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COMMUNE NGOZI> Inauguration d’Inarunyonga Museum

Un lieu touristique inauguré par le chef de l’Etat

 

DSC 0665Le président de la République, Pierre Nkurunziza a inauguré le mercredi 16 décembre 2015, la maison d’hébergement et de restauration dénommée «Inarunyonga Museum » se trouvant dans la localité de Vyegwa vya Ngozi dans la commune et province de Ngozi. Cet hôtel pourra comporter plus de 100 chambres.

 

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet du site touristique de Vyegwa. Après l’inauguration, le chef de l’Etat a participé à une réunion axée sur la restitution des résultats issus de l’évaluation de la performance des communes, édition 2014. Là, la commune Busiga a été classée première avec 91.67%. La dernière est Mukike avec 25%. Quant aux provinces, la province de Bubanza a été classée première avec 80.13%. La dernière province est celle de Muramvya avec 39.5%. Il sied de mentionner que la province de Rumonge n’a pas été considérée dans ce classement, parce qu’en 2014, elle n’avait pas encore vu le jour. Cette activité de restitution a été organisée par le ministère du Développement communal. Les administrateurs et es gouverneurs de différentes communes et provinces ainsi que d’autres hauts cadres de l’Etat y avaient été conviés. Les détails pour cette dernière vous seront livrés dans nos prochaines éditions.

Espérance Ndayikengurutse

 

COMMUNE NGOZI> Réunion du chef de l’Etat avec les administrateurs et les gouverneurs

Le temps est réservé aux travaux de développement du pays

 

Le mercredi 16 décembre 2015 dans la localité de Vyegwa se trouvant dans la commune et province de Ngozi, il s’est tenu une réunion du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza avec les gouverneurs de provinces ainsi que les administrateurs des différentes communes du pays. L’objectif était d’interpeller ces autorités administratives pour qu’elles s’attellent aux activités de développement du pays étant donné que le processus électoral a pris sa fin.

 

DSC 0695A la sortie de la réunion, le porte-parole adjoint du président de la République, Jean-Claude Karerwa, a indiqué que le chef de l’Etat a félicité les administrateurs et les gouverneurs qui ont été nommés et ceux qui ont été reconduits dans les fonctions administratives. En outre, a fait savoir M. Karerwa, le président Nkurunziza a insisté sur le fait que les élections sont terminées et que le temps est réservé aux travaux de développement communautaire. Le chef de l’Etat a donc interpellé les administrateurs et les gouverneurs à prendre le devant dans ces travaux de développement du pays. En effet, les administrateurs et les gouverneurs sont appelés à renforcer la paix et la sécurité qui est une condition sine quoi none pour tout projet de développement.

Renforcer les comités mixtes de sécurité partout dans le pays

Pour y arriver, le président de la République a recommandé à ces autorités administratives de travailler en collaboration avec les autres responsables au niveau des communes et provinces et surtout s’atteler au renforcement des comités mixtes de sécurité partout dans le pays. D’après M.Karerwa, il a terminé la série de conseils aux administratifs en leur exprimant les vœux de bonheur et de prospérité pour l’an 2016. Il leur a demandé de rester vigilants car à la fin de l’année, il se remarque des personnes mal intentionnées qui perturbent la paix voire la quiétude de la population.

Espérance Ndayikengurutse

 

CNDD-FDD> COMMUNIQUE N° 044 DU PARTI CNDD-FDD DU 14 DECEMBRE 2015

Alternance ethnique au sommet du Pouvoir ou mort de la démocratie, conseil du Belge Louis Michel à ses protégés

 

