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Cour suprême > Prestation de serment

Rose Nkorerimana a juré de respecter la Constitution et les autres lois

0000azserbLe président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a assisté, le mercredi 29 janvier 2020, à la prestation de serment d’un des membres de la Cour suprême, Mme Rose Nkorerimana. Elle a prêté serment seule parce que le Sénat du Burundi avait rejeté sa candidature  suite à des informations qui avaient été fournies par des justiciables dans un dossier  au moment où elle était président de la Cour d’appel de la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura. 


La Bible dans la main droite et la main gauche tenant les drapeaux de la République du Burundi et de l’unité nationale, Mme Rose Nkorerimana  a juré devant Dieu de respecter la Constitution et les lois de la République, de se comporter avec probité, dignité, loyauté et d’être respectueuse des droits de toutes les parties et du secret professionnel. A la question de savoir pourquoi Mme Nkorerimana a prêté serment seule alors que les autres membres de la Cour suprême avaient prêté serment au mois de novembre 2019,  la ministre de la Justice, de la protection civique  et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana a fait savoir que c’est parce que le Sénat avait rejeté sa candidature suite à des informations qui avaient été fournies par des justiciables dans un dossier  au moment où elle était présidente de la Cour d’appel de la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura. «Nous avons alors été obligées de mener des enquêtes pour vérifier si Rose Nkorerimana était responsable des problèmes qui avaient été soulevés dans ce dossier ». Selon la ministre Kanyana, les enquêtes ont montré qu’elle n’était pas membre du siège qui a pris la décision contestée par ces justiciables. « Raison pour laquelle le Sénat a dû réhabiliter ce juge, d’où sa prestation de serment». 

Astère Nduwamungu

 

MAIRIE DE BUJUMBURA> Accueil du candidat du parti CNDD-FDD aux présidentielles de 2020

Le Général major Evariste Ndayishimiye a été accueilli  dans la joie et l’allegresse

0000aqzaqzaqAprès son élection par le Congrès des membres du parti CNDD-FDD (Bagumyabanga), comme leur candidat à la prochaine présidentielle de 2020, qui s’est tenu dans la province de Gitega, capitale politique du Burundi, le dimanche 26 janvier 2020, le Général major Evariste Ndayishimiye, a regagné Bujumbura, le mardi 28 janvier 2020 en début d’après-midi.

Une foule  composée par les membres du parti CNDD-FDD ainsi que la population des zones et quartiers environants de Kamenge, étaient venus saluer et féliciter le candidat du parti CNDD-FDD. A son arrivée, l’ambiance était de fête : des chansons, des drapeaux du parti, des danses, et des klaxons des motards attiraient plus d’une personne. Ils ne se sont même pas souciés de la pluie. D’ailleurs, les uns disaient que cette pluie était un signe de bénédiction.Après les salutations, ensemble avec les Bagumyabanga, le Général major Evariste Ndayishimiye a marché à partir de l’entrée de la mairie de Bujumburajusqu’au rond point «Gare du Nord» et après, le cortège s’est dirigé vers la permanence nationale du parti CNDD-FFD, en passant par les zones Kamenge et Ngagara. Le candidat Evariste Ndayishimiye a, ensuite, pris le chemin qui l’a conduit à son domicile dans le quartier Carama et les Bagumyabanga sont restés quelques minutes, au rond point des Nations unies pour continuer à manifester leur joie par des danses, avant de reprendre le chemin de retour. Il faut noter que l’accueil avait été organisé par la mairie de Bujumbura.

Kazadi MWILAMBWE

 

Ceni > Réunion à l’intention des responsables des partis politiques et des gouverneurs de province

Les dossiers de candidature aux prochaines élections seront déposés à la Ceni dès le 25 février 2020

00000azertyDans le cadre de la préparation des élections de 2020, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé, le mardi 28 janvier 2020, une réunion à l’intention des responsables des partis politiques et des gouverneurs de province. Il s’agissait de les informer des modalités pratiques de dépôt des dossiers des candidature aux élections générales de 2020 et de mise en place des conseillers communaux. Cette rencontre a eu lieu à Bujumbura.

