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Assemblee nationale> Commission vérité et réconciliation

Prestation de serment des membres de la commission

 

Les membres de la Commission vérité et réconciliation ont prêté serment le mercredi 10 décembre 2014 au palais des Congrès de Kigobe. Les cérémonies ont été rehaussées par la présence de plusieurs personnalités du pays notamment le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza.

 

DSC 1482Conforment à la loi N°1/18 du 15 mai 2014 portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission vérité et réconciliation, les onze membres de la commission ont prêté serment un à un. «Moi, Nahimana Jean-Louis, je jure devant le président de la République et le parlement burundais d’accomplir ma mission en toute indépendance, impartialité, dignité et sans discrimination quelconque, dans le souci de découvrir la vérité aux fins de favoriser et promouvoir la réconciliation nationale. Je m’engage à respecter l’obligation de confidentialité prescrite par la loi portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission vérité et réconciliation» a juré le président de la Commission avant de signer devant le bureau du parlement pour matérialiser cet engagement.
La prestation de serment des membres de la Commission vérité et réconciliation s’est déroulée en présence de plusieurs hautes autorités du pays dont le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, les deux vice-présidents de la République, l’ombudsman, les membres du parlement, les membres du corps diplomatique et consulaire, le représentant du secrétaire général des Nations unies au Burundi, les représentants des organisations internationales accréditées à Bujumbura, les représentants des confessions religieuses, etc.
Parmi les onze commissaires, six sont de l’ethnie hutu, quatre de l’ethnie tutsi et un de l’ethnie twa. Les proportions de genre sont de l’ordre de sept hommes et de quatre femmes.

Grâce-Divine Gahimbare

 

COOPERATION> Audience à la présidence de la République

Constater les progrès réalisés dans la mise en œuvre du CSLP II au Burundi

 

Le but de la visite du président de la Configuration Burundi de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies, Paul Seger était lié à la table ronde qui se tiendra prochainement à Bujumbura en vue d’évaluer l’état des lieux des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II). Les échanges ont aussi porté sur les élections de 2015 avec le souhait que celles-ci soient transparentes et apaisées.

 

DSC 0567Le président de la République, Pierre Nkurunziza a reçu en audience, le mercredi 10 décembre 2014, le président de la Configuration Burundi de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies, Paul Seger.
A sa sortie de l’audience, il a laissé entendre que sa visite s’inscrit dans le cadre de la table ronde qui se tiendra prochainement à Bujumbura pour faire l’état des lieux après la conférence de Genève de 2012. Il sera question d’évaluer particulièrement les progrès réalisés dans la mise en œuvre du CSLP II. Les deux personnalités ont également échangé sur le cadre de renforcer les efforts de part et d’autre des partenaires en restant aux côtés du Burundi. Elles n’ont pas manqué d’évoquer la question du bureau des Nations unies au Burundi (Bnub) en vue de voir comment organiser le partenariat avec notre pays après la fin de la transition en 2014.
Les échanges ont en outre porté sur les élections prochaines au Burundi en restant confiantes qu’elles vont se dérouler dans les meilleures conditions ; c’est-à-dire de façon paisible, ouverte, inclusive et en respectant la Constitution ainsi que les accords d’Arusha.
Ainsi, après la réussite des élections, on va définir l’avenir qui sera davantage axé sur le développement, et la prospérité. A cet effet, on va définir un nouveau cadre qui va au-delà de 2015 pour donner une perspective aux Burundais qui ont fait des progrès depuis 10 ans.

Masta Shabani

 

Burundi-Oman> Fin de la visite du ministre omanais des Affaires religieuses et des archives

Les relations entre le Burundi et l’Oman sont au beau fixe

 

DSC 1675Le ministre omanais des Affaires religieuses et des archives Abdallah Bin Muhamed Salmi a quitté l’aéroport international de Bujumbura le mercredi 10 décembre 2014. Il venait de participer à la conférence internationale sur l’histoire de la civilisation, la culture islamique ainsi que le rôle des Omanais dans la région des Grands lacs d’Afrique. Il a été accompagné à l’aéroport international de Bujumbura par l’Ombudsman burundais Muhamed Rukara.

