Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MAISON LUEUR D’ESPOIR>Atelier de réflexion à l’intention des responsables chrétiens

Reconnus comme chrétiens, ils attireraient la confiance de tous

 

Un atelier de réflexion a été organisé par la "Maison lueur d’espoir » en collaboration avec World vision Burundi en dates du 4 et 5 août 2015 à l’intention des leaders chrétiens dans le secteur tant public que privé. C’était dans le cadre de renforcer la chrétienté revendiquée officiellement par les différentes autorités de notre pays depuis bientôt 10 ans. Les échanges vont porter sur la responsabilité individuelle et collective du corps de Christ au Burundi.

 

DSC 0246Dans son discours d’ouverture, Térence Ntahiraja, assistant du ministre de l’Intérieur, a fait savoir que nul n’ignore que la majorité de la population burundaise estimée à 95% des Burundais reconnaissent Jésus-Christ comme leur Sauveur. C’est dans cette perspective, a-t-il affirmé, que le gouvernement du Burundi, à travers le ministère de l’Intérieur, soutient toute activité qui va dans le sens d’accomplir des activités liées à la cohabitation pacifique et harmonieuse des citoyens.
M. Ntahiraja a rappelé aux participants qu’ils sont non seulement des responsables mais aussi des personnes spirituellement engagées, donc des ambassadeurs du Christ dans le monde en général et dans leurs services respectifs en particulier. « Si vous représentez correctement le Royaume de Dieu là où vous êtes, le gouvernement ne fera que bénéficier des résultats certes suffisamment positifs de votre vie », a-t-il ajouté.

Partager les expériences sur la façon de s’y prendre en tant que chrétien

En principe, poursuivi l’Assistant du ministre de l’Intérieur, les difficultés rencontrées par chaque responsable dans son service et dans son église le mettent quotidiennement dans une situation de questionnement s’il ne discute pas avec les autres qui vivent en secret la même chose. D’où il est plus qu’important qu’ils se retrouvent ensemble, que ces derniers se découvrent mutuellement comme cadres administratifs des secteurs socio-économiques, politiques et sécuritaires du pays, a-t-il renchéri.
Térence Ntahiraja a insisté que ces deux jours de réflexion soient un rappel pour ces responsables qu’ils sont des ambassadeurs du Christ et que Dieu les a placés là où ils sont pour un but précis. « En vous reconnaissant comme chrétiens, le gouvernement met en vous la grande confiance qu’il a en l’Eglise et reconnaît la bonne collaboration permanente», a rappelé M. Ntahiraja.
Les activités de cet atelier organisé par La Maison lueur d’espoir à l’intention des responsables chrétiens dureront deux jours c’est-à-dire du 4 au 5 août 2015. Les participants à cet atelier proviennent de plusieurs confessions religieuses légalement établies au Burundi et sont des responsables dans leurs services respectifs.

Amédée Habimana et Emelyne Iradukunda (stagiaire)

 

Observatoire de l’Action Gouvernementale> Sécurité

Déclaration contre l’étonnante escalade de violences au Burundi

 

L’Observatoire de l’action gouvernementale est profondément inquiet de la dégradation progressive de la sécurité dans le pays depuis plusieurs jours.

 

L’Observatoire de l’action gouvernementale déplore profondément l’étonnante escalade des violences particulièrement observée en mairie de Bujumbura depuis quelques jours.
L’Observatoire de l’action gouvernementale condamne sans réserve tous les cas d’assassinats ciblés quotidiennement perpétrés contre des citoyens ordinaires, des membres des corps de défense et de sécurité ainsi que d’autres hautes personnalités du pays.
L’Observatoire de l’Action Gouvernementale saisit cette occasion pour condamner énergiquement et particulièrement l’insoutenable assassinat du Général Adolphe Nshimirimana, haut cadre à la présidence de la république et ancien patron de la Documentation nationale ainsi que la tentative d’assassinat de Pierre Claver Mbonimpa, Président de l’Association de défense des droits de l’Homme et des personnes détenues (APRODH).
L’OAG présente ses condoléances attristées à la famille du Général Adophe Nshimirimana et souhaite un prompt rétablissement à Pierre Claver Mbonimpa.
Face à ce climat délétère, émaillé de violences, dans lequel patauge le Burundi depuis plus de trois mois, l’OAG recommande ce qui suit :
Au Gouvernement
- D’initier sans délai un dialogue franc et sincère avec tous les protagonistes de cette crise politico-sécuritaire qui secoue le pays;
- De tout faire pour apaiser rapidement les tensions dans le pays ;
- D’éviter la globalisation génératrice de frustration et d’autres violences.

