terminé son propos en s’adressant particulièrement aux opérateurs de la téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès internet qui ont toujours manifesté l’intention de soutenir le secteur des TIC à travers des appuis multiformes.  Elle leur a assuré que le gouvernement burundais, à travers le ministère en charge des technologies de l’information, reste à leur entière disposition pour explorer davantage les divers domaines de la coopération. 

Aline Nshimirimana

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée à la délégation du secrétariat général de la CEEAC

Elle a rendu compte au chef de l’Etat des projets en cours de réalisation

 

DSCO prsdtLe président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le vendredi 8 juin 2018, une délégation du secrétariat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Ils ont échangé sur les réalisations en cours au niveau de la Communauté. 

 

Conduite par le secrétaire général de la CEEAC, Tabou Abdallah Manirakiza, la délégation effectue une mission circulaire qui commence au Burundi mais qui va continuer dans d’autres Etats membres de la CEEAC.Ladite délégation était venue rendre compte au chef de l’Etat des différents projets qui sont en train d’être réalisés actuellement au niveau de la Communauté.  M. Manirakiza a rappelé qu’au mois de juillet 2017, la CEEAC a adopté à Bujumbura un programme d’action prioritaire qui découle d’un Plan stratégique à court et à moyen termes de la Communauté. Dans ce programme prioritaire, un certain nombre de projets y sont inscrtits, notamment, un grand projet qui consiste à relier les capitales des pays membres de la CEEAC par les routes bitumées «Aujourd’hui, nous sommes en train de réaliser la route qui va relier Kisangani et Bujumbura et qui aura une bretelle qui va aller jusqu’à Kampala dans le but de créer un pont entre la Communauté est-africaine (CEA) et la CEEAC», a précisé M. Manirakiza. Il a également fait savoir qu’un mémorandum d’entente  a dernièrement été signé à Libreville au Gabon, entre les deux Communautés, afin de jeter les jalons de  ce pont qui va relier ces Communautés. «Nous voulons dans l’immédiat commencer à mobiliser les fonds pour la construction de cette route ». Le secrétaire général adjoint de la CEEAC a précisé que le projet est à l’étape de sensibilisation des Etats membres de la Communauté sur la nécessité de mobiliser les fonds qui seront en grande partie issus des partenaires techniques et financiers, mais qui nécessite une contrepartie de la part des pays bénéficiaires. Et de mentionner que les fonds pour l’étude de ce projet sont déjà disponibles. Dans ce sens, des échanges ont été effectuées avec le ministere des Relations extérieurs et celle des Finances, qui sont les partenaires dans ce projet. 
Eric Mbazumutima
 

 

Commune Bugendana> Promulgation de la nouvelle Constitution du Burundi

Le Burundi est entré dans une autre ère de son indépendance

 

DSC00754Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a promulgué, le 7 juin 2018, la nouvelle Constitution de la république du Burundi au palais présidentiel de Gitega. Les cérémonies marquant cet événement ont ensuite eu lieu au stade de Bugendana de la province de Gitega où c’étaient rassemblés différentes autorités du pays, les représentants des corps diplomatiques, de confessions religieuses, des corps de défense et de sécurité, des partis politiques, de la société civile, la population de Gitega, etc. Le chef de l’Etat a indiqué que l’élection et la promulgation de la nouvelle Constitution est un pas qui marque l’indépendance totale du Burundi. 

 

Ces cérémonies ont débuté par une prière dite par les représentants des églises protestante, musulmane et catholique. Elle a été suivie de l’hymne national. Dans son mot de bienvenu, le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona, s’est réjoui du fait que cette cérémonie se passe dans  sa province et que c’est une journée unique et inoubliable pour les Burundais. Il a  aussi indiqué que dans  la province de Gitega la sécurité est bonne sur toute son étendue.Dans son message à la nation, le chef de l’Etat a remercié le Bon Dieu qui a sauvegardé les Burundais et a souligné que c’est une journée de joie pour le peuple Burundais. Il a f ait remarquer que la Constitution est pour tous les Burundais et les étrangers vivant au Burundi. Selon lui, cette Constitution va être un rassembleur de  ceux qui ont voté pour le Oui, ceux qui ont voté pour le Non, ceux qui se sont abstenus et ceux qui n’ont pas répondu aux élections. « Cette Constitution donne les mêmes droits à tous les Burundais ». Il a ainsi félicité les Burundais, les membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et ses démembrements, les médias, les corps de défense et de sécurité ; bref, tous ceux qui ont contribué pour que le processus électoral référendaire se déroule bien et sans incident.  Il n’a pas manqué de se réjouir du fait que l’élection référendaire s’est déroulée sans aucune contribution étrangère. De même, il a indiqué que ce sera de même en 2020 lors des élections générales. L’intégralité de ce message vous en dira plus. 
Astère NDUWAMUNGU

 
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