Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Inauguration officielle du nouveau building des finances

Il rentre dans le cadre de la politique du gouvernement de se doter des infrastructures propres de l’administration publique

 

Le mardi 28 avril 2015, le président de la République, Pierre Nkurunziza a procédé à l’inauguration officielle du nouveau building du ministère des Finances et de la planification économique. C’est un building construit dans le cadre de la politique du gouvernement burundais de se doter des infrastructures propres afin de réduire la facture des locations des immeubles privés. La Banque mondiale a contribué financièrement à hauteur d’environ 45% du coût total.

DSC 0260Le président de la République, Pierre Nkurunziza qui a présidé les cérémonies de l’inauguration officielle du nouveau building des finances a procédé à la visite des bureaux après avoir dévoilé la plaque inaugurale dudit building.
Dans son discours de circonstance, Pierre Nkurunziza, président de la République a d’abord et avant tout remercié la Banque mondiale qui, sans son appui, les fonds nécessaires pour arriver à construire un tel immeuble ne seraient pas réunis. Il a révélé que la construction de ce bâtiment fait partie de la politique du gouvernement du Burundi de se doter des infrastructures propres à l’administration publique dans le but de réduire la facture des locations des immeubles privés. C’est ainsi que, a-t-il dit, l’expérience du gouvernement du Burundi se traduit dans la croissance économique au cours de la dernière décennie, fruit de la stabilisation du cadre macro-économique, du processus de réhabilitation et de modernisation des infrastructures de base ainsi que l’amélioration de la gouvernance.
Le président Nkurunziza a rappelé que depuis la fusion du ministère des Finances avec celui de la planification du développement économique intervenue en 2012, la nouvelle structure ministérielle c’est-à-dire celle des finances et de la planification économique, a fait face à des difficultés réelles de coordination des services éparpillés dans plusieurs bâtiments. De plus a-t-il ajouté, les usagers de ces services avaient du mal à faire des navettes sûrement coûteuses en termes de temps et de moyens financiers. Le président de la République a déclaré que ces derniers ne comprenaient pas pourquoi, en tant que contribuables, ils ne pouvaient pas bénéficier de ces services, en partie payés par leurs impôts, à une seule adresse. Ainsi, poursuit le président Nkurunziza, face à cette situation, le gouvernement du Burundi a pris la question en main afin de trouver une solution qui soit bénéfique pour tout le monde. Il s’agit d’une seule administration, en allant dans le sens de la diminution de ses coûts de fonctionnement, et en permettant aux usagers d’accéder à ces services à une même adresse.

Un coût global d’environ 19 milliards de francs burundais

Le président Nkurunziza a révélé que si la construction du nouveau building des finances est le fruit de la détermination du gouvernement burundais de se doter des bâtiments publics propres, il est bien évident qu’elle n’aurait pu avoir lieu sans le concours financier de la Banque mondiale, et des partenaires techniques et financiers. Ainsi, ajoute le président Nkurunziza, le coût global dudit bâtiment s’élève à environ dix neuf milliards de francs burundais. Il s’agit notamment de la participation de la Banque mondiale en hauteur d’environ neuf milliards et celle du Burundi à dix milliards de francs burundais. Pierre Nkurunziza a indiqué que l’Etat burundais a équipé l’édifice à hauteur de trois milliards cinq cent millions de francs burundais sans citer les exonérations des divers matériaux importés tant pour la construction que pour les équipements.
Le président Nkurunziza a terminé son discours en sollicitant le même soutien, la même compréhension pour que tous les projets et programmes consignés dans le CSLPII (Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, 2è génération) soient exécutés comme prévu pour le bénéfice de l’épanouissement du peuple burundais qui a grandement besoin de jouir des dividendes de la paix chèrement acquise. La stabilité du pays ainsi que la consolidation des acquis déjà obtenus dans beaucoup de domaines en dépendent beaucoup, a-t-il martelé.
Le nouveau building des finances abritera également le ministère à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation qui occupait un immeuble en location
Amédée Habimana

 

PARTI UPRONA> Déclaration

Le parti demande à la population de garder la sérénité

 

Le parti Uprona a sorti une déclaration le lundi 27 avril 2015 en fin d’après-midi, en rapport avec les manifestations qui se déroulent dans certaines communes de la capitale Bujumbura, depuis le dimanche 26 avril 2015. Il demande aux instances légalement habilitées de saisir la Cour constitutionnelle pour que cette dernière se prononce et éclaire l’opinion nationale et internationale sur la constitutionnalité ou l’invalidité de la candidature du président Pierre Nkurunziza à la magistrature suprême.