DSC 03091. En date du 23 novembre 2015, le président de l’Observatoire pour la lutte contre les malversations économiques Olucome a écrit à Son Excellence Yoweri Kaguta Museveni une lettre référencée 049/olucome/2015 dont l’objet concerne l’appel d’urgence à la poursuite des dialogues inclusifs dans le but de protéger le Burundi et la Région des Grands Lacs. Cette correspondance contient beaucoup de mensonges et d’éléments de diabolisation voire d’isolement du parti CNDD-FDD et du gouvernement qui en est issu : le premier mensonge et que le contenu de la lettre ne vient pas du signataire lui-même et que partant l’expéditeur n’a été qu’une caisse de résonnance. Le second mensonge et qu’il positionne l’Olucome comme un facilitateur au-dessus de la mêlée alors que depuis 2005, il n’a fait que jouer au pyromane politico-ethnique à travers des déclarations incendiaires et insurrectionnelles et, présentement, il se montre comme un agneau inoffensif jouant aux innocents alors que c’est un loup politique. Les conseils de mutation prodigués par son père spirituel n’ont pas pris et ne trompent personne. Le troisième mensonge apparaît à travers des mots d’amour à la patrie alors qu’ils cachent dedans un sentiment de haine contre le peuple Burundais en général, le parti CNDD-FDD et le gouvernement qui en émane en particulier car n’ayant jamais cessé de demander des sanctions économiques contre son pays, d’isoler l’Etat burundais à travers une diabolisation tout azimut, etc ;

2. Dans cette correspondance ci-haut citée à la page 8 au paragraphe 24, le signataire met en exergue une idée d’alternance ethnique au pouvoir, chose qui a été combattue à Arusha mais qui généralement n’a jamais été effacée dans les têtes des participants dans ce forum d’Arusha. En effet, l’alternance au sommet au pouvoir ne saurait se concevoir sous l’angle ethnique et depuis que le parti CNDD-FDD a gagné les élections en 2005 ; de telles formulations ont été entendues dans la plupart des têtes de l’opposition s’étant retrouvées dans les différentes dictatures militaires qui ont endeuillé le pays depuis l’indépendance du Burundi ;

3. L’alternance ethnique au pouvoir n’est que l’expression du déni de l’Accord d’Arusha puisque le partage des postes de responsabilités à travers des quotas ethniques disparaît au profit de l’ethnisme c’est-à-dire une ethnie du haut en bas pendant cinq ans et une autre ethnie qui dirige du haut en bas pendant les cinq ans suivants. A quand viendra le tour des twa ou d’autres ethnies à venir éventuellement ? Et ce qui est dommage, c’est que les penseurs de cette politique machiavélique planifient de permettre à Pierre Buyoya et son équipe de reprendre le pouvoir aux fins de régner à jamais sur le Burundi et sur fond d’extermination des ethnies indésirables comme par le passé. Le parti CNDD-FDD s’indigne de cette position qui d’orès et déjà sonne le retour aux anciens temps coloniaux belges de 1922 à 1962 où une certaine partie de la population était jugée inférieure par rapport à une autre et que celle supérieure était née pour diriger selon le schéma du colon belge. Cette voie de penser qu’utilise Louis Michel ne vise finalement que remettre le pouvoir dans les mains de ceux qui sont prédéterminés à diriger et écraser les peuples jugés inférieurs. Cette pensée coloniale et néocoloniale est à combattre avec toutes les énergies car visant l’annihilation de la souveraineté du peuple dans sa légitimité de se choisir ses propres dirigeants et le silence à jamais de ce qui seront réduits au néant ;

4. La présente réflexion requiert une grande attention en son sens que ceux qui véhiculent ces idées ethniques ont entrepris un programme d’assassinat sélectif visant les intellectuels du parti au pouvoir car assimilés tous à l’autre partie de la population qui n’aurait pas dû accéder au pouvoir selon leur entendement. Le parti CNDD-FDD est infligé de constater le silence absolu de la Belgique face à un tel terrorisme et d’exiger au gouvernement qui en découle de dialoguer avec les terroristes putschistes. Qu’est-ce qui se passerait si de telles atrocités se produisaient chez eux? L’exemple de Paris en dit long et point de commentaires. Si le gouvernement belge équivaut au gouvernement burundais chacun dans sa souveraineté, pourquoi chercher à renverser les institutions élues de 2015 au Burundi pour ramener au pouvoir ceux qui ont commis le génocide de 1972-1973, les massacres de 1965 et de 1988, le génocide de 1993 ainsi que des assassinats de hauts dignitaires du pays sous les anciens pouvoirs qui se sont succédés avant le 16 novembre 2003, date de la signature de l’Accord global de cessez-le-feu ;

