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Assemblée nationale> Questions posées à la ministre de la Justice

La situation carcérale actuelle au Burundi mérite une amélioration

 

000aqsezaDans une séance plénière des députés du jeudi 4 octobre 2018, la ministre de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux,  Aimée Laurentine Kanyana, a répondu aux différentes questions en rapport avec la situation carcérale actuelle.  Elle regrette certains cas d’irrégularité et promet de  prendre des mesures pour améliorer les choses dans un tout proche avenir.  

 

Les députés ont invité la ministre Aimée Laurentine Kanyana pour répondre aux questions en rapport avec la situation carcérale, dans la séance plénière du jeudi 4 octobre 2018. Les députés disent ne pas comprendre pourquoi il y a des détenus qui bénéficient de la grâce présidentielle chaque année mais que les prisons restent surpeuplées. Il y a aussi des gens qui purgent la peine, mais restent en prison faute de ne pas pouvoir verser les indemnités. La libération provisoire pour ceux qui terminent le quart de la peine  n’est pas non plus toujours faite.  Les députés se demandent pourquoi le ministère de la Justice ne met pas en place la commission médicale permanente pour traiter les questions des personnes vivant avec des maladies incurables pouvant bénéficier de la grâce présidentielle. La ministre Laurentine Kanyana regrette de constater le nombre élevé de personnes emprisonnées  dont les dossiers ne sont pas encore clôturés. Elle estime que, normalement, il aurait fallu que 80% aient été traités. Elle dit que des mesures seront prises pour renverser la tendance. Elle déplore les cas des gens emprisonnés dont les dossiers ne sont pas trouvables. Elle se réjouit de la mise en place de la Commission de suivi des dossiers et estime qu’elle va changer la situation. Elle rassure que d’ici quelques mois, on remarquera le changement dans ce secteur. Pour le cas des indemnités, elle dit que cette question est difficile à résoudre. Elle part de l’exemple de celui qui aurait détourné les fonds de l’Etat et qui termine la peine mais ne veut pas rembourser. Elle rassure que les indigents dont l’amende est petite bénéficient de la libération sous quelques conditions. Pour le cas de libération conditionnelle, il y a des cas exceptionnels. En effet, dit-elle,  pour le cas de celui qui est accusé de meurtre, sa libération viendrait perturber la sécurité. Celui-là n’en bénéficie donc pas.  Mme Kanyana  indique qu’il y a aussi des parents des enfants qui demandent de garder leurs enfants mineurs  dans les centres de rééducation pour des raisons de sécurité.  Selon elle, le ministère est satisfait quand il y a des gens qui sont libérés, il n’y a donc pas de raison de garder dans les prisons les personnes qui méritent d’être libérées. 

La situation carcérale suscite diversesquestions                          

Le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, demande pourquoi on ne clôture pas la prison de Bubanza pour éviter l’évasion. Il demande si le ministère peut donner et appuyer les natifs dans la construction de cette clôture dans le cadre  des travaux communautaires. Les députés demandent ce qui est prévu pour les petits enfants et les bébés qui vivent avec leurs mères en prison. Ils ont évoqué des rumeurs faisant état d’une probable corruption des juges en vue de mettre sur la liste de ceux qui doivent bénéficier la grâce présidentielle, tel ou tel autre prisonnier.  Mme Kanyana dit que normalement, les prisons ne devraient pas être proches des maisons d’habitation. Elles sont au départ placées loin, mais  les gens s’en approchent progressivement. Elle dit qu’elle serait heureuse de travailler avec les habitants de Bubanza dans la construction de la clôture de cette prison et a exprimé sa gratitude. Pour la question des enfants et des bébés, elle dit qu’il y a des mères qui doivent être emprisonnées, et qui décident de partir avec l’enfant. Aussi,  il y a l’âge où l’enfant doit rester avec sa mère. Elle déplore cette situation, mais estime que dans certaines mesures, il n’y a pas de choix. Elle indique que ces mères obtiennent de la farine pour bouillies à donner aux enfants. Elle regrette qu’il y ait des mères ou filles qui préfèrent être engrossées et  mettre au monde étant en prison pour bénéficier de cette bouillie.  Pour le cas de corruption, elle ne nie pas, mais dit ne pas pouvoir en dire beaucoup, car aucun cas n’a été vu en flagrance. Elle appelle et encourage  la population à dénoncer des cas de corruption.  Pour ce qui est du côté de la santé, elle tranquillise que le ministère couvre les besoins des détenus. Mais, elle  regrette qu’il y ait des prisonniers qui consomment des produits toxiques en vue d’être hospitalisés pour pouvoir s’évader. 
Alfred Nimbona

