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COMMUNIQUE NO 001/2016 DU PARTI CNDD-FDD DU 05 JANVIER 2016

Démarage du dialogue inter-burundais, volet externe tenu à Kampala en République ougandaise ce 28 décembre 2015

01AA0221. En date du 28 décembre 2015 à KAMPALA à Entebbe en Ouganda s’est réellement tenue une cérémonie d’ouverture du dialogue inter burundais sous la Facilitation Ougandaise parrainée par Son Excellence YOWERI KAGUTA Museveni, Président de la République Ougandaise ;

2. Ont été invités à ces cérémonies des Représentants du Gouvernement Burundais, du Parti CNDD-FDD, de quelques membres de l’Opposition démocratique, de presque la totalité de l’Opposition radicale et putschiste renfermant les membres des médias, de la société civile et des confessions religieuses qui se sont illustrées de près ou de loin dans les manifestations violentes et sanglantes depuis le 26 avril 2015 au Burundi. A ceux-là s’est ajouté un nombre très important des Représentants des Corps Diplomatiques et des Organisations Internationales Non Gouvernementales sans oublier quelques organisations sous régionales et régionales ;

3. Le Parti CNDD-FDD saisit cette opportunité pour remercier Son Excellence YOWERI KAGUTA Museveni qui, malgré les grandes sollicitations du moment liées à la campagne politique pour se faire réélire à la tête de l’Ouganda, ne s’est pas empêché de parrainer les cérémonies personnellement ;

4. Le premier jour comporte toujours des difficultés particulières et il n’est pas facile de tout prévoir. Le Parti CNDD-FDD estime que les quelques ratés d’organisation feront objet d’échange entre la Facilitation et le Gouvernement afin de mieux cadrer le processus de dialogue inter Burundais pour une réussite sans équivoque. Il n’épargnera rien pour que ce dialogue conduise les Burundais à des résultats adaptés et durables à la situation du moment tout en évitant une réédition d’Arusha ou un Accord d’Arusha de plus. Le Parti CNDD-FDD soutient fermement que la Commission Nationale de Dialogue Inter-Burundais (CNDI) demeure le seul cadre légal à organiser, exécuter et coordonner le processus au nom du Gouvernement. La Facilitation Ougandaise ne doit ni l’écarter, ni l’ignorer car les deux structures devront travailler main dans la main ;

5. Le Parti CNDD-FDD félicite la facilitation Ougandaise d’avoir pris le taureau par les cornes en respectant le contenu de la Résolution No 2248 du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’Accord d’Arusha et la Loi fondamentale du Pays et en touchant du doigt le problème que la plupart des Burundais ne veulent pas désigner comme tel : « une gestion de la démocratie qui donne droit à la sécurité pour tous». Cependant, il déplore le fait d’inviter les putschistes au dialogue, ce qui est contraire à cette résolution 2248 de l’ONU. Il s’insurge également contre la mise à l’écart de la Commission Nationale de Dialogue Inter-Burundais à Entebbe alors que c’est elle qui doit coordonner tout le processus au nom du Gouvernement. Toutefois, il félicite le facilitateur d’avoir écouté le souci d’alternance ethnique au sommet du pouvoir pour les uns, l’impossibilité de la minorité ethnique de revenir au pouvoir par la voie des urnes, la raison de passer par les putschs terroristes pour y accéder pour les autres, ou encore le souci de croire que c’est eux ou c’est rien. Et voilà, la difficulté est enfin bien définie et de façon précise comme si la pierre qui endommageait la houe était devenue visible ;

6. Le Parti CNDD-FDD n’a jamais cessé de soulever cette question de savoir pourquoi toujours une tension autour des élections, avant et après, jusqu’au versement du sang des innocents. En 1961, le Prince Louis Rwagasore, Héros de l’Indépendance a été assassiné avec toute sa famille au lendemain des élections. Pourquoi la Communauté Internationale a-t-elle imprimé ce mauvais départ politique au Burundi ? En 1965, le Premier Ministre Pierre Ngendandumwe , hier bras droit de Rwagasore en 1961, est à son tour assassiné pour l’empêcher de jouir de ses droits électoraux toujours sous l’instigation extérieure. Soulignons que toute une partie de la population intellectuelle majoritaire a été massacrée et éteinte. Pourquoi cela? En 1993, Son Excellence Melchior Ndadaye, premier hutu démocratiquement élu et Héros de la Démocratie est à son tour assassiné avec une population immense massacrée sous la bénédiction de certains pays étrangers. Les rescapés de ce déchaînement sauvage et génocidaire ont été enfermés dans les centres dits « camps de concentration nazis » ou « mouroirs » où de nombreuses populations dépassant le chiffre de 500 000 personnes ont péri comme des mouches car privés d’eau et de nourriture. En 1996, 5 000 réfugiés burundais chassés par l’avancée du FPR–Inkotanyi dans la vallée de la Rusizi en République Démocratique du Congo (RDC) ont été tous massacrés par ce même FPR-Inkotanyi à l’entrée de la ville de Shabunda et jetés dans la rivière autour de cette ville sous la bénédiction de Bill Clinton alors Président des Etats-Unis issu du Parti des Démocrates. S’agissait-il d’un troisième mandat ou d’autre chose ? Des coups d’Etat intempestifs ont eu lieu dans ce pauvre Pays de l’Afrique de l’Est mais la Communauté Internationale s’est tue car elle savait tout ce qui allait se passer. En 2015, un plan macabre avait été préparé par certains pays pour changer les choses comme ils le veulent et décimer ensuite la population démocratique ; Dieu seul sait jusqu’où iront ces plans sataniques contre le Peuple Burundais. Le Facilitateur et la CNDI dans le Dialogue inter-Burundais ont du pain sur la planche car ils devront permettre au Peuple Burundais de s’interroger sur ces grands événements afin de dégager le mode démocratique le mieux approprié au Burundi ;

