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Dossier> Communauté est-africaine

Le permis de travail, un droit pour les citoyens de la Communauté, mais encore difficile à décrocher

 

Les citoyens de la CEA ont le droit de se déplacer librement et de travailler dans un quelconque Etat membre de la communauté. Ce droit est garanti par le Protocole du marché commun (PMC) depuis son entrée en vigueur en 2010. Pourtant, à ce jour, les citoyens rencontrent beaucoup d’obstacles à travailler dans un autre pays membre, l’obtention du permis de travail étant l’un des plus graves.

 

DSC 1111La garantie effective à la libre circulation des travailleurs donne de la consistance et un sens de citoyenneté Est-africaine. Cela aide à équilibrer les offres et les demandes d’emplois par le personnel qualifié et contribue à réduire le chômage. La mobilité du travail aidera aussi à faire face aux chocs économiques entre les différentes parties de la Communauté est-africaine (CEA) de telle sorte que les travailleurs dans les régions durement touchées par le chômage pourront se déplacer facilement vers d’autres parties de la CEA qui manquent de personnels qualifiés.
Par conséquent, les organisations faîtières régionales d’employeurs et de travailleurs recommandent conjointement aux gouvernements de la CEA d’accélérer la mise en œuvre du PMC en termes d’élimination des barrières à la libre circulation des travailleurs dans la région en modifiant et en harmonisant leurs systèmes nationaux de permis de travail et de résidence.

Procédure d’octroi du permis de travail au Kenya

Pour l’octroi du permis de travail au Kenya, la demande est introduite devant le comité d’analyse qui étudie le dossier et recommande l’octroi ou le refus du permis aux directeurs des Services d’immigration. Ce comité est composé des représentants des services d’immigration, le ministère du Travail, celui des Affaires étrangères, celui du Commerce, celui de l’Education, celui en charge des Affaires de la CEA et l’Agence des investissements du Kenya.
Les documents requis pour obtenir un permis de travail au Kenya sont un formulaire de demande dûment rempli; une copie du document de voyage valide et acceptable; deux photos passeport en couleur; le NIF (Numéro d’identification fiscale); une recommandation de l’organisation professionnelle dont le demandeur est affilié; un CV détaillé; un diplôme ou certificat; une lettre de recommandation du futur employeur.

Cas pour le Rwanda

Les documents requis pour l’octroi du permis de résidence/travail sont une photo passeport en couleur; un formulaire de demande dûment rempli; une lettre de demande adressée au directeur général d’Immigration par l’employeur; un CV; un original de la déclaration de police émise par le pays où le demandeur a passé les six mois suivant la date d’introduction de sa demande; un certificat d’exploitation; un NIF; une licence de commerce délivrée au niveau sectoriel; un reçu de paiement des frais de permis.

Qu’en est-il pour l’Ouganda

La demande de permis de travail et de résidence est soumise au département des Immigrations. La demande est reçue et accusée. Le dossier de demande de permis reçu est ouvert et enrôlé. La demande est analysée et vérifiée. De l’enregistrement à la décision du comité, la procédure prend dix jours ouvrables. Le Conseil national des nationalités et d’immigration peut approuver, déférer ou refuser les demandes.
Quant aux catégories des permis de travail, elles se rangent de A à G :

A: Travailleurs employés par le gouvernement ou diplomates et les membres de leurs familles directes;
A2: Les contractuels du gouvernement;
B: Investisseurs du secteur agricole;
C: Investisseur du secteur minier;
D: Les commerçants;
E: Investisseurs du secteur industriel;
F: Catégorie des professionnels;
G1: Volontaires, travailleurs des ONG et les missionnaires;
G2: Tous les travailleurs.
Les frais de permis de travail en Ouganda varient selon les catégories. Pour les non ressortissants de la CEA, et les catégories B, C, D,E, F et G1, ils s’élèvent à 2 500 USD; pour les catégorie G2: 4 000 USD pour deux ans et 5 000 USD pour trois ans; et la catégorie G1 pour 12 mois: 250 USD. Pour les ressortissants de la CEA, le permis est octroyé gratuitement.
Les documents requis pour demander un permis de travail en Ouganda sont des formulaires de demande dûment remplis; une copie du passeport du candidat; une copie de document attestant le récent statut d’immigrant du candidat; une copie de licence d’investissement en Ouganda; une liste de tous les salariés tant locaux qu’étrangers qu’occupe l’entreprise; une déclaration de la Police délivrée par le pays d’origine du candidat, etc.