 

BANQUE MONDIALE> Télé-conférence sur la situation économique des pays de l’Afrique subsaharienne

La croissance de l’Afrique subsaharienne sera plus lente que prévue

La Banque mondiale a présenté un rapport semetriel d’analyse de la conjoncture africaine économique, le mercredi 3 octobre 2018 à Washington par le moyen de la télé-conférence. La croissance de l’Afrique subsaharienne sera plus lente que prévue.


0212121kkkD’après le communiqué de presse rendu public par la Banque mondiale, les économies de l’Afrique subsaharienne continuent de se redresser après avoir marqué le pas en 2015 et en 2016 mais à un rythme plus lent que prévu. En 2018, la région devrait afficher un taux de croissance moyen de l’ordre de 2,7%, soit une légère augmentation par rapport aux 2,3% enregistrés en 2017, dit le rapport.Pour accélérer et soutenir une dynamique inclusive, les responsables politiques doivent continuer à donner la priorité  aux investissements qui prilégient le capital humain, limitent les risques de mauvaise  allocation des ressources  de l’Etat et stimulent la productivité, a dit l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack.Selon ce rapport, ce ralentissement de l’Afrique tient en partie à une conjoncture internationale  moins favorable pour la région. Les échanges mondiaux et l’activité industrielle s’essoufflent, marqués par la chute des cours des métaux et des produits agricoles en raison des inquétudes liées aux tarifs douaniers et à une demande plus incertaine. Certes, les prix du pétrole devraient augmenter en 2019 mais ceux des métaux pourraient rester modérés du fait de la baisse de la demande, notamment en Chine. Les pressions exercées sur les marchés des capitaux se sont accentuées  dans les économies émergentes  et les inquiétudes concernant les dettes libellées en dollars se multiplient avec la hausse de la valeur de la devise américaine, précise le rapport.

Le chemin de la reprise est plein d’embûches

Le ralentissement de la reprise en Afrique subsaharienne s’explique par la modeste performance des trois plus grandes économies de la région. En effet, la baisse de la production pétrolière en Angola et au Nigeria a neutralisé  la hausse des prix du pétrole et en Afrique du Sud la faible consommation des ménages a été exacerbée par la contraction de l’activité agricole. Plusieurs pays  d’Afrique centrale exportateurs de pétrole ont bénéficié de la hausse du prix du pétrole et de l’augmentation de la production pétrolière. L’activité économique est restée solide dans les pays à forte croissance peu dotés en ressources naturelles. En plus, dit le rapport, la dette publique est restée à un niveau élevé et continue d’augmenter dans certains pays. La viabilité de cette dette publique risque d’être compromise par l’affaiblissement des monnaies et la hausse des taux d’intérêts associée à la modification de la composition de la dette.  Le rapport met également en garde contre les risques de dérapages budgétaires, de conflits et de chocs climatiques. Le rapport indique qu’il y a donc tout lieu de mettre en œuvre des politiques  et des réformes susceptibles de renforcer la résilience des pays et de doper la croissance potentielle à moyen terme.Par rapport à 2016, l’Afrique continue d’accroître mais  le chemin de cette reprise est difficile car il y a beaucoup d’embûches  à traverser, a dit M. Zeufack. C’est pourquoi ce rapport estime que la croissance sera du taux de 3,3% en 2019 et 3,6% en 2020.