 

DSC 8020La déclaration a été lue par Maître Pontien Ndayishimiye, président de la Commission chargée des élections et du contentieux électoral. Suivez l’intégralité de cette déclaration :
1. A la suite de la désignation par le Congrès extraordinaire du parti CNDD-FDD de son excellence monsieur le président de la République, Pierre Nkurunziza, comme candidat aux élections présidentielles du 26 juin 2015, certains leaders des partis politiques de l’opposition et de la société civile ont appelé à des manifestations de protestation contre cette candidature. Ces manifestations ont commencé le dimanche 26 avril 2015 dans certains quartiers de la capitale Bujumbura et se poursuivent ce lundi 27 avril 2015.
2. Le parti Uprona exprime ses vives préoccupations en rapport avec la dégradation de la situation sécuritaire consécutive à ces manifestations. Il demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour éviter que ces manifestations provoquent des dégâts matériels et/ou humains dans le pays. Les Forces de défense et de sécurité doivent agir avec intelligence et professionnalisme.
3. Le parti Uprona demande aux leaders des partis politiques et de la société civile qui ont appelé aux manifestations de faire en sorte que l’exercice de ce droit constitutionnel s’exerce dans la paix, en mettant tout en œuvre pour éviter les casses et les atteintes à la vie humaine.
4. Le parti Uprona demande aux instances légalement habilitées, en particulier les membres de l’Assemblée nationale et/ou du Sénat, ou même l’Ombudsman, de saisir la Cour constitutionnelle pour que cette dernière se prononce et éclaire l’opinion nationale et internationale sur la constitutionnalité ou l’invalidité de la candidature du président Pierre Nkurunziza à la magistrature suprême de notre pays. Cette saisine devrait être faite dans les meilleurs délais, conformément à l’article 4 de la loi N° 1/03 du 11 janvier 2007 portant modification de certaines dispositions de la loi N°1/018 du 19 décembre 2002 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que la procédure applicable devant elle.
5. Le parti Uprona demande au gouvernement de sécuriser les Camps de déplacés par l’armée et de donner un message d’apaisement à la population burundaise et d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue de la République.
6. Le parti Uprona exprime ses condoléances aux familles éprouvées suite aux dérapages intervenues le dimanche 26 avril 2015.
7. Enfin, le parti Uprona demande à la population en général et aux Badasigana en particulier de la sérénité. Le parti s’engage à suivre de près la situation et informera régulièrement ses militants sur l’attitude à prendre en fonction de l’évolution des événements.

KAZADI MWILAMBWE

 

Institution de l’ombudsman>Descente de l’ombudsman dans les communes urbaines de Bujumbura

Pour se rendre compte de l’état des lieux des manifestations

 

L’ombudsman burundais Mohamed Rukara a effectué une tournée dans les communes urbaines de Kanyosha, Musaga, Nyakabiga, Bwiza, Ngagara, Kinama et Cibitoke le lundi 27 avril 2015. Cette tournée s’inscrit dans le cadre du respect de l’article 13 alinéa C qui stipule que le médiateur burundais puisse se rendre sur les lieux où un groupe de gens se sentent lésé. Au cours de la tournée, il a recueilli les doléances de certains manifestants. Cela lui permettra d’effectuer une évaluation de ce qui se passe, et de transmettre le rapport aux instances concernées afin de trouver une issue favorable.

