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DEUXIEME VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Réunion sur les dividendes démographiques au Burundi

Arriver à trois enfants par femme d’ici 2025

 

La Deuxième vice-présidence de la République a organisé un atelier sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la Déclaration de politique démographique nationale et la sensibilisation sur les dividendes démographiques au Burundi le mardi 12 avril 2016. Joseph Butore, Deuxième vice-président de la République, a fait savoir que la Vision Burundi 2025 prévoit la réduction de natalité jusqu’à trois enfants par femme.

 

DSC 0028Dans son discours de lancement des travaux dudit atelier, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a indiqué que la maitrise de la croissance démographique constitue un défi majeur pour le Burundi. La croissance démographique exerce une pression sur les maigres ressources naturelles et financières, mais aussi au niveau des infrastructures socio-économiques.

Une fécondité élevée au Burundi, en moyenne 6,4 enfants par femme

Selon M. Butore, la fécondité élevée au Burundi occasionne un poids démographique élevé des jeunes. Et d’annoncer que 45% de la population ont moins de 15 ans, 56% ont moins de 20 ans et l’âge médian étant de 17 ans. D’où cette situation influe sur la multiplication des besoins dans les secteurs de la scolarisation, de la santé des enfants et des adolescents, de l’emploi, des loisirs et de la protection sociale, a-t-il dit.
Le Deuxième vice-président de la République a précisé que la persistance du niveau élevé de la fécondité, qui est en moyenne de 6,4 enfants par femme, entraîne un accroissement rapide de la population estimé à 2,4% par an entre 1990 et 2008. Ces chiffres résultent de l’enquête démographique et de santé de 2010, soit 865 naissances par jour. Cela entraîne de lourdes conséquences socio-sanitaires et économiques, poursuit M. Butore.

« Ramener le taux d’accroissement de la population de 2,5% à 2,0% »

Selon Joseph Butore, le gouvernement du Burundi est plus que jamais conscient de la gravité des défis démographiques et de la nécessité d’en tenir compte dans les projets de développement. Et de faire remarquer que la situation démographique actuelle est une contrainte forte sur la planification du développement ainsi que l’environnement. Il a ainsi indiqué que la réponse du gouvernement du Burundi se trouve dans la Vision Burundi 2025 surtout dans le pilier 5 avec comme objectif principal « ramener le taux d’accroissement de la population de 2,5% à 2,0% »
« Il convient de souligner que l’une des stratégies adoptées est d’investir dans la jeunesse, surtout en matière de promotion de la planification familiale et de l’amélioration des services de santé de la reproduction adaptés aux adolescents et aux jeunes», a déclaré M. Butore.

Réfléchir sur les moyens de coordonner efficacement les intervenants

D’après Joseph Butore, le constat est que les différents acteurs intervenant dans le secteur réalisent des interventions de façon plus ou moins cloisonnée et la coordination accuse des lacunes. C’est dans ce contexte, poursuit-il, que l’atelier sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la déclaration du gouvernement burundais en matière de politique démographique nationale vient résoudre ce défi. M. Butore a remercié les partenaires du Burundi, particulièrement l’UNFPA, pour son soutien et sa promesse de soutenir le processus de recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage prévu en 2018.
Le consultant Jean Pierre Guengant, un des conférenciers pour le compte du Fnuap (Fonds des Nations unies pour la population) l’objectif du gouvernement du Burundi d’arriver à trois enfants par femme d’ici 2025 est très ambitieux. Mais pour y arriver, M. Guengant propose de faire en sorte que les grossesses soient concentrées à près de 90% entre 20 et 34 ans.
Amédée Habimana

 

Assemblée nationale> Présentation du rapport sur la situation de la pêche au Burundi

Ce secteur connaît divers problèmes

 

La commission des affaires sociales, du genre, du rapatriement, de l’égalité des chances et de la lutte contre le Sida a procédé le mardi, 12 avril 2016, à la présentation du rapport-synthèse sur la situation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi.