5. Dans cette nuit du 11 décembre 2015, Bujumbura a connu une agression sans nom où des terroristes d’un âge relativement jeune se sont attaqués à quatre camps militaires de la capitale, le premier étant situé à Ngagara, le second étant Institut des cadres militaires (Iscam), le troisième étant le Camp Base et le quatrième étant le camp Mujejuru dans Bujumbura rural. En battant en retraite, ils se sont retranchés dans leurs quartiers insurrectionnels habituellement connus pour leur consolidation à partir desquels ils ont relancé les attaques contre les forces de l’ordre et de la sécurité. Posséder une arme est une chose mais savoir l’utiliser est une autre. Ceux qui commanditent ces actes terroristes, les financent, les arment, les soignent en cas de blessure sont les premiers responsables de ce terrorisme qui se nourrit des idées coloniales et néocolonialistes instituées par la Belgique lors de la période coloniale. Le parti CNDD-FDD sait très bien que Louis Michel et son entourage ne se battent que pour leurs intérêts coloniaux en utilisant tout simplement de naïfs burundais et en trompant la communauté internationale pour avoir son soutien dans cette tâche diabolique contre le pays. Pour ces milieux politico-mafieux, voir de jeunes burundais attaquer une armée professionnelle tout en sachant préalablement le résultat qui va s’en sortir n’est qu’une grande trahison envers leurs protégés car c’est envoyer sciemment les gens à la mort. C’est un autre cas de litige contre le Burundi où les responsables devraient s’expliquer devant le peuple burundais et la CVR. Les organisations internationales telles que le HCR sollicitée pour appuyer logistiquement à transporter les armes (cas des fonctionnaires et des véhicules du HCR au Burundi) n’est imputable qu’aux responsables ci-haut cités ; à cela s’ajoute la liste de tous les morts depuis le 26 avril 2015 jusqu’à cette date où ce communiqué est produit ainsi que tous les autres à venir s’inscrivant dans le même cadre. Pour essayer de s’en disculper, les commanditaires et organisateurs de ces actes terroristes contre le Burundi se lèvent immédiatement pour demander l’intervention du conseil de sécurité de l’Onu, de l’UA et de l’UE pour se réunir et prendre des sanctions contre le Burundi agressé et envahi alors qu’ils ne prononcent aucune condamnation contre les terroristes ;

6. Un autre cas bouleversant concerne l’utilisation des drogues fortes par ces jeunes terroristes depuis le 26 avril 2015, date de début de manifestations sauvages et sanglantes contre les institutions élues en fin de mandat. Revigorés par ces drogues, ils ont attaqué des forteresses militaires de l’armée burundaise et se sont heurtés aux corps de défense et de sécurité professionnels bien que leur invasion soit massive en hommes et en matériels. Ces morts ne choquent outre mesure les commanditaires et organisateurs de ces actes terroristes car ils se la coulent douce là où ils sont en Europe ou ailleurs ; ce n’est pas leur vie qui est en danger. Le parti CNDD-FDD s’étonne encore d’entendre des voies à partir du Burkina Faso surtout des nostalgiques de la tribu de Sankara qui passe tout le temps à diaboliser les institutions du Burundi, ce qui traduit apparemment une haine contre les Bantou de l’Afrique centrale car cherchant à tout prix à voir le Burundi gouverné encore une fois par l’ancien dictateur Pierre Buyoya et son équipe. Il a été souvent entendu des rapprochements entre les insurgés putschistes qui cherchent à renverser les institutions du Burundi avec le journal Palga du Burkina Faso, Le Balais Citoyen, etc, dans l’optique de soutenir un pouvoir ethnique nilotique au Burundi qui passerait par la mise en place d’un gouvernement de transition en oubliant à jamais la démocratie. De telles idées ne peuvent sortir que dans des têtes antidémocratiques car on ne peut pas mentir tous les jours. Ils ne sont en rien démocrates ; ils ne parlent que de leurs intérêts et leurs idées ne sont qu’à bannir dans notre pays. Il est déplorable que les autorités belges se mettent à organiser un plan de renversement du pouvoir au moment où les discussions autour de l’article 96 de l’Accord de Cotonou étaient en cours, un signe éloquent que les consultations cachaient un plan d’attaque et de renversement du gouvernement burundais en date du 11décembre 2015. La preuve en est que les autorités belges s’en sont prises au parti CNDD-FDD et le gouvernement qui en émane très tôt le matin de ce lundi 14 décembre 2015 en menaçant les autorités du pays de les faire subir des sanctions de l’Onu et de l’Union africaine mais la réalité étant que lesdites autorités ont commis le crime de résister aux envahisseurs terroristes. Ils auraient crié de joie si jamais les terroristes avaient renversé le pouvoir, tué massivement et sauvagement les citoyens innocents comme il en a été le cas dans le passé. Les milieux politico-belges ont préféré garder le silence total sur l’acte terroriste du 13 mai et du 11 décembre 2015 étant donné qu’ils allaient dans le prolongement de leurs intérêts. Les arguments ci- haut avancés reflètent la réalité irréfutable car les protégés de Louis Michel comme Pacifique Nininahazwe et Pierre Claver Mbonimpa dans leur séjour chez leur parrain se sont saisis des médias et ont crié haut et fort que le génocide avait commencé au Burundi. C’est le même son de cloche pour Adama Dieng, le Commissaire chargé de la prévention du génocide aux Nations unies qui, en accompagnant leurs protégés, a déclaré que le génocide allait bientôt voir le jour. En sortant cette dernière carte contre le pouvoir, il a oublié que le parti CNDD-FDD connaissait bien cet homme de part ses déclarations habituelles contre le pays et de part ses relations privilégiées avec les putschistes du 13 mai 2015 et ainsi que leurs amis du Burukina Faso. Il est grand temps que la haine viscérale s’alimentant d’idées colonialistes de Louis Michel et son entourage contre le parti CNDD-FDD et son gouvernement cesse car leurs manouvres à protéger les terroristes du Burundi sont en train d’être démasquées ;