 

DSC 0274Les manifestations ont débuté le dimanche 26 avril 2015. Dans certaines communes, l’ombudsman a été accueilli par les manifestants avec bienveillance pour lui présenter leurs préoccupations. Après cette descente, Jérôme Ndiho, conseiller au département de la médiation et de la communication s’est exprimé devant les médias pour éclairer l’opinion nationale sur l’objectif de la descente. Se référant aux textes et lois régissant la création de l’institution de l’Ombudsman, l’article 13, alinéa C, l’ombudsman doit se rendre sur les lieux où des troubles ou des manifestations se produisent, a souligné Jérôme Ndiho. Dans la plupart des communes visitées, les rues ont été envahies par des manifestants. M. Ndiho a indiqué que l’ombudsman va organiser une réunion avec le personnel de son institution pour faire un rapport de ce qui il a constaté. En plus, il va envoyer ce rapport aux instances concernées pour prendre des mesures nécessaires afin d’apaiser les tensions. Après les réunions de concertation avec ces instances concernées, l’ombudsman envisage de rencontrer les journalistes pour les informer de ce qui se passe sur les lieux des manifestants et les mesures qui seront prises.

Appolinaire Nimubona

 

Ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale> Audience accordée à l’envoyé spécial des Nations unies dans la région des Grands lacs

La mise en œuvre de l’accord cadre pour la paix, un des points à l’ordre du jour

 

Le ministre burundais des Relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure, a reçu en audience le lundi 27 avril 2015 l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grand lacs, Saïd Djinnit. Les échanges ont été centrés sur la situation actuelle au Burundi ainsi que sur les modalités de la mise en œuvre effective de l’accord cadre pour la paix, la stabilité et le développement.

 

DSC 1339A la sortie de l’audience, M Djinnit, a indiqué qu’il est venu en qualité d’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies mais aussi pour donner la main forte à l’équipe de la Mission d’observation électorale au Burundi et de l’équipe pays. Il est aussi venu s’enquérir de la situation et soutenir tous les efforts visant à consolider les acquis démocratiques et de stabilités dans ce pays. Il a également souligné que ça a été une occasion pour le ministre des relations extérieures de le briffer sur la situation en cours au Burundi. Ainsi, au cours de la visite, il aura l’occasion d’entrer en contact avec toutes les parties prenantes pour pouvoir recueillir des informations suffisantes.
Selon M. Djinnit, concernant les moments que vit actuellement le pays, la mission des nations unies est ici présente auprès de toutes les parties prenantes aux fins de les aider à créer les conditions les meilleures pour la tenue des élections transparentes, libres et inclusives. « Nous souhaitons qu’à l’issue de ces élections, la démocratie et la stabilité soient renforcées dans ce pays ».
Etant donné qu’à l’agenda des activités de M. Djinnit se trouve aussi la mission en rapport avec la mise en œuvre de l’accord cadre pour la paix, la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo et de toute la région, ils ont eu des discussions pour voir la mise en œuvre effective de cet accord cadre. Ils ont également parlé de l’initiative qui est en cours avec l’Union africaine en tant que garant de l’accord pour pouvoir relancer et faire revivre davantage l’accord cadre.

ASTERE NDUWAMUNGU

 

CNDD-FDD> Congrès extraordinaire

Pierre Nkurunziza, candidat du parti à l’élection présidentielle

 

Le parti CNDD-FDD a tenu un congrès extraordinaire, le samedi 25 avril 2015. Au cours du congrès, l’actuel président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a été élu candidat du parti à l’élection présidentielle prévue en juin prochain.

