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Interview> Ambassadeur de France

La France profondément attachée à aider le Burundi

 

Les relations entre la France et le Burundi sont au beau fixe. C’est ce qui ressort d’un entretien que Gerrit Van Rossum, ambassadeur de France au Burundi a dernièrement accordé au journal Le Renouveau.

 

DSC 1848Le Renouveau : Monsieur l’Ambassadeur, quelle appréciation faites-vous des relations franco-burundaises, à l'heure actuelle ?

Réponse : Les relations de la France avec le Burundi sont anciennes, depuis l’indépendance du pays. Elles ont perduré tout au long des années, dans les périodes de stabilité comme pendant les moments les plus douloureux. Aujourd’hui la France, avec ses partenaires européens, est profondément attachée à aider le Burundi à s’ancrer définitivement dans la paix, la sécurité, la démocratie et le développement. Toutes les actions que nous menons contribuent à ces objectifs.

L’année dernière, le président Nkurunziza s’est rendu deux fois en France, pour une visite officiele d’abord en mars 2013, puis au sommet de l’Elysée pour la sécurité et la paix en Afrique en décembre. Les entretiens qu’il a eus avec le Président Hollande ont montré l’excellence des relations entre nos deux pays. L’entretien du Président Nkurunziza avec le ministre des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius, en juin 2014 a encore confirmé cette proximité.
La France partage aussi avec le Burundi la même vision qui s’est exprimée lors du sommet de l’Elysée. La mobilisation de capacités africaines pour faire régner la sécurité sur le continent est un objectif commun. Le Burundi apporte déjà une contribution essentielle en Somalie, dans le cadre de l’Amisom. Il a courageusement accepté d’envoyer aussi des soldats pour le maintien de la paix en Centrafrique. Avec les actions de formation que nous menons au Burundi au profit des militaires de la Force de défense nationale, c’est une véritable fraternité d’arme qui existe entre militaires français et burundais déployés sur le terrain.

L.R . Dans quels domaines intervenez-vous et comment la France envisage-t-elle élargir sa coopération avec le Burundi ?

Réponse : La coopération franco-burundaise s’inscrit dans le document-cadre de coopération signée pour la période 2013-2015, à l’occasion de la visite qu’a effectuée en France en mars 2013 le président Nkurunziza. La durée de cet accord est faite pour coïncider avec la mise en œuvre du CSLP II que la France tient ainsi à accompagner.

L’Agence française de développement, qui est l’opérateur principal de la coopération française, a axé ses interventions dans un secteur de concentration qu’est l’éducation. Il s’agit d’accompagner la politique éducative du pays, à la fois en termes quantitatifs et qualitatifs. Les interventions de l’AFD se font à travers le Fonds commun pour l’éducation, mis en place avec l’ensemble des partenaires engagés dans ce domaine, mais aussi à travers une aide budgétaire qui a permis pour 2014 et 2015 de prendre en charge une partie des rémunérations du corps enseignant. Dans sa prochaine convention, l’AFD mettra un accent particulier dans la politique éducative sur la formation professionnelle de terrain.
Nous avons également signé avec le ministre des Finances en début d’année une convention de 3 millions d’euros pour soutenir la mise en place de la stratégie nationale de microfinance, afin de favoriser l’inclusion financière des populations les plus modestes. L’AFD a également un programme en cours de renforcement des capacités de la filière thé, avec l’Office du thé du Burundi.
Pour sa part, le ministère français des Affaires étrangères et du développement international a décidé ce début d’année d’un programme de bonne gouvernance et comporte un volet destiné à favoriser les projets communs entre le ministère et les organisations de la société civile actives dans ce domaine.
Dans le domaine de la santé, la France, qui est sur le plan multilatéral le deuxième contributeur au Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, aide beaucoup aussi à l’organisation d’échanges et de formation entre praticiens hospitaliers, médecins et infirmières, entre la France et le Burundi. Près de 30 missions sont organisées chaque année. Le service de coopération de l’ambassade met également en œuvre chaque année un nombre important de bourses d’étude et de stages dans les domaines le plus divers, notamment en matière d’administration publique.
Je souhaite enfin relever aussi les actions conduites par la coopération française en faveur de la francophonie, au Burundi bien sûr, mais aussi dans l’optique de favoriser le multilinguisme dans l’espace est-africain où chacun des partenaires gagnera à approfondir l’intégration entre les populations et les cultures, et à favoriser la fluidité des échanges économiques et commerciaux.

