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PARTI CNDD-FDD> Audience accordée à Jurg Lauber

La situation sécuritaire, économique ainsi que les relations avec les partenaires du Burundi, au terme des échanges

 

Le président du parti CNDD-FDD et président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a reçu en audience, le mardi 10 novembre 2015, le Représentant permanent de la Suisse auprès des Nations unies et président de la Configuration pour le Burundi, de la Commission de la consolidation de la paix, Jurg Lauber.

 

DSC 1249A la sortie d’audience, Jurg Lauber a indiqué à la presse que l’objectif de son voyage est d’apprendre davantage sur le pays, poser des questions, connaître les intentions du gouvernement, des partis politiques et des autres parties prenantes et à la fin, développer les idées dans la Configuration pour soutenir le pays.
Selon Jurg Lauber, ils ont échangé sur les différents sujets qui concernent le pays pour le moment, à savoir la situation sécuritaire et socio-économique, le dialogue politique qui va incessamment avoir lieu, les élections et les relations entre le Burundi et ses partenaires bilatéraux, régionaux et internationaux.
Il est très tôt pour tirer des conclusions de ces différentes visites, a dit Jurg Lauber, mais il a précisé que la Configuration et lui-même sont déterminés à jouer un grand rôle entre le Burundi et ses partenaires et cela va se poursuivre par le dialogue.
Selon Pascal Nyabenda, ils ont parlé de quatre points essentiels à savoir la sécurité et les droits de l’Homme, la Commission nationale du dialogue interburundais, l’état des lieux de l’économie et les relations du Burundi avec les autres pays, ainsi qu’avec les organisations régionales et internationales.
A toutes ces questions, le président du parti au pouvoir a donné des réponses. Concernant la paix et la sécurité, le pays est arrivé à la phase de la récupération forcée des armes à feu chez ceux-là qui les détiennent illégalement et n’ayant pas entendu l’appel du chef de l’Etat les invitant à les remettre volontairement. « Nous lui avons rassuré que cette opération se déroule très bien et se poursuivra ainsi ».
A propos du dialogue, celui-ci va se dérouler entre Burundais, à l’intérieur du pays et pour ceux qui sont à l’extérieur du pays, ils seront rejoints là où ils sont pour qu’ils puissent aussi donner leurs contributions. Mais pour ceux-là qui sont poursuivis par la justice, ils doivent absolument répondre de leurs forfaits.
En rapport avec l’état des lieux de l’économie, le Burundi a besoin d’être soutenu pour que le développement durable arrive à la population. Et en ce qui concerne les relations avec les autres pays et organisations, la demande du Burundi est que ceux qui auraient suspendu leurs contributions puissent revenir sur leurs décisions pour que ces aides puissent venir au Burundi. Pascal Nyabenda a demandé à Jurg Lauber d’être un bon pont entre le Burundi et ses partenaires pour que les relations puissent s’améliorer davantage.
Kazadi Mwilambwe

 

Parlement du Burundi> Organisation d’un déjeuner de prière national

L’union fait la force, s’unir pour vaincre

 

Le parlement du Burundi a organisé le 10ème déjeuner national de prière édition 2015, le mercredi 11 novembre 2015 à Bujumbura. Toutes les hautes autorités à commencer par le couple présidentiel ont rehaussé de leur présence ce déjeuner national de prière. Le Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza appelle les Burundais à s’unir pour vaincre tous les obstacles qui se dressent devant leur chère Nation.

 

DSC 2251« Divisés nous périssons, unis nous vaincrons », tel est le thème retenu pour le 10ème déjeuner de prière édition 2015. Le Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza le trouve bien cadré par rapport à la situation actuelle. Poussant plus loin dans un passé proche, il découvre que le héros de l’indépendance lui-même avait mis l’unité, avec raison, devant toute autre chose. Il souhaite donc que l’unité, pour laquelle nous devons tous militer, soit habillée du travail pour déboucher sur le développement durable. Se référant aux versets bibliques, M. Nkurunziza nous appelle à rester unis sous la souveraineté de Jésus Christ. Il constate avec regret que des messages divisionnistes sont diffusés sur les réseaux sociaux. Il estime que le Burundi se situe donc à l’époque où les prophètes ont crié. Nkurunziza fait un clin-d’œil, « pour le cas du Burundi, si nous voulons vaincre les problèmes qui nous hantent, nous devons être unis. Si nous nous divisons, nous allons périr, nous serons vaincus et c’est notre pays qui aura été vaincu ». Pour lui, il faut s’identifier à nos ancêtres. Ils ont traversé de dures épreuves, mais comme ils étaient unis, ils ont chaque fois vaincu. «Soyons donc unis, vivons cette richesse nationale, l’unité. Nous devons prendre conscience du danger qui nous guette et savoir que nous avons le sort commun. Si ton voisin prend une mauvaise voie, ton devoir est de l’avertir pour qu’il se détourne de cette mauvaise décision».