 

Abdallah Bin Muhamed Salmi, ministre omanais des Affaires religieuses et des archives, a remercié le président Pierre Nkurunziza ainsi que le peuple burundais pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Selon lui, les relations bilatérales entre le Burundi et l’Oman sont de longue date et de fraternité. Il souhaite que ces dernières puissent être renforcées afin de les développer davantage.
D’après Dr Kahlan Al-Kharusi, assistant grand Mufti, cette conférence a insisté sur les éléments de la civilisation musulmane et le rôle de l’Oman dans la région des Grands lacs. Les Omanais ont apporté beaucoup de choses dans cette région (l’islamisme, les écoles coraniques, les infrastructures). « Le plus important est qu’ils ont inculqué la culture de paix et de réconciliation », a-t-il souligné.
Yvette Irambona

 

Coopération> Dialogue politique entre l’Union Européenne et le Burundi

Beaucoup de rencontres pour suivre de près le processus électoral

 

Une rencontre entre l’Union européenne et le gouvernement burundais sur le dialogue politique s’est tenue dans l’après-midi du mardi 9 Décembre 2014. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’intensifier le dialogue, vu le contexte actuel du processus électoral.

 

DSC 1753A la sortie de cette rencontre qui s’est tenue à huis-clos, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi, Patrick Spirlet a indiqué à la presse qu’au cours des discussions, ils ont agréé ensemble une forme de terme de référence sur le suivi de leur dialogue , l’axe de ce dernier, les objectifs ainsi que les éléments importants pour renforcer et formaliser ce dialogue surtout dans le cadre électoral. « On va essayer de se voir le plus souvent possible jusqu’aux échéances électorales pour suivre de près ce processus qui nous semble extrêmement important. »

La situation d’enrôlement

Répondant à la question de ce qui s’est dit à propos de la situation d’enrôlement, Patrick Spirlet a indiqué qu’ils ont fait le point avec le président de la Ceni et le ministre de l’Intérieur. Ils ont pris note des différentes perceptions par rapport au processus électoral, ainsi que les différentes remarques sur les disfonctionnements. L’objectif était de voir comment faire pour remédier à ces questions tant sur le plan opérationnel, et comment rattraper les choses dans certains cas, comment renforcer la transparence et le dialogue entre la Ceni et les parties prenantes pour trouver des solutions communes, a-t-il ajouté.

Renforcer la sensibilisation et la communication

Patrick Spirlet a fait savoir que l’Union européenne est là pour appuyer tout ce qui pourrait favoriser l’amélioration de l’enrôlement ainsi que toutes les procédures opérationnelles qui peuvent être mises en place. « Nous encourageons tous les partis politiques à faire valoir toutes les remarques à travers les procédures des contentieux, à analyser les listes qui sont affichées ». Et d’ajouter, qu’il y a une liste de mesures où chacun doit jouer son rôle. “Nous encourageons la Ceni à renforcer la communication et la sensibilisation et expliquer à tout le monde les procédures et processus en cours, a dit M. Spirlet.

On ne peut pas parler de fraude électoral

Pour ceux qui parlent de fraude électorale déjà, le ministre Relations extérieures Laurent Kavakure a indiqué qu’au niveau d’enrôlement des électeurs, on ne peut pas parler de fraude électoral. « On n’a pas encore affiché les listes définitives », fait-t-il remarquer. Parlant des irrégularités déjà observées, le ministre des Relations extérieures laisse entendre qu’ils vont voir les mesures à prendre pour les corriger. Il a invité les parties prenantes au processus électoral à suivre la procédure prévue par le Code électoral pour dénoncer ces irrégularités.

Lyse Gahimbare

 

CONFERENCE INTERNATIONALE> Sur la civilisation et la culture islamique

Pour donner plus de lumière sur la culture omanaise

 

Le président de la République, Pierre Nkurunziza a solennellement ouvert le mardi 9 décembre 2014 à Bujumbura, les travaux de la conférence internationale sur l’histoire de la civilisation, la culture Islamique ainsi que le rôle des Omanais dans la région des Grands lacs d’Afrique. C’est dans l’objectif de vivre en paix et harmonie en tenant compte de la diversité des cultures et des religions.

DSC 0479Les travaux de la conférence vont donner un éclairage supplémentaire sur le rôle des Omanais dans la région des Grands lacs. De plus, les Omanais et leurs descendants se sont installés au Burundi et dans la région depuis longtemps. Ils ont également tissé des relations matrimoniales très poussées avec les Burundais.
Dans son mot de circonstance, M. Nkurunziza a fait savoir que des Burundais vivant dans le Sultanat d’Oman ont déjà établi des liens matrimoniaux avec les Omanais. « C’est dire donc que des relations interculturelles très profondes se sont cimentées, faisant de nos deux peuples respectifs une communauté de vie et d’intérêts réciproques », a expliqué le président de la République avant de déclarer que les Burundais sont témoins que le peuple Omanais est pacifique. Il a révélé que le temps que les omanais ont passé et passent au Burundi et dans la région les montre coopératifs, tolérants et compréhensifs. Cela se remarque sur le plan religieux où les Omanais ont joué un rôle déterminant dans l’introduction de l’Islam au Burundi et ont su le faire coexister pacifiquement avec les religions chrétiennes.