Aux corps de défense et de sécurité
- De désarmer rapidement les citoyens de tous bords qui détiennent illégalement des armes létales ;
- D’enquêter sans a priori sur les différents cas d’assassinats afin de démasquer et châtier les coupables ;
- De ne plus recourir à la torture pour arracher des aveux ou punir les présumés coupables.

A la communauté internationale
- De tout faire pour aider les Burundais à sortir de cette nième spirale de la violence que tout le monde aura vu venir ;
- D’encourager le gouvernement et ses partenaires sociopolitiques à reprendre la voie du dialogue.
- De continuer à assister financièrement les Burundais particulièrement en ces moments de paralysie quasi générale des activités économiques
A la population
- De rester soudée afin de surmonter cette épreuve ;
- De ne pas se laisser manipuler par des politiciens uniquement mus par leurs intérêts bassement matériels.

 

Assassinat du lieutenant général Adolphe Nshimirimana> Message du chef de l’Etat à la nation

Le président Nkurunziza demande aux Burundais de rester sereins et solidaires

 

Après l’ignoble assassinat du Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, le dimanche 2 août 2015, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a adressé à la nation, aux forces de défense et de sécurité et particulièrement à la famille du défunt un message de condoléances. Il leur a demandé de garder la sérénité et surtout de ne pas être tentés par la vengeance. Suivez la traduction non officielle de l’intégralité du message.

 

DSC 0253Burundaises, Burundais
1. Nous commençons d’abord par rendre grâce à Dieu Tout-Puissant, Lui seul qui a le pouvoir de donner la vie et de la reprendre.

2. Ce dimanche 2 Août 2015, au moment où les Burundais se sont réveillés pour louer et adorer l’Eternel, il y en a d’autres qui se concertaient pour mettre en œuvre un macabre projet d’ôter au Burundi un digne fils.

3. Ce dimanche, dans la matinée, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana a été tué par des criminels, ceux-là même qui ne rêvent qu’à faire sombrer le pays dans la chaos.

4. Nous adressons nos condoléances à la famille éprouvée, aux corps de défense et de sécurité avec lesquels ils travaillaient en parfaite collaboration mais aussi à ses collègues du cabinet de la Présidence de la République.

5. Le Burundi vient de perdre un vaillant fils dont la droiture aura contribué efficacement à la mise sur pied de forces de défense et de sécurité véritablement républicaines.

6. Nous implorons le Dieu Tout-Puissant pour qu’il le reçoive dans son royaume et qu’il dote de l’esprit de retenue ses proches partout où ils se trouvent.

7. Nous saisissons cette opportunité pour demander à l’Eternel d’être à nos côtés pour la découverte de la vérité sur cet ignoble assassinat et le châtiment des criminels.

Burundaises, Burundais
8. Nous demandons aux forces de l’ordre, dans un délai ne dépassant pas une semaine, que les coupables de ce crime soient connus et traduits en justice

9. Il s’observe ces derniers temps des crimes où certaines personnes, en rapport avec leurs responsabilités que ce soit au niveau des partis politiques ou des institutions de l’Etat, sont visées. Nous demandons pour cela à tous les Burundais de rester vigilants et de continuer à renforcer les comités mixtes de sécurité pour que ces malfaiteurs, animés de mauvaises intentions, soient arrêtés et condamnés

10. Aux Burundais, nous demandons de marcher dans la sagesse ayant caractérisé feu Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, et de ne pas tomber dans les pièges des malfaiteurs, en répondant par la vengeance.

11. Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana était un brave homme de parole, il aimait tout le monde sans distinction d’ethnie, de province, de confession religieuse ni de parti politique.

12. Nous demandons à tous ceux qui l’ont aimé et qui aiment ce pays, le Burundi, de ne pas répondre à cette provocation car les criminels veulent amener les Burundais à s’entretuer et ainsi tomber dans leur piège.