Le temps est venu pour sursauter et avancer

Nkurunziza souhaite qu’il y ait un sursaut national grâce à cette prière nationale. Les Burundais doivent se dire la vérité et se comprendre mutuellement comme ils partagent le sort, plutôt que de prêter oreille aux étrangers. Nous devons dire adieu au passé puis avancer car, Dieu veut que nous évoluions.
Le président de l’Assemblée nationale pascal Nyabenda qui a parlé au nom du parlement, a félicité Pierre Nkurunziza et les institutions issues des élections. Il l’a remercié pour avoir initié ce genre de prière en 2006 et qui rassemble les Burundais dans leur diversité. Pour lui, cette prière est une occasion de rendre grâce à Dieu pour sa bonté envers le peuple burundais. C’est en effet grâce au Tout puissant que les burundais sont sortis de plusieurs crises que le pays a connues au cours de son histoire. La présente prière est donc une occasion de demander à Dieu d’aider son peuple à sauvegarder la paix, de guider ses pas, d’éclairer ses décisions, et de se maintenir sur le droit chemin. M. Nyabenda a dit que cette prière est un moment d’implorer Dieu pour qu’Il aide dans la mise en œuvre des projets de société conçus pour conduire son peuple vers un développement rapide et durable. C’est également une occasion d’oublier les différences qui existent entre le peuple burundais. Pour Agathon Rwasa dans sa prière, il faut faire un examen de conscience pour voir si nous ne sommes pas injustes et égoïstes dans notre vie. Il invite le peuple burundais à vivre l’amour, quitter les ténèbres pour embrasser la lumière. Tout passe mais l’amour reste, nous devons donc le chercher et le vivre.

Alfred Nimbona

 

 

 

DECENTRALISATION > Réunion du CIOPD

La commune : la porte d’entrée du développement

 

Le CIOPD (Comité interministériel d’orientation et de pilotage de la politique nationale de décentralisation), s’est réuni le mardi 10 novembre 2015. Ladite réunion a été dirigée par le deuxième vice-président de la République, Joseph Butore.

 

DSC 0050M. Butore a d’abord rappelé que la réforme de la décentralisation constitue un pilier important du développement local et, partant, national.
Il a ensuite rappelé que le CIOPD s’est fixé pour objectif principal une décentralisation réussie visant un développement efficace et équitable des citoyens de la nation avec comme porte d’entrée la commune.
Pour y arriver, il a interpellé le comité de jouer un rôle important dans la définition des orientations pouvant aider le gouvernement et les autres acteurs à mettre en œuvre cette réforme.
Au cours de la réunion, ils se sont fixés sur l’élaboration des textes d’application de la loi n°1/16 du 25 mai 2015 portant modalité de transferts des compétences de l’Etat aux communes. Ils se sont partagés les tâches au sein des ministères afin de savoir lequel va élaborer ou coordonner tel texte d’application.
Il a été aussi noté, au cours de cette réunion la pertinence de la mise en place du secrétariat permanent de cet organe et qui sera d’ici peu réalisé.
Le CIOPD a pour mission notamment de suivre l’état d’avancement de la politique de décentralisation, de donner les orientations stratégiques qui s’imposent pour la réalisation des objectifs tracés par la politique nationale de décentralisation.
Il a aussi le rôle de veiller à la cohérence entre les politiques sectorielles et les objectifs de la décentralisation, jusqu’au transfert effectif des compétences et des ressources aux communes. Proposer toutes les mesures jugées adéquates pour l’amélioration de la mise en œuvre de ce processus est aussi parmi ses missions.
Compte tenu de ces exigences, a ajouté M. Butore, il s’avère important que ledit organe soit toujours au chevet de la réforme, et dispose de ressources nécessaires et suffisantes pour son efficacité.
Bénigne Gahimbare