 

DSC 3895Lors de la présentation dudit rapport, Adolphe Banyikwa, président de la commission des affaires sociales, du genre, du rapatriement, de l’égalité des chances et de la lutte contre le sida, a fait savoir que les membres de cette commission ont effectué une descente sur les lieux de pêche ciblés à savoir Rumonge, Nyanza-Lac, Mvugo, Lac Cohoha, Lac aux oiseaux et Lac Rweru. Cette descente avait comme objectif de collecter les données auprès des pêcheurs et leurs représentants afin de pouvoir analyser et adopter le projet de loi relatif à l’organisation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi dans le but de stopper dans les brefs délais l’extinction des poissons causée par leur capture anarchique.
M. Banyikwa a indiqué que les informations recueillies montrent que le secteur de pêche connaît divers problèmes. Le premier défi est lié au manque de législation actualisée. Cela entraîne le désordre dans ce genre d’activité. Si la pêche est bien organisée, elle pourrait générer des bénéfices en faveur des pêcheurs et de l’Etat. L’autre défi est lié à l’utilisation des filets non appropriés. On a donné l’exemple du filet maillant qui contient des produits toxiques qui causent le pourrissement des poissons quinze minutes après leur capture. Si ce filet est utilisé pendant une année, l’extermination de tous les poissons des lieux de pêche du Burundi serait totale.

Protéger les zones de reproduction des poissons

Pour une meilleure organisation de la pêche, les autorités administratives se trouvant dans les lieux de pêche ont suggéré l’actualisation de la loi sur la pêche, celle qui est en vigueur aujourd’hui date de l’année 1937. Ces autorités devraient créer et protéger une zone de reproduction de poissons pour chaque plage. Quant aux pêcheurs, ils devraient porter des gilets de sauvetage pour réduire les risques de noyade dans les lacs, tous les ports de pêche devraient être équipés des moyens de conservation des poissons, etc.

Lucie Ngoyagoye

 

Editorial> Le Burundi n’est pas un pays isolé

Après la décision de l’Organisation internationale de la Francophonie de suspendre la coopération avec le Burundi, les ennemis du peuple burundais, de l’intérieur comme de l’extérieur, se complaisent à crier haut et fort à qui veut les entendre, que notre pays est isolé de la Communauté internationale. Comment peut-il en être ainsi alors qu’il est membre à part entière de l’Organisation des Nations unies, membre à part entière de l’Union africaine, membre à part entière de la Communauté est-africaine, membre à part entière de la Communauté internationale des pays de la région des Grands lacs, membre à part entière du Marché commun des pays de l’Afrique de l’Est et australe, membre à part entière de la Communauté des pays du Bassin du Nil et membre à part entière de la Communauté économique des pays de l’Afrique centrale ?
Ceux qui, pour une raison ou une autre, et certains par mauvaise foi, se complaisent à parler d’isolement, feignent d’ignorer que c’est en raison de sa fidélité aux principes de solidarité et de fraternité avec tous les pays du monde, que le Burundi participe aux opérations de maintien de la paix en Afrique et au-delà et qu’il ne cesse de réaffirmer sa fidélité aux principes auxquels il a toujours cru en ce qui concerne sa politique extérieure. Ces principes s’appellent notamment la politique de bon voisinage, la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres Etats, la résolution pacifique des conflits et la coopération internationale basée sur le respect mutuel. Ceux qui, ici et là, parlent d’isolement, auraient-ils la mémoire courte ? Auraient-ils déjà oublié que c’est par la grande porte, que notre pays est entré dans le concert des Nations le 1er juillet 1962 ? Ceux qui se complaisent à parler d’isolement de notre pays de la scène internationale appartiennent à cette catégorie de personnes qui ne cessent d’accumuler mensonges et calomnies créant ainsi une certaine opinion hostile au Burundi.
Le Burundi demeure et demeurera membre à part entière de la Communauté internationale. Il ne peut en être autrement. Et c’est avec un esprit de compréhension et dans un climat fraternel qu’il œuvrera ensemble avec les autres Etats membres de l’Organisation des Nations unies dans le sens du développement des relations bilatérales et multilatérales et partant pour la construction d’un monde dépourvu de conflits. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble et le développement des relations bilatérales et multilatérales est important au niveau africain et mondial. L’avenir de la Communauté internationale est à construire main dans la main et aucun pays membre de cette même Communauté ne saurait s’y dérober.
Sur tous les grands problèmes internationaux, la position du Burundi, pays membre à part entière de la Communauté internationale, est que l’échange de vues ne peut être que fructueux entre les dirigeants de la planète.
A ce propos, la conception burundaise est que les relations bilatérales et multilatérales doivent cesser d’être soumises épisodiquement à des dents de scie. Il convient tout au contraire de les asseoir sur des bases saines, excluant tout paternalisme, préservant un véritable équilibre des intérêts dans une vision de partenariat à longue échéance, garantissant une évolution tranquille et durable des relations entre les Etats appartenant à la même Communauté internationale. Le Burundi, sied-il de le répéter, demeure et demeurera toujours au sein de cette même communauté. Il ne peut en être autrement.
Louis Kamwenubusa

