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Muyinga> Rencontre du chef de l’Etat avec les gouverneurs de provinces

La population doit être sensibilisée pour les élections de 2015

 

Au cours de sa tournée dans la province de Muyinga, le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a rencontré les gouverneurs de provinces, le vendredi 14 novembre 2014, au chef lieu de la commune Butihinda. Il était question d’évaluer la situation sécuritaire et l’état d’avancement des travaux de développement dans les provinces.


DSC 3623Selon le porte-parole du président de la République, Léonidas Hatungimana, les participants à cette rencontre ont constaté que la situation est bonne en général mais qu’il y a des situations insécurisantes qui se font remarquer. Ils ont relevé par exemple des rumeurs d’insécurité des gens dits en longues vestes. Mais ils ont remarqué que beaucoup de ces rumeurs sont propagées par des voleurs qui veulent profiter de cette panique. Ils ont également souligné des cas de prophéties de malheurs. Malheureusement, les responsables de certaines confessions religieuses sont en dissension alors qu’ils devaient donner des messages de paix.
M. Hatungimana a également souligné qu’au cours de cette rencontre, il a été signalé des vols à mains armées dans les ménages, dans les boutiques, dans les champs, des vols de vaches ou de vols transfrontaliers mais que beaucoup de ces fauteurs de troubles sont appréhendés. Les gouverneurs de provinces ont fait également remarquer la persistance des règlements de compte dus aux conflits fonciers.

Beaucoup d’infrastructures sont dans la phase d’inauguration


Quant à la réalisation des travaux de développement, M. Hatungimana a indiqué que beaucoup d’infrastructures ont été construites et que pour le moment, elles sont dans la phase d’inauguration. Cela dans la logique de fêter les cinquante-deux ans de l’indépendance du Burundi. Ainsi, les gouverneurs de provinces ont adressé leurs remerciements à la présidence de la République, au Fonic et au ministère de la en charge de la solidarité nationale qui leur ont octroyé des matériaux de construction. Mais, il s’est fait remarquer qu’il y a encore de l’insuffisance de ces derniers. Le président de la République leur a dit que bientôt d’autres matériaux vont leur parvenir.

 

La campagne de reboisement pour bientôt


Selon M. Hatungimana, le projet de reboisement a beaucoup retenu l’attention des participants à cette réunion. Ainsi, il a été dit qu’il y a une campagne de reboisement qui va commencer d’ici peu. Le président de la République a recommandé aux gouverneurs d’effectuer beaucoup de descentes sur terrain afin de trouver des solutions aux questions de la population dans le souci d’éviter qu’ils tombent dans le piège des propagateurs des rumeurs.
Le président de la République leur a également demandé de communiquer chaque fois médiatiquement la situation qui prévaut dans leurs provinces respectives. Il leur a par ailleurs demandé de se rassurer si les Burundais qui vont à l’étranger, surtout en Tanzanie pour la recherche du travail, le font dans la régularité pour éviter que demain il y ait des refoulements déconcertants. Ainsi les gouverneurs ont été sollicités de sensibiliser la population avec rigueur afin qu’elle puisse être au prochain rendez-vous électoral de 2015 pour éviter qu’il y ait un vide institutionnel, ce qui serait synonyme du chaos.

Astère NDUWAMUNGU

 

CAE> Cinquième conférence annuelle sur la bonne gouvernance tenue au Burundi

«Offrir les élections paisibles et crédibles pour une intégration durable»

 

Le Premier vice-président de la République du Burundi, Prosper Bazombanza, a ouvert la cinquième conférence annuelle sur la bonne gouvernance organisée par le secrétariat général de la Communauté de l’Afrique de l’Est, le vendredi 14 novembre 2014. L’objectif de cette conférence est de promouvoir le débat ainsi que le plaidoyer pour la promotion de la bonne gouvernance dans l’intégration régionale.

 

DSC05360Le secrétariat général de la Communauté de l’Afrique de l’Est a organisé la cinquième conférence annuelle sur la bonne gouvernance. Cette conférence se tient du 14 au 15 novembre à Bujumbura sous le thème « offrir les élections paisibles et crédibles pour une intégration régionale durable : le rôle des acteurs clés». Cette conférence est d’une importance capitale pour la Communauté. En effet, a dit Bazombanza lors de l’ouverture de cette conférence : « La bonne gouvernance est l’un des principes fondamentaux qui guident l’intégration de la Communauté de l’Afrique de l’Est ».