 

L.R . Monsieur l’Ambassadeur, pour réussir les élections de 2015, le gouvernement burundais a besoin du concours des pays amis dont la France. Qu’est-ce que votre pays est en train de faire pour leur réussite ?

 

Réponse : Tous les amis du Burundi veulent la réussite des élections de 2015, pour construire un Burundi définitivement apaisé, où la population pourra se consacrer sans craintes ni peurs à bâtir son avenir. Mais c’est au premier chef la responsabilité propre de toutes les parties prenantes burundaises du processus électoral que de tirer les leçons des années passées pour tout faire pour que ces élections soient vraiment les meilleures dans l’histoire du Burundi. La table-ronde qui réunira ces deux jours les autorités burundaises et les partenaires techniques et financiers sera également l’occasion d’un dialogue sincère pour atteindre cet objectif.
La France a été la première à verser sa contribution, au cours de l’été, au fonds commun de financement des élections mis en place par le PNUD. Elle est pleinement engagée au sein de l’Union européenne pour permettre aussi la contribution européenne. La coopération française est également attachée à soutenir les synergies qui se mettront à nouveau en place entre média burundais pour assurer une couverture rigoureuse et professionnelle de cette période électorale. Cette semaine sera ainsi organisé un atelier de sensibilisation par un professionnel français à destination des rédacteurs en chef et animateurs de débats des organes de presse du pays.

 

L.R . Monsieur l’Ambassadeur, le parlement français vient d'adopter une résolution reconnaissant l'Etat palestinien. Il s'agit d'un vote symbolique et non contraignant. Qu'est-ce que cela veut dire ?

 

Réponse : Le texte qui a été voté à l’Assemblée nationale française le 2 décembre «invite le gouvernement français à reconnaître l’Etat de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ». Il est parfaitement en phase avec une position constante de la diplomatie française qui a toujours appelé au Proche-Orient à la coexistence de deux Etats souverains et démocratiques, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et sécurité, sur la base des lignes de 1967 et avec Jérusalem pour capitale.

Sur la base de ce principe, la résolution de l’Assemblée nationale respecte pleinement les équilibres des institutions de notre 5ème république qui reconnaissent à l’exécutif, c’est-à-dire au gouvernement et à lui seul la compétence d’une reconnaissance diplomatique. La position du gouvernement français est d’œuvrer pour un Etat de Palestine réel, et pas seulement pour une reconnaissance symbolique qui n’aboutirait qu’à un Etat Virtuel. C’est pourquoi le gouvernement français s’emploie, en ce moment même, à travailler avec ses partenaires aux Nations unies pour essayer de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité en vue d’une relance et d’une conclusion des négociations entre les deux parties. Parallèlement elle plaide pour créer les conditions d’un effort collectif en faveur de la paix. Comme l’a déclaré le ministre des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius, devant l’Assemblée nationale, « si cette ultime tentative de solution négociée n’aboutir pas, alors il faudra que la France prenne ses responsabilités, en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine ».

Propos recueillis
par Salvator Kadende

 

Droits de l’Homme> Déclaration du rapporteur spécial des Nation unies

Il salue la mise en place de la Commission vérité et réconciliation

 

L’expert des Droits de l’Homme, rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion de la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non répétition, Pablo de Grieff en visite au Burundi depuis le 8 décembre a animé une conférence de presse le mardi 16 décembre 2014. Au cours de cette conférence, il a fait une déclaration en rapport avec les droits de l’Homme au Burundi.

 

DSC05623Les conclusions et observations qu’a faites Pablo De Grieff en rapport avec les droits de l’Homme au Burundi ressortent des différentes rencontres qu’il a eues avec différentes personnalités du Burundi pendant sa visite au pays. Dans sa déclaration, M. De Grieff a annoncé avoir rencontré les représentants du gouvernement et des pouvoirs législatifs et judiciaires, les responsables des forces de Police et de sécurité, les acteurs de la société civile, les victimes de certains événements, les Nations unies ainsi que les missions diplomatiques.

