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BUJUMBURA> 39e réunion ministérielle de l’Unsac


Le changement climatique à l’ordre du jour

 

Le comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac) tient du 1er au 5 décembre 2014, sa 39ème réunion, à Bujumbura. Durant les cinq jours, les ministres des Affaires étrangères de la sous-région débattront des défis politiques et sécuritaires auxquels font face les Etats membres, à savoir le Burundi, l’Angola, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tome et Principe ainsi que le Tchad.

DSC07126L’ambassadeur Zacharie Gahutu, directeur général de l’organisation internationale et des Organisations non gouvernementales (ONG) étrangères, qui a représenté le gouvernement burundais, a indiqué, dans son discours d’ouverture, que le changement climatique est une menace pour la paix et la sécurité internationale ainsi que pour la prospérité. D’après le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, si rien n’est fait, plusieurs secteurs seront gravement compromis, y compris l’alimentation en eau et la production agricole.

 

Eviter des dommages irréparables à l’humanité

Bathily Abdoulaye, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique centrale, a rappelé que Ban Ki-moon milite pour que la hausse de la température mondiale soit limitée à moins de deux degrés Celsius afin d’éviter des dommages irréparables à l’humanité. Le secrétaire général de l’Onu plaide aussi pour la conclusion, d’ici à 2015, d’un accord global contraignant applicable par tous et régi par les dispositions de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, précise toujours M. Abdoulaye.
Dans ce contexte, la 39e réunion de l’Unsac pourrait être une occasion non seulement de dessiner les contours de la participation de l’Afrique centrale à la rencontre prévue dans la capitale française, mais aussi de tirer les premières leçons du sommet sur le changement climatique. En dehors de ce dernier, les membres de l’Unsac évalueront également les récents développements sociopolitiques observés dans les onze pays concernés.
Il est aussi à préciser que les débats prendront aussi en compte des enjeux liés à la gouvernance, à la situation humanitaire et aux droits de l’Homme ainsi qu’à la sécurité intérieure et transfrontalière. Les participants échangeront ainsi des informations sur les efforts en cours en vue de la lutte contre le braconnage et l’éradication des groupes armés ou des mouvements terroristes qui fragilisent la paix et freinent le développement de la sous-région.

ROSINE MUGISHA

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Départ du chef de l’Etat pour Dakar

Pour le sommet de la Francophonie à Dakar

 

DSC 3343Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a pris l’avion à destination de Dakar au Sénégal le matin du vendredi 28 novembre 2014. Le président Nkurunziza a participé au sommet de la Francophonie qui s’est tenu du 29 au 30 novembre 2014.

 

CENI> Signature d’un accord de financement du projet d’appui au cycle électoral au Burundi


Le montant s’élève à quatre millions de dollars

 

DSC 3379Dans l’après-midi du vendredi 28 novembre 2014, le Royaume de Belgique et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ont procédé à la signature d’un montant de quatre millions d’euros destiné à la contribution au prochain cycle électoral au Burundi. Tous les intervenants ont apprécié la collaboration entre la Belgique et le Burundi. Ils n’ont pas manqué de lancer un appel à tous les Burundais pour qu’ils participent massivement au processus électoral en commençant par se faire inscrire au rôle des électeurs.

 