Dans son discours d’ouverture de cette réunion, le ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, Pascal Barandagiye, a indiqué que   cette réunion intervient après que les responsables des partis politiques ont signé, le 23 décembre 2019, un code de conduite des partis politiques, des coalitions de partis politiques, des indépendants et de l’administration territoriale en période électorale. Il a ainsi remercié la Ceni pour cette réunion car elle est venue répondre au souhait de ces responsables politiques qui, lors de la réunion tenue à Kayanza, ont demandé que la Ceni leur donne chaque fois des éclaircissements sur différents points en rapport avec la préparation des élections.  Selon lui, c’est un signe éloquent que les prochaines élections seront  meilleures que celles qu’on a déjà organisées dans les années antérieures au Burundi. Le ministre Barandagiye a ainsi rappelé l’objectif de cette réunion il s’agissait d’évaluer l’état d’avancement de la mise en application des conclusions des réunions qui ont été organisées dans les différentes provinces  au mois de juin 2019 sur d’informer les responsables des partis politiques et les gouverneurs de province   les modalités pratiques de dépôt des dossiers des candidatures aux élections générales de 2020 et la mise en place des conseillers communaux ; de voir ensemble les documents nécessaires pour les candidats aux élections présidentielles, des parlementaires et des  conseillers communaux. 

Les échéances électorales seront basées sur la Constitution et les autres lois

De son côté, le président de la Ceni, Pierre Claver Kazihise, a, au nom des membres de la Commission, remercié les responsables des partis politiques et les gouverneurs de province pour avoir répondu présent  à ce rendez-vous. Il a rappelé aux participants les échéances électorales tout en soulignant qu’elles seront basées sur la Constitution et les autres lois et règles en rapport avec les élections. Il a remercié les responsables administratifs, à commencer par le ministre de l’Intérieur, et les responsables des partis politiques pour avoir mis en place le code de conduite en période électorale de 2020. Le président de la Ceni s’est aussi réjoui du fait que les responsables et les membres des partis politiques, les responsables administratifs, les membres de la Ceni, etc, voient la période électorale de la même façon.  Selon lui, c’est une période qui doit être caractérisée par un respect mutuel ; la non violence physique et verbale entre les membres des différentes formations politiques ;  le respect des lois et règles ; etc.

Documents exigés aux candidats

Au cours de cette réunion, les participants ont été informés des documents nécessaires pour les candidats à toutes les élections. C’est entre autres une déclaration de candidature signée par le candidat lui-même ; une copie de la carte d’électeur ; un curriculum vitae, un extrait d’acte de naissance ; une attestation de résidence ; un extrait de casier judiciaire ; un bordereau de versement à la BRB d’une caution de trente millions de francs burundais, pour les candidats à l’élection présidentielle, et de cinq cent mille francs burundais pour les députés ; un acte de souscription à la Constitution et à la Charte de l’unité nationale, etc. Pour les conseillers communaux, il a été indiqué que les candidats des partis politiques ou des coalitions des partis politiques seront élus sur base des listes bloquées tandis que les indépendants le seront à titre individuel. Chaque liste devra tenir compte de la représentativité par colline ou quartier. C'est-à-dire que les candidats alignés aux postes utiles devront provenir de toutes les collines ou quartiers. Chaque liste devra aussi tenir compte de la diversité ethnique ou de la participation du genre. Pour dire que sur trois candidats inscrits sur une liste, un au moins devra être une femme. La liste bloquée des partis politiques ou des coalitions des partis politiques devra comprendre quinze candidats. 

Un certain pourcentage est exigé

Sur le volet de répartition des sièges, les participants dans cette réunion ont été informés que les listes des partis politiques ou des coalitions des partis politiques qui ne totaliseront pas 20% des suffrages exprimés à l’échelle communale, seront éliminées de la compétition, comme le stipule l’article 185, alinéa 2 du code électoral. Ainsi, un candidat indépendant qui ne totalisera pas 10% des suffrages exprimés à l’échelle communale sera également éliminé de la compétition, selon l’article 182, alinéa 3 du code électoral. En définitive, vu le délai qui reste pour déposer tous les documents nécessaires, les participants à cette réunion ont essentiellement  soulevé des inquiétudes quant aux difficultés liées à l’obtention de ces documents. Ils ont aussi trouvé que ces derniers sont également nombreux  et qu’il sera difficile pour pas mal de candidats d’en avoir. Ils ont demandé de revoir à la baisse le nombre de ces documents. Mais la réponse a été que ce n’est pas la Ceni qui exige ces documents mais que c’est plutôt la loi;  qu’on ne peut aller en dehors des lois qui ont été siont été signées par ces mêmes responsables politiques. 

