Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Initiative et changement Burundi > Atelier sur la communication non violente

Un outil très utile et efficace en période électorale

 

L’Initiative et changement Burundi « Tugenderubuntu » a organisé un atelier de sensibilisation sur la communication non violente à l’intention des leaders des partis politiques, des acteurs politiques, des membres de la société civile et des médias. L’objectif est de contribuer à la création de conditions favorisant des élections régulières, libres, transparentes et apaisées en 2015.

 

DSC 3015Le vice-président de l’Initiative et changement Tugenderubuntu, Pie Ntiyankundiye a, dans son discours d’ouverture, laissé entendre que les mots peuvent nuire aux élections en vue, comme ils peuvent contribuer à leur réussite. « L’histoire nous apprend que la violence avant d’être physique est d’abord verbale », a-t-il fait remarquer. Il a ainsi interpellé les participants à saisir cette opportunité pour apprendre comment mener une compétition politique sereine, utiliser un langage courtois face aux adversaires sans manquer de communiquer et de faire valoir son programme politique.

Comprendre les intentions de départ qui caractérisent un communicateur non violent

Selon Adolphe Sururu, animateur de l’atelier, la communication non violente est une philosophie de vie et un art de communiquer. Elle peut s’avérer un outil très utile et efficace en période électorale. Qui dit élection dit campagne électorale. Il y a des discours adressés à la masse souvent analphabète, ce qui fait que la recherche de la paix, de la tranquillité, l’harmonie sociale et l’exclusivité soient vraiment véhiculés au cours de ces discours. « C’est très important que ces discours soient bâtis sur les modèles de la communication non violente », a-t-il poursuivi. En plus des discours, il y a les chansons utilisées dans les campagnes électorales. Chaque fois qu’il y a des chansons de la haine qui sont utilisées, ce qui est chanté se traduit finalement en acte, ce qui aboutit à des crises. Et d’insister sur l’usage de la non violence avec toute sa philosophie notamment être au service de la vie, être dans le vrai, pouvoir assumer ce qu’on fait, faire sa part de manière constructive. Cela est aussi le cas pour les caricatures. Adolphe

Sururu, recommande de ne pas utiliser des images choquantes pendant les campagnes électorales.
Avant que la communication non violente ne se traduise en attitudes, il faut que les gens comprennent les intentions de départ qui doivent caractériser un communicateur non violent. Chacun doit être convaincu que l’autre a aussi de la place, et qu’il ne vaut pas plus que l’autre, mais que c’est ensemble qu’ils peuvent construire.
Lyse Gahimbare
Chanelle Irabaruta

 

Karusi> Descente du Deuxième vice-président de la République

Réduire le taux de malnutrition à travers le jardin potager

 

Le Deuxième vice-président de la République a effectué, le mardi 10 février 2015, une descente sur terrain dans certains ménages des communes Shombo et Bugenyuzi dans la province Karusi. Le but de cette descente était de sensibiliser la population à cultiver les jardins potagers afin de réduire le taux de malnutrition et l’amélioration de la santé à travers le mécanisme de lavage des mains après avoir fréquenté le lieu d’aisance.

 

DSC 4662Le Deuxième vice-président Gervais Rufyikiri a félicité les ménages qui ont déjà compris l’importance du jardin potager et du mécanisme de lavages des mains après avoir fréquenté le lieu d’aisance. Il les a invités à s’investir massivement pour le jardin potager. « Cela, vous permettra de lutter contre la malnutrition et l’amélioration de la santé s’en suivra » a-t-il dit. Pour encourager ceux qui ont été choisis comme modèles, un appui constitué d’une houe, une pêle, une brouette et d’un bidon de 20 litres a été octroyé par le numéro deux de l’exécutif burundais.
Les responsables des ménages visités ont, quant à eux, exprimé leur profonde gratitude au gouvernement pour avoir initié ces projets d’une importance capitale. « Nous n’avons plus à dépenser de l’argent pour l’achat des légumes. Et quand nous rentrons tard des champs, il nous suffit de nous rendre dans notre jardin pour cueillir des légumes nécessaires pour le repas », disent-ils.
A Bugenyuzi, le Deuxième vice- président de la République a également procédé à l’ouverture de la station d’épluchage et de lavage du café de la coopérative Dusangirumugambi. Dans son mot de bienvenu, le gouverneur de la province de Karusi, Richard Nzokizwanimana, a indiqué que la population de Karusi est à l’œuvre. La récolte a été bonne par conséquent il n’y aura pas de crainte de la faim. La paix et la sécurité règne à Karusi malgré quelques cas de vol dans les champs et les auteurs sont pour la plupart arrêtés et punis.