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée à Jurg Lauber

La situation sécuritaire et économique au centre des échanges

 

Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a reçu en audience le lundi 9 novembre 2015 en fin d’après-midi, Jurg Lauber, représentant permanent de la Suisse auprès des Nations-unies et président de la Configuration-Burundi de la Commission de la consolidation de la paix.

 

DSC 1194A la sortie d’audience, Joseph Butore a indiqué que les deux personnalités ont échangé sur les grandes questions postélectorales que connaît le pays jusqu’à ce jour. Elles ont constaté que les élections se sont bien déroulées malgré les petits problèmes qui ont vite trouvé des solutions. Le gouvernement issu de ces élections est un gouvernement d’union nationale, a-t-il dit.
Sur le plan sécuritaire, a souligné le Deuxième vice-président de la République, le chef de l’Etat a donné un délai de deux mois pour ceux-là qui détiennent illégalement les armes à feu de les remettre. A ce délai, il a ajouté cinq jours et cet appel a été entendu par certains au moment où d’autres ont préféré fermer les oreilles. Mais à partir du dimanche 8 novembre, les forces de défense et de sécurité font tout pour récupérer par force ces armes.
Les deux personnalités ont également parlé de la mise en place de la Commission nationale du dialogue interburundais qui regroupe toutes les catégories et couches des Burundais. La deuxième vice-président de la République a pour cela demandé à son interlocuteur de s’impliquer davantage dans les travaux de cette commission, chose acceptée, selon Joseph Butore.

Mieux savoir ce qui se passe au Burundi

De son côté, Jurg Lauber a indiqué que la raison de sa visite, la première dans moins de vingt-quatre heures qu’il est au Burundi, est de connaître, apprendre et mieux savoir ce qui se passe dans le pays. Connaître quelles sont les intentions et stratégies du gouvernement mais aussi développer les idées dans la configuration pour soutenir le gouvernement et les autres parties prenantes dans leurs idées pour ramener le pays sur une route vers la paix durable.
Jurg Lauber a également souligné que lors de l’entretien, les deux personnalités ont beaucoup insisté sur la situation sécuritaire du pays qui présente tout de même quelques soucis avec la question du dialogue politique national. La question du développement économique et social était également parmi les sujets sur lesquels ils ont échangé.
Ils ont enfin échangé sur le partenariat entre le Burundi et les organisations internationales surtout les Nations-unies ainsi que sur le rôle important que jouent les femmes dans la prospérité de ce pays.

Kazadi Mwilambwe

 

DEUXIEME VICE-PRESIDENCE > Réunion sur la centralisation de la géomatique

«Réaliser ce qui est réalisable sur l’endroit opportun»

 

Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore a tenu une réunion d’information sur le Bureau de la centralisation Géomatique (BCG) le mardi 10 novembre 2015. Les échanges ont porté sur les principales missions du bureau, son bilan depuis 2013 et sur le visa géomatique.

 

DSC 0005Introduisant la réunion du Comité de pilotage de la centralisation géomatique, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a indiqué qu’il s’agit d’un secteur socio-économique où toutes les politiques et toutes les stratégies se réfèrent à la planification mondiale traduite dans les Objectifs du développement durable qui viennent d’être adoptés par les Nations unies. « Nous vivons dans un monde qui évolue techniquement et scientifiquement. Aujourd’hui, pour faire une meilleure planification des projets, il faut absolument se baser sur les informations réelles et les plus précises.», a fait savoir le Deuxième vice-président de la République.
M. Butore a expliqué que c’est en combinant les données de la géographie et les données mathématiques que les disciplines comme la géomatique sont nées. « Le Burundi, ne voulant pas rester en arrière a mis en place ce bureau pour s’en inspirer afin de coordonner les différents projets et programmes. Quand on parle du développement durable, c’est la gestion efficace des ressources dont dispose la planète. C’est à travers la géomatique qu’on nous indique la quantité, la qualité et la dispersion géographique de ces ressources. Il est à nous, en tant que techniciens, d’exploiter ces données.», a-t-il souligné.

