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OAG> A propos du rapport d’observation de la gouvernance au Burundi

Tous les domaines ont retenu l’attention du rapport

 

L’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG) vient de sortir un rapport portant sur l’état des lieux de la gouvernance au cours de la période de juillet à novembre 2014 au Burundi. Dans ce rapport, les domaines politiques et administratifs, démocratiques, sécuritaires, des droits de l’Homme et de liberté ainsi que les domaines économique et social ont été analysés.

 

DSC07192Sur le plan politique et administratif, le rapport note une stabilité institutionnelle et un fonctionnement normal des institutions de manière générale. Au niveau de l’aspect spécifique de l’Administration, ce document note avec satisfaction la promulgation de la loi n°1/22 du 25 juillet 2014 portant réglementation de l’action récursoire et directe de l’Etat et des communes, laquelle met les mandataires et leurs préposés devant leurs responsabilités en cas de mauvaise gestion de la chose publique.

Justice, sécurité et la gouvernance démocratique

En matière de la justice, le rapport indique que la magistrature doit encore renforcer son indépendance. L’analyse précise à proprement parler qu’il n’existe pas d’influence du législatif sur la carrière du juge. Ce rapport relève aussi que la Haute cour de justice n’existe pas encore. Aussi, il revient sur le recours introduit auprès de la Cour de justice de la Communauté est africaine (CEA) par certains Burundais, action devant être comprise comme un clin d’œil à la justice burundaise.
Par rapport à la gouvernance démocratique, le rapport déplore les irrégularités dans la distribution de la Carte nationale d’identité. Il indique que cela a poussé certaines formations politiques et organisations de la société civile à proposer la suspension de l’enrôlement des électeurs pour corriger d’abord ces irrégularités.
Concernant la sécurité, le rapport affirme que l’autorité veut rassurer la population mais que la peur s’installe suite à des cas inquiétants enregistrés ici et là, dont notamment les vols, les assassinats et autres. Toutefois, il note une coopération régionale active en matière de sécurité mais aussi les préoccupations des partenaires techniques et financiers sur l’évolution sécuritaire au Burundi. Par ailleurs, il met en exergue la nécessité de discipliner les jeunes affiliés aux partis politiques, d’adopter la rigueur dans la sécurité routière ainsi que d’organiser et d’encadrer les groupes informels de sécurité.
Ainsi, pour les droits humains et les libertés publiques, l’analyse souligne que les rapports entre le gouvernement et les confessions religieuses sont bons et que les gens d’Eglise n’hésitent pas à faire un clin d’œil au gouvernement quand c’est nécessaire. Dans le domaine économique, le rapport constate enfin qu’avec l’Agence de promotion des investissements, le climat des affaires s’est amélioré. Aussi, ajoute-il, l’Office burundais des recettes (OBR) est satisfait des recettes fiscales tandis que l’exploitation du nickel va donner l’espoir au Burundi pour assurer le décollage économique en supposant que son exploitation sera accompagnée d’une gestion transparente pour que le pays en tire profit réellement.

Rosine Mugisha

 

Présidence de la République> Audience accordée au secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Affaires politiques

Les échanges ont essentiellement porté sur les relations entre le Burundi et le Bnub

 

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le vendredi 12 décembre 2014, le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Affaires politiques, Jeffrey Feltman. Il était accompagné par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Burundi, Parfait Onanga Anyanga. Ils ont essentiellement échangé sur les relations entre le Burundi et l’Onu.

 

DSC 0644Au terme de cette audience, M. Feltman a révélé à la presse qu’il a été honoré d’être reçu par le chef de l’Etat. Il lui a à cette occasion présenté les salutations chaleureuses du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon. Il a profité de cette opportunité pour féliciter le chef de l’Etat pour la réussite de la table ronde avec les partenaires du Burundi qui se déroulait à Bujumbura du 11 au 12 décembre 2014. Selon lui, sa visite au Burundi a été une occasion de célébrer la fin du mandat du Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub). Ainsi, au nom du secrétaire général des Nations unies, il a exprimé son appréciation pour le travail remarquable accompli par le personnel du Bnub sous la direction de Parfait Onanga Anyanga.

L’engagement du Burundi pour la paix en Afrique est apprécié

M. Feltman a également salué l’engagement du Burundi dans la paix et la sécurité en Afrique, notamment le sacrifice des troupes burundaises en Somalie et en République centrafricaine. Les deux personnalités ont également parlé des questions de paix et sécurité dans la région des Grands lacs, notamment du rôle du Burundi dans l’Accord cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et la région.