Observations préliminaires

A travers ses observations, qui précèdent l’élaboration d’un rapport final à présenter au Conseil des Droits de l’Homme à Genève en septembre 2015, Pablo De Grieff salue l’adoption de la loi portant création de la Commission vérité et réconciliation (CVR) au Burundi. Sur le plan de la justice, il rappelle l’idée qu’on ne peut pas atteindre la paix en sacrifiant la justice. Sur le plan des réparations, M. De Grieff salue l’initiative du Burundi d’aborder les questions foncières par le biais de la Commission nationale des terres et autres biens (CNTB), qui vient d’ailleurs d’être complétée par une Cour spéciale des terres et autres biens. En ce qui concerne les garanties de non répétition, le rapporteur spécial des Nations unies propose, dans le cadre de compléter les initiatives déjà entreprises dans la prévention des violations des droits de l’Homme et d’empêcher les violations futures, d’entreprendre quelques autres initiatives. Il propose la professionnalisation des forces de sécurité notamment à travers la formation sur les droits de l’Homme, sur les questions relatives au genre et aux droits de la femme ; la démocratisation des forces armées, des services de renseignement et de la Police. En référence aux périodes que le pays a traversées, M. De Grieff estime qu’il y a un besoin urgent d’une cartographie des fosses communes existant dans le pays. Il conseille d’utiliser aussi les connaissances de la société civile à ce sujet, de préserver ces fosses et de les rendre accessibles aux survivants.

Alfred Nimbona

 

CNB > Sa déclaration sur le processus électoral

Il demande l’annulation des inscriptions des électeurs

 

Le CNB (Conseil national des Bashingantahe) a sorti une déclaration, le lundi 15 décembre 2014, sur le déroulement du processus électoral au Burundi. Ledit conseil s’est également prononcé par rapport à l’enrôlement des électeurs qui vient de se terminer.

 

DSC 1681Selon cette déclaration, le Conseil national des Bashingantahe exprime sa profonde préoccupation suite aux irrégularités observées dans plusieurs centres d’inscription dans le pays durant la période d’enrôlement des électeurs. Il déplore également la complicité de certaines autorités administratives dans ces irrégularités, ainsi que le fait de voir des adolescents à des pratiques de tricherie par leur propres éducateurs qui devraient plutôt leur servir de bons exemples pour leur avenir.
Le CNB recommande à cet effet au gouvernement d’être par la suite impartial vis-à-vis des partis politiques présents sur le terrain politique. Il l’exhorte en même temps à redoubler d’efforts pour renforcer en toute priorité la sécurité de la population.
Ledit conseil recommande à la Ceni de se préoccuper d’organiser des élections sans tâches. Pour y arriver, le CNB rappelle qu’en tant qu’institution au service de tous, elle doit garder son indépendance et sa neutralité dans la gestion des partis politiques. Elle doit également se mettre à l’écoute des différents intervenants dans le processus électoral et se comporter comme médiatrice.
Aux formations politiques, il demande d’assurer un encadrement approprié de leurs jeunesses militantes pour qu’elles ne se laissent pas aller au débordement.
Le CNB a aussi profité de l’occasion pour féliciter les associations de la société civile, les organes de presse et même les simples citoyens qui ont fait preuve de courage et de patriotisme en étalant au grand jour les dérapages enregistrés pendant la période d’enrôlement des électeurs.
Le Conseil national des Bashingantahe demande à tout le monde de garder le calme et la sérénité particulièrement dans ces moments difficiles. Il invite enfin la population à rester solidaire et unie et à garder la paix et la sécurité dans leurs ménages et dans leur environnement social.

BENIGNE GAHIMBARE

 

MI-RPD > Conférence débats sur la paix et la sécurité

Les leaders politiques sont invités à donner toujours des messages de paix

 

En collaboration avec le réseau burundais d’action sur les armes légères et de petit calibre (Rebal), le mécanisme pour l’initiative de la recherche de la paix et le développement (MI-RPD) a organisé, le lundi 15 Décembre 2014, une conférence-débat sur la paix et la sécurité. Elle a été animée sous le thème « Cessez la guerre maintenant et adhérez aux accords et protocole signés ».