Gérer et d’analyser tous les éléments qui existent sur terre

Le secrétaire exécutif permanent du Bureau de la centralisation géomatique, Frédéric Ngendabakana, dans son exposé, a expliqué que le domaine de la géomatique comprend le système d’information géographique (SIG). Et de souligner que le SIG est un outil permettant de représenter, de gérer et d’analyser tous les éléments qui existent sur terre. L’aménagement urbain, l’entretien et le développement des réseaux routiers, la gestion des catastrophes, etc. peuvent rentrer dans le domaine d’application de ce système.
Les apports du SIG sont notamment permettre la connaissance fine du territoire, prioriser les projets à entreprendre, optimiser les budgets, gérer la multiplicité de l’information, établir une cartographie réelle, réagir rapidement, etc. M. Ngendabakana a souligné qu’en se dotant du BCG, le Burundi souhaite se doter d’un SIG national pour contourner quelques défis notamment la superposition de projets (couches) et l’utilisation des données déjà dépassées. Quant au visa géomatique, il va permettre aux différents secteurs de réaliser ce qui est réalisable sur l’endroit opportun.
Le BCG est coordonné au niveau de la Deuxième vice-présidence. Il collabore avec les ministères, les ONG et d’autres institutions. Les participants à la réunion se sont convenus d’apporter des modifications techniques aux documents présentés par le bureau et de se réunir dans deux semaines.

Grâce-Divine Gahimbare

 

PREMIERE VICE PRESIDENCE> Deux audiences accordées

Autour des échanges, la question de la paix et de la sécurité à travers le dialogue inter burundais

 

Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo a reçu en audience le mardi 10 novembre 2015 le représentant permanent de la Suisse auprès des Nations unies et représentant de la Configuration-Burundi de la Commission de la consolidation de la paix, ambassadeur Jürger Lauber. Il a également reçu l’envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands lacs, Thomas Perriello. Autour de leurs échanges, il y avait la question de la paix et de la sécurité à travers le dialogue inter burundais.

 

DSC 0127A la sortie de l’audience, M. Lauber a informé que c’était sa première visite dans le pays depuis qu’il a ses nouvelles fonctions. Il a ajouté que l’objectif de sa visite est de mieux connaître le pays et les intentions du gouvernement du Burundi. « Ensemble, on a évoqué la question concernant le dialogue politique au Burundi, le développement socioéconomique et la situation sécuritaire du pays », a-t-il précisé.
La question du partenariat entre le Burundi et ses partenaires bilatéraux, nationaux et internationaux a été également évoquée. Il a fait savoir que la Configuration a pour rôle d’accompagner et soutenir le pays dans son processus de rétablissement et de consolidation de la paix et de la prospérité. Il a conclu qu’ensemble, ils vont continuer le dialogue inter burundais pour les actions particulières et précises qu’on va entreprendre.
A la sortie de la deuxième audience avec l’envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands lacs, Thomas Perriello, le Premier vice-président de la République a informé qu’il remercie le président Barack Obama qui a envoyé son émissaire au Burundi pour s’enquérir de la situation réelle parce qu’il a appris des médias et des réseaux sociaux qu’il y aurait un génocide en cours. M. Sindimwo a dit qu’il est satisfait de la visite de l’envoyé spécial des Etats-unis et demande à d’autres pays amis du Burundi de ne plus écouter les rumeurs, mais de venir voir ce qui se passe réellement au Burundi. Il a rassuré que le pays est paisible malgré quelques cas d’insécurité. Il a rassuré que le gouvernement a décidé d’appliquer la tolérance zéro aux perturbateurs de l’ordre pour que la situation s’améliore dans les jours à venir.
Le Premier vice-président a demandé à l’ambassade des Etats-unis au Burundi d’aider le gouvernement burundais à mobiliser beaucoup de jeunes parce que ce sont ces derniers qui sont manipulés par les politiciens. « Cet apport a été accepté et constitue un pas de plus vers la paix », a-t-il conclu.
Ezéchiel Misigaro

 
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