Charles MAKOTO

 

LE BUREAU DE L’OMBUDSMAN DU BURUNDI > Forum régional sur le rôle des ligues des jeunes affiliés aux partis politiques

« Un espace d’expression démocratique sans précédent »

 

L’institution de l’ombudsman de la République du Burundi a organisé un forum sur le rôle des jeunes affiliés aux partis politiques dans la consolidation de la paix, la tolérance dans la diversité politique et l’harmonie sociale. Le forum s’est ténu à Kirundo le 10 février 2015.

 

DSC01428Les différents orateurs, à savoir le gouverneur de la province de Kirundo, la directrice de Search for commun ground, l’ombudsman de la République du Burundi et le président de l’Assemblée nationale ont tour à tour souligné l’intérêt de cette activité à quelques mois des élections dans notre pays. « Le présent forum vient à point nommé, car il entre pleinement dans le cadre de la préparation des élections qui auront lieu dans notre pays à partir du mois de mai de cette année», a indiqué le président de l’Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma qui a ouvert les travaux du forum. Il a souligné qu’un processus électoral rassemble plusieurs acteurs dotés d’opinions divergentes et de tempérances différentes et et que cette différence ne doit en aucun cas submerger les valeurs communes.
Les intervenants ont également salué cette initiative de l’institution de l’Ombudsman. « La volonté que vous manifestez excellence ombudsman, de cultiver la tolérance au sein de la jeunesse burundaise témoigne encore une fois que votre mission de médiateur n’a pas mis de côté cette grande catégorie de la société burundaise.» a indiqué Floride Ahitungiye, directrice de Search for common ground à Kirundo. Quant à l’ombudsman de la République du Burundi, il s’est dit satisfait car avec la tenue de ce forum, son institution mettait en œuvre une des recommandations des jeunes affiliés aux partis politiques lors du forum du 27 au 28 mai 2014 à Bujumbura. « Conscient de l’importance de cette activité et surtout de son impact sur l’avenir de notre pays, nous sommes en train de la décentraliser dans toutes les régions du pays comme les jeunes l’ont eux-mêmes recommandé.», a-t-il dit. Et de souligner que ce forum offre aux jeunes un espace d’expression démocratique sans précédent.

Exiger plutôt que les intérêts des jeunes soient une priorité

Lors des échanges, les jeunes participants ont déploré qu’ils ne soient pas représentés dans les postes de prise de décision et ont demandé aux dirigeants d’y remédier. Par rapport à cette requête, l’expert politologue, Elias Sentamba a souligné que les jeunes devraient plutôt exiger des dirigeants des partis politiques de mettre dans leurs priorités les «intérêts des jeunes».
Ce forum qui rassemblait les jeunes de la région nord composée des provinces de Kirundo, Muyinga, Kayanza et Ngozi a recommandé à la jeunesse de faire siens ces enseignements, de communiquer afin de prévenir les conflits entre les jeunes des différents partis, etc. Il a été recommandé à l’autorité publique d’initier des projets et des activités génératrices de revenus et aux responsables des partis politiques de cesser d’instrumentaliser les jeunes.
GRÂCE-DIVINE GAHIMBARE

 

Sénat > Audiences accordées au nonce apostolique et à l’ambassadeur de l’Egypte au Burundi

Il s’agissait des visites de courtoisie

 

Le président du Sénat du Burundi, Gabriel Ntisezerana, a successivement reçu en audience, le mercredi 11 février 2015, le nonce apostolique au Burundi, Mgr Wojciech Zaluski, ainsi que l’ambassadeur de la République arabe d’Egypte au Burundi, Yasser Ali Ragab Ali. Il s’agissait des visites de courtoisie. Avec le président du Sénat ces hôtes demarqué ont échangé sur les relations entre le Burundi et les pays qu’ils représentent, ainsi que sur les questions d’actualité au Burundi.