Astère Nduwamungu

 

EDITORIAL> Election présidentielle : Le Secrétaire général du parti CNDD-FDD élu candidat dans un élan de confiance

C’est sous les applaudissements nourris des congressistes et dans un véritable élan de confiance que le Secrétaire général du parti CNDD-FDD Evariste Ndayishimiye a été proclamé candidat au poste de président de la République, le dimanche 26 janvier 2020, à Gitega, nouvelle capitale politique du Burundi. N’anticipons pas sur son programme politique mais autorisons-nous d’affirmer que s’il est élu le 20 mai prochain, Evariste Ndayishimye sera le Président du changement dans la continuité, en poursuivant fidèlement et efficacement l’œuvre grandiose de son prédécesseur Pierre Nkurunziza, Président de la république du Burundi. Le programme électoral du nouveau candidat du parti CNDD-FDD sera officiellement porté à la connaissance du peuple burundais pendant la campagne électorale dont l’ouverture est prévue le 25 avril 2020, d’après le calendrier électoral. C’est, fort du soutien des Bagumyabanga qui, à travers tout le pays, se comptent par millions, que l’heureux candidat traversera le pays d’Est en Ouest et du Nord au Sud, en faisant de son mieux pour amener l’immense majorité des citoyens à se retrouver autour de lui et de son programme électoral qui, assurément, sera axé sur l’intérêt supérieur de la nation.

Si le peuple burundais place en lui toute sa confiance le 20 mai prochain, le nouveau candidat du parti CNDD-FDD devenu président élu, prêtera serment le 20 août 2020 devant le Parlement et la Cour constitutionnelle comme cela est bien indiqué dans le calendrier électoral, en jurant de respecter la Constitution de la république du Burundi, d’œuvrer à la sauvegarde de l’unité, de la paix, de la démocratie, de l’indépendance et de la souveraineté du pays. Ce sera un moment fort dans l’histoire de notre pays qui fera la fierté de ses électeurs et notamment des Bagumyabanga dont le congrès de ce dimanche a été l’objet de mûres réflexions, d’intenses et efficaces préparatifs, de mesures et de dispositions pratiques bien étudiées en fonction du noble et louable objectif à atteindre.En attendant la campagne électorale, nombreux sont les Burundais qui ne peuvent pas manquer de se poser la question, c’est-à-dire celle de savoir ce qu’ils doivent attendre du nouveau candidat du parti CNDD-FDD, si, le moment venu, il est élu président de la République.

Comme c’est déjà dit ci-haut, il aura toutes les meilleures raisons de poursuivre l’œuvre éminemment positive de son prédécesseur en assurant efficacement la défense de l’intérêt supérieur de la nation burundaise, avec une vision politique claire et une stratégie soigneusement élaborée. En prenant son prédécesseur pour modèle, il s’emploiera énergiquement à la consolidation de la paix et de la sécurité pour un développement durable profitable à tous, aidé en cela par le peuple burundais qui écrira en lettres d’or l’histoire des changements politiques positifs qu’il vit depuis 2005, année de l’avènement au pouvoir du parti CNDD-FDD à l’issue des élections démocratiques pluralistes qui mirent le pays sur de nouveaux rails de la paix, de la sécurité et de la démocratie. S’il est élu président de la République, le nouveau candidat du parti CNDD-FDD sera le bâtisseur d’un Burundi pacifique, démocratique et moderne, ancré profondément dans ses valeurs civilisationnelles.A la veille de l’échéance électorale en vue, souhaitons bonne chance à tous les compétiteurs tout en faisant preuve de sérénité et de lucidité afin d’éviter que soient exploitées des divergences subjectives à des fins partisanes étrangères à l’intérêt du peuple burundais.