 

La culture de la démocratie bien enracinée fait place à la bonne gouvernance

La bonne gouvernance fait appel à un engagement inébranlable sur la culture de la démocratie, des élections régulières, transparentes, libres et apaisées organisées par des institutions électorales nationales indépendantes et impartiales. Cela constitue impérativement une mesure préventive contre l’instabilité et les conflits. Cependant, comme le Burundi s’achemine vers les échéances électorales, « tout sera mis en œuvre pour préparer et tenir des élections libres et apaisées l’année prochaine. La Communauté internationale, celle de l’Afrique de l’Est incluse, est appelée à envoyer les observateurs avant, pendant et après les élections générales », a dit M. Bazombanza. Cela cadre avec le programme de la CAE sur la bonne gouvernance. En effet, selon le secrétaire général adjoint de cette Communauté, Charles Njoroge, quatre piliers constituent le programme de la Communauté sur la bonne gouvernance. Il s’agit de la démocratie et des processus électoraux, la protection des droits humains et l’égalité des opportunités, la transparence, la responsabilité, l’Etat de droit, le constitutionalisme, l’accès à la justice et la gestion des conflits. Le ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation, Ernest Mberamiheto, estime que les clauses de cette conférence contribueront dans la promotion de la bonne gouvernance et du processus d’intégration régionale.
Alfred Nimbona
Ornella Muco (stagiaire)

 

Ministère des Relations extérieures et de la coopération> Signature de convention spécifique

La Belgique accorde au secteur de santé des moyens techniques et financier

 

Le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure et l’ambassadeur Belge au Burundi ont signé le jeudi 13 novembre 2014 une convention spécifique relative au projet de coopération. Il s’agit du « programme d’appui institutionnel au secteur de santé publique » dans sa phase de consolidation.

 

DSC 0722Laurent Kavakure, ministre burundais des Relations extérieures et de la coopération a fait savoir que la signature de ladite convention vise à accorder des moyens techniques et financiers à la nécessaire phase de consolidation des réalisations. C’est un montant de 2 182 437 euros qui provient du cumul des reliquats des projets clôturés du secteur de la santé. M. Kavakure a ajouté que le projet concerne l’appui à la réforme des formations paramédicales, à la province sanitaire de Kirundo, à l’Hôpital Prince Régent Charles et l’appui institutionnel au ministère de la santé.
Selon le ministre Kavakure, les actions phares sont notamment l’élaboration de la nouvelle politique de santé, la consolidation des stratégies d’amélioration continue de la qualité des soins et le plan stratégique de développement des ressources humaines. L’intervention a une envergure nationale avec un impact sur l’ensemble du système de santé au Burundi. Destiné au deux zones d’intervention du programme d’appui institutionnel au secteur de la santé, l’appui concerne les provinces de Kirundo et Muramvya. M. Kavakure a remercié la Belgique d’avoir accepté la réaffectation judicieuse de ce fonds.

Amédée Habimana (Stagiaire)

 

Assemblée nationale> Séance plénière

Le projet de loi sur le code du commerce a été adopté à l’unanimité

 

Les députés se sont réunis en séance plénière sous la présidence de Pie Ntavyohanyuma, président de l’Assemblée nationale, le jeudi 13 novembre 2014. Ils ont, à cette occasion, analysé et adopté à l’unanimité le projet de loi portant révision de la loi n°1/07 du 26 avril 2010 portant code de commerce.

 

as natLe président de l’Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma, a présidé la séance plénière du jeudi 13 novembre 2014 pour analyser et adopter le projet de loi portant révision de la loi n° 1/07 du 26 avril 2010 portant code de commerce. Dans son exposé des motifs, la ministre du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme, Marie Rose Nizigiyimana, a indiqué que la révision de cette loi vient répondre à deux principales préoccupations. Il s’agit de l’harmonisation de la législation burundaise à celle des pays membres de la Communauté est-africaine. Cette révision permet également d’effectuer le transfert du registre de commerce du tribunal de Commerce au guichet unique pour la création d’entreprise intégré dans les services de l’Agence pour la promotion des investissements. Selon Mme Nizigiyimana, l’intégration du registre de commerce au guichet unique rentre dans la série de réformes initiées par le Burundi depuis 2010 pour améliorer le climat des affaires. C’est d’ailleurs grâce à ce guichet unique que le Burundi a été classé 27e sur 189 pays évalués dans le rapport Doing business 2014 de la Banque mondiale. Dans le cadre d’améliorer les performances du guichet unique, cette restructuration répond également à la recommandation d’une mission de la Banque mondiale.

Des voies de conformité dans la Communauté est-africaine

Dans le but de combler le retard constaté dans la transposition des protocoles du Traité dans les législations nationales, la Communauté est-africaine préconise d’harmoniser les lois nationales des pays membres régissant notamment le commerce et les sociétés. Pour cette raison, dit Mme Nizigiyimana, il a été recommandé au Burundi d’aligner les dispositions relatives à l’enregistrement au registre de commerce à celles des autres pays membres de la Communauté, d’introduire une disposition qui prévoit une période de grâce entre le début d’une activité commerciale et l’immatriculation au registre de commerce.
Alfred Nimbona

 

Ngozi-Muyinga> Descente du président de la République dans les deux provinces

Différentes infrastructures ont été inaugurées

 

Au cours de sa tournée dans les provinces de Ngozi et Muyinga, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a inauguré pas mal d’infrastructures construites dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi. Il s’agit des marchés, des écoles et des centres de santé construits par des privés. Il a également visité les champs modernes d’un agro-éleveur de la zone Rugari dans la commune Muyinga.