Dans son discours, l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi, Marc Gedopt, a souligné que comme pour le processus électoral de 2010, son pays appuiera le nouveau cycle électoral au Burundi à travers le fond fiduciaire qui est logé chez le programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Selon lui, cette décision est le résultat d’une demande du gouvernement du Burundi pour apporter un soutien financier à l’organisation des élections de 2015.
« Cette décision confirme la conviction du Royaume de Belgique que les élections burundaises qui se dérouleront dans quelques mois seront cruciales pour la consolidation de la démocratie et la réconciliation nationale du Burundi », a-t-il ajouté. Il a ainsi indiqué que la première tranche de deux millions d’euros sera versée dans les meilleurs délais pour permettre au projet d’appui au cycle électoral 2015 de continuer à apporter une assistance organisationnelle, technique, financière et opérationnelle. «La deuxième tranche de deux millions d’euros également sera libérée ultérieurement après une analyse positive de l’avancement du processus électoral par le comité de pilotage du projet», a-t-il ajouté.
De son côté, le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre Claver Ndayicariye, a indiqué que la signature de cet accord par le Royaume de Belgique est un singe éloquent de la solidité de la coopération et de la solidarité agissante entre les peuples burundais et belge. Il a ainsi remercié la Belgique pour ses appui et comme l’ont fait l’ambassadeur de Belgique au Buruni et celui qui avait représenté le Pnud dans ces cérémonies, il a invité tous les Burundais à se faire enrôler massivement pour se préparer aux élections de 2015.

Astère NDUWAMUNGU

 

BNUB> Conférence–débat

 

«Fin du mandat du Bnub : acquis, défis et perspectives»

 

Le Bureau des nations unies au Burundi (Bnub) a organisé une conférence-débat le vendredi 28 novembre 2014 sur le thème « Fin du mandat du Bnub : acquis, défis et perspectives ».Les représentants du gouvernement, de l’Union africaine,  des partis politiques,  de la société civile, des médias, des leaders religieux, des jeunes et des diplomates, ainsi que l’Ex-président Sylvestre Ntibantunganya  et le ministre de l’Intérieur étaient présents. L’Equipe Pays va reprendre les responsabilités du Bnub  après son départ. Une mission électorale des nations unies au Burundi (Menub) sera déployée pour accompagner le Burundi dans les prochaines élections. Cette conférence-débat était à huis clos, présidée par le représentant du Bnub Parfait Onanga-Anyanga.

 

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A la sortie de la conférence-débat, M. Onanga-Anyanga a informé que le Bnub va mettre fin à son mandat le 31 décembre 2014. La fin des missions du Bnub ne sera pas la fin de l’engagement des Nations unies au Burundi. Les Nations unies restent et resteront un partenaire important du Burundi. A la fin de la mission au Bnub conformément à la résolution 2137 du conseil de sécurité des Nations unies, l’Equipe Pays va reprendre les responsabilités du Bnub après son départ. L’Equipe Pays sera composée par l’ensemble des agences des Nations unies sous la coordination du représentant-résident du Programme des nations unies pour le développement (Pnud). Le représentant du Bnub a ajouté qu’avec la fin du mandat d’accompagnement politique de la mission du Bnub, les Nations unies veulent mettre l’accent sur le développement du pays. Les capacités de l’Equipe Pays seront renforcées pour le développement social du Burundi.
M. Onanga-Anyanga a souligné que dans le cadre d’une échéance importante qui a commencé avec le processus électoral à la demande du gouvernement du Burundi, le secrétariat général des Nations unies, avec l’appui et l’accord du Conseil de sécurité, va dépêcher une Mission électorale des nations unies au Burundi (Menub). Il a affirmé que celle-ci prendra ses fonctions dès le 1er janvier 2015 avec l’objectif principal d’accompagner le Burundi pour que les prochaines élections soient une opportunité pour consolider la paix et la sécurité dans le pays de manière à ce que l’accent et toutes les énergies soient concentrés dans l’œuvre de développement qui est si indispensable pour le Burundi.
Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Départ du Premier vice-président pour Naïrobi


Pour le sommet ordinaire de la Communauté de l’Afrique de l’Est

 

Dans la matinée du vendredi 28 novembre 2014, le Premier vice-président de la République Prosper Bazombanza a pris l’avion à destination de Naïrobi où il participera au sommet ordinaire des chefs d’Etats de la Communauté Est Africaine.