13. Nous saluons une fois de plus le comportement qui a caractérisé la population de Kamenge ces derniers mois, celui de se retenir, pendant que des habitants de certains quartiers de Bujumbura participaient au mouvement insurrectionnel.

14. Restez solidaires et suivez les conseils de votre frère, Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana avec qui vous cohabitiez dans cette commune de Kamenge. Ne prêtez pas oreille à ces malfaiteurs qui ne cherchent qu’à vous diviser.

15. Celui qui aime le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, nous lui demandons de se comporter comme lui : d’être social, d’aimer les autres, de marcher dans l’unité et surtout d’éviter la colère et la vengeance.

16. Burundais, où que vous soyez sur les collines et dans les quartiers, nous vous demandons de rester sereins et solidaires, aux corps de défense et de sécurité d’user de leur savoir-faire et sagesse pour que les criminels soient identifiés endéans une semaine.

Burundaises, Burundais
17. Comme il est dit dans l’hymne national : « Que Dieu qui nous t’a donné te préserve à jamais », nous voudrions tranquilliser la famille éprouvée et tous les Burundais que ces malfaiteurs qui, depuis un certain temps, commettent des forfaits, vont être appréhendés.

18. Nous mettons en garde ceux qui commettent depuis longtemps ces crimes et ceux qui ont l’intention de commettre des forfaits de rompre avec cette habitude sans délai. Sinon, Dieu va les démasquer. On verra, Dieu du ciel est témoin.

19. En terminant, nous redemandons à Dieu Tout-Puissant de recevoir, dans son royaume, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, l’ami de tous les Burundais.

Traduit en français par
Kazadi Mwilambwe

 

Ceni> Proclamation des résultats provisoires de l’élection des sénateurs du 24 juillet 2015

Sur 36 sénateurs élus, 33 sont du CNDD-FDD

 

La Commission électorale nationale indépendante(Ceni) a proclamé le jeudi 30 juillet 2015, les résultats provisoires de l’élection des sénateurs du 24 juillet 2015. Le Sénat burundais, législature 2015-2020, sera composé de 43 sénateurs dont 36 sénateurs élus à savoir 33 du CNDD-FDD, un sénateur du parti FNL et deux sénateurs du parti Uprona.

 

DSC 2362Conformément à l’article 180 de la Constitution, le Sénat du Burundi est composé premièrement, de deux délégués de chaque province élus par un collège électoral composé de membres de conseillers communaux de la province considérée provenant de communautés ethniques différentes et élus par des scrutins distincts. Deuxièmement, le même Sénat est composé de trois personnes coptées issues de l’ethnie Twa. Troisièmement, le Sénat du Burundi est composé des anciens Chefs d’Etat. En parlant du même article, il est assuré un minimum de 30% de femmes.
Pierre Claver Ndayicariye, président de la Ceni a indiqué que parmi ce chiffre de 36, 18 sont de l’ethnie Hutu et 18 autres sont de l’ethnie Tutsi. Parmi ces sénateurs, 17 sont des femmes et 19 sont des hommes.

Un taux de participation de 80,34 %

Les inscrits étaient au nombre de 2006, le total des votants étaient de 1 692, le taux de participation était donc de 80,34%.Les nuls considérés par rapport à ceux qui votaient pour les Hutu et les Tutsi étaient respectivement de 54 et 55. Quant aux abstentions, elles étaient pour les hutu et les tutsi respectivement 52 et 69. Trois Batwa ont été coptés (dont une femme) et entrent dans la version provisoire au Sénat.
L’Accord d’Arusha et la Constitution de la République du Burundi donnent le droit aux anciens Chefs d’Etat en vie d’entrer au Sénat. Pour cela, les quatre anciens Chefs d’Etat (Jean-Baptiste Bagaza, Pierre Buyoya, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye) sont sénateurs de droit.
Un sénateur doit avoir 35 ans révolus. Pour copter les Batwa, le critère important tenu en compte est une certaine répartition géographique pour que les mêmes ne reviennent pas; là où c’est possible que les provinces déjà représentées lors des législatures précédentes ne reviennent pas, «mais parfois cela n’a pas été possible mais pour l’essentiel cela a été possible », a signalé le président de la Ceni. Ces résultats devront être confirmés ou infirmés par la Cour constitutionnelle.
L’élection sénatoriale a eu lieu au chef-lieu de chaque province. Le collège électoral au niveau de chaque province était constitué des conseillers communaux élus le 29 juin 2015.
Yvette Irambona