 

DSC 3601La première infrastructure inaugurée par le chef de l’Etat est le marché moderne de la zone et commune Tangara de la province de Ngozi. Il a été construit à Gisha sur la colline Gasekanya. Selon les informations reçues sur place, c’est le premier marché moderne que compte cette commune. Il a été construit par la coopération Suisse à travers le Projet d’appui à la décentralisation (PAD). Il comporte un block administratif, quarante kiosques, un guichet pour une micro finance, etc. Le coût total est estimé à trois cent sept millions de francs burundais.
Dans la commune Gasorwe en province de Muyinga, le président de la République a également inauguré un centre de santé et une école primaire de Rusimbuko construits par l’organisation internationale World vision. Ce centre de santé comporte différents services dont la consultation curative et préventive ; la pédiatrie ; la petite chirurgie ; maternité, etc. C’était aussi une occasion d’offrir quatre-vingt-cinq vélos aux agents de santé communautaire de cette commune. Ces derniers ont également reçu quatre-vingt-cinq paires de bottes et quatre-vingt-cinq téléphones portables et les cartes Sim.

Un centre médical inauguré en province de Muyinga

Sur la colline Kinazi de la zone Rugari dans la commune Muyinga, le chef de l’Etat a visité un champ de vingt hectares d’un certain Pancrace Bakame. Ce champ comporte des avocatiers qui lui procurent chacun autour de cent mille francs burundais par an. Il comporte également des mandariniers, des orangers, du maïs et du haricot.
Cette journée a été clôturée par l’inauguration d’un grand centre médical de Kamaramagambo dans la commune Butihinda. Il a été construit par un homme d’affaires du nom d’Apollinaire Nibizi. Les services qui seront offerts par cette infrastructure sanitaire sont entre autres la consultation médicale ; le laboratoire ; l’hospitalisation ; l’échographie abdominale obstétricale ; la petite chirurgie ; la radiographie pulmonaire, etc. Selon les informations reçues sur place, les travaux de construction ne sont pas encore terminés mais, le propriétaire a déjà utilisé un milliard et demi de francs burundais.

Astère Nduwamungu

 

Elections des 2015 > Les femmes burundaises

Leur contribution à la réussité du processus électoral

 

La femme leader doit réfléchir sur ce qu’elle est, ce qu’elle peut, l’image qu’on lui donne, celle qu’elle se donne, sa considération dans sa société. A la veille des élections de 2015, le leadership féminin est interpellé pour apporter sa contribution à la réussite des élections responsables, libres et démocratiques.

 

DSC06593Tout leader doit se connaître soi même (ses forces et ses faiblesses), connaître l’intérêt de ceux qu’il dirige, et aussi connaître son entourage. Tels sont les propos de Perrine Ntomera, présidente et représentante légale de l’Observatoire de l’Intégration de la dimension genre et emploi.
Pour elle, la femme doit se préparer suffisamment aux prochaines échéances électorales. Pour y arriver, elle doit user de son intelligence et de sa sagesse.
Elle ne doit pas ignorer que des inégalités sociales sont souvent un facteur de blocage pour le développement.

Les femmes invitées à lutter pour la vie

Les femmes ont le plein droit d’apporter leur contribution à la communauté dans tous les domaines (politico – socio – économique) dans les limites de leurs compétences et dans le strict respect de la loi.
Les femmes sont constamment invitées à lutter pour la vie car Dieu les a créées pour donner la vie. Aimer l’Homme dans toute sa dimension et lutter pour la dignité humaine, surtout la catégorie des vulnérables auxquels la femme doit manifester sa sollicitude, telle doit être le leitmotiv dans toutes ses actions.
Les femmes doivent agir de telle sorte que les familles nucléaires soient protégées de tout le péril émanant de nouvelles tendances. Elles doivent également lutter pour la protection de bonnes mœurs qui ont toujours prévalu. Elles doivent toujours manifester en tout lieu leur amour. Par conséquent, elles doivent discerner le vrai blé de l’ivraie dans toutes les formations qu’elles reçoivent pour ne retenir que celles qui promeuvent les bonnes valeurs.

Un poids démographique

Un poids démographique est à considérer: les femmes représentent 52% de la population burundaise. Une participation politique plus équitable des femmes viendra consolider l’ancrage de la démocratie pour le bénéfice de la Nation. D’autant plus que les femmes ont fait leur preuve par leurs compétences et leurs expériences réussies, notamment dans la gestion des affaires publiques.
L’urgence est de lutter activement contre la féminisation de la pauvreté. L’augmentation du nombre de femmes à des postes de responsabilité décisionnelle afin qu’elles puissent participer pleinement au développement, qui est un principe juste d’équité et de bonne gouvernance, s’impose.

Les atouts d’un (e) bon (ne) leader :

L’intérêt commun, l’écoute de tout le monde, le sacrifice, la vérité, le bon exemple, la maîtrise de sa responsabilité, être digne de confiance et la bonne organisation sont des prérogatives reconnues à la femme, a conclu Mme Ntomera.

Yolande Nintunze

 
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