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COMESA-EAC>Table ronde sur la consolidation de la stabilité régionale et les élections apaisées au Burundi.

Le bon déroulement des élections constitue un signe de renforcement de la démocratie

 

Le Comesa-EAC en collaboration avec le ministère à la présidence chargé de l’intégration du Burundi dans la communauté de l’Afrique de l’Est a organisé une table ronde pour un échange d’expérience sur la façon dont on peut discuter et dialoguer dans le but d’organiser les élections apaisées et transparentes, mais aussi à voir comment consolider la paix et la stabilité dans la région de l’Afrique centrale et de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Le lancement officiel de ces activités a été rehaussé par le Premier vice -président de la République.

 

DSC 2809Dans son mot d’ouverture de l’atelier sur la consolidation de la paix et la stabilité dans la région de l’Afrique Centrale, australe et dans la CAE, le Premier vice-président de la République, Prosper Bazombanza a indiqué que le gouvernement du Burundi s’est engagé à organiser des élections libres, inclusives, apaisées et transparentes. En effet, a -t-il souligné, l’atelier a été organisé dans un temps utile car le pays est en train de préparer les élections qui vont se dérouler dans quatre mois. Le dialogue sur le processus électoral a été possible grâce à la contribution des différents acteurs politiques burundais sous l’initiative des Nations Unies, a-t-il ajouté. A part les préparatifs des élections, il a souligné qu’il espère que les échanges porteront des résultats positifs en ce qui est en rapport avec la promotion de la paix, la sécurité, la stabilité et le développement socio économique des pays membres du Comesa-EAC. En outre, Dr Richard Sezibera, secrétaire général de la CEA a quant à lui fait savoir que la table ronde qu’il venait d’organiser s’inscrit dans le cadre de mener des échanges et de favoriser le dialogue entre différentes catégories de gens pouvant influencer le bon déroulement du processus électoral. L’organisation de cette table ronde, selon Sezibera, témoigne de la solidarité des Etats membres de la Comesa-EAC envers le Burundi. Il a renforcé son allocution en témoignant que le bon déroulement des élections constitue un signe de la consolidation de la démocratie et permet le développement durable. Il a souhaité que les élections qui vont se dérouler ici au Burundi soit en exemple pour les autres pays de la sous région. En définitive, il a profité de l’occasion pour féliciter les médias burundais pour leur engagement dans la diffusion des informations constructives qui pourraient éclairer l’opinion burundaise en ce qui est en rapport avec les différentes étapes du processus électoral. Il a clôturé son allocution en soulignant que le Comesa-EAC va continuer à soutenir le Burundi durant toute la période électorale.

Appolinaire Nimubona 
Jean Bosco Nduwayezu(stagiaire)

 

Politique> 50ème anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Pierre Ngendandumwe

Un martyr de la souveraineté nationale dans le rang des héros méconnus

 

Ancien compagnon du prince Louis Rwagasore dans la lutte pour l’indépendance du Burundi, le premier ministre Pierre Ngendandumwe a été assassiné le 15 Janvier 1965 devant l’hôpital clinique prince Louis Rwagasore où il venait de rendre visite à son épouse qui venait d’avoir son quatrième enfant. Les mobiles de son assassinat restent jusqu’aujourd’hui obscurs et cela suscite beaucoup d’inquiétudes au sein de l’opinion nationale. La rédaction du quotidien « Le Renouveau » a préféré parler de cette grande personnalité dont on parle peu dans l’histoire du Burundi et surtout des avis des uns et des autres sur son dossier.

 