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Message du chef de l’Etat à la nation

« Sous notre législature, tout le monde jouira des mêmes droits et des mêmes chances, sans favoritisme »

 

Après la validation des résultats de l’élection présidentielle du 21 juillet 2015 par la Cour constitutionnelle le 30 du même mois, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza qui en était candidat et qui a remporté le scrutin a adressé à la nation un message de félicitation et de remerciement dans la soirée du jeudi 30 juillet 2015. Le peuple burundais vient d’accomplir un acte de souveraineté malgré l’appel au boycott. Dans les lignes qui suivent l’intégralité du message

 

DSC 0177Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,
1. Nous commençons par rendre grâce à Dieu Tout Puissant pour avoir gardé le Burundi et son peuple durant cette période électorale.
2. Nous lui rendons un hommage mérité car, même à travers l’hymne national de notre pays, il est écrit : « Que Dieu qui nous a fait don de toi te protège pour nous ».
3. Cela s’est donc réalisé, comme nous l’avions dernièrement expliqué lors de la commémoration de l’Indépendance du Burundi.
4. Les mois de juin et juillet resteront inoubliables dans l’histoire du Burundi. En effet, c’est au mois de juin qu’ont eu lieu les élections législatives (pour les députés) et communales tandis qu’au mois de juillet ont eu lieu les élections sénatoriales et les élections présidentielles.
5. Nous rappelons d’ailleurs que c’est au cours de ce même mois (juillet) qu’a été mis en place le bureau de l’Assemblée nationale.

Burundaises, Burundais,
6. En date du 21 juillet de cette année 2015, vous avez répondu massivement au rendez-vous de l’élection du président de la République qui dirigera le Burundi ces cinq prochaines années, de 2015 à 2020, et cela s’est produit quelques jours seulement après les élections législatives et communales, qui se sont déroulées le 29 juin 2015.
7. Vous venez d’accomplir un acte de souveraineté et vous avez exercé votre plein droit d’élire celui qui va vous diriger pendant ces cinq années qui viennent. Vous avez clairement exprimé votre position, et vous avez refusé d’écouter ceux qui vous invitaient à boycotter les élections.
8. Nous vous en remercions donc du fond de notre cœur, car vous avez placé en Nous votre confiance ; vous avez bien compris et apprécié le programme politique et le projet de société que nous vous avons présenté, et vous avez voté pour nous parmi les autres candidats.
9. Nous remercions également tous les candidats qui étaient en compétition et qui ont accepté le verdict des urnes en recevant favorablement les résultats des élections.
10. Nous voudrions informer le peuple burundais en même temps que nous vous tranquillisons en vous annonçant que nous allons gouverner pour tous, ceux qui ont voté pour nous et ceux qui ont porté leur choix sur d’autres candidats. Sous notre législature, tout le monde jouira des mêmes droits et des mêmes chances, sans favoritisme.
11. Nous voudrions aussi remercier les organisateurs des élections, les responsables administratifs et les Forces de défense et de sécurité, car ils n’ont rien ménagé pour obtenir le bon déroulement de tous les scrutins, depuis la phase préparatoire jusqu’à la fin de leur déroulement effectif.
12. Nous remercions tous ceux-là qui ont posé un geste de quelque nature que ce soit afin que les élections connaissent un très bon déroulement.