Les élections de 2015 seront les meilleures

Les échanges ont également porté sur les prochaines élections de 2015.M. Feltman a confirmé au président de la République le déploiement de la mission d’observation électorale des Nations unies au début du mois de janvier. Selon le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Gervais Habayeho, le président de la République a réaffirmé que les élections de 2015 seront meilleures que celles de 2005 et 2010. Il a également indiqué à ce visiteur que le Burundi arrive à une phase de lutter contre la pauvreté et de la relance économique. Il a ainsi remercié l’Onu surtout le Bnub, pour le rôle qu’il a joué dans la mise en application de l’accord d’Arusha et du cessez le feu.

Astère Nduwamungu

 

 

ENRÔLEMENT ELECTORAL> Commune urbaine de Nyakabiga

Le nombre d’électeurs est allé croissant pendant la période de prolongation

 

Les personnes venaient au compte-gouttes pour se faire enrôler dans les centres d’inscription de la commune urbaine de Nyakabiya. Mais les agents recenseurs espèrent inscrire plus de monde le soir étant donné que le vendredi 12 décembre 2014 est le dernier jour. Remarquons toutefois que le nombre d’inscrits allait croissant pendant la période de prolongation qui a commencé le 8 décembre 2014 pour prendre fin le vendredi 12 décembre 2014.

 

DSC 1907Le nombre d’enrôlés aux élections de 2015 va croissant dans la commune urbaine de Nyakabiya pendant la période de prolongation qui a débuté le lundi 8 décembre 2014 pour se clôturer le vendredi 12 décembre 2014. La rédaction du quotidien « Le Renouveau » l’a constaté ce vendredi 12 décembre 2014 lorsqu’elle a fait un tour dans les centres d’enrôlement de la commune.
En effet, au centre d’enrôlement sis à l’école primaire du Jardin public à Nyakabiga III, les agents recenseurs ont inscrit, le 8 décembre 2014, 78 personnes, 77 personnes le 9 décembre 2014, 100 personnes le 10 décembre et 164 personnes le 11 décembre 204 soit un total de 419 personnes. Le vendredi 12 décembre 2014, ils avaient déjà inscrits, jusqu’à 10 h, 37 personnes.
L’encadreur de ce centre a fait savoir que le taux des femmes est faible par rapport à celui des hommes. Et de préciser qu’il n’y a jamais eu de problème enregistré à ce centre.
Au centre sis au lycée municipal de Nyakabiga, la situation s’est nettement améliorée. Le 8 décembre 2014, on a inscrit 1 445 personnes, 1 513 le 9 décembre 2014, 1 609 le 10 décembre 2014 et 1 734 le 11 décembre 2014, soit un total de 6 301 personnes. L’encadreur de ce centre d’inscription, Rénovât Ndayiragije, a par ailleurs estimé qu’il est tôt de donner le nombre d’inscrits pour la journée de vendredi.
Au centre sis au Centre de formation et de perfectionnement (CFPP), l’encadreuse Henriette Kirahinduka a noté que 25 personnes ont été inscrites le 8 décembre 2014, 20 personnes le 9 décembre 2014, 29 personnes le 10 décembre 2014 et 48 personnes le 11 décembre 2014, soit 122 personnes au total. Le vendredi le 12 décembre 2014, on avait déjà enregistré 23 personnes jusqu’à 10 h 40 min.
Au centre d’inscription de l’école primaire Nyakabiga III, 19 personnes se sont faites enrôler le 8 décembre 2014, 27 personnes le 9 décembre 2014, 36 personnes le 10 décembre 2014 et 65 personnes le 11 décembre 2014, soit 147 personnes au total. On avait déjà inscrit 19 personnes jusqu’à 10 h 15 min.
La fin de l’inscription au rôle d’électeur est fixé le soir de vendredi 12 décembre 2014.
Masta Shabani

 

CENI> Conférence de presse

Le nombre d’inscrits s’élevait à 3 217 716 jusqu’au 9 décembre 2014

 

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Pierre Claver Ndayicariye, a animé une conférence de presse le mercredi 10 décembre 2014. Cette séance était consacrée au partage d’informations utiles sur une question d’actualité à savoir l’enrôlement des électeurs. Le nombre d’inscrits s’élevait à 3 217 716, le 9 décembre 2014.

 

DSC 0605M. Ndayicariye a rappelé que le travail d’inscription des électeurs a débuté le 24 novembre 2014, est confié à 10 798 agents recenseurs et se déroule dans 3 483 centres d’inscription avec le même nombre d’encadreurs. L’importance de cette activité justifie la présence des observateurs et des mandataires des partis politiques sur les lieux d’inscription.