Martin Karabagega

 

Université du Burundi > Remise de diplômes à la 6e promotion de Master en Journalisme

Les lauréats demandent que cette formation soit pérenne

La remise des diplômes aux lauréats de la 6e promotion du master complémentaire en journalisme a eu lieu au campus Gihosha le mercredi 3 octobre 2018. Les lauréats ont demandé que cette formation soit pérenne.

00babzbzVingt-deux lauréats de la sixième promotion du Master complémentaire en journalisme ont reçu leurs diplômes. « Nous pouvons être fiers de ce diplôme et de notre formation qui nous donnent des atouts importants et qui nous ouvrent aussi à d’autres opportunités pour notre vie professionnelle», a indiqué Jean Népomuscène Bironkwa, représentant des lauréats de cette promotion. Il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette promotion et a demandé aux responsables de la Chair Unesco et la Wallonie Bruxelles de pérenniser cette formation.  

Que cette formation serve à la promotion de la liberté d’expression dans notre pays

 Le directeur académique de l’Université du Burundi, Paul Hakizimana a indiqué que la formation de master en journalisme vise globalement la formation des professionnels des médias de manière appropriée, adaptée au marché de l’emploi et en conformité avec les réformes de Bologne en cours au niveau de l’enseignement supérieur dans le monde comme au Burundi. Il a souligné que, dans un pays qui vient de sortir des conflits comme le Burundi, les compétences des journalistes sont très sollicitées pour accompagner le pays dans sa reconstruction économique  ainsi que dans sa politique de réconciliation nationale. «Les médias, qui ont certes un rôle prépondérant dans la vie sociale des pays avancés, ont un rôle plus décisif dans les sociétés en migration comme la nôtre», a-t-il dit. Le responsable de la formation Master complémentaire en journalisme, Alexandre Hatungimana, a insisté sur l’importance de cette formation en soulignant que ce programme de master complémentaire en journalisme est intervenu dans un contexte où il n’y avait plus aucune formation de niveau universitaire ou supérieur en journalisme sur l’ensemble du territoire national.   Les différents intervenants, dans leurs discours, ont félicité les lauréats de cette promotion, car ils ont étudié dans des conditions difficiles. «Nous vous souhaitons beaucoup de courage et beaucoup de détermination pour que la formation que vous avez reçue serve à la promotion de la liberté d’expression dans notre pays», a souligné le responsable de la Chair Unesco, Joseph Ndayisaba.  

Grace-Divine Gahimbare

 

COOPERATION> A l’occasion de la fête nationale de la République fédérale d’Allemagne

L’ambassadeur Michaël Haüsler promet de maintenir et renforcer les relations germano-burundaises

Dans la soirée, du mercredi 3 octobre 2018, l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Burundi a organisé une réception à l’occasion de la fête nationale allemande. L’ambassadeur Michaël Haüsler a indiqué que l’Allemagne  voudrait maintenir et renforcer ses relations avec le Burundi.


000aaezazeDans son discours, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burundi, Michaël Haüsler, a fait savoir que la journée de l’Unité allemande est pour les Allemands une date de choix, une date de commémoration et une occasion  pour un examen rétrospectif, une occasion pour rendre hommage aux personnes courageuses qui ont mené une résolution pacifique du conflit allemand et qui ont rendu possible la réunification des deux pays allemands.  Pour lui, le bilan positif de cette unité est indiscutable malgré quelques déceptions expérimentées. M. Haüsler a aussi signalé que l’Allemagne et le Burundi sont liés dans un partenariat de longue date, car depuis 1963, les deux pays entretiennent des relations diplomatiques dans de nombreux domaines, notamment  dans les domaines de l’eau, de la santé et de l’assainissement. Et de dire que les Allemands restent convaincus que seul un dialogue inclusif peut servir de base pour l’unité et une sérénité durables.« L’Allemagne voudrait maintenir et renforcer ses relations avec son partenaire, le Burundi. Elle restera un partenaire important dans la coopération et souhaite maintenir un dialogue étroit avec le Burundi », a laissé entendre M. Haüsler.