Burundaises, Burundais,
Amis du Burundi,
13. Nous rendons hommage à Dieu du fait que toutes ces élections aient pu se dérouler en paix et dans une sécurité totale.
14. Nous remercions ceux qui ont prié en Esprit et en Vérité pour notre pays tout au long de cette période électorale, parce que Dieu a exhaussé leur prière, et que c’est un Dieu qui pourvoit. Les élections se sont donc très bien déroulées, et Nous leur demandons de continuer à confier à Dieu notre pays ainsi que ses nouveaux dirigeants, afin qu’ils poursuivent à accomplir le plan de Dieu sur le Burundi.
15. Nous remercions aussi la synergie des média et les journalistes qui se sont mis ensemble et ont travaillé nuit et jour en communiquant aux Burundais le déroulement des élections en temps réel, et nous les félicitons, car rien ne leur échappé.
Nous les félicitons encore, car ils ont manifesté un esprit patriotique.
16. Nous disons merci à la Communauté internationale, aux organisations et associations, aux représentants des partis politiques et des confessions religieuses, qui se sont dépensés pour suivre de près le déroulement des élections à travers tout le pays, et qui de ce fait, sont témoins du bon déroulement de ces élections, libres et transparentes.
17. Nous remercions de tout cœur les citoyens burundais et les amis du Burundi à qui nous avons lancé un appel pour une libre contribution aux élections, et qui ont suivi l’appel de bon cœur, au point que les moyens financiers qui faisaient défaut pour l’organisation ont été trouvés sans peine.
18. Nous remercions aussi l’Union africaine, les pays de la sous-région et les Etats de la Communauté est- africaine pour les nombreux et heureux efforts faits à plusieurs reprises afin que les élections puissent se tenir dans les délais constitutionnels, et qu’elles se déroulent dans des conditions optimales de succès.
19. Nous voudrions tranquilliser le peuple burundais, en même temps que Nous lui rappelons que, comme Nous n’avons jamais cessé de répéter que les élections seraient très bonnes, nous déclarons solennellement que la paix et la sécurité continueront à s’étendre, même après les élections, et que le développement se poursuivra également.
20. Nous vous invitons donc à vous joindre à nous pour constituer un corps solide et uni en vue de renforcer l’indépendance et la démocratie au Burundi.

QUE DIEU TOUT PUISSANT BENISSE LE BURUNDI
JE VOUS REMERCIE

 

Elections au Burundi > Etat des lieux de leur déroulement

Elles se sont généralement bien passées sur tous les plans

 

Quelques jours après les élections communale, législative et présidentielle, la rédaction du quotidien Le Renouveau s’est entretenue avec certains membres des associations de la société civile qui ont participé dans l’observation de ces élections dans le but de recueillir leur appréciation en rapport avec le déroulement des scrutins. Ils nous ont indiqué qu’ils saluent le comportement de la population les jours des élections et le rôle joué par la Commission électorale nationale indépendante. Pour eux, ces élections se sont généralement bien passées malgré quelques difficultés.

 

DSC 0622D’après le président et représentant légal de l’Association burundaise pour la reconstruction de l’Afrique (Aba), Jean-Bosco Ndereyimana, cette Association a participé à l’observation des élections dans onze provinces du Burundi. Selon lui, ils ont constaté que les deux élections se sont bien déroulées. C’est le même constat pour le président de l’Association pour la consolidation de la paix au Burundi (Acopa Burundi), Pierre-Claver Kazihise, qui nous a indiqué que ces élections se sont passées dans le calme car partout c’était sécurisé. Selon lui, la population a bien répondu et chacun a pu élire librement et dans la tranquillité.

Certains électeurs ne maîtrisaient pas l’usage du bulletin unique

Selon M. Kazihise, lors des élections des députés et des conseils communaux, il s’est fait remarquer qu’il y avait des électeurs qui n’avaient pas bien maîtrisé l’utilisation du bulletin de vote unique. Ce qui a fait qu’il y a eu beaucoup de bulletins nuls et d’abstentions. « Il y avait également quelques problèmes techniques parce qu’il y avait quelques électeurs qui disaient qu’ils ne voyaient pas le tampon pour pouvoir indiquer leur choix. Mais, globalement, les élections se sont bien passées et les agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’y sont bien pris parce que l’heure a été bien respectée et le dépouillement a été aussi transparent », a-t-il dit.
Le président de l’Aba partage le même constat avec le président de l’Acopa Burundi. Selon lui, certaines gens, et surtout ceux qui avaient un âge avancé, ont éprouvé des difficultés pour utiliser le bulletin de vote unique surtout quand il s’agissait de poser leurs doigts devant le candidat de leur choix. « Un autre défi est qu’il y avait des gens qui n’ont pas su apprécier le temps et qui se sont présentés au bureau de vote après qu’on avait déjà clôturé les activités de vote ».
Nos interlocuteurs ont apprécié la façon dont la commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’est prise face aux petites difficultés qui se sont remarquées de temps en temps. Selon eux, les élections se sont passées dans la paix et dans la tranquillité totale sur tout le territoire du Burundi, y compris dans la capitale Bujumbura.