ngendandumweLe Premier ministre Pierre Ngendandumwe est né à Ngozi en 1930. Vers les années 50, il est parti à Kinshasa en République démocratique du Congo pour poursuivre ses études à l’Université de Lovanium et il décrocha un diplôme de licence en sciences administratives et politiques. Il devint ainsi l’un des premiers universitaires burundais. Pierre Ngendandumwe travailla alors dans l’administration coloniale comme adjoint à l’Administrateur territorial tout en luttant clandestinement au sein du parti Uprona. Selon les dires de feu Léon Manwangari, Pierre Ngendandumwe fut aux côtés de Paul Mirerekano, parmi les premiers lieutenants fidèles du prince Louis Rwagasore, pour la recherche de l’indépendance.
A Kinshasa, il commença les fiançailles avec Mlle Thérèse en 1958 qui y suivait ses études d’infirmière. La jeune demoiselle était issue d’une famille du grand chef Coya, du nord du Burundi. Ainsi, en 1961, les jeunes gens se marient. Lors du premier gouvernement d’union nationale de 1961, Pierre Ngendandumwe détenait le portefeuille des Finances. En juin 1963, il devient Premier ministre jusqu’à sa révocation par le roi Mwambutsa en avril 1964. Il lui reprochait notamment d’avoir établi des relations diplomatiques avec la Chine communiste. Début janvier 1965, il lui fut demandé de former un nouveau gouvernement. Après mille et une hésitations, Pierre Ngendandumwe accepte de former le nouveau gouvernement et il forma, le 7 Janvier 1965, un gouvernement de 13 membres dont 7 tutsi et 6 hutu. Ainsi, le Roi Mwambutsa se réserve les secrétariats d’Etat à l’armée et à la gendarmerie à la tête desquels se trouvaient déjà respectivement Michel Micombero et Pascal Magenge.
Le 15 janvier à midi ce gouvernement est rendu public et quatre heures plus tard, c'est-à-dire à 16 heures, il y eut des manifestations de protestation contre le nouveau gouvernement. Ainsi, le Premier ministre Pierre Ngendandumwe est abattu à vingt heures quarante cinq minutes devant l'hôpital Prince Louis Rwagasore alors qu'il venait de rendre visite à sa femme qui venait d'avoir son quatrième enfant. Selon différentes sources, le tireur était un employé de l'ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Bujumbura. Les commanditaires de cet assassinat de Pierre Ngendandumwe ne furent jamais jugés en bonne et due forme.

Un assassinat non justifiable

Selon certains écrits, après l’assassinat du prince Louis Rwagasore, le Premier ministre Pierre Ngendandumwe n’a jamais trahi l’idéal de son parti. Le programme de son gouvernement le montre clairement. Il s’articule sur un certain nombre de points dont l’amélioration économique, fidélité aux principes énoncés par le Prince Louis Rwagasore, fidélité au parti Uprona, réconciliation nationale que l’Uprona s’était assigné comme objectif depuis son congrès historique de Gitega, non alignement et neutralité positive au niveau de la politique internationale.
Sa non appartenance à l’un ou l’autre groupe politique (Monronvia et Casablanca) en compétition n’explique rien non plus. La véritable appartenance du premier ministre Pierre Ngendandumwe est peut-être à lire dans son programme notamment en matière diplomatique. Il s’était en effet prononcé pour le non alignement et la neutralité positive, ce qui implique la non-appartenance à l’un ou l’autre groupe. Une position qu’avaient définie les panafricanistes du groupe de Brazzaville, ceux-là même qui initièrent la création de l’Union africaine et malgache, qui deviendra plus tard l’Organisation de l’Unité Africaine et l’actuelle Union Africaine.
Ainsi, après son assassinat, Pierre Ngendandumwe a été déclaré Héros national et son portrait trônait dans tous les bureaux administratifs de l’Etat burundais jusqu’au début des années 80. En dessous du portrait était écrit en lettre d’or "Pierre Ngendandumwe, Héros national, assassiné le 15 janvier 1965". Pour certains, il faut raviver le devoir de mémoire qui n’est rien d’autre qu’un devoir moral attribué à tout Etat d’entretenir le souvenir des souffrances subies dans le passé par certaines gens.

Une victime pas comme les autres

Au cours de notre entretien avec le président de l’Association pour la mémoire et la protection de l’humanité contre les crimes internationaux (Amepeci-Girubuntu), Aloys Batungwanayo, il a indiqué qu’au niveau de cette association ils prennent le Premier ministre Pierre Ngendandumwe comme une des centaines des milliers de victimes qui ont eu lieu au Burundi. Mais, selon lui, il n’est pas victime comme les autres parce qu’il a été assassiné d’abord comme une personne physique mais également comme une institution. « C’est-à-dire que les gens qui l’ont fait ont décapité l’institution de la primature au Burundi ».
Selon M. Batungwanayo, Pierre Ngendandumwe a été assassiné alors qu’il venait d’être nommé pour la deuxième fois pour diriger le gouvernement après un échec de ses prédécesseurs. « A l’époque le Burundi était une monarchie constitutionnelle, c’est-à-dire que le premier ministre était considéré comme le chef du gouvernement, c’était lui qui dirigeait le pays parce que le roi régnait mais il ne gouvernait pas. Donc, l’assassinat de Pierre Ngendandumwe, c’est un double assassinat car on l’a tué comme une personne physique mais aussi comme Premier ministre, ce qui est revenu à décapiter le gouvernement de l’époque ».