Le pays qui autorise l’implantation des églises chrétiennes

En effet, a souligné M. Nkurunziza, le Sultanat d’Oman est l’un des pays musulmans qui autorisent les églises chrétiennes à s’implanter. Ainsi donc, a-t-il précisé, le comportement des Omanais vivant dans notre région, particulièrement au Burundi enseigne à ne pas confondre l’Islam et le terrorisme. Le président de la République a signalé que c’est dommage que dans certains pays où les militaires burundais sont en mission d’établissement et de maintient de la paix comme la Somalie et la République Centrafricaine, cette symbiose entre les religions laisse encore à désirer. L’antagonisme religieux a même tourné au terrorisme et la religion Islam utilisée des motifs politiques, financiers et sociaux non avoués.

Inculquer une culture de paix dans les adeptes de religion

M. Nkurunziza a saisi l’occasion pour féliciter les Omanais qui ont introduit l’Islam au Burundi pour avoir inculqué une culture de paix dans les adeptes de cette religion. Il a fait savoir que le peuple burundais reste témoin que dans les périodes de crises au Burundi surtout celle de 1993, les quartiers musulmans et swahiliphones ont servi de lieux de refuge pour beaucoup de Burundais. Il s’agit des quartiers Buyenzi à Bujumbura et Swahili à Rumonge.
Le président de la République a saisi l’occasion pour présenter les remerciements à tous ceux qui sont venus des quatre coins du monde pour participer à ces assises. Après les discours, M. Nkurunziza a coupé le ruban, signe d’ouverture de ladite conférence. Il a en outre apposé sa signature dans le livre d’or.

Espérance Ndayikengurutse

 

Ministère des Finances> Conférence de presse de quatre ministres du gouvernement

Pour présenter des avancées de la réalisation du CSLP II

 

Quatre ministres du gouvernement, celui de l’Intérieur Edouard Nduwimana, celui de la présidence chargée de la Bonne gouvernance et de la privatisation Ernest Mberamiheto, celle de l’Agriculture et de l’élevage Odette Kayitesi et celui des Finances et de la planification du développement Tabu Abdallah Manirakiza ont animé une conférence de presse tenue le mardi 9 décembre 2014. L’objectif était de présenter les avancées du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté deuxième génération (CSLP II), l’état de la bonne gouvernance, la transformation de l’économie, l’amélioration de la qualité des services et la protection de l’environnement dans leurs ministères respectifs.

 

DSC 1722Tabu Abdallah Manirakiza a informé que son ministère est en train de suivre plusieurs réformes avec les partenaires techniques et financiers qui sont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Fonds international de développement agricole, etc. Les appuis budgétaires que ce ministère reçoit sont en fonction des réformes qui sont en train d’être faites. Dans le système de gestion des finances publiques, il y a avait 231 activités prévues. Le ministère en a réalisé avec succès 183. Le montant substantiel promis pour la réalisation de son plan d’action prioritaire par rapport au CSLP II est de 3 027 millions de dollars américains, soit 79,1% des engagements.

Des institutions ont été mises en place pour lutter contre la corruption

Ernest Mberamiheto a présenté quatre axes de la stratégie de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Dans la gouvernance politique et démocratique, il y a eu des résultats positifs. Dans la gouvernance administrative, l’administration transparente, performante, responsable et accessible aux usagers a été mise en place avec la décentralisation de l’administration. Dans la gouvernance économique et la lutte contre la corruption, le gouvernement a mis en place les institutions pour mieux lutter contre la corruption.

Des avancées significatives au niveau de la sécurité

Edouard Nduwimana a, quant à lui, rappelé que le CSLP II prend son encrage dans la vision 2025 qui indique que le Burundi doit être un pays de lait et de miel. Cela est expliqué par des avancées significatives au niveau de la sécurité. Il a révélé que la feuille de route signée entre les politiciens a été d’une grande importance du fait qu’elle a permis que ceux exilés à l’extérieur du pays après le boycott des élections de 2010 reviennent et s’assayent sur une même table pour discuter les enjeux politiques du moment pour bien préparer les élections de 2015.

La production agricole a augmenté

Odette Kayitesi a signalé que la production agricole a augmenté dans toutes les provinces du pays en général et en particulier dans les provinces de Bujumbura, Gitega, Kirundo et Muyinga. Dans la campagne 2012-2013, la production de banane a augmenté de 88%, les tubercules et les racines 62,5%, les oléagineux 42%, les légumineuses 9,3%. Cette augmentation de la production est due aux subventions des engrais chimiques. Malgré ces avancées, des contraintes ne manquent pas.

Ezéchiel Misigaro (Stagiaire)

 
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