7. Le Parti CNDD-FDD croit que le moment est venu pour le Peuple Burundais de se pencher encore une fois sur sa propre histoire bien que peu reluisante et parler de toutes ces péripéties à tête reposée et sans animosité aucune en prenant tout le temps nécessaire. Pousser les gens jusqu’à ne plus avoir peur de la démocratie n’est pas du gâteau surtout quand il faut les rassurer et leur donner des garanties. Ce n’est pas une rencontre entre une cinquantaine d’individus qu’une réponse viable peut être trouvée. Son Excellence YOWERI KAGUTA Museveni a accepté d’accomplir une noble mission qui va lui demander sagesse et perspicacité. Sans nul doute, le Parti CNDD-FDD lui réitère son soutien dans ce dialogue, volet extérieur ; il demeure convaincu qu’en travaillant de concert avec la CNDI ils pourront réussir l’inclusivité demandée et aboutir à des résultats démocratiquement souhaités par tout le Peuple Burundais. Bon courage et Meilleurs Vœux de Nouvel An.
Fait à Bujumbura, le 05 janvier 2016

Honorable Pascal Nyabenda,
Président du Parti CNDD-FDD

 

 

Nouvel an 2016

Message du chef de l'Etat à la Nation

 

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

 01AAAL’année 2015 touche à sa fin. Nous commençons la nouvelle année 2016 remplis d’espoir de bien l’achever en paix, en sécurité et dans une grande joie au cœur. Nous rendons grâce à Dieu Tout Puissant qui est toujours resté aux côtés du Burundi et du peuple Burundais, et nous le prions de continuer à guider sans cesse nos pas. A Lui haute gloire, louange éternelle!

  1. Nous souhaitons à tout le peuple burundais ainsi qu’aux étrangers établis sur notre territoire une année de paix, de prospérité et d’unité émanant de l’Eternel. Que cette année soit pour vous une année pour la consolidation de la démocratie et de la souveraineté nationale, qui constituent toutes les deux le gage d’un développement durable.
  1. En effet, cette nouvelle année 2016 que nous commençons sera essentiellement placée sous le signe du renforcement des bonnes pratiques héritées de nos ancêtres pour mettre toujours en avant le sens du dialogue et de la concertation, et d’organiser le pays en nous fondant sur l’intérêt général  ainsi que le bien-être de toute la population.  
  1. C’est d’ailleurs cela  qui nous a poussé à choisir pour cette année le thème qui dit: « METTONS EN AVANT LE BIEN DE NOTRE PAYS,PARTICIPONS TOUS A UN DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF ! »

 

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

 Lors de la célébration du jubilé de 50 ans d’indépendance de notre pays, Nous avons solennellement  déclaré que nous commencions une étape nouvelle, celle de toujours mettre en avant le bien-être de notre population en tout ce que nous faisons, et d’instaurer un cadre de dialogue permanent  en vue d’échanger sur les questions intéressant       la vie nationale, dans tous les secteurs.

  1. Ce dialogue, cette concertation, ne sont pas chose nouvelle, car le peuple burundais l’a pratiqué de tout temps, trouvant de commun accord des solutions aux problèmes qui opposaient ses membres. Soyons donc réconfortés, les « négociations » se passent entre Burundais.
  1. Les valeurs positives d’unité et de bravoure qui nous ont toujours caractérisés, nous ne pouvons laisser personne les éclabousser ou les effacer définitivement sous notre regard complaisant. Jamais !

Rappelons-nous toujours que nous avons acquis notre auto détermination méritée, que nous sommes indépendants, et que c’est  à nous que revient la gestion des affaires de notre pays.

  1. Ainsi donc, à la fin de chaque année, nous devons nous-mêmes faire le bilan pour nous rendre compte des changements positifs que nous avons pu opérer, et même que nous pouvons vanter au-delà de nos frontières.

Nous ne reviendrons pas sur toutes les réalisations de cette année écoulée, car les Membres du Gouvernement les ont exposés à suffisance, chacun en ce qui le concerne ; mais il convient de rappeler certaines actions, bonnes et importantes, qui ont marqué cette année que nous clôturons :

-      Les élections ont été préparées, et elles se sont parfaitement bien déroulées à toutes leurs phases du début à la fin ; elles ont été démocratiques et transparentes, sans exclusion, en toute paix et sécurité ;

-      Les institutions démocratiques ont été mises en place, et elles sont fonctionnelles ;

-      La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) est à pied d’œuvre ;

-      Le Gouvernement a poursuivi la mise en application du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté deuxième génération      (CSLP II).  Au cours de cette année, des rejetons de bananiers sains ont été distribués, des boutures de manioc résistant à la mosaïque, l’engrais chimiques, et  l’on a procédé au repeuplement du cheptel en même temps que l’on a distribué des porcs, et beaucoup de chèvres de bonne race à travers tout le pays, etc.

    Cette année, ces programmes vont continuer.

-            Nous félicitons vivement les 10 premières communes qui se sont illustrées dans la réalisation des œuvres de développement ayant marqué le 53è anniversaire de l’indépendance de notre pays. Il s’agit des Communes : 1.Mwumba, 2.Makamba, 3.Matongo, 4.Musigati, 5.Gitaramuka, 6.Mutumba, 7.Ntahangwa, 8.Kabarore, 9.Gahombo na 10.Gatara. Qu’elles aillent de l’avant,    et servent d’exemple aux autres Communes. Nous allons leur donner des prix.

-            Le Burundi a également poursuivi son action d’envoyer des troupes en Somalie, en Centrafrique, en Côte d’Ivoire, au Soudan et en Haïti pour la mission de maintien de la paix ; Nous sommes prêts à intervenir partout ailleurs où l’on nous appelle, à condition que la requête nous parvienne par l’Organisation des Nations Unies ou de l’Union Africaine.

  1. Que ce soit donc ici chez nous ou dans ces pays lointains, les Forces Burundaises ont fait preuve d’une bonne prestation, mais certains parmi nos hommes ont également perdu la vie sur le champ d’honneur.

Nous saisissons cette occasion pour exprimer nos condoléances les plus attristées à tous ceux qui ont perdu les leurs dans ces circonstances,      et nous compatissons avec toutes les familles des Forces de Défense et de Sécurité, et de tous les autres citoyens endeuillés suite aux actions des meurtriers et des terroristes que nous avons observés dans notre pays ces derniers temps.

 

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

  1. Personne ne peut le nier, des actes ignobles ont été commis  dans notre pays, particulièrement  au cours de cette année qui vient de s’écouler. Nous pourrions citer entre autres :

-          L’insurrection qui a éclaté dans certains quartiers de la ville de Bujumbura.