Louis Kamwenubusa

 

Burundi>Election de 2020

« Opérer des réformes économiques pour assurer un développement durable »

Le parti « Alliance pour la paix, la démocratie et la réconciliation (APDR)- Urunani rw’amahoro no gusubiza hamwe » s’est déjà positionné par rapport à la présidentielle de 2020 en désignant, le 7 juillet 2019, Fidélité Nibigira comme candidate président. La rédaction du département de la Documentation a approché, le 15 janvier 2020,  cette dernière pour en savoir plus sur ce que, elle et son parti, comptent faire en faveur de la population burundaise, une fois arrivés au pouvoir. Plusieurs questions ont été abordées à cette occasion.


Il existe plusieurs façons de gérer une association ou un parti politique. Et  tout le monde ne peut pas s’entendre sur la façon la plus efficace de le faire. Toutefois, on s’accorde pour dire que la performance d’une association ou d’un parti politique repose considérablement sur celle de son leader. Voilà le raisonnement que les membres du  parti APDR ont pris en considération quand ils  ont choisi Fidélité Nibigira comme candidate à la présidentielle de 2020 puisque elle est « naturellement charismatique dans ses actions et dans ses prises de décisions. » Pour ceux qui ne la connaissent pas, Fidélité Nibigira est native de la colline Rweteto de la commune Bukeye en province de Muramvya. Elle vient de passer trois ans dans les organes dirigeants du parti APDR au sein duquel elle est aujourd’hui présidente de la ligue des femmes du même parti. A la question de savoir si sa désignation relève de la pure fantaisie ou si c’est du sérieux, elle répond sans détour qu’il s’agit plutôt  du sérieux puisque, une fois élue présidente, elle « envisage de mener des réformes en matière économique pour assurer le développement durale du pays. » 

La femme est une bonne gestionnaire de la chose publique

Elle affirme disposer des atouts pour être élue lors de la présidentielle du  20 mai 2020 au Burundi. Elle souligne, entre autres, qu’elle partage ses idées avec les autres membres influents du parti. « Il est alors toujours agréable de constater que vos idées sont valorisées et adoptées. Encore qu’il faut faire en sorte que les autres membres aient la possibilité de partager leurs conseils entre eux et avec les autres ». Elle informe que c’est ce qu’elle fait justement avec la population à travers tout le pays quand elle effectue des descentes sur terrain. Bien plus, indique-t-elle est toujours à l’écoute des aspirations de la population. Cela lui permettra « d’élaborer des stratégies efficaces pour gagner la popularité dans les différentes couches de la population burundaise. » Avant de prendre la décision d’accepter de représenter le parti lors de la présidentielle 2020, Mme Nibigira  indique que son parti a créé des canaux à travers lesquels la population évoque les problèmes qu’elle rencontre quotidiennement. Sa désignation est ainsi synonyme de son engagement à       « trouver des solutions à ces différents problèmes pour améliorer le bien-être de la population burundaise ». Un autre atout dont elle dispose, qui n’est pas moindre, est qu’elle est une femme qui brigue pour la première fois au Burundi la fonction de président de la République. Elle compte alors sur le soutien des autres femmes burundaises puisqu’elles sont nombreuses dans notre pays. Elle s’efforcera alors de leur faire comprendre qu’il est temps que le pays soit dirigé par une femme surtout qu’il a été remarqué que « la femme est une bonne gestionnaire de la chose publique. »