7. Malgré ce contexte peu reluisant de relation entre le Burundi et son ex-colonisateur, le parti CNDD-FDD réaffirme que ce n’est pas tous les Belges qui pensent ainsi. Mais le fait de ne pas décrier cette vision colonialiste et néocolonialiste de Louis Michel et son entourage inféodé à ses idées contre le parti CNDD-FDD et le gouvernement du Burundi ne facilite pas la saisie précise des choses ; ceux qui ne croient pas à un tel argumentaire devraient se mettre à l’évidence pour soutenir les démocrates burundais dans leur démarche de décolonisation totale. Comme les maîtres de la langue française aiment le dire : « qui ne dit mot consent » ;

8. Le parti CNDD-FDD rappelle pour la circonstance qu’une tentative d’alternance ethnique au pouvoir a eu lieu en 1993 après plusieurs années de pouvoirs militaires dictatoriaux mais la réponse cynique qui est sortie du président ayant perdu les élections a été que les élections ont été un moyen de recensement ethnique et les amis du président sortant disaient que ce ne sont pas les élections qui pouvaient leur arracher des mains le pouvoir conquis par les coups d’Etat. Comme Louis Michel tenait à ses ouailles, il n’a rien dit quand le Héros de la démocratie a été sauvagement assassiné ainsi que son entourage. La Belgique non plus n’a soufflé mot. Le parti CNDD-FDD se donne une explication d’habitude car lors du génocide de 1972 -1973, la même Belgique n’avait rien dit et paradoxalement, le pouvoir démocratiquement élu est agressé en 2015 et la Belgique se lève pour dire ne touchez pas à mes enfants, laissez-les, opérez le coup d’Etat. Et devant l’échec elle les a exfiltrés! Comprendra qui voudra ;

9. Le parti CNDD-FDD sait très bien que l’Union européenne se trouve au centre de nombreuses sollicitations venant de toute part sur la problématique burundaise. Sans nulle doute, elle est au courant de cette correspondance qui n’avait d’autres buts que de semer les divisions dans les esprits des Burundais et de la communauté internationale sur les voies et moyens d’appuyer le Burundi dans sa recherche des solutions appropriées à la situation du moment. Il félicite l’Union européenne qu’elle n’ait pas pris en considération cette lettre au contenu apocalyptique lors des consultations UE - République du Burundi au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonu-Conclusions de l’Union européenne dans son communiqué de presse 912/15 daté du 8/12/2015 et d’avoir respecté le contenu de la résolution numéro 2248 du Conseil de sécurité des Nations unies du 12 novembre 2015. Même si certains esprits de la partie européenne demeurent peu convaincus des échanges réalisés, le parti CNDD-FDD réaffirme sa solide conviction des arguments avancés et des voies de sorties proposées car ayant toujours été honnête et humble dans ses affirmations devant l’opinion nationale et internationale. Et ayant mis Dieu le Tout Puissant dans la première place au sein de l’organisation, il ne saurait en être autrement ;