Le pardon et la réconciliation conduisent à de bonnes destinations

Le secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères, Jean de Dieu Ndikumana qui avait représenté le gouvernement du Burundi dans ces cérémonies a , dans son allocution, souligné que ce qui s’est passé en Allemagne le 9 novembre 1989, reste gravé dans la mémoire de bon nombre de peuples et que ce geste est très significatif car il est porteur de beaucoup de valeurs comme la liberté et la réconciliation dont le monde a besoin pour faire face aux défis du genre humain. Pour M. Ndikumana, le cours de la période sombre de l’histoire de l’Allemagne enseigne que le pardon et la réconciliation des deux côtés adversaires, le travail sans relâche de reconstruction, peuvent amener à de bonnes destinations à travers le chemin escarpé de la solidarité. M. Ndikumana n’a pas manqué d’encourager l’ambassadeur Haüsler, à redynamiser la coopération tant indirecte que directe entre le Burundi et l’Allemagne. Il lui a demandé de renforcer cette coopération pour le développement durable au Burundi , tout en privilégiant et en se laissant guider  et éclairer par le Programme national de développement récemment lancé, dans leur accompagnement et financement de l’un ou l’autre secteur.

Jean Bosco Nkunzimana

 

MINISTERE en charge du travail et de l’emploi> Visite de travail à la société Savonor

S’enquérir du climat qui prévaut entre l’employeur et les employés

Le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Félix Mpozeriniga a effectué une visite de travail à la société Savonor, le jeudi 4 octobre 2018. C’était dans le but de s’enquérir de la situation qui prévaut en ce qui concerne les relations entre l’employeur et ses employés au sein de cette vaste entreprise. C’était aussi pour sensibiliser les travailleurs et les employés à connaître la règlementation en matière de travail.


00001121Une visite guidée au sein de l’entreprise a  montré au ministre Mpozeriniga  les gammes de produits transformés  par Savonor dont les produits alimentaires, cosmétiques et d’hygiène. Soulignons que cette entreprise compte plus de 1 500 employés, avec plus de 85 points de vente  et de distribution régionaux dont au Congo, en Tanzanie et au Rwanda.Comme l’a spécifié le ministre, cette visite s’inscrit dans un vaste programme que le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi s’est donné en faisant des descentes sur terrain pour se rendre compte des relations qui existent entre les employeurs et les employés. C’est aussi  pour constater le respect de la règlementation en vigueur au Burundi. C’est un programme qui vient de commencer et qui va continuer dans les autres entreprises pour bien programmer les politiques en matière d’emploi et de travail. Il faut ainsi des visites sur terrain pour connaître les conditions de travail et les relations entre les employés et leurs employeurs par rapport à la loi.

Dans un entretien avec les représentants des employés et leur direction, le ministre Mpozeriniga a constaté que tous les organes exigés par la loi au niveau de toutes les entreprises sont présents à la société Savonor. Il y a un conseil d’entreprise, un syndicat des travailleurs déjà agréé, etc. Quant aux doléances de ces derniers, elles sont communes à toutes les entreprises du fait qu’ils réclament que leurs salaires soient revus à la hausse. Le ministre Mpozeriniga  a demandé à ces employés de toujours comparer la situation socio-économique qui prévaut au niveau national et de s’informer auprès des travailleurs des autres entreprises œuvrant au Burundi. Les travailleurs ont été appelés à connaître la réglementation en matière du travail. Ils devraient aussi privilégier le dialogue social fréquent pour éviter des situations de conflit et de grève, ce qui compromet souvent la prospérité des entreprises et le développement du pays. Des remerciements ont été adressés à l’entreprise Savonor qui emploie plus de 1 500 travailleurs. Sans oublier qu’elle est en train de faire des extensions. Pour dire que, demain, d’autres personnes pourront être engagées par la même société. Le ministre a encouragé les responsables de l’entreprise à aller de l’avant et a promis de les accompagner afin qu’ils travaillent pour le développement économique du pays. 