Promouvoir le bien-être des élèves dans un environnement bienveillant

Selon Mme Nibigira, la promotion de la santé s’appuie sur une démarche globale et positive qui permet de promouvoir le bien-être des élèves dans un environnement bienveillant favorisant un climat de confiance et de réussite. A ce propos, elle compte alors améliorer les conditions environnementales de la scolarité et promouvoir les comportements favorables à la santé des jeunes en développant la prévention et la promotion de la santé dès le plus jeune âge dans les établissements. Une autre priorité dans le domaine de l’éducation est qu’elle va créer une commission qui sera chargée de la formation des enseignants c'est-à-dire qu’ils effectueront les activités de recyclage des enseignants. A ce niveau, elle informe que tout enseignant devra suivre une formation de renforcement des capacités afin qu’il puisse donner la matière qu’il maitrise. En plus, l’éducation est la priorité des priorités que son parti et elle-même ont mis en avant. Et pour cause, favoriser l’éducation contribue à l’égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales. Comme elle est enseignante à l’école fondamentale  de Mirango (à Kamenge), Mme Nibigira reconnait que      « tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. » Outre la transmission des connaissances, elle considère que le service public de l’éducation fait notamment acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains et de la liberté de conscience et de laïcité. Elle rappelle que le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, et  d’exercer sa citoyenneté. Pour garantir ce droit, elle envisage  de donner des aides dans les écoles et établissements d’enseignement situés dans des zones d’environnement social défavorisé.

Mettre en place un mécanisme de prévention

En  matière de la santé, la candidate à la présidentielle de 2020 se dit préoccupée par le système de santé d’aujourd’hui. La première priorité  qu’elle préconise est de mettre en place un mécanisme de prévention, c'est-à-dire qu’elle va créer un système de prise en charge collective de la santé d’une population dans son milieu de vie qu’il s’agisse de soins, de la prévention, de l’éducation ou de l’hygiène sociale. La deuxième priorité consistera à protéger  la population burundaise contre les maladies et à améliorer leur bien-être. Elle indique que la responsabilité en matière de santé revient à l’Etat et que son objectif primordial sera d’augmenter le budget  qui sera orienté dans le domaine de la santé. En plus des actions de prévention et d’augmenter le budget, elle manifeste sa volonté de construire des hôpitaux de référence dans les milieux les plus reculés  du pays et de multiplier les pharmacies à travers tout le pays.

Création d’ « une institution créatrice de marchés »

Pour la candidate Nibigira, le renforcement du secteur économique permet d’assurer une croissance remarquable. A cet effet, elle préconise  deux priorités principales pour bien mener des réformes approfondies. La première priorité consistera à mettre en place ce qu’elle a appelé une institution créatrice de marchés. Cette dernière aura pour mission de protéger les droits de propriété et garantirait l’exécution des contrats. Pour elle, cette institution permettra le développement économique à long terme qui exige plus qu’une simple stimulation de l’investissement et de l’esprit d’entreprise. Elle se propose de mettre en place plusieurs types d’institutions pour soutenir la dynamique de croissance et le renforcement des capacités. Ces institutions auront notamment la mission de réglementation, de stabilisation et de légitimation  des marchés. La réglementation des marchés s’occupera des effets externes des économies d’échelle et des informations imparfaites. Un fois les marchés  stabilisés, ils garantiront alors une inflation faible et réduiront l’instabilité macroéconomique. La légitimation des marchés, quant à elle, fournira une protection et une assurance sociales. En outre, elle informe qu’elle prendra des mesures qui faciliteront l’industrialisation du pays. Cela impactera positivement l’économie du pays car il y aura création d’emplois et amélioration du niveau de vie des populations.

Renforcer la sécurité affermira le respect des droits de la personne humaine.

La candidate du parti APDR à l’élection présidentielle indique que parmi les priorités en matière du respect des droits de la personne humaine, elle va renforcer la sécurité du pays. La deuxième priorité sera l’application du principe de dignité humaine. Dans le cadre du strict respect des droits de la personne humaine, elle informe qu’elle mettra en avant le dialogue pour trouver une issue favorable chaque fois qu’il y aura des différends entre différentes parties. Bien plus, elle va lutter contre toutes sortes d’inégalités sociales en veillant à ce que toutes les couches de la population burundaise bénéficient au même niveau des services sociaux. Dans son programme, Mme Nibigira mettra en place une Commission nationale chargée de la protection des enfants et des personnes vulnérables.

La reforestation de vastes superficies aidera à préserver l’environnement. 

