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Ambassade de Chine > Célébration du 66ème anniversaire de la République populaire de Chine

« Pour se souvenir du passé, rendre hommage aux martyrs, chérir la paix et bâtir l’avenir »

 

A l’occasion de la célébration du soixante sixième anniversaire de la fête nationale de Chine, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burundi, Zhuo Ruisheng, a organisé des festivités, le mardi 29 Septembre 2015, à l’intention de la communauté chinoise se trouvant au Burundi et des différentes personnalités burundaises. Dans son discours, il a remercié tous ceux qui avaient répondu à ce rendez-vous et a indiqué que son pays ne ménagera aucun effort pour appuyer le Burundi.

 

DSC 1295Selon M Ruisheng, au cours des soixante six années écoulées, son pays la Chine a emprunté une voie prestigieuse du développement avec la réalisation d’un bond de force nationale globale. Passant en revue de l’évolution de la production intérieure brute (PIB) de son pays, il a indiqué qu’au lendemain de la fondation du gouvernement chinois, le PIB est passé de 100 à 10,300 milliards de dollars américains tandis que le PIB par habitant est passé de moins de 100 à 7500 dollars américains.
Selon lui, au cours d’une trentaine d’années, l’économie chinoise est devenue la deuxième économie mondiale. Par contre, il a fait savoir que la Chine demeure un pays en développement car son PIB par habitant se trouve à la 80ème place dans le monde et que 200 millions de Chinois vivent sous le seuil de pauvreté, selon les standards de la Banque mondiale.

Promouvoir une croissance inclusive et équilibrée

D’après l’ambassadeur de Chine au Burundi, déterminé à poursuivre la voie du développement pacifique et la stratégie d’ouverture gagnant-gagnant, son pays travaillera la main dans la main avec d’autres pays pour promouvoir une croissance inclusive et équilibrée ainsi qu’un développement vert et durable ; forger une communauté d’intérêts et de développement ; réaliser ensemble le développement commun et le partage de la sécurité et de la paix.
L’ambassadeur Ruisheng n’a pas manqué de souligner que l’année 2015 est une année extraordinaire pour le Burundi. Selon lui, la communauté chinoise est contente de voir qu’au Burundi, malgré de nombreuses difficultés, les élections ont été tenues et que le nouveau gouvernement a été mis en place. Le Burundi arrive à une nouvelle période de recherche de la paix, de la stabilité et le développement durable du pays. « En tant qu’ami sincère, le Chine ne ménagera aucun effort pour appuyer le Burundi, comme par le passé et dans la mesure du possible, pour faire avancer sans cesse les coopérations substantielles sino-burundaises dans tous les domaines au profit du bonheur de nos deux peuples ».

Félicitations au peuple chinois

L’ambassadeur Salvator Ntacobamaze, a, au nom du gouvernement du Burundi, présenté ses vives félicitations au gouvernement et au peuple chinois pour cette importante et significative fête nationale et pour sa célébration du 70ème anniversaire de la victoire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et la guerre mondiale antifasciste. Il s’est ainsi réjoui du fait que depuis l’ouverture de la Chine au monde extérieur et la mise en œuvre de plusieurs réformes économiques, ce pays a fait un parcours glorieux et plein de nombreuses victoires sur le plan du développement politique, économique et social.
Il a ainsi apprécié les soutiens indéniables du gouvernement chinois au gouvernement burundais, qu’il s’agisse de dons, de prêts sans intérêts ou de crédits préférentiels pour promouvoir la croissance économique et lutter contre la pauvreté du Burundi.

Le Burundi vient de franchir le cap

Selon M Ntacobamaze, le Burundi vient de franchir le cap en organisant des élections générales de 2015. Celles-ci ont permis au Burundi de se doter une fois de plus, de nouvelles institutions démocratiquement élues de la base au sommet. « Le gouvernement du Burundi saisit cette opportunité pour remercier ses partenaires qui ont appuyé l’organisation de ce grand rendez-vous notamment la République populaire de Chine ».
Etant donné que depuis le mois d’avril 2015 notre pays vit une situation de violence, il a souligné que le gouvernement du Burundi s’est engagé à endiguer toutes formes de criminalité en conjuguant des efforts louables pour qu’il y ait une situation sécuritaire globalement satisfaisante sur l’ensemble du territoire national. Pour le cas des criminalités qui s’observent ici et là, surtout dans la ville de Bujumbura, il a indiqué que le gouvernement du Burundi promet de tout faire afin de traquer les malfaiteurs et d’enquêter afin d’identifier les auteurs de ces crimes.
ASTERE NDUWAMUNGU

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée au président de la CNIDH

Au cœur des échanges les questions relatives aux droits de l’homme

 

DSC 0866Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a reçu en audience, le mercredi 30 septembre 2015, le président de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH). Au cœur de leurs entretiens, les questions de droits de l’Homme et la sécurité.