Procédure de demande de permis de travail en Tanzanie

La demande est introduite par l’employeur si le potentiel travailleur réside en dehors de la Tanzanie. Cette demande est adressée au commissaire du Travail; une seule catégorie dénommée B est accordée aux gens qui ont procuré de l’emploi en Tanzanie. Aussi, elle est accordée aux personnes disposant des qualifications requises ou correspondant à l’emploi publié ou les emplois exigeant des compétences rares localement. Cette catégorie est utilisée pour tous les secteurs d’activités en tenant compte que le candidat ait identifié un secteur dans lequel il entreprend engager un étranger en priorité.
Les documents requis pour la demande du permis de travail en Tanzanie sont une lettre de demande ; un contrat de travail; une description de l’emploi; un CV; des diplômes et certificats obtenus; une copie du passeport; trois formulaires de demande auxquels s’ajoute le document attestant que l’entreprise est légalement existante en Tanzanie.

Particularités du Burundi et de la Tanzanie

D’après M. Nkurunziza, le permis de travail et de résidence sont délivrées par deux structures différentes à savoir le ministère du Travail et les services d’immigration. Pour Callixte Nkurunziza, il faut bien définir les notions de permis d’entrée et permis de résidence et harmoniser leur utilisation dans les législations nationales.
Egalement, il souhaite qu’on révise les textes régissant les services d’immigration et le travail en conformité aux dispositions du Protocole de la CEA sur le Marché commun. Et enfin, réviser le système des frais de permis et accorder un traitement préférentiel aux ressortissants des pays membres de la CAE.

Avantages de la libre circulation des travailleurs

La libre circulation des travailleurs est un élément important de l’intégration régionale parce que non seulement elle permet des marchés de travail flexibles et des avantages macro-économiques, mais aussi elle constitue un avantage tangible de l’intégration régionale. En d’autres termes, « c’est un droit dont les avantages peuvent directement être ressentis par les citoyens de la communauté quand ils cherchent des opportunités d’emploi dans la CEA. Les employeurs bénéficient de la libre circulation des travailleurs en ayant de meilleures chances de trouver du personnel compétent et qualifié répondant aux exigences de l’emploi et d’améliorer ainsi la productivité et l’efficacité », a précisé Callixte Nkurunziza.
Le ministère de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale du Burundi ne pose pas de barrières rigides pour ce qui est de l’obtention du permis de travail. En effet, l’inspection générale du Travail et de la sécurité sociale révèle que le gouvernement du Burundi ne fait pas payer de l’argent pour obtenir ce permis. Néanmoins, certaines conditions doivent être remplies pour son obtention comme précisé précédemment dans l’encadré.

Des contraintes pèsent encore sur les citoyens de la CEA

Il existe encore des contraintes de procédure dans la demande de permis de travail et de résidence. Il est souhaitable qu’il y ait une distinction entre les citoyens de la Communauté et le reste du monde pour savourer des dividendes de l’intégration régionale. Il existe un autre élément qui déplaît les demandeurs de permis. Dans certains Etats de la région, l’opération sur le permis de travail semble être considérée comme un moyen de contrôle de l’immigration plus tôt qu’un instrument de régulation du marché de travail et d’intégration.
En outre, les barrières à la libre circulation des travailleurs sont liées à l’absence de portabilité des avantages de sécurité sociale à travers les frontières et aux problèmes de respect des droits des travailleurs travaillant dans un autre Etat membre. Les restrictions à la libre circulation des travailleurs font que certains employeurs ne soient en mesure d’accéder librement à une main-d’œuvre formée dont ils ont besoin et qui répond aux exigences de qualifications requises, tandis que les demandeurs d’emplois ne trouvent pas d’emplois qui correspondent à leurs qualifications.