Les arbres et les forêts contribuent, d’une façon ou d’une autre, à promouvoir le développement économique, la sécurité alimentaire ainsi qu’à apporter des moyens de subsistance durables. A cause des activités humaines polluantes, la protection de l’environnement est devenue un enjeu de société majeur au regard de son schéma de dégradation globale et locale. Dans notre pays, il faut absolument la reforestation de vastes superficies pour pouvoir préserver l’environnement. Cela constituera alors une grosse préoccupation pour Mme Nibigira, une fois élue présidente de la République. En effet, la préservation de l’environnement contribue à diminuer, dans la mesure du possible, des catastrophes naturelles. La première priorité en matière de l’environnement consistera à mettre en place des mesures drastiques pour décourager toutes les personnes qui oseront exploiter d’une façon anarchique les matières premières. La deuxième priorité consistera à planter des milliers d’arbres sur tout le territoire national. Mais, planter des arbres ne suffit pas. D’autres mesures seront prises pour éviter les feux de brousse. Pour éviter la détérioration de l’environnement, elle insiste aussi sur la nécessité de creuser des haies anti érosives. Sous un autre angle, la croissance démographique au Burundi est  aujourd’hui très effrayante. Ce qui constitue une autre pression sur l’environnement. Mme Nibigira préconise alors de mettre en place des mesures adéquates pour que la population burundaise soit correctement informée sur la nécessité de l’espacement des naissances.

L’agriculture et l’élevage, deux piliers de l’économie nationale

Concernant l’agriculture, Fidélité Nibigira est convaincue que ce secteur constitue un levier pour l’économie du pays. Elle  préconise alors deux priorités en matière de l’agriculture une fois élue présidente de la République. La première priorité consistera à améliorer le revenu des agriculteurs pour capitaliser les acquis et juguler la problématique de l’emploi. Pour la deuxième priorité, elle a annoncé qu’elle développera milieu rural et agira en direction de la jeunesse. Elle se propose de créer plus de richesses en zones rurales et de susciter la culture entrepreneuriale chez les agriculteurs. En plus de l’agriculture, l’élevage constitue une source substantielle de revenus et de nutrition pour la population burundaise. Sa première priorité en matière de l’élevage sera de faciliter les éleveurs en diminuant le coût des médicaments pour les bétails et petits ruminants. La deuxième priorité sera de repeupler le cheptel bovin et les petits ruminants.Mme Nibigira note aussi l’importance du secteur touristique dans l’économie du pays puisqu’il constitue une grande source de revenu. Dans ce secteur, sa première priorité sera alors de favoriser la construction des structures hôtelières et le développement du transport. Elle va aussi faciliter l’obtention des documents de voyage pour les touristes étrangers. Une autre priorité sera la réhabilitation des sites touristiques. Pour faire connaitre le pays à des étrangers qui ne le connaissent pas, elle compte organiser des festivals ou de grandes expositions prestigieuses pour que les médias les relayent à travers le monde. Du coup, elle affirme qu’elle accordera plus de liberté aux médias car ceux-ci jouent un grand rôle dans le renforcement de la paix. Concernant les activités de la société civile, elle laissera libres les organisations de la société civile tout en gardant le contrôle sur leurs activités.

Renforcer le partenariat avec le monde extérieur

Fidélité Nibigira a indiqué qu’une fois élue, elle va renforcer le partenariat avec les autres pays. Elle a fait savoir que, pour se développer, tout pays doit coopérer avec les autres. Pour elle, la rencontre avec les autres civilisations permet d’améliorer les connaissances dans divers domaines. Ce qui favorise aussi le développement durable. Elle annonce que d’autres mesures seront prises dans le cadre d’industrialiser le pays, l’industrialisation étant considérée et avérée comme moteur du développement économique. Elle contribue également dans la baisse du chômage. Et d’ajouter qu’une fois élue, elle va prendre des mesures adéquates pour l’expansion de l’espace politique. En plus, elle envisage de rehausser le niveau de vie de la population burundaise en développant le commerce intérieur et extérieur. Mais, tout dépendra des initiatives, de l’innovation et du changement de comportement de la part de tout le peuple burundais, l’autorité publique ne faisant que bien l’orienter et bien l’encadrer. Sur la question précise du chômage qui s’observe chez  la jeunesse burundaise, elle espère qu’elle va travailler en commun accord avec les opérateurs privés afin qu’ils puissent attirer les investisseurs étrangers. Cela permettra en effet la création d’emplois. Ce qui aura un impact significatif dans les milieux des jeunes en chômage.La candidate du parti APDR apprécie à sa juste valeur le Programme national de développement (PND) Burundi 2018-2027 initié par le gouvernement surtout qu’il prône le changement de mentalité et de comportement chez tout le peuple burundais. Pour dire que si elle était élue présidente de la République, elle poursuivra la mise en œuvre du programme tout en l’ajustant en fonction du cahier des charges de son propre parti afin d’assurer à tous les Burundais un meilleur avenir.