 

A la sortie de l’audience, Jean Baptiste Baribonekeza, président de la CNIDH, a indiqué à la presse que les questions relatives à la sécurité avec le crépitement des armes dans les quartiers, et le respect des droits humains, ont occupé le débat. Les corps sans vie qu’on retrouve ici et là, le traitement des dossiers en justice des gens qui ont été arrêtés pour avoir participé dans le putch ou dans les manifestations ont été évoqués. Il a été demandé que les enquêtes puissent avancer pour que les responsabilités soient établies afin que ceux qui n’ont rien à se reprocher soient rétablis dans leurs droits. Il faut, dit-il, que les questions relatives aux droits de l’Homme soient la préoccupation du gouvernement afin de préserver de bonnes relations avec les pays partenaires.

Charles Makoto

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée aux responsables des universités publiques

Autour du débat, la contribution des institutions éducatives dans le dialogue inter Burundais

 

DSC 0238Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a reçu en audience, le mercredi 30 septembre 2015, les responsables des universités publiques. Entre autres points débattus, la contribution de ces institutions dans le dialogue inter Burundais.

 

A la sortie de l’audience, Mme Nusura Hassan, directrice générale de l’Ecole normale supérieure (ENS) a indiqué qu’en tant qu’éducateurs, ils sont appelés à contribuer dans différents points qui seront débattus au cours dudit dialogue. « Les différents secteurs de l’éducation dont l’administration, le social et l’économie sont des points qui feront partie du dialogue auquel les experts de l’éducation sont appelés à contribuer. Premièrement nous allons relayer les issus de cette audience aux partenaires éducatifs. Nous allons leur faire part de notre engagement à contribuer dans le dialogue et nous mettrons à la disposition de l’Etat nos experts afin d’apporter leur expertise dans le dialogue », a affirmé Mme Hassan. En plus de la directrice générale de l’ENS, ont pris part à l’audience le recteur de l’Université du Burundi, M. Gaspard Banyankimbona, et le directeur de l’école nationale d’administration, M. Gaston Hakiza.

Charles Makoto

 

Première Vice-présidence> Audience accordée au responsable de la communauté San Egidio et aux représentants des universités privées

Les Burundais devraient amorcer un dialogue avec méthodologie

 

Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a reçu en audience le mercredi 30 septembre 2015, respectivement le responsable de la Communauté San Egidio Mgr Zuppi Matteo et deux représentants des universités privées à savoir Paul Ntukamazina, représentant légal de l’Université Lumière de Bujumbura ainsi que Innocente Niduha, responsable administrative et financière à l’Université du Lac Tanganyika. Les Burundais devraient amorcer un dialogue avec méthodologie .

 

DSC 0268Selon Anicet Mahoro, porte-parole à la Première vice-présidence, les deux personnalités ont échangé sur beaucoup de choses. Etant une personnalité bien connue au Burundi, Mgr Zuppi Matteo a dit que la Communauté San Egidio accompagnait le Burundi dans le réalisme et qu’aujourd’hui, cette communauté déplore le fait qu’il y en a qui veulent gagner sans jouer ou bien qui choisissent la voie des armes. Pour cela, la Communauté San Egidio prône la stabilité du Burundi et un dialogue que les Burundais devraient amorcer avec méthodologie, et que tout ne doit pas être toujours comme Arusha.

Pour Mgr Zuppi Matteo, personne ne peut apprendre aux Burundais d’être Burundais et que sa communauté est disposée à aider le Burundi pour tout ce que ce pays va leur demander de faire.

La contribution d’un universitaire s’avère indispensable pour avancer politiquement

Concernant l’audience accordée aux représentants des universités privées, Paul Ntukamazina, représentant légal de l’Université Lumière de Bujumbura a fait savoir que le Premier vice-président de la République voulait les informer de la situation actuelle. Il leur a aussi demandé leur contribution à avoir la paix générale dans le pays. « Nous étions d’abord contents d’avoir été invités, ensuite, nous avons aussi à partager à partir de la jeunesse et principalement à partir des professeurs et de l’administration. Tout ce qui se fait maintenant dans le pays a été accompli par ceux qui sont passés dans les universités. Et comme les choses changent et évoluent, nous avons même aujourd’hui à partager », a-t-il précisé. Pour lui, certaines choses ont besoin de la théorie et les universités privées ont besoin de contribuer académiquement. Elles voudraient informer car des fois on fait des retours en arrière. La contribution d’un universitaire s’avère indispensable pour avancer politiquement et même dans tous les domaines de la vie nationale, a encore dit M.Paul Ntukamazina.
Yvette Irambona

 

Jeunesse> Mécanismes de résolution pacifique des conflits

Les jeunes doivent éviter à tout prix d’utiliser la violence

 

Il y a des mécanismes sociaux qui permettent d’éviter les confrontations qui naissent nécessairement de la compétition dans la satisfaction des besoins. Dans son exposé, Joseph Ndayisaba, professeur de psychologie et de sciences de l’éducation à l’Université du Burundi, a particulièrement insisté sur le mécanisme universel permanent quotidien qui s’appelle « Négociation ». Les négociations se terminent généralement par des accords signés, officialisés, alors que pour le dialogue, les gens parlent.