 

rpdSelon le directeur exécutif du MI-RPD, Jean Claude Sinzinkayo, c’est dans le cadre de la campagne de solidarité régionale, servant d’appel à clairon pour la paix et la sécurité en vue d’ériger une région des Grands lacs et de la Corne de l’Afrique bien sécurisée et libérée de toute forme de violence, que le réseau régional sur la paix et la sécurité (RENOPS), un consortium des organisations de la société civile nationale, des réseaux et des experts, a organisée une campagne dans six pays membres du MI-RPD dont le Burundi.
Selon lui, cette initiative rentre dans la droite ligne de la consolidation de la paix et la sécurité et constitue incontestablement une contribution à promouvoir l’environnement propice aux élections de 2015 apaisées, transparentes, libres, démocratiques et sécurisées. Ainsi, cette conférence a été tenue dans tous les pays membres à la même date, le 15 décembre. Pour M. Sinzinkayo, c’est la date qui coïncide avec le déclenchement de la guerre au Sud-soudan.

La paix règne globalement dans le pays

Ainsi, les participants à cette conférence-débat ont trouvé qu’aujourd’hui au Burundi, il y a globalement la paix même si dans certains coins du pays, la sécurité est quelques fois perturbée. A propos des incidents liés aux élections, il a été constaté que l’ampleur n’est pas encore très grave.
Ainsi, selon l’expert, Gérard Mfuranzima, qui a fait l’étude sur les incidents électoraux, les rivalités politiques ne sont pas seulement les causes de ces incidents. Un taux de chômage élevé chez les jeunes peut aussi être une de ces causes car ces chômeurs courent le risque d’être instrumentalisés par les hommes politiques. Il lance un appel à ces jeunes pour les inviter à ne pas se laisser manipuler par les hommes politiques, mais à chercher de l’emploi à gauche et à droite pour leur avenir.
ASTERE NDUWAMUNGU

 

Burundi-Allemagne > Signature d’un accord de financement

Le secteur extractif et minier appuyé avec un montant de 500 000 euros

 

Il a été procédé, le mardi 16 décembre 2014, à la signature d’un accord de coopération technique entre la République fédérale d’Allemagne et la République du Burundi. Ledit accord porte sur l’appui dans la gestion du secteur extractif.

 

DSC 1267Selon Laurent Kavakure, ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, un montant de 500 000 euros a été octroyé au Burundi par l’Allemagne pour appuyer le secteur extractif et minier. Cet accord de financement, a-t-il précisé, vient s’ajouter à celui signé en avril 2014, de 900 000 euros et celui de 600 000 euros accordés pour la régularisation de l’exploitation des mines. Tout cela, a-t-il révélé, concourt à la mise en place de structures et connaissances utiles pour l’exploitation rationnelle des mines et carrières.
M. Kavakure a, par la suite, remercié le gouvernement Allemand au nom du gouvernement du Burundi pour le nouvel appui qu’il vient de consentir, mais également pour d’autres déjà consentis. Et cela, dans différents secteurs notamment celui de la santé et celui de l’eau potable et de l’assainissement.
Il a profité de l’occasion pour lui demander de continuer à soutenir le secteur minier qui est d’importance capitale dans la vie du pays, mais qui a encore besoin d’être accompagné par les partenaires du pays.

L’Allemagne continuera à appuyer le Burundi

L’ambassadeur d’Allemagne Bruno Brommer, quant à lui, a promis que son pays continuera à appuyer le Burundi, mais également à honorer son engagement dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II).
L’ambassadeur a profité de l’occasion pour remettre au ministre un livre confectionné sur le musée de Gitega.
BENIGNE GAHIMBARE

 

Ministère du développement communal> Restitution officielle des résultats de l’évaluation de la performance des communes, édition 2013

La commune Bisoro vient en tête avec 99% tandis que celle de Buyenzi clôture la liste avec 20%

 

En présence du président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, le ministre du Développement communal, Dieudonné Giteruzi, a procédé, le samedi 13 décembre 2014, à la restitution officielle des résultats de l’évaluation de la performance des communes, édition 2013. Cette dernière est basée sur la bonne gouvernance, la bonne gestion des biens communaux ainsi que l’initiative des projets de développement. Les dites cérémonies ont eu lieu en commune Kiganda de la province de Muramvya.