Plaidoyer des associations des employeurs et des syndicats

A propos du permis de travail dans les pays membres de la Communauté est-africaine, des réunions d’échange sont organisées. Ainsi, différentes associations des pays membres de la communauté organisent des activités et des séances de travail pour lever les barrières de l’intégration effectives. Ainsi, une réunion vient d’être organisée à Nairobi à la fin du mois de juin de cette année autour du permis de travail. Le secrétaire général de l’Association des employeurs du Burundi, Gaspard Nzisabira, a indiqué que l’objectif de cette réunion était d’analyser les voies et moyens d’éliminer les obstacles liés à la libre circulation des travailleurs dans la CEA (Communauté est-africaine). M. Nzisabira trouve que les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Protocole du marché commun (PMC) de la CEA sont relativement limités en général et en matière de la libre circulation des travailleurs en particulier.
C’est dans ce contexte que l’Organisation des employeurs de la Communauté de l’Afrique de l’est (EAEO) et la Confédération des syndicats de la Communauté de l’Afrique de l’est (EATUC) ont lancé un appel pressant à tous les décideurs de cette communauté pour accélérer le rythme de l’intégration régionale.
En effet, a dit M. Nzisabira, il importe de souligner que les citoyens de la CEA ont le droit de se déplacer librement et de travailler dans n’importe quel Etat membre de la Communauté. En conséquence, les deux organisations (EAEO et EATUC) ont recommandé conjointement aux gouvernements des Etats membres de la CEA d’accélérer notamment la mise en œuvre du Protocole du Marché commun par l’élimination des barrières à la libre circulation des travailleurs dans la région, en modifiant et en harmonisant leurs systèmes nationaux d’octroi des permis de travail et de résidence. Les employeurs et les employés estiment qu’il est plus que temps pour les peuples de l’Afrique de l’est de jouir concrètement des avantages directs de l’intégration régionale.

Alfred Nimbona
Yvette Irambona

 

COMMUNE MUHA>Investiture de l'administrateur

Il est demandé à la population de renforcer la sécurité, pilier du développement durable

 

Le premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a procédé le jeudi 17 septembre 2015 à l'investiture de l’administrateur de la nouvelle commune de Mukaza, Jean Bosco Girukwishaka. Il a été demandé de renforcer la sécurité, pilier du développement durable. Le maire de la ville de Bujumbura et les élus de cette circonscription dont les députés étaient présents.

 

DSC 3575Dans sa prière, le curée de la paroisse de Kanyosha, abbé Jean Martin Nzirubusa a remercié Dieu qui a fait que l'administrateur Jean Bosco Girukwishaka soit élu à travers les conseillers communaux. Il a exhorté le Tout-Puissant à bénir l'administrateur de Muha et la population de ladite commune. Il a été demandé à cette population d'être docile et à l'administrateur de bien gouverner afin qu'ensemble ils puissent arriver au développement durable.
Dans son discours, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa a remercié le premier vice-président d'avoir rehaussé ces cérémonies de sa présence. Il lui a demandé de continuer à soutenir les communes urbaines de Bujumbura pour qu'à la fin de ces 5 prochaines années, elles aient changé d’image dans les domaines socioéconomique et sécuritaire. Le maire a encouragé l'administrateur de Muha à s'atteler au travail pour remporter les compétitions entre les communes. Ceux qui déstabilisent la paix et la sécurité n'ont plus de place dans notre pays. Tout un chacun doit être partisan de la paix, la base du développement durable. M.Mbonimpa a demandé au premier vice-président de concrétiser la loi sur l'autonomie des communes afin de bien exécuter les projets qui aboutiront au développement durable. Il a demandé à la population de ladite commune de le soutenir pour y arriver.
Le premier vice-président, dans son discours, a remercié le Chef de l'Etat qui l'a délégué pour investir les administrateurs communaux de la ville de Bujumbura. Il a demandé à l'administrateur de se lever pour que la population puisse le voir. Il a également montré les députés élus et les ministres qui vont l'aider à résoudre les problèmes de la population de la localité. Il lui a également demandé d'être l’œil et l'oreille du chef de l'Etat dans la commune Muha.
Il lui a demandé de mettre en avant trois choses, entre autres la paix, la bonne gouvernance et le développement de la commune. Il a remercié les forces de l'ordre qui ont surmonté les tentatives de divisions et ont mis en avant l'unité et la cohésion. C’est ainsi qu'il a demandé à la population de se débarrasser des armes à feu pour garantir la paix. Il a demandé à chaque ménage d'avoir 2 cahiers pour enregistrer les mouvements des personnes afin de repérer les gens qui ne sont pas de la localité dans le but de renforcer la sécurité. Il a exhorté les confessions religieuses à réconforter les faibles esprits fragiles. Le suivi de ce travail va être régulièrement suivi par les chefs de cellules. Il a terminé en conseillant les jeunes de se débarrasser des politiciens qui les incitent à faire la guerre et d'œuvrer pour le développement du pays.