10. Le parti CNDD-FDD termine ses propos en réitérant son engagement au combat contre toutes velléités de nature ethnique sous quelques formes qu’elles soient dans sa marche vers l’intégration et la réconciliation nationale. Ayant fait le dialogue son cheval de batail depuis qu’il était Mouvement CNDD-FDD, ce n’est pas maintenant qu’il va décrocher devant cet acte rédempteur car ayant fait preuve de bien fondé dans les expériences antérieures. Il demande donc de la compréhension et du soutien de la part de la communauté internationale en générale, des organisations sous régionales et régionales en particulier sans oublier les pays amis, puisqu’il est indispensable voire incontournable de se serrer les coudes étant donné que l’union fait la force. Aux grands maux, grand remède !

Fait à Bujumbura le 14 décembre 2015
L’Honorable Pascal NYABENDA
Président du Parti CNDD-FDD

 

Gouvernement> Communiqué du 11 décembre 2015

Communiqué du 11 décembre 2015

1. Depuis un certain temps, les Forces de l’ordre, surtout dans la ville de Bujumbura et parfois sur quelques positions dans le pays, subissent des attaques de groupes terroristes qui n’épargnent pas les populations civiles ou les places publiques à grande concentration de personnes.

2. Avec les attaques simultanées de ce vendredi 11 décembre 2015 sur quelques garnisons militaires de la capitale Bujumbura, et suite aux réactions diverses en rapport avec la riposte marquée par la rapidité, l’efficacité et surtout le professionnalisme que les Forces de l’ordre ont montré pour neutraliser les terroristes, le gouvernement du Burundi a apprécié la réaction de certains de ses partenaires, tout comme il a été surpris et même indigné par les déclarations tendancieuses et pleines d’amalgames de certains autres.

3. En effet, le gouvernement du Burundi a noté et apprécié que la communauté internationale, à commencer par le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union africaine ont condamné fermement les auteurs de ces attaques tout en rappelant l’urgence d’un dialogue pour arriver à une paix durable et prévenir d’autres violences.

4. Par contre, le gouvernement du Burundi s’étonne de l’amalgame entretenue par le gouvernement belge à travers les déclarations de son Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reyenders qui, tout en condamnant les violences de ceux qu’il appelle les assaillants, affirme en condamnant gratuitement les forces de sécurité burundaises d’usage de forces disproportionnées dans leur riposte comme si la Belgique connaissait la nature, la qualité et la quantité des armes utilisées par les terroristes pour affirmer la disproportion de la riposte.

5. Le ministre belge va plus loin en appelant le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine de prendre les mesures de protection de la population qui s’imposent. Il apparait clairement que la Belgique feint d’ignorer que le Burundi est un Etat souverain qui dispose des forces de défense et de sécurité, composées dans l’esprit d’unité nationale inspiré des Accords d’Arusha contrairement à celles des régimes précédents, et qui sont donc capables de sécuriser la population et les institutions du pays comme elles l’ont prouvé en déjouant rapidement et avec efficacité le putsch du 13 mai 2015.

6. Dans la gestion des attaques de ce 11 décembre 2015, les forces de sécurité, comme partout dans le monde, sont intervenues rapidement et avec le professionnalisme leur reconnu jusqu’au-delà des frontières burundaises.

7. Pour ceux qui parlent de riposte disproportionnée, il convient de rappeler que les forces de l’ordre burundaises sont confrontées ces derniers jours à une situation similaire à celle que viennent de vivre les polices françaises et belges lors des attaques au théâtre Bataclan et à d’autres lieux publics comme les terrasses de café à Paris.

Non seulement toute la police française a été mobilisée avec tous les moyens à sa portée, mais également la police de Bruxelles et l’armée ont déployé toute leur arsenal à Molenbeek à la recherche d’un seul terroriste non encore neutralisé. On se demande ce que la police belge aurait fait si elle avait été confrontée à la même situation que celle du Burundi ou si une caserne militaire belge était attaquée par des inconnus.