Appolinaire Nimubona

Département de la Documentation

Service Rédaction

 

Parti CNDD-FDD> Congrès extraordinaire

Evariste Ndayishimiye élu candidat du CNDD-FDD pour les prochaines élections de 2020

000aaaqze parti CNDD-FDD a tenu le dimanche   27 janvier 2020 dans la province de Gitega, un congrès extra-ordinaire au cours duquel le candidat à la présidentielle 2020 a été choisi. Il s’agit d’Evariste Ndayishimiye, secrétaire général de ce parti. 

Le congrès extraordinaire exigeait une participation de 1 080 congressistes, et c’est 1 070 qui y ont pris part avec un taux de participation de 98,4%. Ainsi, ce congrès s’est déroulé conformément aux règles. Dans son discours de circonstance, le président de la République Pierre Nkurunziza, en même temps président du Conseil des sages, a félicité le nouveau candidat du parti CNDD-FDD après que le choix ait été porté sur lui. Il lui a souhaité de remporter la victoire pour les prochaines élections de 2020. Et d’ajouter que la vision de Ntare Rushatsi doit se poursuivre, même pour la génération future, pour sauvegarder l’honneur du pays. « C’est un sentiment de joie car ce qui vient de se passer est une œuvre de Dieu ».Le chef de l’Etat burundais a adressé aux Bagumyabanga un message se trouvant dans les versets bibliques de Deutéronome 11, 1-25 et Josué 24, 14-28 afin de respecter les commandements de Dieu.  

Le soutien des Bagumyabanga s’avère nécessaire dans ce combat

Le président Nkurunziza a, à cet effet, indiqué qu’il va apporter son soutien au nouveau candidat pour ce combat. M. Nkurunziza a aussi demandé à tous les Bagumyabanga de l’appuyer dans cette lutte. Ce congrès est d’une importance capitale pour le parti CNDD-FDD  et même pour l’avenir du pays. C’est ainsi que le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a demandé à chaque militant de ce parti de rester serein car ce congrès vient calmer les esprits. Quant au candidat du CNDD-FDD aux prochaines élections Evariste Ndayishimiye, il a signalé qu’il a eu des signes dans sa vie montrant que Dieu lui avait donné une sorte de bâptême de feu qui, lequel lui a permis d’aboutir à cette étape. « Je suis convaincu que cela en valait la peine pour une juste cause. J’espère que Dieu va m’aider en m’envoyant le Saint-Esprit pour accomplir cette responsabilité ». M. Ndayishimiye a tracé tout son parcours durant la lutte armée  et a dit qu’il était pendant une longue période, côte à côte, avec le président Nkurunziza. Evariste Ndayishimiye n’a pas manqué de remercier les militants du parti CNDD-FDD y compris le président du Conseil des sages, pour lui avoir apporté son soutien.

Plusieurs invités y ont pris part

Plusieurs invités ont pris part à ce congrès dont différents diplomates accrédités au Burundi entre autres ceux des Nations unies, de l’Union européene, de l’Union africaine, et ceux des pays comme la Chine, la Russie, la France, la Belgique, etc. Aussi, il y a eu présence des délégations  des partis au pouvoir des pays de la région (Tanzanie, Kenya, RDC, Zambie et Congo Brazaville) et même d’ailleurs comme celles de Cuba et de Turquie. Des ambassadeurs du Burundi à l’étranger sont venus pour participer à ce congrès extraordinaire. Dix-huit partis politiques agréés au Burundi ont également marqué leur présence ainsi que les représentants de la société civile et des confessions religieuses.                                                                                            

Yvette Irambona
                                                                                       

 
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