Des mesures ont été prises pour résoudre le problème de la carte nationale d’identité

M. Ndayicariye a fait savoir que dans le souci de cheminer avec toutes les parties prenantes, la Ceni a organisé deux réunions d’évaluation de l’opération d’enrôlement des électeurs. Ces réunions ont permis à la Ceni de capter quelques préoccupations dont les plus importantes étaient liées à la question des pièces d’identification et au taux de participation. L’opération d’enrôlement des électeurs révèle qu’il existe un bon nombre de Burundais qui n’ont pas de carte nationale d’identité.
M. Ndayicariye a ajouté que des mesures palliatives ont été prises dans le sens d’élargir la liste des pièces d’identification. La Ceni partage le constat que la décentralisation de l’octroi de la Carte nationale d’identité (CNI) a généré un certain dysfonctionnement qui a suscité des inquiétudes à différents niveaux et un sentiment de malaise. La Ceni a exhorté son personnel d’appui à la vigilance pour ne pas enregistrer des personnes qui présentent des pièces non conformes à la pièce habituellement délivrée par les services de l’état civil. Des anomalies ont été observées telles que les CNI sans cachet ou sans signature, celles dont les photos ont été détachées, celles sans empreinte digitale, etc. Certains cas de personnes qui ont tenté de se faire inscrire une deuxième fois et d’autres qui ont été surprises avec plusieurs cartes nationales d’identité ont interpellé les agents de la Ceni sur terrain. Le personnel électoral sur terrain a saisi les instances judiciaires pour investigation parce qu’il n’a pas la qualité d’officier de police judiciaire.

Les chances de voter plusd’une fois sont limitées

M. Ndayicariye a affirmé que la Ceni rassure les uns et les autres que les agents recenseurs ont fait de leur mieux pour ne pas inscrire des personnes munies de pièces d’identification douteuses. L’étape d’affichage constitue une grande opportunité pour déceler d’éventuelles tricheries. Les chances de voter plus d’une fois sont limitées par l’encre indélébile apposée sur le doigt et la carte d’électeur tamponnée avec le sceau « a voté ». Le nombre d’inscrits à l’intérieur du pays s’élevait à 3 217 716 au 9 décembre 2014 par rapport aux 4 200 000 prévus. Les chiffres des ambassades et des contingents militaires en Somalie et en République centre africaine ne sont encore acheminés. Tenant compte que nous étions à trois jours de la fin de l’opération d’enrôlement et que beaucoup se font inscrire les derniers jours, les chiffres seront satisfaisants. Ces prévisions de la Ceni diffèrent de celles de l’Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi (Isteebu) qui sont de 4 800 000 parce que ce chiffre est une projection qui tient compte de toutes les personnes qui auront 18 ans en 2015 sur base des chiffres du dernier Recensement général de la population et de l’habitat de 2008. Ce chiffre inclut également des étrangers. Il a enfin révélé que le processus de recrutement des agents de saisie est en cours.

Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 

 

SENAT>Approbation de l’ambassadeur du Burundi au Kenya

Elle pourra bien accomplir la tâche lui attribuée

 

DSC 1703Les sénateurs burundais ont approuvé à l’unanimité, le jeudi 11 décembre 2014, la nomination de Béatrice Kankindi au poste d’ambassadeur du Burundi au Kenya.

 

Le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure qui a fait la présentation a informé que Béatrice Kankindi est née en 1960 en commune Mbuye dans la province de Muramvya. Sur base du curriculum vitae, le ministre des Relations extérieures a affirmé que Mme Kankindi est une femme courageuse. Elle a déjà publié beaucoup d’œuvres scientifiques. Avant cette nomination Béatrice Kankindi était première conseillère à l’ambassade du Burundi à Londres en Angleterre. M. Kavakure a ajouté qu’elle est expérimentée en la matière. Elle pourra bien accomplir la tâche lui attribuée.
Après la présentation, trente sénateurs qui étaient présents et quatre procurations envoyées ont approuvé à l’unanimité la nomination présidentielle de Béatrice Kankindi au poste d’ambassadeur au Kenya.
Espérance Ndayikengurutse

 

OAG> Conférence publique

Privilégier la voie du dialogue

 

DSC07199L’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG) a organisé une conférence publique, le jeudi 11 décembre 2014. C’était dans l’objectif de contribuer à la promotion d’une bonne gouvernance politique, économique et sociale fondée sur des valeurs et des pratiques d’intégrité et de transparence dans la gestion des affaires publiques.

 

Pour Onesphore Nduwayo, le consultant qui a réalisé cette étude pour le compte de l’OAG, le rapport présenté insiste surtout sur la sécurité, sur la conduite normale du processus électoral mais aussi sur la protection et le respect des droits humains et des libertés.
Il a fait savoir que la situation actuelle appelle une action de l’autorité publique. Selon le consultant, l’Etat doit organiser et garantir la sécurité pour tous. En termes de processus électoral, M. Nduwayo a indiqué que l’on doit observer une certaine neutralité au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette dernière doit, ajoute-t-il, écouter les différents messages qui lui sont adressés par les uns et les autres pour corriger les erreurs et les irrégularités éventuelles.
Ainsi, étant donné que le Burundi a signé des conventions en rapport avec le respect des droits humains, le consultant a indiqué que la population attend de l’Etat leur mise en application effective.
Rosine Mugisha 

 
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