 

DSC 3694D’après les résultats des communes de l’intérieur, la commune Bisoro dans la province de Mwaro a été la première avec une note de 99% tandis que la commune Muyinga s’est classée dernière avec 32%. Pour les communes urbaines, celle de Bwiza vient en tête avec 96 % au moment où Buyenzi est la dernière avec 20%. Quand au classement au niveau des provinces, la première est la province de Mwaro avec une note de 94% et la mairie de Bujumbura vient en dernier lieu avec 53%.
Selon le chef de l’Etat, ces résultats serviront au gouvernement de thermomètre pour se faire une idée précise sur le degré de réussite de sa politique de décentralisation et serviront également de catalyseur pour une plus grande implication dans la responsabilisation de tous les acteurs au niveau tant central que local. « Ils encourageront les plus performants à aller de l’avant et donneront un nouvel élan aux moins actifs qui s’appliqueront davantage à mettre en œuvre les principes de gouvernance locale», a-t-il dit.

Intérioriser les principes de gouvernance pour le développement communal

Le président de la République a saisi cette occasion pour féliciter les communes qui se sont distinguées et les a encouragées à persévérer car, selon lui, le chemin est encore long et la perfection est toujours un idéal. Aux communes qui n’ont pas pu maintenir leur position de l’année précédente ou celles qui n’ont pas atteint le degré idéal de performance, il leur a demandées de s’investir corps et âme pour intérioriser et mettre en œuvre les principes de gouvernance qui doivent les guider dans toutes leurs activités. « Qu’elles sachent qu’au bout du compte, c’est le développement intégral des communautés qui est en jeu et qu’elles seront jugées aux résultats par ces mêmes communautés ».
Le numéro un burundais a également invité les présidents des conseils communaux et administrateurs communaux à intérioriser leur degré de performance et à évaluer la valeur ajoutée qu’ils ont apportée à la population durant leu mandat afin d’en tirer les conséquences nécessaires. Il a aussi remercié les partenaires qui soutiennent le Burundi dans ses projets de développement et leur a demandé de continuer d’aller de l’avant. De son côté, la représentante de la coopération suisse au Burundi, Elisabeth Pittelood Alansar, a promis que les partenaires techniques et financiers dans le domaine de développement des communes continueront toujours à appuyer le Burundi.

Un sentiment de joie et de satisfaction

Selon le ministre Giteruzi, c’est un sentiment de joie pour lui d’avoir procédé à cet exercice d’évaluation qui est à sa troisième année. Il a également indiqué qu’il est très satisfait du pas déjà franchi car les communes ont su s’adapter aux conditions difficiles car la décentralisation demande beaucoup de moyens dont ces dernières ne disposent pas. « Nous sommes très satisfaits des réalisations faites par les communes malgré la faiblesse des moyens qui sont mis à leur disposition ».

Des communes ne sont pas bien préparées à la décentralisation

Parlant des défis rencontrés par les communes, M. Giteruzi a souligné qu’avec la décentralisation qui vient à peine de démarrer, les communes ne sont pas complètement bien préparées. Selon lui, il y a également l’absence des moyens et des compétences humaines pour mener à bien ce processus de décentralisation. Mais, il s’est réjoui du fait que le gouvernement s’implique très fortement dans le processus de décentralisation depuis un certain temps. « La récente adoption, par le Conseil des ministres, du projet de loi de transfert des compétences de l’Etat vers les communes est une occasion pour ces dernières de pouvoir démarrer cette fois-ci avec les moyens conséquents qui seront mis à leur disposition ».
Ainsi, les communes qui ont eu la mention élite ont eu des certificats des mérites et des performances et les communes qui ont eu moins de 60% au moins ont eu un bonus conformément au code de financement du Fonic.
Astère Nduwamungu

 

 
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