 

RUTANA> Sensibilisation des jeunes et des femmes leaders

Au cœur du débat, la sagesse et la santé comme modes du leadership

 

En déplacement au Sud du pays, la Première dame de la République, Dénise Nkurunziza a rencontré le vendredi 8 avril 2016, les femmes leaders et les jeunes de la province de Rutana. Au cœur de leurs échanges ; la sagesse, la santé maternelle, la lutte contre les fistules obstétricales, la santé des jeunes et le leadership. Selon Denise Nkurunziza, une femme leader est le pilier de la paix et la sécurité.

 

DSC 0888« La femme joue un grand rôle dans la famille car elle constitue son pilier », a dit la Première dame Denise Nkurunziza. Si la femme n’est pas assez forte pour supporter le foyer, cela constitue un handicap pour la famille et pour le pays car, a affirmé Mme Nkurunziza, « la santé nationale dépend de la santé familiale ». Pour pallier à ce défi, elle a proposé aux leaders féminins d’aller à la quête de la sagesse.

L’extrémisme ethnique n’est pas digne d’une femme leader

La sagesse est la force sur laquelle doit s’appuyer toute femme soucieuse de bien conduire son foyer et répondre aux besoins de la collectivité qui l’a élue. Avec la sagesse, a dit Denise Nkurunziza, on devient une vitrine de la société comme l’indique la parole de Dieu dans 1 proverbe, chapitre 14. Dès la création, a renchéri la Première dame, la femme a été créée avec l’objectif de renforcer l’homme et partant, la cohésion sociale. La sagesse entraîne le discernement et le bon sens qui sont des éléments essentiels qui doivent caractériser une femme en tant que leader communautaire.
« Les mauvais comportements comme l’ivresse, la débauche, l’extrémisme ethnique ne sont pas dignes d’une femme», a martelé Denise Nkurunziza. Elle les a appelées a devenir des ardentes partisanes de la paix en se désolidarisant d’avec les malfaiteurs et en prodiguant de bons conseils à leur progéniture. Elle leur a demandé de veiller à la paix et à dénoncer les criminels, même lorsqu’il s’agirait de son propre mari, car après avoir massacré ceux qu’il considère comme ennemis, il est fort probable qu’il se retourne contre sa propre famille.

La sagesse entraîne la responsabilité

Une femme leader se soucie de sa santé ainsi que celle de sa famille, a poursuivi la Première dame qui a appelé les femmes à faire la consultation médicale chaque fois qu’elles sont enceintes pour se prévenir contre certaines complications qui peuvent parfois leur coûter la vie, car les femmes qui accouchent et enceintes sont gratuitement reçues dans les structures médicales. Ces consultations permettent également de suivre de près l’évolution de la grossesse afin de protéger la vie du foetus.
La Première dame n’a pas manqué de souligner que la sagesse entraîne la responsabilité. D’où elle a appelé ses compatriotes à plus de responsabilité dans leur mode de reproduction. « Si nous ne parvenons pas à mettre au monde ceux qu’on est capable d’élever et de leur assurer un avenir prometteur à travers la scolarisation, cela constitue un danger pour l’avenir de la famille et du pays », a-t-elle souligné.
Denise Nkurunziza a également insisté sur la nécessité pour les femmes et les jeunes filles de se faire dépister le cancer du col de l’utérus chaque fois qu’un écoulement anormal du sang est observé en dehors de la période des règles chez la femme. Combattre la maladie de fistule obstétricale a été également évoqué par Mme Nkurunziza qui a indiqué que parmi les causes de cette maladie figurent les mariages et les grossesses précoces.