-          Le travail et les affaires qui ont aussitôt ralenti dans la ville de Bujumbura à cause du mouvement insurrectionnel, des tueries et du terrorisme qui se faisaient dans les quartiers où se déroulait l’insurrection.

-          Les attaques à main armée dans les communes Bukinanyana en Province de Cibitoke, Kabarore en Province de Kayanza et Giteranyi en Province Muyinga.

-          Les groupes qui ont été appréhendés en train d’organiser des attaques visant à perturber la sécurité dans les Provinces de Gitega, Mwaro et Bururi.

-          Les attaques kamikazes qui ont été lancées au cours de ce mois sur 3 camps militaires en ville de Bujumbura et sur un autre camp de la Commune Mugongomanga de la Province Bujumbura rural.

-          La tentative de coup d’État qui visait à renverser les institutions démocratiquement mises en place. Tous ces événements malheureux ont emporté chaque fois des vies humaines.

-          Les citoyens qui ont fui leurs maisons et sont allés chercher refuge dans  d’autres quartiers plus paisibles de la ville de Bujumbura,  à l’intérieur du pays, ou alors ont fui vers d’autres pays, surtout les pays limitrophes.

 

-          Nous ne manquerions pas de rappeler les pluies diluviennes qui ont occasionné des glissements de terrain, la destruction des maisons,     des champs et des routes, etc.

  1. L’on a constaté  également des cas de meurtre et de vol commis par des groupes armés; il y a eu d’autres manifestations de criminalité ayant pour causes des conflits fonciers, l’ivrognerie, la consommation des stupéfiants, les règlements de comptes, etc.

      Les Burundais avons condamné tous ces mauvais agissements, et la Communauté Internationale a fait de même.

  1. Grâce à la bonne collaboration entre la population, les Forces de l’ordre, la justice et l’Administration, nombre de ceux qui ont tenté de perturber la sécurité et de commettre l’irréparable en utilisant des armes à feu ont été appréhendés et traduits en justice, tandis que d’autres y ont laissé la vie.
  1. Beaucoup d’armes ont été saisies, plus de 6000 criminel ont été appréhendés et traduits en justice, et environ 120 groupes de criminels ont été démantelés. Actuellement, la Paix et la sécurité règne sur toute l’étendue du territoire, excepté les durs d’oreille.
  1. Nous demandons à tout un chacun de rester vigilant,  surtout pendant ces jours de fêtes de fin d’année. Les Comités Mixtes de Sécurité sont appelés à aider dans ce travail.
  1. Nous demandons également au Haut Commandement des Corps de Défenses et de Sécurité de continuer à développer les connaissances intellectuelles et les compétences techniques de ceux qui sont sous leurs ordres. Qu’ils renforcent la discipline au sein de ces Corps et qu’ils sanctionnent même, en cas de besoin, tout élément dont l’attitude et le comportement seraient de nature à ternir l’image de  ces Corps et de jeter sur lui un discrédit.

 

Burundaises, Burundais; Amis du Burundi,

  1. Au cours de cette année 2016 que nous commençons, le Gouvernement a élaboré un plan d’actions qu’il respectera dans l’accomplissement de ses missions visant à  propulser le pays sur la route du développement durable. Nous voudrions en brosser succinctement le tableau :

-          Nous poursuivrons l’initiative du dialogue et de la concertation entre tous les Burundais, et notre objectif est d’arriver à des conclusions définitives pour écarter  tous les prétextes de ceux qui ne veulent pas la paix. Cela, nous le ferons à travers la Commission ad hoc nouvellement mise en place.

-          La Commission Vérité et Réconciliation poursuivra son travail.

-          Nous allons poursuivre le Programme d’Éducation et de Formation Patriotique et les enseignements axés sur la cohabitation pacifique surtout envers les jeunes, et nous inciterons la population à  initier et à promouvoir des activités susceptibles d’assurer leur auto- développement.

-          Nous allons continuer la réforme de l’Institution  Judiciaire, et faire en sorte que la Justice travaille toujours sous la haute surveillance de la loi.

-          Nous poursuivrons le travail de révision et de mise à jour des Lois pour les adapter aux réalités du moment; nous veillerons au respect des équilibres ethniques et de genre dans tous les secteurs de l’emploi, conformément à la Constitution du Burundi, à l’Accord d’Arusha,  et  à l’Accord Global de Cessez-le-feu.

-          Nous suivrons de plus près les activités des Organisations non-gouvernementales, et nous les rappellerons à l’ordre s’il le faut, pour qu’elles travaillent en respectant la réglementation de leur fonctionnement, laquelle réglementation sera  mieux élaborée  en vue d’endiguer  le désordre observé dans le secteur ces derniers temps.

-          Nous allons poursuivre les recherches sur les minerais, les hydrocarbures et  autres richesses du sous-sol burundais, car ces domaines ne sont pas encore suffisamment développés alors qu’ils sont parmi les principaux secteurs susceptibles de nous conduire vers le développement durable que nous recherchons tant.

-         Nous allons nous atteler davantage aux travaux communautaires et continuer à construire des écoles, des centres de santé, des hôpitaux,   des stades et terrains de jeu, des bureaux administratifs, etc.

-         La politique que Nous avons initiée de la gratuité des soins médicaux en faveur des enfants de moins de cinq ans et des mères qui accouchent dans les structures de santé publiques  s’est poursuivie et se poursuivra même au cours de l’année qui commence.

-         Nous allons également poursuivre  les programmes de prévention contre les maladies notamment par les campagnes de vaccination, la distribution des moustiquaires imprégnés,  la sensibilisation contre le VIH/SIDA, et la distribution des ARV pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

-         Dans le but de faciliter les échanges commerciaux, la Route Nationale (RN15) reliant Gitega et Nyangungu est en phase terminale,  la RN3 reliant Mugina et Nyanza-lac via Mabanda est en cours de construction. La RN4 partant du Chanic vers la frontière avec  la RDC est en cours de construction et sera terminée au début de l’année 2016, tandis que les travaux de construction de la RN13 qui va de Makebuko à Butaganzwa   et de la RN18 qui va de Nyakararo à Kibumbu vont bientôt commencer.