 

DSC02812Le conflit est un phénomène parfaitement normal qui est permanent et se trouve chez les êtres humains et même chez les animaux. Les êtres humains ont des intérêts, des besoins. Certains sont matériels, incompressibles (besoins d’alimentation, de territoire, de procréation) pour lesquels la satisfaction est impérative. « Comme les gens ont des besoins différents, ils se heurtent les uns les autres à un moment donné, autour d’un même intérêt, d’un même moyen qui permet de résoudre leurs problèmes».

Affronter un conflit par la négociation

Pour M.Ndayisaba, dans tous les cas, dès qu’un conflit naît, il faut le régler, l’affronter par la négociation qui peut être tacite ou officielle, avec l’appui d’un médiateur. Quand on est en conflit avec l’autre pour une raison ou une autre, trois résultats se présentent en général. Soit, la négociation échoue et généralement, c’est la marche vers la violence. L’échec peut conduire à l’utilisation de la violence particulièrement par le plus fort. Soit, un compromis veut dire que chacun a obtenu quelque chose mais pas tout ce qu’il voulait. En général, lorsque la situation est celle-là, le conflit peut redémarrer. Enfin, le troisième résultat est un accord mutuellement favorable, tous les deux ayant obtenu ce qu’ils voulaient. « C’est la situation idéale mais vous ne pouvez pas aller dans une négociation pour tout obtenir, c’est souvent extrêmement difficile parce que ce peut être un conflit de propriété, de dominance. Si on arrive à un compromis, c’est déjà ça », a-t-il souligné.

Conditions d’une négociation

Joseph Ndayisaba a également fait savoir que concernant les conflits du Burundi, il y en a qui estiment qu’il est difficile de négocier avec telle catégorie de gens. « Quand vous êtes en conflit, vous devez absolument négocier avec la personne ou le groupe de gens avec lequel vous êtes en conflit. Vous n’avez pas d’autre choix ». Pour qu’une négociation soit possible, il faut que les protagonistes du conflit soient clairement établis : qui sont-ils et quel est l’objet du conflit ? Ensuite, il faut que l’objet de la négociation soit effectivement négociable. Puis, il faut être de bonne foi car ce qui arrive souvent dans une négociation, c’est l’utilisation de la ruse et du montage. « Si vous utilisez cela, vous risquez de tomber dans l’escalade du conflit », a averti Joseph Ndayisaba.
Il recommande aux jeunes de poser les vraies questions quand il s’agit de combat politique car ils ont des problèmes qui les concernent particulièrement. Il s’agit notamment de la pauvreté, du chômage, de la promotion socio-économique, de leur avenir scolaire, etc, parce qu’il y en a qui sont complètement bloqués dans leur scolarisation à cause d’un manque de moyens que l’Etat ne peut pas combler. Les jeunes doivent éviter à tout prix d’utiliser la violence, la force, parce que cette dernière change souvent de camp quand celui contre qui elle a été utilisée devient plus fort, il fait trois fois plus de mal que le mal qui lui avait été fait.
Yvette Irambona

 

PREMIERE VICE PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Audience accordée à Mgr Evariste Ngoyagoye

L’Eglise catholique appelée à participer dans la Commission sur le dialogue interburundais

 

DSC 1569Le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a reçu en audience, le mardi 29 septembre 2015, le vice-président de la Conférence des évêques catholiques et archevêque du diocèse de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye. Ce dernier a été informé de la mise en place d’une commission sur le dialogue interburundais.

 

L’audience accordée à Mgr Evariste Ngoyagoye a porté sur la prise de contact avec Gaston Sindimwo après sa nomination au poste de Première vice-président du Burundi ainsi que l’échange sur la situation actuelle du Burundi. Cela a été indiqué par Mgr Ngoyagoye à la sortie de l’audience.

M. Sindimwo a émis un souhait de la participation d’un membre de l’Eglise catholique
Evariste Ngoyagoye a également été informé officiellement de la mise en place d’une commission sur le dialogue interburundais inscrite dans un décret récemment signé par le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza. Gaston Sindimwo a émis le souhait de la participation d’un membre de l’Eglise catholique dans ladite commission. Sur ce sujet, Mgr Ngoyagoye a promis qu’il va en parler avec ses collègues.
Concernant les attentes de l’Eglise catholique, Mgr Ngoyagoye a précisé que l’opinion de celle-ci sera exprimée dans une étape ultérieure.

Eric Mbazumutima

 
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