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CVR > Organisation des cérémonies de l’enterrement des restes humains des fosses communes

« Les communautés de proximité doivent être impliquées »

 

DSC 0251 1Au cours du point de presse organisé par la Commission vérité et réconciliation (CVR) dans le but d’informer le public sur l’organisation des cérémonies d’enterrement dans la dignité des restes humains déterrés récemment dans les fosses communes éparpillées dans le pays, le vice-président de cette commission, Révérend Clément Ninziza, a pu répondre à quelques questions des journalistes pour donner des éclaircissements à propos de ces cérémonies. Il a indiqué que les communautés de proximité de ces fosses communes ou les membres des familles des victimes  seront impliqués dans l’organisation de ces cérémonies.  

 

M. Ninziza a d’abord indiqué que les équipes sont dépêchées sur terrain pour commencer des réunions préliminaires d’organisation dans les sites où vont commencer ces cérémonies d’enterrement. Ces sites se trouvent à Kamenge en mairie de Bujumbura, à Mabanda dans la province de Makamba, à Rusaka dans la province de Mwaro, à Bugarama dans la province de Muramvya et à Kivyuka dans la province de Bubanza. Selon lui, c’est pour que la population locale et l’Administration, bref toute la communauté, soient impliquées dans ces cérémonies d’enterrement. A la question de savoir sur quelle durée vont s’étendre ces cérémonies, il a indiqué  qu’aussi longtemps que le mandat de la CVR va prévaloir, on va continuer de telles cérémonies. D’après  M. Ninziza, c’est un travail de longue haleine qui va commencer et qu’on ne pourra pas dire aujourd’hui sur quel rythme il va avancer. « Cette action devra continuer parce que c’est dans le but de permettre même à ceux qui ne sont plus d’être reconnus comme des humains faisant partie de la communauté de ceux qui vivent aujourd’hui ». M. Ninziza indique, en outre, que c’est en collaboration avec la population et l’Administration qu’on va décider ce qu’il faut  faire parce qu’il y aura des endroits où il sera facile d’exhumer et d’inhumer dignement les restes humains et d’autres endroits où cela ne sera pas possible mais qui seront reconnus comme des endroits qu’on  réserve à des restes humains. En définitive, le vice-président de la CVR souligne que l’organisation de ces cérémonies n’est pas une action qui doit être menée par un petit groupe de gens mais que tout le monde doit être impliqué d’une façon oud’une autre.
Astère Nduwamungu

 

PROVINCE DE BUBANZA> Descente du chef de l’Etat du vendredi 5 octobre 2018

Au total, quatre différentes infrastructures d’intérêt public ont été inaugurées

 

DSC 0047 1Dans le cadre de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance de la République du Burundi,  le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a  poursuivi, le vendredi 5 octobre 2018, les activités d’inauguration des différentes infrastructures d’intérêt public construites dans certaines communes de la province de Bujumbura.  Et au total, quatre différentes  infrastructures ont été inaugurées. 

 

Le chef de l’Etat burundais a d’abord commencé par inaugurer le Lycée technique Choi  Jung Sook de Rugazi, situé en commune Rugazi de la province de Bubanza.  Cette   école, à régime d’internat pour seulement les filles, a été construite par une organisation sud-coréenne « Corean hope foundation » avec aussi la contribution du chef de l’Etat et des populations locales à travers les travaux de développement communautaire.  Cette  école comprend la section de technique agro-alimentaire, et possède une capacité d’accueil de trois cents élèves. Après l’inauguration du Lycée technique Choi  Jung Sook de Rugazi, le président de la République s’est directement rendu en commune Mpanda de cette même province où il a ensuite  procédé à l’inauguration de la coopérative Twizigirane de Musenyi, laquelle a été construite sur financement du Fonds international pour le développement agricole (Fida)  à travers le Programme national de la sécurité alimentaire et du développement rural de l’Imbo et du Moso  (PNSDR IM). Une coopérative qui aide les cultivateurs de riz dans la bonne gestion et le stockage des récoltes. Dans la même commune Mpanda, le chef de l’Etat burundais a également inauguré la Clinique générale Murengeza. Ladite clinique a été construite par un particulier et a une capacité de fournir tous les services de santé.

Les natifs de Bubanza saluent les oeuvres du chef de l’Etat

Pour clôturer les activités de cette journée, le président de la république du Burundi a enfin inauguré le nouveau bureau de la province de Bubanza. Une infrastructure construite en étage, avec trois niveaux, un rez-de-chaussée et une cave. Après l’inauguration de ce nouveau  bureau provincial,  le président de l’Assemble nationale burundaise, Pascal Nyabenda, qui est en même temps natif de cette province et  également président du comité  qui était chargé de collecter les fonds pour la construction de cette infrastructure, a d’abord indiqué que  toute la population  de Bubanza a un sentiment de satisfaction, du fait  que ce bâtiment vient  d’être inauguré par le chef de l’Etat et en tenant également compte du temps qu’elle a pris pour la construire.S’agissant du coût estimatif de cette nouvelle infrastructure du bureau provincial, M. Nyabenda  a informé qu’on a comptabilisé beaucoup de  choses, parce qu’il y’a ceux qui ont des moyens financiers, des moyens matériels comme le ciment, les fers à béton, le sable ainsi que le gravier, etc.       « Il y a aussi des associations qui sont venues passer beaucoup de jours en construisant   cette infrastructure ainsi que les contributions de la population à travers les travaux de développement communautaire, sans oublier particulièrement une très grande contribution multiforme de la part du chef de l’Etat burundais. Alors, en combinant tout cela, le coût global de cette infrastructure est estimé à 1,5 milliard de francs burundais », a précisé M. Nyabenda. Ce dernier a terminé  en remerciant très vivement tous ceux qui ont contribué à la construction de ce bâtiment et en leur demandant de continuer dans le même sens parce que la province prévoit construire une autre infrastructure, afin que tous les services de la province soient offerts sur place. Signalons qu’après l’inauguration de toutes ces infrastructures dans cette province, les natifs de cette dernière ont offert sept vaches ainsi que divers vivres au chef de l’Etat burundais.