-          Les Fonctionnaires de l’État peuvent être tranquilles et ne pas prêter oreille aux propagateurs des mensonges qui disent que les salaires ne seront pas toujours disponibles. Nous leur demandons seulement de rester au travail et de faire échouer les plans de corruption et de ceux qui veulent perturber la paix et la sécurité autour d’eux. Il n’y a pas de maison qui brûle, le nombre des amis du Burundi ne cesse de s’accroître, et nos relations diplomatiques se poursuivent normalement, car beaucoup de pays ont compris que nous sommes tous complémentaires.

  1. Au cours de la gestion budgétaire 2016, la politique budgétaire qui sera menée consistera au renforcement des moyens financiers et du personnel de l’Office Burundais des Recettes(OBR)  en vue d’accroître le niveau de recouvrement des ressources internes. Nous saisissons cette occasion pour féliciter l’OBR, car il a récolté environ 9 milliards de plus sur les recettes attendues au courant de ce mois de décembre.
  1. Dans le but d’augmenter les recettes, l’OBR va élargir l’assiette fiscale, lutter contre la fraude et l’évasion fiscale en collaboration avec l’Administration et les  agents des douanes ; il va renforcer le recouvrement des arriérés, procéder à la révision de la politique relative aux exonérations, au recrutement du personnel additionnel au sein de l’OBR, et à faire des campagnes de sensibilisation de la population sur le bien fondé de s’acquitter des impôts.
  1. En vue de faciliter la gestion transparente du Budget National, toutes les dépenses publiques devront transiter par un seul compte du Gouvernement; de même, les dépenses du Gouvernement devront transiter par un seul compte qui est domicilié à la Banque de la République du Burundi (BRB).
    1. La politique du charroi zéro sera revue pour améliorer sa mise en application ;
  1. Dans le cadre de l’opérationnalisation de la politique de décentralisation, le Gouvernement accordera une subvention de 500 millions de Fbu  par Commune en vue de la réalisation des activités contenues dans les plans Communaux de Développement Communautaire (PCDC).

  

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

  1. Avant de terminer, Nous voudrions informer les Burundais et la Communauté Internationale que Nous soutenons l’indépendance et la liberté des média. Nous demandons à la Justice d’accélérer les enquêtes et d’établir les responsabilités, afin que les innocents soient acquittés et que les coupables soient sanctionnés conformément à la loi. Les média qui seront innocentés par la Justice reprendront immédiatement leurs activités, mais après s’être engagés à  respecter la Constitution de la République du Burundi et les Lois régissant la presse au Burundi.
  1. En ce qui Nous concerne, Nous ne ménagerons aucun effort pour appuyer les média, car Nous savons que leur rôle est primordial dans la vie d’un pays.
  1. Pour atteindre plus facilement les objectifs que nous nous sommes assignés  en matière de paix et de sécurité, voici les conseils que Nous aimerions vous prodiguer. Vous allez les garder à l’esprit :  

-          Aux Corps de Défense et de Sécurité, Nous demandons de poursuivre et d’accélérer le processus de désarmement, afin que la sécurité soient renforcée dans tout le pays et pour tous.

-          Les écrits qui ternissent l’image du Burundi et qui sèment la division entre les Burundais par le canal des nouvelles technologies de l’information se multiplient au jour le jour. Nous demandons alors à tous les Burundais de travailler avec les Forces de l’Ordre, la justice,   le Conseil National de la Communication (CNC) ainsi que l’ARCT pour combattre énergiquement le phénomène de « cybercriminalité ».

-          Nous demandons aux Corps de défense et de sécurité d’aider dans la consolidation de la synergie qui se traduit par la franche collaboration entre les Forces de l’Ordre, l’Administration, la Justice et  la Population, et ainsi éviter que l’œuvre du renforcement de la sécurité soit perçue comme un lourd fardeau pour certains.

-          Nous demandons à la Brigade anticorruption de traquer ceux qui demandent des pots de vin et ceux qui en donnent. Travaillez bien et avec abnégation pour éradiquer cette mauvaise habitude au Burundi.

-          Nous demandons à vous tous, citoyens Burundais, de vous joindre  à Nous pour constituer un bloc imperturbable dans la lutte contre la fraude , afin que les recettes et  le Trésor public s’en trouvent mieux, et que les Projets que le Gouvernement vous a promis puissent être réalisés à bonne hauteur.

-          Nous invitons tous les Burundais à se soucier de la protection et de la préservation de l’environnement. Ainsi, chaque commune est invitée à planter au moins 50 hectares d’arbres, bien entretenus.

-          Nous demandons aux parents de s’occuper davantage de l’éducation et du comportement de leurs enfants, surtout dans la ville de Bujumbura, et dans les régions naturelles de Mumirwa et Mugamba.

-          Les responsables des Confessions religieuses et des Églises, Nous les exhortons à se préoccuper de l’enseignement de  la Parole de Dieu et des comportements conformes à ces enseignements, sans oublier le développement communautaire des milieux où ils exercent l’apostolat.

-          À ceux qui se trouvent encore dans les camps de réfugiés, aussi bien les anciens que  les nouveaux, Nous demandons de retourner dans leur pays natal, de contribuer à sa construction, et donner leur contribution dans le dialogue inter-burundais en cours, afin que, de cette façon, nous puissions  mener un dialogue inclusif, qui met en avant le bien-être de toute notre population.

-          Nous lançons  encore une fois  un appel aux jeunes, scolarisés et non scolarisés, pour qu’ils cessent de se laisser manipuler, mettant ainsi en péril leur propre avenir. Qu’ils  ne fassent plus la sourde oreille, et qu’ils deviennent perméables aux sages conseils  de leurs frères et sœurs aînés.