 

DSC 1233Le congrès a débuté par le discours d’ouverture par le président du parti CNDD-FDD, Pascal Nyabenda. Il s’est ensuite déroulé à huis clos. Apres les activités, Pascal Nyabenda a annoncé le choix du président Nkurunziza aux présidentielles de 2015 pour le compte du parti CNDD-FDD. Officiellement, il y avait trois candidats en lisse : le président Pierre Nkurunziza ; le Deuxième vice-président du parti, Joseph Ntakarutimana et la Première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Momamo Karerwa. Selon M. Nyabenda, Pierre Nkurunziza a été élu par les congressistes à cent pour cent.
Le candidat Pierre Nkurunziza a, à son tour, pris la parole. Il a profité de l’occasion pour remercier ceux qui ont rehaussé de leur présence les cérémonies, particulièrement les ambassadeurs accrédités à Bujumbura, les représentants de la société civile, les représentants des partis politiques sans oublier les délégués du parti CNDD-FDD. « Ce qui vient de se passer est le résultat de longues prières », a-t-il déclaré.
A l’extérieur de la Permanence nationale du parti CNDD-FDD, dans toutes les rues menant vers le rond point dédié aux Nations unies situé tout près de la permanence du parti, de nombreux partisans du CNDD-FDD étaient sur place jusqu’à la proclamation du candidat.
Les événements se sont clôturés par une marche de joie. Les partisans ont fait le tour de certaines rues de la municipalité de Bujumbura derrière le cortège de Pierre Nkurunziza.
D’autres points étaient à l’ordre du jour au cours du congrès. C’est notamment l’analyse et l’adoption des principaux programmes du parti pour les élections de 2015 ; l’approbation des décisions ressorties des réunions communales et provinciales du parti ; l’adoption des sanctions prises contre certains membres du parti, et bien d’autres.
ERIC MBAZUMUTIMA

 

 

SOCIC> Conférence de presse

« Les manifestations projetées constitueraient une violation de l’Accord d’Arusha »

 

Le coordonateur de l’organisation de la Société civile citoyenne (Socic), Pierre Claver Kazihise, a animé une conférence de presse le jeudi 23 avril 2015 sur les manifestations projetées sur la question des mandats. Selon lui, elles constitueraient une violation de l’Accord d’Arusha. Il a indiqué que c’est dans le protocole II de l’Accord d’Arusha, dont le Sénat est chargé de contrôler l’application, que la question des mandats est évoquée en son article 6 qui traite du pouvoir exécutif.

 

DSC 1194M. Kazihise a informé que la Socic ne peut pas rester les bras croisés face à une tension qui risquerait de croitre avec le temps ou rester inactive et attendre des manifestations qui, il faut souligner, ont laissé un mauvais souvenir dans le pays. C’est pourquoi la Socic a consulté l’Accord d’Arusha pour voir les possibilités qu’il offre pour désamorcer la tension actuelle et prévenir les manifestations de rue dont celles antérieures ont souvent dérapé (1961, 1965, 1994-1995), a-t-il ajouté.
M. Kazihise a souligné que l’Accord d’Arusha a prévu un mécanisme de suivi de ses dispositions, notamment le Protocole II qui traite de l’ensemble de la problématique de la démocratie et de la bonne gouvernance. En effet, dans ce protocole II, chapitre I, article 6 qui traite du pouvoir législatif, à l’alinéa 16 qui décrit les fonctions du Sénat, le point (f) dit clairement que le Sénat est chargé de contrôler le présent protocole. Il a indiqué que c’est dans ce protocole que la question des mandats est évoquée.

Ne pas provoquer des manifestations à risque

M. Kazihise a fait savoir que s’il advenait que la candidature du président de la République actuel soit retenue par son parti, un recours légitime qui s’appuie sur l’Accord d’Arusha existe et devrait être exercé. Si les uns et les autres prétendent soutenir l’Accord d’Arusha, ils doivent se conformer aux dispositions pertinentes de cet Accord sur cette question, c'est-à-dire saisir le Sénat, qui va se prononcer, a-t-il affirmé. Il n’y a donc pas de raison valable de provoquer des manifestations potentiellement à risque si l’on est engagé dans le processus démocratique tracé par l’Accord d’Arusha, a-t-il martelé. A ceux qui se sont surnommés « Mouvement Arusha » et les autres acteurs qui préparent des manifestations, il a dit que ces dernières seraient contraires à l’esprit de l’accord en rejetant ce que cet accord a prévu. Il a conclu qu’aller en dehors cet accord n’est autre que le retour d’avant Arusha.
Ezéchiel Misigaro

 
Ouvrir