Une journée dédiée à Pierre Ngendandumwe s’avère nécessaire

Selon notre interlocuteur, au niveau de l’Amepeci-Girubuntu, on reconnaît que Pierre Ngendandumwe a été rehaussé au rang de héros par l’Assemblée nationale en 1965. Malheureusement, a-t-il ajouté, les pouvoirs publics n’ont jamais voulu honorer la mémoire de Pierre Ngendandumwe. « Aujourd’hui nous avons des journées dédiées à la mémoire du prince Louis Rwagasore, à la mémoire de Ndadaye Melchior et à la mémoire de Cyprien Ntaryamira. On se pose alors la question de savoir pourquoi on n’a pas de journée dédiée à la mémoire de quelqu’un qui a été rehaussé au rang de héros de la démocratie au même titre que les autres héros alors que l’Assemblée Nationale qui lui a rehaussé au rang des héros était reconnue et a été élue par la population ».
Cependant, pour M. Batungwanayo, la date du 15 Janvier, c’est une date mémorable parce que l’assassinat de Pierre Ngendandumwe a été un renforcement d’un gouvernement de la dictature, car après son assassinat, c’est là qu’on a décrété le parti Uprona comme parti unique au Burundi. « Après son assassinat, la dictature qui est une violation des droits de l’homme et qui est également une production d’autres victimes, est revenue au Burundi. Donc, pour nous, c’est une journée mémorable parce que c’est une journée où on a eu une victime et une étape qui a enfoncé le Burundi dans un gouffre malheureusement qu’il tente de sortir ».
Ainsi, le fait qu’aujourd’hui, personne ne parle presque plus du Premier ministre Pierre Ngendandumwe, le président de l’Amepeci trouve que c’est absurde parce qu’il a été assassiné dans des conditions particulièrement connues. « C’est aussi absurde que jusqu’aujourd’hui les pouvoirs publics ne cherchent pas la vérité sur son assassinat. Des gens ont été emprisonnés et libérés sans aucun procès. Il y a eu une marche manifestation conduite par des personnes qui, jusqu’ici, sont connues et qui sont toujours vivantes mais on ne cherche pas à mettre la lumière sur ce dossier. « C’est vraiment absurde de voir un Premier ministre, issu d’un parti qui dirigeait le pays, assassiné et qu’on n’a pas cherché la vérité sur son assassinat ».
Mais, notre interlocuteur se réjouit du fait qu’il y a certains partis politiques qui, chaque fois le 15 Janvier, déposent des gerbes de fleur sur sa tombe. Par contre, il déplore le fait que la veuve de Pierre Ngendandumwe vient de mourir sans avoir été honorée par les pouvoir publics comme les veuves des autres présidents. « C’est vrai, le chef de l’Etat actuel l’a honorée une fois mais il n’y pas eu de suite comme les veuves des présidents sont honorées aujourd’hui. C’est vraiment absurde ».

Un dossier qui ne devrait pas passer par la CVR

A la question de savoir s’il y a l’espoir que la Commission vérité et réconciliation (CVR) va mettre la lumière sur l’assassinat du premier ministre Pierre Ngendandumwe, M. Batungwanayo trouve que c’est une bonne chose que cette commission soit mise en place. Il espère cependant qu’elle va se pencher sur cette question comme sur d’autres questions.
Mais, selon lui, pour l’Amepeci, le dossier du premier ministre Pierre Ngendandumwe tout comme celui du président Melchior Ndadaye sont des événements spéciaux qui ne devraient pas passer par la Commission vérité et réconciliation pour la simple raison que ce ne sont de simples personnes. Selon lui, ce sont plutôt des personnalités publiques qui ont été assassinées dans des conditions et des places bien connues, d’où d’après lui, on n’avait pas besoin de chercher de midi à quatorze heures ou de mettre en place une Commission vérité et réconciliation pour se pencher sur des questions pareilles. « Il y a eu une marche manifestation contre la nomination et la formation du gouvernement par le premier ministre Pierre Ngendandumwe, pourquoi on ne cherche pas de ce côté-là ? »
D’après le président de l’Amepeci, certaines personnalités qui étaient devant les autres lors de cette manifestation sont toujours en vie. Il demande alors pourquoi on ne cherche pas à partir de ces personnes. « A-t-on vraiment besoin de la CVR pour mettre la lumière sur l’assassinat de cette personnalité ? ». Ainsi, comme l’historien de formation et partisan de mémoire transparente, Dieudonné Hakizimana, Aloys Batungwanayo a l’espoir lui aussi que la commission vérité et réconciliation saura trouver la solution à ce dossier.