Blandine Niyongere

 

COMMUNICATION> Le journalisme en période électorale

Les médias devraient servir de canaux pour véhiculer des messages rassurants

 « Etre des journalistes de paix »,  c’est cela le mot le plus approprié pour décrire le journaliste en période électorale. Bien qu’ils aient différentes lignes éditoriales et des objectifs différents, les journalistes doivent avant tout être réconciliateurs, ne jamais chercher à attiser le feu,  se défaire  de la communication de confrontation, mais plutôt mettre en avant des initiatives positives comme envisager une victoire pour toutes les parties. Cela découle d’un entretien avec l’abbé Dieudonné Niyibizi, directeur du Centre diocésain de communication. 


000a0eeaTout comme  les politiciens, les maisons de presse se préparent aussi pour une bonne couverture médiatique de la période électorale. C’est le moment propice pour ces politiciens élus par le peuple, de rendre compte au peuple de leurs réalisations lors de la campagne précédente. Le choix revient ainsi au peuple de décider s’il veut réélire les mêmes politiciens ou en élire de nouveaux. Les journalistes dans tout cela ont un grand rôle à jouer, d’autant plus qu’ils doivent jouer les messagers en cette période combien houleuse. Le journaliste est donc appelé à jouer l’intermédiaire entre le peuple et le politicien. Dans son traitement de l’information, il doit veiller à ne pas tromper le public, ne jamais ajouter d’éléments étrangers aux faits, s’appuyer sur son travail d’enquête, éviter l’exagération, etc. 
Etre objectif, difficile.

Etre un journaliste de paix, oui.

Bien que l’objectivité soit un mythe dans le domaine du journalisme, être un artisan de paix s’impose. A cela, l’abbé Niyibizi souligne que dans ce cas, le journaliste doit être armé d’une grande force morale. Tout n’est pas nouvelle, c’est le journaliste qui rend un événement une nouvelle. Le journaliste burundais doit être conscient des blessures non encore cicatrisées qui marquent encore les cœurs des Burundais. Sa communication doit donc participer  à les guérir. A cela s’ajoutera la conscience patriotique et professionnelle. Il peut décider d’attiser le  feu ou de jouer le plombier. Le journaliste veillera donc à appliquer certains principes qui l’aideront à mieux couvrir les élections tout en restant dans le professionnalisme. Il est donc sage qu’il dépasse les effets visibles et pense aux invisibles en donnant le micro à toutes les parties avec empathie et compréhension, appeler le mal, mal, mettre en avant les initiatives positives, envisager la victoire de toutes les parties, etc. 

Qu’en est-il de l’appartenance politique du journaliste ?

Exercer le professionnalisme, oui mais la question de la ligne éditoriale ensemble avec l’appartenance politique du journaliste semblent être un blocage au professionnalisme. Le journaliste, tout comme tout autre citoyen, doit exercer son droit de vote. Tout comme les autres citoyens, il a le droit de pencher de tel ou tel autre côté. Ce qui l’appelle à soutenir tel parti politique dépendamment de ses aspirations et de ses objectifs. Sur ce, l’abbé Dieudonné recommande que, tout au moins, le journaliste soit sincère, honnête et franc. Certes, il est difficile de raconter les faits tels qu’ils se sont déroulés. Parfois, la ligne éditoriale devient aussi une ligne à ne pas dépasser. Or le journaliste doit être libre, ce qui veut dire être compétent professionnellement, éthiquement bien intentionné, soucieux d’être un artisan de paix et non de confrontation. Notre interlocuteur a tenu à rappeler que le professionnalisme sera renforcé par le fait que  le journaliste est indépendant sur certains points saillants.   Ainsi, il  doit être indépendant de ceux dont on parle, indépendant par rapport à son statut social et économique, indépendant par rapport à son ethnie et à sa tendance politique, indépendant par rapport aux éventuelles pressions rédactionnelles ou des partenaires, etc. Il n’est pas interdit au journaliste de voter, tout comme il a le droit de changer de carrière s’il le désire. Mais sa vie professionnelle doit être armée d’une éthique et d’une déontologie professionnelle stable, d’un esprit réconciliateur et pacifique et d’un esprit de compétence caractérisé par la recherche de la vérité partout où il est. Il doit avant tout comprendre qu’il est un artisan de paix, un messager pacifique et la voix des sans voix.

 

Blandine Niyongere

 
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