 

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

  1. Pour terminer, Nous voudrions remercier tous ceux qui se sont donnés corps  et âmes pour contribuer à l’exécution des Programmes du pays, et Nous remercions particulièrement la Communauté Internationale pour sa contribution dans la sécurité et pour son appui à la consolidation de la bonne gouvernance démocratique.
  1. Nous voudrions réitérer nos remerciements envers les Forces de l’Ordre et tous ceux qui ont joué un rôle  actif pour faire aboutir les élections, dont les résultats ont été acceptés, car ces forces ont aidé dans la protection de la démocratie qui était menacée par ceux qui ne voulaient pas la tenue des élections.
  1. Nous remercions vivement les Burundais qui ont montré un courage exceptionnel pendant ce temps où se racontaient beaucoup d’histoires, qui sont restés à leur travail, tout en sauvegardant la paix et la sécurité. Ils n’ont pas prêté oreille aux propagateurs des mensonges qui voulaient les entraîner dans les mouvements insurrectionnels et dans des rumeurs de ceux qui les invitaient à fuir leur pays.
  1. Nous portons  encore une fois à la connaissance de la population burundaise et de la Communauté Internationale qu’il n’y a ni massacres  ni génocide en préparation par le Gouvernement  Burundais. Et Nous voudrions rassurer les Burundais et la Communauté Internationale : « Il n’y aura pas de génocide au Burundi. »
  1. Nous voudrions encore souhaiter au Burundais et à tous les étrangers vivant au Burundi une heureuse année 2016. Qu’elle soit pour eux une année de paix et de bénédictions divines, une année de solidarité et de cohésion sociale forte. Célébrez son avènement en savourant la joie de Noël, et recevez tout ce que vous souhaitez à vous-mêmes et à notre cher pays que nous aimons tant.
  1. Rappelez-vous toujours  que personne n’aimera le Burundi plus que ses propres fils et filles, ainsi que le Dieu Tout-puissant qui l’a créé sans consulter personne.

 

  1. Nous voudrions conclure ce message en proclamant des mesures  de grâce présidentielle en faveur des détenus dont les jugements ont été prononcés, à l’exception des personnes qui en sont écartées par  la loi. Il s’agit de : (1) ceux qui se sont rendus coupables de viol, (2) de vol à mains armées ou en bandes organisées, (3) de la détention illégale d’armes, (4) d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État.
  1. Renforçons la discipline et les valeurs positives qui nous ont toujours caractérisés, car ce sont elles qui nous aideront à sauvegarder et à consolider la paix et la sécurité, notre indépendance ainsi que  la démocratie véritable.  Nous redisons aux Burundais et à la Communauté Internationale que nos lendemains sont rassurants (« imbere ni heza »). L’année 2016 marque un commencement bon et nouveau pour le Burundi. Dieu est témoin !
  1. Continuons à mettre en avant le bien de notre pays, participons tous à un dialogue national inclusif.  “Cher Burundi, que le Bon Dieu qui nous a fait don de toi te préserve à jamais pour nous.

QUE DIEU BÉNISSE LE BURUNDI ET LES BURUNDAIS,

JE VOUS REMERCIE.

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Retour du Premier vice-président d’Entebe en Ouganda

Relance du dialogue interburundais

 

Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Agathon Rwasa est retourné le mardi 29 décembre 2015 d’Entebe en Ouganda où s’est relancé le dialogue interburundais. Selon lui, il y a lieu de trouver une solution à la crise burundaise si les gens y mettent l’engagement et la volonté.

07ALe Premier vice-président de l’Assemblée nationale a informé que le dialogue était au point mort depuis plus ou moins 6 mois et tout le monde se posait des questions quant au sort du Burundi au vu de l’évolution des événements sur terrain. « Dieu merci, vaut mieux tard que jamais, la relance a été faite depuis hier. Et on a remarqué la présence de presque tous les protagonistes. Il y avait des gens qui représentaient le gouvernement, le parti au pouvoir, les gens de l’opposition externe qui se regroupent au sein du Cnared (Conseil national pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit), les gens de la société civile, les représentants de la Commission nationale de dialogue interburundais, les anciens chefs d’Etat, les différentes formations politiques, les représentants des confessions religieuses. Bref, c’était une réunion plus ou moins représentative », a-t-il ajouté. 

Trouver des solutions à la crise burundaise
M. Rwasa a indiqué que si les gens y mettent l’engagement et la volonté, il y a lieu de trouver des solutions à la crise burundaise. Et c’est la recommandation de différentes autorités qui ont pris la parole, notamment le président ougandais, le représentant spécial de secrétaire général des Nations unies, le représentant de l’Union africaine et celui de l’Union européenne.
La balle est dans le camp des burundais, a-t-il précisé, sinon on aura aussi vu que la communauté internationale a le souci de voir le Burundi terminer sa crise et avancer. Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale a demandé à tout un chacun de faire tout le nécessaire et de mettre en avant l’intérêt de la nation burundaise dans ces discussions qui, selon la médiation, pourront se poursuivre bientôt à Arusha à partir du 6 janvier 2016.
Malgré toutes les difficultés que l’on a à s’accepter, a fait savoir M. Rwasa, on peut toujours s’asseoir ensemble parce qu’on a été ensemble. « Le gouvernement a lancé son message et le Cnared a délivré le sien. Et le gouvernement a émis un communiqué qui, en quelque sorte, ne reconnaît pas le Cnared comme tel parce que selon le gouvernement, le Cnared n’est pas reconnu par la loi burundaise, a révélé M. Rwasa. Selon lui, c’est une question qui peut être réglée parce que ce qui est essentiel n’est pas les appelations mais de trouver une réponse à nos problèmes. Et, a-t-il poursuivi, nos problèmes ne sont pas le Cnared et sont ailleurs, c’est pourquoi il faut plutôt beaucoup d’engagement et de volonté qu’autres choses.
Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale a déploré le fait que la médiation n’a pas accordé à l’opposition interne une place convenable dans le dialogue interburundais.
Ezéchiel Misigaro

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Réunion en séance plénière

Le projet de loi portant code des communications électroniques et des postes adopté à l’unanimité

Les députés se sont réunis le mercredi 30 décembre 2015, au palais des congrès de Kigobe dans leur séance plénière pour analyser et adopter un projet de loi portant code des communications électroniques et des postes. Etait également invité dans cette séance le ministre en charge des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias. Et ce projet de loi a été adopté à l’unanimité après les nombreux éclaircissements qu’a pu livrer le ministre des Postes.