L’abstinence chez les jeunes comme mode de respect

DSC 0923Dans l’après-midi du même jour, Denise Nkurunziza a rencontré les jeunes de la même province de Rutana. Ils ont échangé sur la construction d’une vision fondée sur le respect des valeurs, des parents et de l’autorité. « Il vous faut savoir ce que vous voulez devenir et commencer déjà à tracer le chemin pour y arriver», a dit la fondatrice de la Fondation Buntu. Manquer l’objectif, a-t-elle dit, c’est rater la cible. Elle a invité les jeunes à avoir une ambition dans leur vie et à œuvrer pour réaliser leurs rêves.
« L’avenir du pays dépendra de ce que vous serez, raison pour laquelle vous constituez une force pour le changement et le développement de notre nation », a poursuivi la Première dame. Ce constat fait que ceux qui veulent aboutir à leurs ambitions démesurées manipulent la jeunesse. Cependant, a-t-elle dit, le grand perdant dans cette histoire reste le manipulé qui abandonne ses études et compromet son avenir, car on ne peut pas prétendre à quoi que ce soit dans la société moderne sans avoir obtenu son diplôme.

Consommer avec modestie le développement technologique

Se basant sur l’exemple de Joseph dans les Ecritures saintes, Denise Nkurunziza a indiqué aux jeunes présents que la vision va de pair avec le respect des principes. Elle a prôné le respect de Dieu, des parents et des autorités, car le pouvoir vient de Dieu. Parlant de Joseph, il a indiqué que la vie est toujours faite par des entraves mais que lorsqu’on est dans le droit chemin, on finit par triompher. Suite à la jalousie de ses frères, Joseph a failli être tué par ces derniers qui l’ont finalement vendu aux étrangers. Devenant Maître dans la maison du Pharaon en Egypte, il a été tenté par la femme du Pharaon mais en vain et fut mis en prison sur de fausses accusations d’un viol contre la femme du roi. Comme il était resté fidèle à Dieu, respectant le roi et sa foi, Dieu l’a placé au rang des géants et quitta la prison pour le palais…
Elle les a invités à s’inspirer de bons exemples et à s’armer de courage, de patience et de persévérance dans le respect et le discernement afin d’éviter d’être une personne de masse. Des conseils relatifs à la dignité basée sur la chasteté et la fidélité ont été prodigués aux jeunes qui sont appelés à consommer avec modestie le développement technologique en matière d’information. Parfois, a dit Denise Nkurunziza, c’est une voie exploitée par de mauvais esprits pour dérouter les jeunes gens, surtout les filles.

Un taux d’abandon scolaire très inquiétant

Les responsables de l’enseignement dans cette province ont indiqué que, bien que la province ait occupé la 7e place dans le classement au niveau national au concours national, après tant d’années qu’elle traîne la queue, le taux d’abandons au cours de l’exercice 2014-2015 a été très inquiétant. 12 618 écoliers, soit 12.3% ont abandonné l’école dans les écoles fondamentales, la commune Giharo comptant à elle seule 5 174. Au secondaire 871 élèves ont abandonné soit 7.1%, la commune Giharo étant toujours en tête avec 212 cas d’abandon. Au cours des deux trimestres derniers, au total, 3 646 cas d’abadons ont été récencés soit 3.3% dont 78 cas de grossesses en milieu scolaire.
La Première dame a exhorté les jeunes à éviter l’adultère, l’ivresse, et la consommation de stupéfiants, un comportement qui détruit non seulement l’esprit mais également le corps. D’après elle, les grossesses en milieu scolaire ne pourront être combattues sans l’implication effective des jeunes. Les filles ont été sensibilisées à se faire dépister le cancer du col de l’utérus afin de s’assurer si elles sont en bonne santé et de se faire soigner à temps en cas de risque. A la sortie, les jeunes ont eu droit à une photo de famille avec la Première dame.