Pierre Ngendandumwe mérite plus

Selon l’historien de formation et partisan de mémoire transparente, Dieudonné Hakizimana, Pierre Ngendandumwe mérite plus en ce sens qu’il a été rehaussé au rang de héros national. Ainsi, il se demande pourquoi l’ancien premier ministre a pu quitter son statut de héros national pour rejoindre celui du citoyen anonyme. Il rappelle ensuite qu’au lendemain de son assassinat, le premier ministre Ngendandumwe a été hissé au rang de héros national. « Il fut ainsi le deuxième Héros national ». Quant à la question de savoir qui devrait rendre justice à cet homme politique, notre interlocuteur dit que la balle se trouve dans le camp des dirigeants d’aujourd’hui et d’hier.
Cependant, M. Hakizimana parle de feu Ngendandumwe comme un grand visionnaire. Il évoque surtout son discours lors de la formation de son premier gouvernement qui mettait avant tout la justice et l’équité ainsi que de son oraison funèbre prononcée sur la tombe du prince Louis Rwagasore et dont il se rappelle quelques passages. « Majesté, votre fils est mort assassiné, il a perdu la vie au front. Il combattait les ennemis de votre peuple. Il est et reste le grand ennemi de l’injustice, de la bassesse, de la corruption. Il a dit non à l’injustice, montré la voie du peuple murundi. Il est mort parce que qu’il voulait l’unité. Ceux qui l’ont assassiné désiraient la désunion, la haine et au bout du processus le sang des innocents. Le plan nous est familier. On supprime d’abord la personne qui gêne, puis on plonge le peuple dans le sang. Que ces malheurs n’arrivent jamais à votre peuple».

Rendre hommage à Pierre Ngendandumwe

Comme d’autres sources consultées, M. Batungwanayo trouve qu’il faut rendre hommage au Premier ministre Pierre Ngendandumwe. A la question de savoir ce qu’il faut faire, il a indiqué que pour rendre hommage à Pierre Ngendandumwe, la première chose à faire c’est que ses successeurs, comme le chef de l’Etat, puissent fixer la journée du 15 Janvier comme une journée en mémoire de cette illustre personnalité qui a lutté côté à côte avec le prince Louis Rwagasore pour l’indépendance du Burundi.
La deuxième chose, c’est de pouvoir couronner à titre posthume cette personnalité. « Ce sont des choses qui se font et on a besoin de le voir couronné ». Etant donné que Pierre Ngendandumwe a été rehaussé au rang des héros, Aloys Batungwanayo trouve également que la journée du 15 Janvier mérite d’être célébrée comme le 6 Avril, le 13 et le 21 Octobre.
Cependant, d’autres sources indiquent que pour rendre hommage au premier ministre Ngendandumwe, il faut aussi ramener le portrait de Pierre Ngendandumwe dans les bureaux administratifs comme c’était depuis 1965 jusqu’au début des années 80. « Il ne portera nullement ombrage aux portraits actuels ». La deuxième initiative serait de revenir au cérémonial de l’anniversaire de son assassinat.
Astère NDUWAMUNGU
Yolande NINTUNZE

 

 

IFB> Petit-déjeuner de presse

De l’apport numérique à l’activité traditionnelle

 

L’Institut français du Burundi (IFB) a organisé un petit-déjeuner de presse le mercredi 14 janvier 2015. Les échanges ont porté sur la programmation des mois de janvier-février, sur les travaux de rénovation à l’IFB et sur la structure et le fonctionnement de l’institut.