 

DSC 3313Le Premier vice-président de la République a fait savoir que le sommet de Naïrobi auquel il participera se penchera sur deux points essentiels. C’est notamment, la question relative à la poursuite des négociations entre l’Union européenne et la Communauté de l’Afrique de l’Est dans le cadre de la mise en place d’un cadre de partenariat entre les deux communautés. Ensuite, ajoute M. Bazombanza, il sera question d’étudier la problématique des infrastructures routières, portuaires et ferroviaires de la communauté.
Amédée Habimana (Stagiaire)

 

Institution de l’ombudsman> Forum régional sur le rôle des jeunes affiliés aux partis politiques


La tolérance dans la diversité politique, un pilier dans la consolidation de la paix

 

L’institution de l’Ombudsman a organisé un forum régional sur le rôle des jeunes affiliés aux partis politiques le 25 novembre 2014 dans la province de Makamba. Ce forum avait regroupé les jeunes issus des partis politiques œuvrant dans les provinces de Bururi, Makamba et Rutana. Il avait pour thème «Contribuer à promouvoir chez les jeunes un climat d’entente, de tolérance et d’esprit de consolidation de la paix ». Les activités ont été rehaussées par l’ombudsman burundais ainsi que le Deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.

 

DSC 0153Mohamed Rukara a indiqué que le forum a été organisé dans le cadre des missions constitutionnelles et légales dévolues à l’ombudsman. Cette institution se révèle de plus en plus essentielle pour la prévention des conflits et la contribution à asseoir la paix, l’équité et l’harmonie sociale, a-t-il fait savoir. Il est revenu sur la nécessité d’organiser de telles activités. L’institution offre un espace d’expression démocratique pour permettre aux jeunes affiliés aux partis politiques de s’exprimer, d’échanger sur toutes les questions d’intérêt national. En effet, la consolidation de la paix se fait par l’implication des jeunes à travers le dialogue constructif avec un esprit d’ouverture, de confiance, de franchise, de respect mutuel, et de sens élevé du patriotisme. Il a signalé que le forum va contribuer à promouvoir chez les jeunes un climat d’entente, de tolérance et d’esprit de consolidation de la paix.

Asseoir une culture de dialogue constructif
L’ombudsman a interpelé les jeunes affiliés aux partis politiques d’asseoir une culture de dialogue constructif permanent; de garantir le droit à la vie humaine ; de cultiver l’esprit de tolérance qui met en avant un comportement patriotique et d’assurer un espace où chaque jeune peut contribuer au développement durable mais aussi à créer un environnement propice à une communication non violente.

L’obligation de traduire les valeurs de tolérance
François Kabura, Deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a, quant à lui, fait savoir que le forum se tient au moment opportun, car il entre pleinement dans le cadre de la préparation des élections qui auront lieu en 2015. Il a aussi souligné que les responsables politiques et toutes les ligues des jeunes affiliés aux partis politiques œuvrant au Burundi ont l’obligation de traduire la valeur de tolérance sur le terrain. Selon M. Kabura, la lutte contre l’intolérance nécessite l’adoption des lois protectrices, l’éducation, la prise de conscience individuelle des leaders et l’ensemble des citoyens ainsi que la recherche commune des solutions aux défis communautaires. Il est revenu sur la nécessité de garantir le bien-être des citoyens en indiquant que tout Etat a la responsabilité de renforcer sa législation en matière de droits de l’Homme ; d’interdire et de punir les crimes motivés par la haine et la discrimination.

La communication constructive, un outil de résolution des conflits
Le professeur Elias Sentamba, qui a donné un exposé sur le rôle des jeunes affiliés aux partis politiques dans la consolidation de la paix, a souligné que la communication constructive est un outil de résolution des conflits. Cette communication a pour effet de dénoncer sans condamner, de dire sans nuire, de montrer sans choquer et d’informer sans décourager. Pour montrer la nécessité de travailler ensemble dans la consolidation de la paix, il s’est référé sur la boutade de Martin Luther King qui stipule que « si vous ne voulez pas vivre ensemble comme des frères, vous aurez choisi de mourir comme des idiots »

Appolinaire Nimubona

 

 
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