Charles Makoto

 

RUTANA> Evangélisation

La sagesse divine est la source de richesse, de paix et de prospérité

 

A la mi-journée du samedi 9 avril 2016, Révérend pasteur Denise Nkurunziza a rencontré les leaders religieux de la province de Rutana. Les enseignements du jour ont tourné sur l’intelligence. Selon elle, il existe deux sortes d’intelligence. L’intelligence céleste et l’intelligence terrestre. Evoquant le chapitre 3 de l’apôtre Jacques, verset 13, le Première Dame a indiqué que la sagesse ou l’intelligence céleste se matérialise dans les œuvres, car les fruits de celui qui la possède viennent de Dieu.

 

DSC 1187L’intelligence humaine entend tout expliquer par la science, la malignité qui est une source démoniaque, le pouvoir de l’Homme et par les faits sociaux. Le développement technologique montre à quel point l’Homme est intelligent, car il transforme sa société et fait évoluer le monde. Cependant, a dit Denise Nkurunziza, tout cela devrait amener l’Homme à réfléchir et à considérer la source ultime de sa force. Elle déplore qu’en cherchant à se substituer à Dieu, ce que l’Homme considère comme intelligence conduit à sa propre perte et la perte de la sagesse de Dieu.
« L’intelligence humaine conduit à la jalousie meurtrière et à l’égocentrisme », a affirmé le Révérend pasteur. La discrimination et la balkanisation constituent une forme de l’intelligence démoniaque que les Burundais ont héritée de la colonisation. L’avoir accepté a condamné les Burundais à des conflits entre les ethnies rivales, les unes considérant les autres comme de seconde couche. La division n’est autre que la stratégie satanique. Elle s’observe un peu partout dans le quotidien des Burundais, a-t-elle affirmé. L’intelligence démoniaque conduit à la corruption et à l’ambition démesurée, elle se traduit par de mauvaises actions.

Comment reconnaître l’intelligence ou la sagesse divine ?

« L’intelligence divine ou la sagesse de Dieu se traduit par l’intégrité morale et spirituelle de l’individu », a fait remarquer Denise Nkurunziza. Un Homme sage est un Homme de paix dans ses pensées et dans ses œuvres. Les gens qui marchent dans la sagesse de Dieu ont un esprit de discernement et réfléchissent longuement avant d’agir. Ce sont des gens qui écoutent les conseils qui sont humbles. Ces qualités font d’eux des êtres sociaux qui cohabitent pacifiquement, ils compatissent avec ceux qui sont dans des difficultés et ont le sens de pitié. Prenant l’exemple de Jésus, Denise Nkurunziza a dit que c’est par amour et pitié qu’Il a accepté d’être crucifié afin que le monde soit sauvé. « Ceux qui ont la sagesse divine évitent la malhonnêteté et vivent dans la droiture».
« Il est possible d’avoir la sagesse divine mais cela demande de la prière, d’accepter de chercher le Seigneur avec dévotion, amour et confiance », a souligné Mme Nkurunziza. Elle a fait remarquer que la Bible est la parole de Dieu, source de la sagesse. Elle a invité les croyants à plus d’ardeur dans la recherche de la sagesse comme les mineurs creusent la terre à la recherche des pierres précieuses. Chercher la sagesse et l’intelligence divine nécessite plus de courage que celui des mineurs, car elles sont à la base de richesse, de paix et de prospérité.

A quoi sert la sagesse divine ?