 

DSC01032Les débats ont été conjointement animés par la directrice, Geneviève Van Rossum et la directrice déléguée de l’Institut français du Burundi, Hélène Foulard. En se qui concerne les nouveautés, la directrice déléguée a fait savoir qu’elles tournent essentiellement autour d’une modernisation de l’offre de l’IFB.
«Nous sommes au 21ème siècle et nous nous sommes dit qu’il fallait que nous passions au numérique. L’idée est de conserver une activité traditionnelle que ce soit à la médiathèque avec des livres papiers ou avec des séances de cinéma, mais de proposer parallèlement une offre numérique.», a expliqué Hélène Foulard. Elle a souligné qu’il s’agit notamment de la culturethèque, un espace équipé et mis à la disposition du public. L’abonnement à cette espace permet également d’accéder à ce fonds documentaire à distance notamment de chez soi. Dans le domaine du cinéma, elle a mentionné le festival du film proposé sous une forme numérique intitulé «My french film festival». La seconde nouveauté est le campus France qui est un espace d’information sur les études en France.
« Concernant l’activité culturelle au cours de ces mois de janvier et février, nous avons quelques moments phares notamment un concert de Bobona le 23 janvier et au mois de février, nous accueillerons une jeune troupe de théâtre Umushwarara, la troupe de Kisangani, et un stage de danse contemporaine.», a indiqué la directrice déléguée.

Il s’agit d’équilibre financière

Répondant aux questions des journalistes, Hélène Foulard a souligné qu’après les attaques récentes en France, des mesures de sécurité ont été renforcées à l’institut. Concernant la conférence débat de l’ambassadeur Idris qui était prévu en décembre 2014 et qui n’a pas eu lieu, elle a expliqué que la conférence a été annulée par ordonnance et qu’on attend les instructions du ministère de la Bonne gouvernance. « Dès que nous aurons l’aval, nous allons reprogrammer la conférence.», a-t-elle dit. Elle s’est également exprimée sur la tarification de quelques événements culturels assez élevée par rapport au niveau de vie de Burundais. Elle a précisé que le tarif peut limiter le nombre mais qu’il s’agit plus de question d’équilibre financière.
Au cours des mois de janvier et février, il y aura des expositions et les cours de langue vont continuer à l’IFB. Pour des informations détaillées, il faut consulter le site de l’institut.
Grâce-Divine GAHIMBARE

 

COMIFAC> Prélude des experts de la 8è session ordinaire du conseil des ministres

Pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers

 

La Comifac (Commission des forêts d’Afrique centrale) tient une réunion en session ordinaire du conseil des ministres du 14 au 16 janvier 2015 à Bujumbura. Les experts des pays membres examinent du 14 au 15 janvier 2015 les dossiers importants ainsi que les recommandations qui seront formulées à l’endroit du conseil des ministres pour approbation. Parmi les questions qui feront objet d’analyse des experts, figure le plan d’action biennal des coordinations nationales de la Comifac 2015-2016.

 

DSC 1483Jean Claude Nduwayo, ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, qui a ouvert officiellement les travaux de la réunion des experts de la Comifac, a souligné l’importance de cette session pour le Burundi. Il a fait savoir que la transformation en terres agricoles, les coupes illégales, les incendies l’élevage intensif et l’abattage excessif sont à l’origine de la réduction mondiale des forêts. Particulièrement en zones tropicales au rythme annuel de 12,9 millions d’hectares. C’est ainsi que, dit-il, afin de mettre en place une gestion forestière durable et réduire la pauvreté, la Comifac fut créée en 1999. Pour soutenir ce programme, en juin 2008, le Fonds forestier du bassin du Congo a été lancé avec l’appui du Royaume uni et de la Norvège, a-t-il indiqué.
Le ministre Nduwayo a rappelé que plusieurs initiatives ont été développées en Afrique centrale pour améliorer la gestion des ressources, même si le constat est qu’il y a un manque de capitalisation des expériences réussies dans certains pays de la Comifac. Ce qui entrave une meilleure pérennisation des résultats et leur vulgarisation dans d’autres pays.