04ADans son exposé des motifs, Nestor Bankumukunzi, ministre des Postes, des technologies et de l’information, de la communication et des médias a indiqué que le présent projet de loi s’inscrit dans les perspectives du gouvernement du Burundi de donner effet aux orientations de la politique nationale de développement des technologies de l’information et de la communication (PNDTIC), qui envisage comme l’un des objectifs spécifiques la révision de la loi sur les télécommunications en s’inspirant des meilleurs pratiques régionales et internationales. M. Bankumukunzi a ajouté que cette législation va permettre au gouvernement du Burundi de replacer les postes aux côtés des TICs afin de prendre en compte les exigences de la convergences des technologies et évoluer vers le tout numérique.
Un levier et un accélérateur du développement
« La prise de conscience de l’importance des TIC au Burundi a permis à ce dernier d’adhérer à l’Initiative africaine de la société de l’information (AISI) et à la Commission économique africaine (CEA). Pour ce fait, elles ont été considérées comme un levier et un accélérateur de développement, un générateur d’emploi, un facteur facilitant la résorption des inégalités économiques et sociales et un moteur puissant pour améliorer la qualité et l’efficacité des différents services publics », a informé M. Bankumukunzi.
Ce dernier a affirmé que cette législation sur les communications électroniques et les activités postales va également permettre au gouvernement du Burundi de créer un environnement propice et favorable au développement des affaires et la mise en œuvre des stratégies et politiques du gouvernement pour relancer les programmes d’activités économiques et sociales dans le secteur des TIC et postes ainsi que la mise en place d’une structure de régulation (ARCEP), agence de régulation et de contrôle des communications électroniques et des postes qui va remplacer l’agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT). De nombreuses interrogations ont été soulevées par les députés en rapport avec ce projet de loi et le ministre ayant les Postes dans ses attributions y a apporté d’amples éclaircissements. C’est à cet effet que ce projet de loi a été adopté à l’unanimité.
Avit Ndayiragije

 

Présidence de la Republique > Emission publique animée par le chef de l’Etat

« Le dialogue doit voir la participation de tous les Burundais à tous les échelons »

Comme il avait promis, à travers son porte-parole lors de l’émission publique animée par les porte-paroles de différentes institutions du Burundi, le président de la République, Pierre Nkurunziza, a animé, le mercredi 30 décembre 2015, une émission publique au cours de laquelle il a répondu aux questions posées successivement par les journalistes et la population. Ces dernières tournaient en grande partie autour de la situation actuelle au Burundi et de la vie nationale en générale.

001AARépondant aux questions des journalistes, surtout en rapport avec les manifestations qui se sont déroulées au cours de l’année 2015, il a souligné que ce qui s’est passé n’était pas réellement des manifestations mais de l’anarchie pour tout simplement empêcher la tenue des élections. A propos de la tenue du dialogue inter-Burundi, le chef de l’Etat a d’abord rappelé l’origine de cette idée de tenir un dialogue entre les Burundais. Il a rappelé qu’il y a eu la mise en place du Cadre national permenant du dialogue politique et le Forum permanent des partis politiques mais que certains hommes politiques n’ont jamais participé aux activités de tous ces forums. Tout cela a fait que l’opinion internationale demande à la sous-région d’aider afin qu’il y ait un dialogue inter-burundais.
Ainsi, parlant de ce qui s’est passé en Ouganda à Entebbe, il a déploré le fait que ceux qui ont tenté de renverser le pouvoir ont été invités dans l’ouverture de ce dialogue alors qu’avant les élections, l’Onu et l’Union africaine avaient demandé qu’il n’y ait pas d’anarchie et que celui qui va déclencher l’anarchie sera arrêté et jugé. Il ne comprend pas alors comment l’Union africaine et l’Onu aient laissé ces gens aller au dialogue au lieu d’être arrêtés et envoyés au Burundi afin d’être jugés car ils n’ont pas obéi à la demande de ces deux institutions.
Selon lui, aujourd’hui, il n y a pas de questions politiques au Burundi. C’est pourquoi, ce dialogue doit voir la participation de tout burundais et à tous les échelons, car c’est dans le pays que se trouvent beaucoup de Burundais et chacun doit donner son avis sur les questions de l’heure. Mais, a-t-il souligné, que ceux qui se trouvent à l’extérieur du pays, la Commission nationale du dialogue inter burundais va les rencontrer là où ils sont pour donner eux aussi leurs avis.

Les armes n’avantagent en rien dans la résolution des problèmes actuels
A la question de savoir s’il y a des gens qui ont pris les armes pour forcer le gouvernement à dialoguer, le président de la République a indiqué que les armes ne vont avantager en rien dans la résolution des problèmes burundais. Elles vont plutôt faire reculer le Burundi. Selon lui, ceux qui ont pris les armes mettent en avant leurs intérêts seulement en demandant la transition. Or, selon lui, la transition viendrait détruire la constitution et les accords d’Arusha. « Ca serait un nouveau départ en ce qui concerne la gestion de notre pays ».
A la question de savoir l’état des lieux des relations actuelles entre le Rwanda et le Burundi, le président Nkurunziza a indiqué qu’en créant cette terre, Dieu a voulu que nos deux pays soient voisins. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, qu’on le veule ou pas, nous sommes condamnés à vivre ensemble et à avoir des bonnes relations, car Dieu l’a voulu ainsi. Selon lui, il va tout faire pour que les relations entre nos deux pays soient toujours bonnes aussi longtemps qu’il sera au pouvoir. Il a d’ailleurs fait savoir qu’il aime le président rwandais, car il n’y a pas de problèmes entre eux.

Il ne faut pas ethniser les arrestations des malfaiteurs
A propos des arrestations de jeunes dans la ville de Bujumbura, le chef de l’Etat a indiqué que les gens de mauvaise foi lient cela à l’ethnisme. Selon lui, quand quelqu’un a commis un forfait, on l’arrête et on le punit conformément à la loi. « Donc, un crime ou un forfait n’a ni ethnie ni âge et on ne peut pas le coller à un parti politique ». Selon lui, quand quelqu’un a commis un forfait, il est traité comme un criminel et il est puni par la loi.
A propos des cadavres qui ont été ramassés dans les rues de Bujumbura, il a souligné que quand il y a un burundais que meurt, c’est déplorable. Selon lui, la perturbation de la sécurité engendre des conséquences néfastes, en ce sens qu’il y a des gens qui y perdent la vie. Mais, il a demandé à ce que les gens se posent la question de savoir dans quelles conditions ces gens sont morts. Selon lui, les malfaiteurs tuent des gens afin de coller cela aux forces de défenses et de sécurité. Il n’a pas manqué de souligner que les forces de défense et de sécurité sauvent souvent des gens qui sont au point d’être tués par les malfaiteurs. Il y en a d’autres qu’elles ne parviennent pas à sauver et qui sont souvent retrouvés assassinés. Selon lui, pas mal de policiers et de militaires sont incarcérés pour avoir commis des erreurs au cours de l’exercice de leur métier.