Le taux de participation a été satisfaisant

Concernant la participation à l’élection présidentielle, M. Kazihise a indiqué que son association a attentivement suivi le déroulement de ces élections dans plusieurs provinces et communes du pays. « Pour dire que nous avons suivi attentivement le déroulement de ces élections et qu’en fin de compte les résultats sont satisfaisants car elles se sont également bien passées ». Selon notre interlocuteur, compte tenu du taux de participation, ça a été satisfaisant car ce taux a été de 70%. « Il faut dire qu’il y avait encore plus d’observateurs en ce sens qu’il y a eu beaucoup de mandataires politiques par rapport aux élections législatives et communales ». Il s’est réjoui du fait que la population a été trop matinale pour aller voter et que les isoloirs étaient bien faits pour voter librement qui on veut. « On a constaté que lors du dépouillement, il y a eu moins de bulletins nuls. Ce qui veut dire qu’il y avait eu plus d’encadrement ».
Concernant les rumeurs qui circulaient à la veille de ces élections et qui faisaient état d’une probable perturbation du déroulement de ces dernières, le président de l’Acopa a indiqué que les gens doivent faire attention aux rumeurs car elles sont lancées par les personnes qui n’auraient pas aimé que ces élections soient organisées. Il a ainsi souligné que c’est satisfaisant pour lui et certainement pour tout citoyen de voir que ces élections ont eu lieu malgré les rumeurs.

Appuyer le nouveau gouvernement

Nos interlocuteurs ont profité de l’opportunité pour féliciter ceux qui ont été élus et pour émettre des recommandations au nouveau gouvernement, à la population et à la communauté internationale. A l’endroit du gouvernement, M. Kazihise il lui a demandé que lors du dialogue politique, il tienne compte des circonstances dans lesquelles il a été mis en place pour pouvoir avancer. Aux partenaires il leur a proposer de se réjouir que les Burundais sont parvenus à maintenir le cap de la démocratie et de la paix. Il leur a ainsi demandé de continuer à donner leurs appuis dans le respect de la souveraineté du pays car, selon lui, quand on est des amis partenaires, il y a des choses qu’il faut pouvoir considérer mutuellement pour garder de bonnes relations de coopération.
Quant aux partis politiques qui n’ont pas participé aux élections, il faut qu’ils sachent qu’ils ont eux aussi une contribution à donner d’autant plus que le dialogue reste ouvert. Ils doivent faire en sorte qu’ils puissent participer et contribuer par leurs idées et leurs apports afin qu’ensemble on puisse bâtir un Burundi de paix et de prospérité. La population doit être fière des institutions qu’elle a pu mettre en place mais elle doit les appuyer pour qu’elles puissent réaliser les objectifs de paix et de développement qu’elles se sont assignées. Elle doit aussi prendre conscience qu’elle est la base de la paix et de tout développement. D’où elle doit s’impliquer activement dans tout ce qu’elle est appelée à faire.

Etre le parent de tous

De son côté, le président de l’Aba a demandé à ceux qui ont été élu, surtout au président de la République, d’être le parent de tout le monde, c'est-à-dire ceux qui l’ont élu et ceux qui ne l’ont pas élu. Il a également demandé à la communauté internationale d’être toujours au côté du Burundi et de revenir sur les décisions qu’ils ont prises pour qu’ils puissent continuer à assister le peuple burundais.
M. Ndereyimana a saisi l’occasion pour féliciter le candidat qui a gagné l’élection présidentielle. L’Aba s’est réjouie du fait que même les candidats qui avaient annoncé qu’ils ne vont pas participer aux élections ont été élus par leurs partisans et les a invités à ne pas rejeter ces voix mais à accepter le verdict des urnes. Il a également remercié la Ceni pour avoir bien conduit le processus électoral en général et les scrutins en particulier. Il a terminé en invitant celui qui a été élu au fauteuil présidentiel de continuer à développer notre pays ; de promouvoir la sécurité et la paix sur tout le territoire national mais aussi de diriger pour tous.

Astère NDUWAMUNGU

 
Ouvrir