EZECHIEL MISIGARO
 

 

CIRGL>Présentation des lettres de créance par l’Ambassadeur de France au Burundi

Une organisation jeune mais vaste pour influencer toute l’Afrique

 

Le vendredi 18 septembre 2015, au siège de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des grands lacs), se sont déroulées les cérémonies de présentation des lettres de créance par l’Ambassadeur de la République de France au Burundi Gerrit Van Rossum. A travers lui, la France s’engage à œuvrer pour le développement de l’Afrique en général et des pays membres de la CIRGL.

 

DSC 3611Dans son discours d’accueil, le secrétaire exécutif de la CIRGL Ntumba Luaba a fait savoir que le but poursuivi par son organisation est un idéal de paix, de stabilité et de développement durable de chaque pays membre. Et de préciser que l’événement de présentation de lutte de créance par l’ambassadeur de France au Burundi réunit la famille et les amis de la CIRGL. Il a précisé que la France est le 2ème pays à présenter ses lettres decréances après les Etats-Unis d’Amérique.
L’Ambassadeur Rossum quant à lui, a souligné que la CIRGL est une organisation jeune qui date de 2007. Mais, a-t-il ajoute, elle rassemble un vaste territoire qui pourrait peser sur le développement intégral de toute l’Afrique. Ce diplomate français s’appuie sur la grandeur de l’organisation pour demander l’attention de ses membres quant à la sauvegarde et la protection des droits de l’Homme chaque fois qu’il importe de le faire. Il n’a pas manqué de lancer un appel à toutes les bonnes volontés au Burundi de faire en sorte que toutes les forces vives de la nation s’asseyent ensemble afin de trouver la solution à la crise que le Burundi est en train de traverser. Pour Gerrit Van Rossum, la solution à la crise burundaise ne viendra en aucun cas de l’extérieur mais plu tôt des Burundais eux-mêmes.
A la CIRGL, l’Ambassadeur de France au Burundi a promis tout l’engagement de son pays, demandant au secrétaire exécutif de ne pas hésiter à contacter son ambassade chaque fois que le besoin se fera sentir.

AMEDEE HABIMANA

 

CINU> Vidéoconférence sur les objectifs de développement durable

Ils vont être la base du pacte social des pays et leurs peuples respectifs

 

Le Centre d’information des nations unies (Cinu) a organisé le mercredi 16 septembre 2015 une vidéoconférence sur les objectifs de développement durable. Ils vont être la base du pacte social des pays et leurs peuples respectifs. La communauté internationale est en train de se mettre d’accord sur une vision partagée de l’humanité en 2030. La conférence était animée, depuis le siège de l’Onu, par l’assistant du secrétaire général à la coordination des politiques et aux affaires interorganisations du département des affaires économiques et sociales, Thomas Gass.