Le pas déjà franchi dans le désarmement de la population est satisfaisant
« Beaucoup d’armes et de minutions ont été saisies dans le cadre du désarmement des civils armés », a répondu le président de la République à la question de savoir l’état des lieux du désarmement de la population. C’est pendant les différentes échéances avaient été fixées demandant la remise volontaire des armes par ceux qui les détiennent illégalement. Le président de la République trouve que le pas déjà franchi est énorme vu la quantité d’armes déjà saisies. A propos du désarmement, il a indiqué que le meilleur garant est la population qui doit dénoncer les fauteurs de troubles détenant illégalement les armes. Il a donné l’exemple d’un enfant de la zone de Ngagara qui a révélé aux forces de l’ordre l’existence d’armes détenues par ses parents. Cependant, a-t-il dit, d’autres matériels plus efficaces seront introduits pour faciliter la tâche aux forces de l’ordre. Cela étant, il a appelé à la vigilance des services de surveillance des frontières car les armes sont introduites au Burundi via les frontières.
A propos des armes qui ont été appréhendées dans le véhicule du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), la population a demandé que le HCR ferme ses portes parce qu’il soutiendrait ceux qui perturbent la sécurité au Burundi. Mais, le chef de l’Etat trouve que ça ne serait pas une bonne décision, car, selon les enquêtes ce n’est pas cette organisation qui a introduit les armes au Burundi mais plutôt ses agents. Seulement, a-t-il ajouté, on attend qu’il déclare qu’il se désolidarise avec ses agents qui ont trempé dans l’introduction d’armes au Burundi et sa déstabilisation.

Il est temps de se dire toute la vérité
Les journalistes ont cherché à savoir si l’accusation de certaines personnalités et de certains pays dans les communiqués sortis souvent par le gouvernement ou le parti au pouvoir n’engendrerait pas de la haine dans le tissu social. Le chef de l’Etat a fait savoir que nous sommes dans la période de la vérité et la réconciliation et qu’il faut se dire toute la vérité. Selon lui, les Burundais étaient unis depuis les régimes royaux. Ce sont les colonisateurs belges et non allemands qui ont instauré la politique de diviser pour régner se basant sur la discrimination ethnique. Même si certains burundais ont trempé dans la mort du héros de l’indépendance, la Belgique n’est pas innocente. D’où l’importance pour les Burundais de connaître le passé même lorsqu’il ne nous honore pas. Selon lui, dire que le président Buyoya a organisé et exécuté des coups d’Etat plus d’une fois, il n’y a rien d’étonnant mais c’est la pure vérité.
Evoquant l’ingérence de certaines personnalités européennes dans les affaires du Burundi, le président Nkurunziza trouve que ce sont les Burundais qui perdraient en premier lieu s’il advenait que les massacres interethniques s’abattaient sur le Burundi. Pour lui, tous ces étrangers qui crient qu’il y a un massacre au Burundi, ils ne visent que leurs intérêts. Cela ne veut pas dire qu’ils aiment telle ou telle autre ethnie du Burundi parce qu’ils n’appartiennent à aucune d’entre elles, « ils ne voient que leurs intérêts seulement ». Au moment où ceux qui ont voulu renverser les institutions se sont réfugiés au Rwanda et en Belgique, le président Nkurunziza se pose la question de savoir pourquoi ces deux pays. C’est parce qu’ils reçoivent assistance de toute sorte pour déstabiliser leur pays et que ces pays les auraient appuyés dans cette tentative de coup d’Etat.
Répondant à la préoccupation de la population de traduire en justice le Rwanda sur son implication dans la déstabilisation de notre pays, Pierre Nkurunziza a fait savoir que le Burundi a déjà saisi la Conférence internationale des pays des Grands Lacs (CIRGL). S’il s’avère nécessaire, d’autres organisations internationales seront saisies pour contester et demander la réparation du dommage causé par les armes introduites par le Rwanda. Il a, à cet effet, affirmé que le Burundi dispose de preuves tangibles qui montrent le rôle de ce pays dans la déstabilisation du Burundi.

Pas de problèmes qui justifieraient le déploiement des troupes étrangères au Burundi
Concernant le déploiement des troupes étrangères au Burundi, le chef de l’Etat a indiqué que les conventions internationales sont claires en la matière. Le président de la République n’est pas absolu. En matière de l’envoi des troupes, il se réfère à la volonté de la population et de leurs représentants qui se sont déjà exprimés sur cette question. Selon lui, le problème burundais est un problème sécuritaire et non pas ethnique ou politique comme certains le disent. Il n’y a pas à l’heure actuelle des groupes qui s’affrontent pour justifier l’envoi des troupes au Burundi.
A la question de savoir ce que le gouvernement compte faire si ces troupes étrangères sont déployées par force, le Chef de l’Etat a indiqué que le Burundi est un Etat souverain et que ces troupes doivent venir avec le consentement du Burundi et sur l’accord du conseil de la paix et de sécurité des nations unies. Se basant sur le contenu des conventions internationales en rapport avec les frontières des pays, il a demandé qu’il y ait respect des frontières du Burundi. S’il advenait que ces forces viennent par force, Pierre Nkurunziza trouve que ce serait une attaque envers notre pays et les Burundais vont se défendre, a-t-il ajouté.

« Nulle part au monde, un pays ne vit de l’aide étrangère »
A propos des inquiétudes des journalistes par rapport au salaire des fonctionnaires qui risque de manquer vu que l’appui budgétaire par les partenaires étrangers n’est pas garanti, le numéro un burundais tranquillise le peuple burundais. Il a indiqué que qu’il faut s’adapter à la situation. Selon lui, nulle part au monde, un pays ne vit uniquement des apports étrangers. « Il suffit que la paix et la sécurité soient établies, sinon le Burundi possède d’énormes potentialités qui permettront de réaliser tous ses projets. S’il s’avère nécessaire, le pays pourra contracter des dettes pour la réalisation des grands projets de développement ».
S’exprimant au chapitre de l’harmonisation des salaires, le président Nkurunziza a rappelé que le gouvernement a fait un effort particulier pour rehausser les salaires en raison de vingt milliards par an et cela durant les quatre prochaines années. Cela, dit le président, va demander que ceux qui ont des salaires élevés fassent preuve de patience, car les anales seront suspendues jusqu’à l’harmonisation totale de tous les fonctionnaires.
Sur la question du projet de l’Etat en rapport avec la gratuité des soins des enfants de moins de cinq ans et des femmes qui accouchent, le président Nkurunziza a fait savoir que le projet a rencontré certes des difficultés mais que ce programme se poursuivra aussi longtemps qu’il sera au pouvoir. Il a fustigé le fait qu’il y a eu des gens mal intentionnés qui ont détourné des médicaments destinés à ce projet en différents centres de santé et hôpitaux du pays. Cependant, a-t-il souligné, les instances judiciaires sont à l’œuvre pour traquer tous ceux qui se sont rendus coupables des malversations et détournements dans ce secteur.