Les experts de la Comifac se pencheront sur des questions importantes

M. Nduwayo a annoncé que pendant cette session, des dossiers importants seront abordés. Il s’agit entre autres du rapport d’activités biennal de la Comifac 2013-2014, la mise en œuvre de recommandations des conseils des ministres 2012-2014 et le manuel d’exécution de la Comifac. Il sera également question de se pencher sur le manuel de suivi-évaluation de la Comifac, du règlement intérieur du conseil des ministres, du plan d’action biennal du secrétariat exécutif de la Comifac 2015-2016. Plusieurs autres points seront analysés dont le processus d’harmonisation des politiques forestières en Afrique centrale à travers les guides des planifications qui ont été élaborés. Et enfin, le sommet des chefs d’Etat sur la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale.
Les travaux de la 8è session ordinaire du conseil des ministres de la Comifac ouverts par la réunion des experts des pays membres seront clôturés par le passage du flambeau de la présidence en exercice de la Comifac de la République du Tchad à la République du Burundi.
Amédée HABIMANA
Martin KARABAGEGA (Stagiaire)

 

Deuxième vice-présidence> Audience accordée au Nonce apostolique

Appréciation des relations entre le Gouvernement du Burundi et l’Eglise catholique

 

Le Deuxième vice-président de la République du Burundi Gervais Rufyikiri a reçu en audience le Nonce apostolique Mgr Wojciech Zaluski le mercredi 14 janvier 2015. Les deux personnalités ont essentiellement échangé sur les relations qui existent entre le gouvernement du Burundi et l’Eglise catholique.

 

DSC 4557Le Nonce apostolique a effectué une visite de salutation au bureau du Deuxième vice-président de la République du Burundi, Gervais Rufyikiri le mercredi 14 janvier 2015. M. Rufyikiri a annoncé que cette visite lui a été une occasion de souhaiter le succès à ce Nonce apostolique au Burundi qui fut d’ailleurs en mission à la Nonciature il y a quelques années.

Evaluation des relations

Au cours de leurs échanges, selon M. Rufyikiri, les deux personnalités ont analysé ensemble les relations qui existent entre l’Eglise catholique et le Gouvernement du Burundi. Ces relations, précise-t-il, se matérialisent par des appuis, des apports, des soutiens dans les actions du gouvernement précisément dans le secteur de l’éducation, celui de la santé et dans d’autres secteurs sociaux. « Les enseignements qui sont donnés dans les églises contribuent également à renforcer de bonnes valeurs morales au sein des citoyens burundais » ajoute M. Rufyikiri. Cette rencontre a également été pour lui une occasion de souhaiter que l’Eglise catholique continue à soutenir les actions du gouvernement du Burundi.
Alfred Nimbona

 

Premier vice-président de la République> Audience accordée à l’ambassadeur d’Egypte au Burundi

Les échanges ont porté sur plusieurs aspects dont les élections

 

DSC 0221Le Premier vice-président de la République du Burundi a reçu en audience l’ambassadeur de l’Egypte, M. Yasser Ragab, le mercredi 14 janvier 2015. Les échanges ont porté sur la candidature de l’Egypte au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu pour l’année 2016-2017.

 

A la sortie de l’audience, l’ambassadeur d’Egypte au Burundi, M. Yasser Ragab, a indiqué à la presse qu’entre autres points débattus figure la question relative au terrorisme, au rôle de l’Egypte sur le plan régional et international et d’autres aspects de la coopération entre les deux pays. Ils ont également échangé sur les élections législatives qui auront lieu en Egypte au mois de mai qui clôtureront le processus démocratique dans ce pays. «L’Egypte entretient de bonne relations avec le Burundi », a souligné M. Ragab, qui s’est engagé de tout faire pour renforcer les relations existantes.
Prosper Bazombanza, Premier Vice-président de la République a, quant à lui, indiqué que l’Egypte intervient dans différents domaines, à savoir : la santé, les infrastructures, l’énergie et la lutte contre la pauvreté. Pour le soutien du Burundi à la candidature égyptienne, au conseil de sécurité des Nations unies, il a fait savoir que cette question sera analysée par le gouvernement. Il s’est également exprimé sur la gestion des eaux du Nil. Le Premier vice-président a, sur ce sujet, indiqué que les eaux du Nil constituent un patrimoine commun pour les pays que ce fleuve traverse. L es deux autorités ont profité de l’occasion pour échanger les vœux pour l’année 2015.
Charles Makoto

 
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