8. Pour le Gouvernement du Burundi, n’eut été la retenue et le professionnalisme des Forces de l’Ordre, la situation aurait été plus dramatique, et c’est le même professionnalisme dont elles font preuve partout où elles sont envoyées en mission de maintien de la paix dans les pays en difficulté à l’étranger qu’elles manifestent sur terrain ici dans le pays pour défendre le territoire national et leurs concitoyens et elles sont plutôt à féliciter.

Il serait donc hors propos de parler d’amener des Forces Etrangères au Burundi alors que ce dernier est le premier pays d’Afrique fournisseur de troupes de maintien de la paix dans le monde. Ceux qui le préconisent cachent bien d’autres intentions.

9. Le Gouvernement du Burundi invite la Belgique à se rappeler de sa responsabilité historique sur le passé et le présent du Burundi, son ancienne colonie, et qu’au lieu de se tenir en accusateur, son rôle devrait plutôt être son avocat auprès de l’Union européenne.

La prise de position du Gouvernement belge dans le conflit burundais, et ce en faveur des personnes ou des milieux impliqués dans les violences actuelles constitue une véritable entrave à tous les efforts de réconciliation du peuple Burundais, et la Belgique en portera toute la responsabilité.

10. Concernant le dialogue inclusif recommandé, le Gouvernement ne cache pas non plus sa surprise sur l’amalgame entretenue délibérément par certaines opinions, en voulant associer les attaques menées par des groupes terroristes non identifiés et sans revendication quelconque à l’ouverture d’un dialogue lorsque l’on sait que ce dernier se passe entre des partenaires bien connus.

11. Le Gouvernement du Burundi voudrait rappeler à cet effet qu’en ce qui le concerne, le Dialogue Inter-burundais a été déjà lancé et que les burundais tant de l’intérieur que de la diaspora sont appelés à y participer.

Il serait donc irresponsable de lier ce dialogue aux groupes terroristes qui tuent aveuglement des citoyens innocents et qui méritent plutôt la condamnation unanime comme terroristes et non d’être considérés comme des partenaires à un dialogue qu’ils ne réclament même pas.

12. Le Gouvernement du Burundi est plutôt convaincu que les auteurs de ces attaques, ceux qui leur fournissent les armes et les soutiennent financièrement sont ceux là qui n’ont d’autres buts que de saper ce dialogue que le Gouvernement a toujours mis en avant et auquel il reste attaché.

Bujumbura, le 15 Décembre 2015,
Le secrétaire général
du gouvernement et
Porte-parole du Gouvernement
Philippe NZOBONARIBA

 

Radios communautaires> La place et l’image de la femme

Les radios communautaires réservent une place aux femmes malgré les limites

 

Certaines radios communautaires disent que le genre est relativement respecté dans leurs médias. Aujourd’hui, les femmes sont responsables de ces derniers, néanmoins, ces radios signalent que certaines barrières sont à l’origine d’une faible représentativité de la femme.

DSC03463Le directeur de la radio Umuco FM implantée au chef lieu de la province de Ngozi au quartier Muremera, Jonas Mashurushuru a indiqué que cette radio donne la place à la femme. Cela se remarque dans des émissions réservées à la femme. «Nous avons approché les femmes qui font de la soudure, celles qui font la maçonnerie, les commerçantes mais aussi les femmes artistes. Leurs interventions à la radio ont éveillé d’autres femmes qui pensaient que ces métiers sont réservés exclusivement aux hommes », a-t-il mentionné.
Comme résultat, a-t-il poursuivi, beaucoup de femmes se sont présentées à la radio et d’autres ont appelé pour demander si elles peuvent avoir la chance de s’exprimer par la voie des ondes afin d’annoncer ce qu’elles font dans leur vie quotidienne.
Il a ajouté que la radio donne une occasion aux femmes leaders de partager leurs expériences et de montrer aux autres femmes qu’elles sont capables autant que les hommes. Il a mentionné que pendant la dernière période électorale, les femmes leaders ont eu l’occasion de parler de leurs projets de société et ont par conséquent appelé d’autres femmes à élire et à se faire élire.
M. Mashurushuru a cependant signalé que malgré toutes ces avancées, des contraintes restent à signaler. Il a indiqué que lorsque la radio cherche une femme qui exerce une autorité administrative pour qu’elle s’exprime sur un sujet quelconque, elle a tendance à refuser. Et, au sein de la radio, les femmes journalistes ont tendance à choisir les sujets de reportage ou les émissions faciles.