Certaines radios brûlées pourront émettre prochainement
A propos de la réouverture des médias qui ont été brûlés lors du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015, le président de la République a indiqué qu’il a été constaté, selon les enquêtes, que certaines d’entre elles ont trempé dans cette tentative de coup d’Etat. D’où toutes ces radios brûlées ont des dossiers devant la justice. Pour celles dont les responsables ont déjà comparu devant la justice et dont les dossiers ont été déjà analysés, il y en a qui vont ouvrir leurs portes prochainement. Pour ceux qui n’ont pas encore comparu, on attend qu’ils viennent et que leurs dossiers soient analysés. Il a demandé à la justice de traiter vite ces dossiers afin que les choses soient claires.
A ce sujet, il a souligné que compte tenu de ce qui s’est passé cette année, surtout en matière médiatique, il s’avère nécessaire que la loi sur la presse soit révisée ainsi que celle qui régit l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT).

La protection de l’environnement doit être une affaire de tous
Compte tenu des catastrophes naturelles qui se sont abattues sur les populations riveraines du lac Tanganyika dans la commune Muhuta, la population a voulu savoir les initiatives entreprises par le gouvernement dans la protection de l’environnement. Au président de la République de répondre que la protection de l’environnement doit être une affaire de tous. Il ainsi annoncé qu’il y a pas mal de projets à ce sujet. C’est notamment la plantation des arbres et le traçage des courbes de niveaux sur toutes les collines de tout le pays. Face au changements climatiques, le président Nkurunziza interpelle la population de respecter le code environnemental en matière de construction sur les côtes littorales.
A propos du déménagement de la population de Nyaruhongoka, le chef de l’exécutif a indiqué que ce sont des mesures visant la protection de cette population elle-même. Ce ne sont pas des réfugiés, a-t-il souligné, seulement c’est une nouvelle vie sur un nouveau site et ils seront libres de continuer à exercer leurs activités quotidiennes.

Les enquêtes sur les assassinats de Nshimirimana et Bikomagu continuent
La population a également posé la question en rapport avec l’état d’avancement des enquêtes des assassinats du général Adolphe Nshimirimana et du colonel Jean Bikomagu. Le chef de l’Etat a indiqué que la justice a déjà donné la première phrase des enquêtes déjà faites et que celles-ci continuent toujours. Il a invité toute personne qui détiendrait d’autres informations en rapport avec ces assassinats de les fournir à la justice afin de compléter ces dossiers.
Le chef de l’Etat a remercié les journalistes pour leur synergie afin que cette émission soit bien entendue par toute la population. Il a également remercié tout burundais qui était à l’écoute de cette émission. Les remerciements ont été également adressés aux ministres pour avoir présenté les réalisations de leurs institutions au cours de l’année 2015.
Le président de la République a conclu cette émission en rappelant aux Burundais que notre pays a traversé des moments difficiles au cours de cette année et que ces moments leur donnent une leçon ainsi qu’à la communauté étrangère et à la sous région. Il a ainsi demandé qu’avec le nouvel an, la population burundaise change de mentalité afin de commencer la nouvelle année avec de nouvelles idées. Il rassuré le peuple burundais que le nouvel an sera caractérisé par beaucoup de miracles et de changements.
Astère Nduwamungu
Charles Makoto

 

 

Sénat> Séance plénière

Le projet de loi portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre adopté

02BLes sénateurs se sont réunis dans leur séance plénière du mardi 29 décembre 2015 pour analyser et adopter le projet de loi portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre. A cet effet, le ministre ayant le genre dans ses attributions, Martin Nivyabandi était l’invité au Sénat.

Dans son exposé des motifs, le ministre en charge du genre dans ses attributions, Martin Nivyabandi a précisé qu’il a été mis en évidence que les violences basées sur le genre ne constituent plus un problème privé, elles représentent plutôt le symbole le plus criant de l’inégalité existant dans notre société bafouent les principes d’égalité et de dignité énoncés dans notre constitution. Les chiffres à la disposition dudit ministère indiquent que les victimes sont la plupart des cas des femmes.

Des défis et des lacunes subsistent
Au niveau national, le gouvernement a adopté plusieurs mesures visant l’éradication et la prise en charge des victimes. La promulgation du nouveau code pénal est une manifestation d’une volonté politique assez ferme de juguler ce fléau qu’est la violence basée sur le genre. Cependant, malgré les efforts déployés par le gouvernement, des défis et des lacunes en la matière subsistent, d’où cette situation exige le renforcement de cet arsenal juridique touchant tous les volets en allant de la prévention à la répression sans oublier la prise en charge globale des victimes.
Pour M. Nivyabandi, les aspects de lutte contre les violences basées sur le genre, de prise en compte par le nouveau code pénal sont à la base de cette proposition de projet de loi.
Le présent projet de loi se veut une traduction d’une volonté politique ferme de mettre fin aux violences basées sur le genre. Il a l’ambition d’apporter une réponse juridique globale aux violences basées sur le genre. Son adoption et sa mise en application permettront de réduire sensiblement ce phénomène qui est un réel problème de société aux conséquences innombrables touchant aussi bien les adultes que les enfants et l’ensemble de la communauté. Il faut noter également que le phénomène a pris une ampleur inquiétante dans les établissements scolaires. Ainsi, ce projet couvre les aspects préventifs, éducatifs, sociaux, les aspects procéduraux, etc.
Plusieurs questions ont été soulevées par les sénateurs et ces derniers ont reçu d’amples éclaircissements sur ces questions. C’est ainsi que ce projet de loi a été adopté à l’unanimité. Il y a eu également des amendements de fond et de forme qui ont été adoptés.
Yvette Irambona

 
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