 

DSC 3399A la sortie de l’audience, le nonce apostolique au Burundi a indiqué à la presse qu’étant arrivé au Burundi il y a quelques mois, il continue à effectuer ses visites de courtoisie pour entrer en contact avec les autorités du Burundi. A la question de savoir si l’assassinat des trois sœurs de la paroisse de Kamenge aurait aussi fait l’objet de leurs échanges, Mgr Zaluski a répondu qu’il faut laisser dans les mains de la justice toutes les inquiétudes qui s’y rapportent. « Ce n’est pas une question politique qu’il faut parler avec les institutions parlementaires. Il faut avoir la confiance que la justice continuera à faire son travail pour trouver la solution à cette question », a dit Mgr Zaluski.

Le Vatican n’a pas une position particulière

A la question de savoir si le Vatican aurait une position particulière face à l’assassinat des trois sœurs à Kamenge, Mgr Zaluski a répondu que le Vatican n’a pas une position particulière sur cette question parce les trois sœurs assassinées sont comptées parmi beaucoup d’autres missionnaires qui ont déjà trouvé la mort à travers le monde au cours de leur mission d’évangélisation. « Ce ne sont pas seulement les trois sœurs assassinées au Burundi, il y a plus de vingt-quatre prêtres, sœurs et laïques qui ont perdu leur vie l’année dernière à travers le monde, même aux Etats-Unis, en Italie, etc. ».
Selon lui, cet assassinat est un évènement tragique qui a touché tout le monde mais c’est une question qui ne doit pas influencer les discours politiques et les relations entre les pays. Pour lui, la voie de la justice est le seul chemin qui pourra mettre la lumière sur cette question.
Concernant la prochaine visite du pape François en Afrique, le nonce apostolique a indiqué qu’il va seulement visiter deux pays, c’est-à-dire l’Ouganda et la Centrafrique. Donc, le Burundi ne figure pas sur la liste des pays qu’il va visiter. Mais il a tenu à informer qu’au début du mois de septembre de cette année, il y aura célébration du XXVe anniversaire de la visite du Pape Jean Paul II au Burundi.
Les relations entre le Burundi et l’Egypte sont bonnes

DSC 3421Pour sa part, l’ambassadeur de l’Egypte au Burundi a indiqué qu’il s’agissait également d’une visite de courtoisie. Selon lui, ça a été une occasion pour souhaiter au président du Sénat une bonne session parlementaire de février 2015. Au cours de leurs échanges, ils ont réalisé que les relations entre les peuples égyptien et burundais sont très bonnes et fraternelles. « On a élaboré les moyens de fortifier ces relations ainsi que la coopération entre les institutions parlementaires des deux pays. Etant riverains du Nil, c’est une raison de plus de fortifier et de maintenir ces liens, et d’explorer les nouveaux domaines de coopération au niveau des institutions populaires».
Selon M. Yasser Ali, cette visite a été également une occasion pour lui de parler au président de Sénat de la situation interne en Egypte, surtout en ce qui concerne la détermination du gouvernement égyptien de continuer sur la bonne route et surtout de respecter le processus démocratique.
ASTERE NDUWAMUNGU

 

SENAT> Audience accordée à la délégation parlementaire de la région de Bade-Wurtemberg en Allemagne

La coopération avec les provinces de Kayanza et Gitega au centre des discussions

 

Le président de la chambre haute du Parlement burundais, Gabriel Ntisezerana, a reçu, le mercredi 10 janvier 2015, une délégation parlementaire de la région de Bade-Wurtemberg en Allemagne. Ils ont échangé sur le renforcement des liens de coopération entre cette région et les provinces de Kayanza et Gitega.