Une satisfaction pour l’AFJO malgré les limites

La vice-présidente de l’AFJO (Association des femmes journalistes), Josélyne Kwizera a fait savoir que d’ une manière généraleles, les femmes ont beaucoup d’atouts pour participer dans les médias. Ceux-ci ont des émissions réservées aux questions des femmes. Celles-ci sont présentes dans tous les secteurs de la vie nationale. Pour ce faire, elles ont le droit de participer dans des programmes établis par les médias.
A la question de savoir si l’AFJO est satisfaite de la représentation des femmes dans les médias, elle a répondu que du point de vue de la place que ces médias réservent à la femme, l’AFJO n’est pas satisfaite. Cela du fait que les femmes apparaissent très rarement dans ces médias. Mme Kwizera a signalé que cette faible représentativité est due aux barrières culturelles mais aussi à l’image stéréotypée de la femme.

Les consommatrices d’informations se disent satisfaites des programmes des radios communautaires

Les interlocuteurs qui se sont entretenus avec le Renouveau ont affirmé qu’ils sont très contents des programmes des radios communautaires. Cela du fait que ces radios traitent des questions propres à leur localité. Par conséquent, toutes les catégories sont touchées. Les questions des femmes font parties de ces programmes.
Le directeur de la radio Umuco FM, la vice-présidente de l’AFJO ainsi que les consommateurs des informations diffusées par les radios communautaires ont affirmé que les femmes sont représentées dans les médias. Mais, ils souhaitent que le nombre de ces femmes augmente.
Rose Mpekerimana

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI> Octroi des biens de première nécessité au Ceed

Pour leur souhaiter les bonnes fêtes de fin d’année

 

Un don composé de 500 kg de riz, 500 kg de haricot, 200 houes, 200 bidons de 20 l et 200 pagnes a été remis au Ceed (Centre d’encadrement des enfants pour le développement) de Gatumba par Dr Sabine Ntakarutimana, conseiller principal à la présidence de la République chargée des questions sociales et culturelles. Il était destiné à 250 veuves et 215 orphelins et enfants en difficultés. Le but de ce geste était de leur souhaiter les bonnes fêtes de fin d’année.

DSC 1109Le conseiller principal à la présidence de la République chargé des questions sociales et culturelles, Dr Sabine Ntakarutimana, a effectué une descente à Gatumba le mardi 15 décembre 2015. Elle avait pour but la distribution de don aux veuves, orphelins et enfants en difficultés du Ceed (Centre d’encadrement des enfants pour le développement) de Gatumba.
Mme Ntakarutimana a déclaré que le représentant légal du Ceed Gatumba a envoyé une correspondance au chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, au mois de novembre 2015 pour solliciter un soutien pour bien fêter les fêtes de Noël et de nouvel an. Elle a indiqué que le chef de l’Etat lui a recommandé d’apporter cette aide. Cette dernière était composée de 500 kg de riz, 500 kg de haricot, 200 houes, 200 bidons de 20 l et 200 pagnes et était destinée à 250 veuves et 215 orphelins et enfants en difficultés.
Sabine Ntakarutimana a fait savoir que le message principal était de s’associer aux membres du Ceed pour bien fêter la noël et le nouvel an mais aussi pour continuer à vaquer à leurs activités surtout pour le développement des veuves et des femmes vulnérables encadrées par ce centre.
Le représentant légal du Ceed Gatumba, Hussein Désiré Nsengiyumva, a remercié le chef de l’Etat pour ce geste et lui a demandé d’appuyer le Ceed dans son projet piscicole. L’une des femmes qui ont reçu cette aide, Sylvanie Nizigiyimana, a également remercié le chef de l’Etat pour son cœur charitable et a sollicité un don de tôles pour celles qui n’en ont pas reçues à la précédente distribution.

Ezéchiel Misigaro

 
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