Révérend pasteur Denise Nkurunziza a dit qu’avoir de la sagesse divine est d’une importance inestimable. Parlant de la parole de Dieu dans Proverbes chapitre 8 versets 10 et 11, il est écrit : « Préférez mes instructions à l’argent et la science à l’or le plus précieux, car la sagesse vaut mieux que les perles, elle n’a de valeur que tous les objets de prix ». Selon Révérend pasteur Denise Nkurunziza, celui qui a la sagesse a la richesse la plus précieuse. Avoir de la sagesse dépasse de loin avoir tout l’or du monde.
La longévité, la richesse et l’honneur proviennent de la sagesse de Dieu. L’exemple de Salomon est révélateur. Après avoir présenté ses sacrifices, le Seigneur lui a demandé ce qu’il voulait. Il a demande la sagesse. Etonné, Dieu lui a donné non seulement la sagesse et l’intelligence mais également de la richesse. C’est ainsi que Salomon est devenu le Roi le plus riche de son époque. Un riche de cœur est, d’après le pasteur, celui qui est satisfait de ce qu’il a et cherche le bien-être de ses pairs. La sagesse de Dieu rend la femme idéale pour son foyer, transforme son mari qui devient un brave par d’autres hommes. Auparavant, Denise Nkurunziza avait reçu de la part des chrétiens de Rutana un mouton et son brebis ainsi que d’autres cadeaux. Elle s’est dite profondément affectée par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé lors de son séjour dans cette province.
Charles Makoto

 

ISCAM> Profil d’un officier, lauréat de cet institut

Une éducation et une formation complète faisant une synthèse harmonieuse

 

Le développement de la capacité de commandement sur le plan militaire ainsi que la formation articulée autour de deux facultés à savoir la faculté des sciences fondamentales et la faculté des sciences économiques et administratives, telles sont certaines des disciplines qui montrent le profil d’un officier formé par l’Iscam. (Institut supérieur des cadres militaires)

 

A l’occasion de l’ouverture de l’année académique 2015-2016, le commandant de l’Iscam, colonel Grégoire Ndorarigonya, a révélé le type d’officier que cet institut forme pour la nation. « L’Iscam offre au candidat officier une éducation et une formation complètes faisant une synthèse harmonieuse sur le plan intellectuel, militaire, physique et caractériel. Notre principe d’action « Nous souhaitons que soient ici ceux qui veulent et qui peuvent » doit être respecté afin de promouvoir le mérite dans tout les secteurs de notre intervention. Sur le plan militaire, notre attention se focalise surtout sur le développement de la capacité de commandement aux fins d’acquérir les qualités de meneur d’hommes chères à l’officier. Un bon officier doit être avant tout un bon formateur, un instructeur au sens technique du terme et surtout un éducateur qui inspire confiance à ses subordonnés ».
Sur le plan académique, le colonel Ndorarigonya a indiqué que la formation est articulée autour de deux facultés à savoir la faculté des sciences fondamentales et la faculté des sciences économiques et administratives. « Pour les sciences fondamentales, nous venons de scinder la première année de bachelier en deux options à savoir génie civil et environnemental ainsi que technologie de l’information et de la communication, tandis que concernant les sciences économiques et administratives, nous avons deux options en deuxième année de bachelier : gestion et administration ainsi que économie politique », a-t-il précisé.
Pour les candidats officiers qui préfèrent suivre d’autres disciplines jugées indispensables par le commandement, il a informé qu’ils sont orientés vers d’autres universités et instituts publics et privés.
Face à la situation actuelle que traverse le pays, M. Ndorarigonya a indiqué qu’ils devront conjuguer leurs efforts en gardant la sérénité entre leurs candidats officiers qui constituent la pépinière des futurs cadres responsables pour notre pays. En effet, « différentes causeries morales sont tenues régulièrement à leur intention et un encadrement de proximité est privilégié, a-t-il expliqué. M. Ndorarigonya a conclu en disant que des conférences sur des thèmes variés en rapport entre autres avec la loyauté, la cohésion, l’éducation aux valeurs, le patriotisme, le professionnalisme, l’éthique, le leadership et autres ne viennent que pour cimenter les formations classiquement apprises au quotidien par un candidat officier avant de le mettre au service de la nation.
Vincent Mbonihankuye

 
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