 

DSC 3522M. Gass a informé qu’à l’issue d’un important processus de négociation qui a duré plus de 2 ans et qui s’est traduit par une participation sans précédent de la société civile, 193 Etats membres de l’Assemblée générale de l’Onu se sont mis d’accord sur un projet. Celui-ci est le projet de document final d’un programme ambitieux comportant 17 nouveaux objectifs de développement durable. Ces objectifs auront pour but, d’ici l’année 2030, d’éradiquer l’extrême pauvreté et de promouvoir la prospérité et le bien-être des peuples tout en protégeant l’environnement.
M. Gass a ajouté qu’il s’agit d’un programme des peuples, un plan d’action pour mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes, de manière irréversible, en tout lieu et en ne laissant personne de côté. Il a dit que le secrétaire général de l’Onu a noté que le consensus auquel sont parvenus les Etats membres est la résultante d’un processus véritablement ouvert, inclusif et transparent. Les 17 objectifs de développement durable intégrés, interdépendants et indivisibles sont avant tout les objectifs des peuples et portent la marque de l’ampleur, l’universalité et l’ambition de ce nouveau programme.

S’attaquer aux causes profondes de la pauvreté

M. Gass a indiqué que ce programme prendra appui sur les précédents succès des huit objectifs du millénaire pour le développement grâce auxquels 700 millions de personnes ont été en mesure d’échapper à la pauvreté au cours des 15 dernières années. Il a rappelé que ces derniers visaient à résoudre un large éventail de problèmes, allant de la faim à la maladie, en passant par l’inégalité entre les sexes et l’accès à l’eau et à l’assainissement. M. Gass a expliqué que les objectifs de développement durable établis dans le cadre du nouveau programme pour l’après 2015 entendent aller encore plus loin. Ils vont s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté et au besoin universel de développement durable pour tous les peuples.
Les 17 objectifs de développement durable et 169 cibles que comporte le nouveau programme auront pour but de lutter contre les obstacles systémiques majeurs au développement, tels que l’inégalité, la consommation et les modes de production non durables, l’insuffisance des infrastructures et le manque d’emplois décents. Il a dit que la dimension environnementale du développement durable est également prise en compte dans les objectifs portant sur les océans et les ressources marines ainsi que sur les écosystèmes et la biodiversité.
M. Gass a souligné que les objectifs de développement durable vont être très difficiles à atteindre. C’est une vision que tout un chacun est obligé d’atteindre. Les objectifs de développement durable sont beaucoup plus que les objectifs du millénaire pour le développement, a-t-il expliqué.
Ezéchiel Misigaro

 

CABINET DU MAIRE> Point de presse sur la Journée internationale pour la paix

Rapprocher les esprits autour d’un ballon

 

Dans une déclaration que le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a adressé aux journalistes le jeudi 17 septembre 2015, il a indiqué que le lundi prochain 21 septembre 2015 est prévu la Journée internationale de la paix. Pour cela, la mairie de Bujumbura a décidé de célébrer ladite journée sous le thème : Jeunes, pensons à notre ville, jeunes, pensons à notre avenir. Le thème général de l’année choisie par les Nations unies est ainsi libellé : partenariat pour la paix, dignité pour tous.

 