 

DSC07634La coopération entre la région allemande Bade-Wurtemberg, et les provinces burundaises, Kayanza et Gitega, était au centre des échanges, selon le porte-parole du président du Sénat, Jérôme Nzokirantevye.
Pour M. Nzokirantevye, les provinces de Kayanza et Gitega ont déjà eu un jumelage avec la région de Bade-Wurtemberg. Les parlementaires ont apprécié la stabilité politique au Burundi depuis dix ans. Ce qui permet de renforcer des liens de coopération existant entre les deux régions. Ils ont promis de visiter les secteurs où la région allemande intervient au Burundi, notamment le secteur de l’éducation, de l’eau et assainissement et celui de l’agriculture.

Intervenir dans la création des écoles techniques

Gabriel Ntisezerana a, quant à lui, montré certains défis entre autres le chômage, l’explosion démographique et la paupérisation de la population causée par l’exigüité des terres arables. Il a demandé aux amis du Burundi, particulièrement aux représentants de Bade-Wurtemberg, d’intervenir essentiellement dans la création des écoles techniques pour permettre aux lauréats de voler de leurs propres ailes en créant de petites et moyennes entreprises. M. Ntisezerana a également sollicité leur intervention dans le secteur énergétique. Les parlementaires ont, à leur tour, promis de transmettre cette doléance aux responsables de Bade-Wurtemberg.
A leur retour en Allemagne, les parlementaires de la région de Bade-Wurtemberg rencontreront les responsables de cette région pour voir si ce jumelage peut être fait avec les autres provinces du Burundi, a indiqué M. Nzokirantevye.

ERIC MBAZUMUTIMA

 

 

Première vice-présidence >Audience accordée au chef de la délégation de l’Union européenne au Burundi

Pour présenter le chef de la mission exploratoire de l’Union européenne

 

Le Premier vice-président de la République du Burundi, Prosper Bazombanza, a reçu en audience, le mardi 10 février 2015, le chef de la délégation de l’Union européenne au Burundi, Patrick Spirlet. Il était venu lui présenter le chef de la mission exploratoire de l’Union européenne qui vient préparer l’arrivée d’une commission européenne d’observation électorale. Ils ont également échangé sur d’autres questions d’actualité au Burundi.

 

DSC 3372A la sortie de l’audience, le chef de la délégation de l’Union européenne au Burundi a indiqué à la presse qu’il était venu présenter le chef de la mission exploratoire de l’Union européenne au Burundi. Cette dernière vient préparer l’arrivée d’une mission d’observation électorale comme cela a été demandé par le gouvernement du Burundi à l’Union européenne. Selon lui, c’est pour cette raison qu’une mission exploratoire pour faire un état des lieux de la situation a été organisée et sera conduite par Emanuele Giaufret.

La question des conditions de préparation du processus électoral a été abordée

Au cours de cette audience , les discussions ont été centrées sur les conditions de la mission et l’état des lieux qui a été fait de la préparation d’une éventuelle mission d’observation électorale de l’Union européenne. Ils ont principalement discuté sur les conditions des lesquelles s’organise le processus électoral, notamment les conditions opérationnelles et administratives, mais aussi l’environnement socio- politique des élections au Burundi. Ce fut également une occasion de toucher à toutes les questions qui se rapportent au processus électoral, y compris l’appui financier et l’appui global de l’Union européenne.
Pour ce qui est de la réunion du parlement européen qui va se tenir le 12 Février 2015, M Spirlet a souligné que le Burundi sera à l’ordre du jour et qu’il ne peut pas présumer quelles seront les conclusions de cette session. Quant à l’emprisonnement du journaliste Bob Rugurika, M. Spirlet a souligné qu’il en a parlé avec le Premier vice-président de la République et a indiqué que le souci de l’Union européenne est que l’on puisse apaiser les choses et trouver des solutions qui permettent de répondre à cette préoccupation internationale de plus en plus croissante.

ASTERE NDUWAMUNGU

 
Ouvrir