DSC 1309M. Mbonimpa a fait savoir que pour la bonne célébration de la Journée de la paix, la mairie de Bujumbura a organisé un tournoi de football regroupant les équipes de trois communes de la municipalité de Bujumbura. Il va également s’y ajouter l’équipe de la Force de défense nationale et celle de la Police nationale du Burundi. Le maire de la ville a ajouté qu’ils ont préféré donner plus d’importance à la jeunesse parce qu’elle est manipulée de différentes manières. Ce tournoi, explique-t-il, est organisé dans le cadre d’un rapprochement des esprits et des contacts physiques autour d’un ballon. « Cela va aider à ramener la confiance entre les jeunes des différents quartiers de Bujumbura», précise Freddy Mbonimpa avant de rappeler que depuis le mois d’avril, les jeunes des différents quartiers se sont comportés différemment en fonction des tendances politiques. Pendant cette période, rappelle le maire, la paix et la sécurité ont été troublées. « Notre objectif est donc de ramener cette jeunesse à la construction de la ville et à penser à son propre avenir. Ce tournoi va nous permettre de faire le sport, d’échanger sur la paix, de démystifier l’esprit de méfiance entre les forces de l’ordre nationale et la jeunesse afin que tout le monde puisse comprendre qu’il doit collaborer avec son autrui pour établir la paix et la sécurité », déclare-t-il. M. Mbonimpa a indiqué que le lancement du match va se tenir le vendredi 18 septembre au camp Muha. Il va opposer l’équipe de Musaga à celle de la police. Samedi le 19 septembre 2015, ce sera le quart de finale et dimanche le 20, la demi-finale. Le match qui va sanctionner la finale va se jouer le lundi 21 septembre 2015 à 15 heures au stade Prince Louis Rwagasore.

Une marche pour la paix sera organisée

Le maire de la ville de Bujumbura a aussi signalé qu’une marche pour la paix sera organisée le lundi 21 septembre 2015 dans l’avant-midi. Cette marche concerne à la fois les populations burundaise et étrangère qui aspirent à la paix. Le rassemblement se fera à la place de l’Indépendance à 9 heures. La marche débutera à 10 heures devant le mausolée de Melchior Ndadaye, héros de la Démocratie, et se cheminera vers le port de Bujumbura. Les activités de cette marche vont se clôturer au terrain de football « La Tempête» par une prière œcuménique.

Espérance Nayikengurutse

 

ENTRETIEN> Sur la commune urbaine de Ntahangwa

« L’immensité de la commune implique l’immensité des défis à relever »

 

Dans un entretien avec l’administrateur de la commune urbanie de Ntahangwa, Remy Barampama nous fait savoir que les défis à relever sont nombreux que ce soit au niveau de la sécurité et du développement de la commune. En effet, certaines zones de ladite commune sont caractérisées par de l’insécurité. Il nous parle des stratégies à adopter pour vulgariser la paix et la sécurité dans cette plus grande commune de la province Bujumbura Mairie.

 

Le Renouveau (L .R) : Vous venez d’être nouvellement élu administrateur de la commune urbaine de Ntahangwa. Quelles sont vos premières impressions ?

Remy Barampama (R.B) : La commune est immense. L’immensité de la commune implique l’immensité des difficultés à rencontrer. L’immensité de la population implique également l’immensité des charges. En plus, cela implique aussi l’immensité des moyens à mettre à la disposition de la commune. Il faut souligner que c'est la plus grande commune de la capitale.

L.R : On remarque un vide du pouvoir et la population se plaint comme quoi il est difficile d’avoir des documents administratifs. Qu’en dites-vous ?

R.B : Même si on n’a pas encore de bureaux et qu’on utilise les anciens bureaux de la zone, les cartes d’identités sont signées. Je signe les papiers administratifs.il n’y a pas de problèmes à cela. Seulement, on attend les logos pour les nouvelles structures administratives afin que tout soit uniformisé et mis à jour. Du reste les gens qui ont des préoccupations se confient à l’administrateur de la commune au chef-lieu de ladite commune en zone Kamenge.
L.R : Qu’en est-il des zones caractérisées par l’insécurité au niveau de la même commune ? Quelles stratégies adopterez-vous pour y remédier ?

R.B : La première stratégie concerne la redynamisation des comités mixtes de sécurité. Il faudra les mettre en place là où ils ne sont pas et les rendre opérationnels. Deuxièmement, la mise en place des responsables des cellules de bases dites « nyumbakumi » car ils aident à contrôler les mouvements de la population.

 

Notre interlocuteur termine en recommandant à la population d’éviter l’incivisme et l’indifférence. La question de sécurité et de développement local concerne les résidents en premier lieu et non ceux de l’extérieur.
Blandine Niyongere

 
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