Avit Ndayiragije

 

JOURNALISME> La nouvelle loi sur la presse

Elle a été promulguée le 14 septembre 2018

 

La nouvelle loi portant modification de la loi du 9 mai 2015 régissant la presse au Burundi a été promulguée par le chef de l’Etat,  Pierre Nkurunziza, le 14 septembre 2018. Cette loi clarifie notamment l’identité d’un journaliste professionnel, du technicien d’information ;  des assimilés et auxiliaires aux professionnels de la communication ainsi que les principes de la publication. 

 

La nouvelle loi sur la presse stipule qu’il est journaliste professionnel toute personne titulaire d’un diplôme de baccalauréat au moins délivré par une école ou un institut de formation en journalisme légalement reconnu, justifiant d’une expérience pratique d’au moins 6 mois dans le secteur des médias, et dont l’activité principale consiste à collecter, traiter et transmettre les nouvelles informations et opinions du public.Peut également prétendre à ce statut de journaliste professionnel, toute personne titulaire d’un tout autre diplôme de niveau baccalauréat au moins couplé d’un stage de formation certifié dans un organe de presse ou pouvant justifier qu’elle a exercé le métier, d’une manière permanente et pendant trois années consécutives au moins dans une entreprise de presse écrite, audiovisuelle et électronique ou un quelconque métier assimilé.Est technicien de l’information, toute personne diplômé d’une école de formation aux métiers de technicien ou d’ingénieur qui exerce d’une facon régulière et retribuée dans une ou plusieurs entreprises de presse, quel que soit son statut juridique, et en tire l’essentiel de ses ressources. Sont considérés comme assimilés ou auxilliaires aux professionnels de la communication, les collaborateurs qui participent directement et d’une facon permanente à la réalisation des divers programmes des organes de presse tels que la rédaction et les services techniques, à l’exclusion des agents de publicité et de tous ceux qui n’apportent qu’une collaboration occasionnelle, quelle qu’en soit la forme.Tout journaliste étranger souhaitant couvrir une ou plusieurs activités au Burundi doit se faire accréditer auprès du CNC, muni des pièces constituant les preuves professionnelles et administratives nécessaires à cette fin. Le CNC se réserve le droit de refuser ou de retirer l’accréditation aux journalistes qui abusent des facilités qui leur ont été ainsi accordées.

Des principes de la publication

Aux fins de la présente loi, font partie de la publication tous les journaux écrits, quotidiens ou périodiques, cahiers, feuilles, magazines d’information ou d’opinions, destinés à être publiés et diffusés, confectionnés à l’aide d’un moyen typographique, duplicateur ou par tout autre procédé approprié, et paraissant à intervalles réguliers conformément à leur cahier des charges.Tous les médias ont droit d’accéder aux sources d’information et de se procurer les informations de sources diverse, sauf si lesdites informations sont confidentielles en vertu de la loi. Les médias doivent transmettre honnêtement et fidèlement l’information.L’installation et l’exploitation des stations de radiodiffusion et télévision par voie hertzienne, terrestre ou satellitaire, des sociétés terriennes de télédiffusion, des équipements de réception et d’émission de sons ou d’images par satellite, câbles ou relayés par tout autre moyen technique, même à titre expérimental, à usage privé ou public, doivent faire l’objet d’une autorisation préalable du CNC.Il convient de préciser qu’avant d’entamer ses activités, tout pratiquant du métier remplissant les conditions prescrites dans la loi, doit obtenir une carte professionnelle délivrée par le CNC.
Eric Mbazumutima

 

CONSEIL NATIONAL DE LA COMMUNICATION> Point de presse du vendredi 5 octobre 2018

Communiquer les résultats de la réunion d’évaluation des activités du 1er trimestre

 

DSC04381Le Conseil national de la communication (CNC) a procédé à l’organisation d’un point de presse le vendredi 5 octobre 2018 à son siège à Bujumbura. Le but était de communiquer les résultats de la réunion en assemblée plénière  d’évaluation des activités du 1er trimestre tenue en date des 4 et 5 octobre 2018. 

 

Au cours de ce point de presse, le président du CNC, Nestor Bankumukunzi, a fait savoir qu’en jetant un regard rétrospectif  sur ce qui a été réalisé par le CNC durant le 1er trimestre, le gros des activités prévues par le plan d’action ont été exécutées.Toutes les recommandations qui avaient été formulées lors de la dernière réunion ont été exécutées. En cette assemblée plénière, ils ont aussi jeté un regard sur l’état des médias au Burundi. Il a été constaté que des demandes d’autorisation d’exploitation des nouveaux médias ont été adressées au CNC et sont pour le moment en cours d’analyse.Une analyse comparative du nombre des médias qui existaient en 2015 et ceux d’aujourd’hui a été faite. Il a été constaté, a dit M. Bankumukunzi, que l’espace médiatique burundais a continué à s’élargir. Le CNC enregistrait 98 organes de presse en mars 2015 mais aujourd’hui on en est à  122. Le CNC a enregistré dans le registre national des médias 144 nouveaux journalistes. Selon le président du CNC, 37 journalistes étrangers ont été accrédités pour pouvoir accomplir leur mission au Burundi et une seule demande d’accréditation a été refusée, faute de documents exigés.

Les médias burundais ont en général fourni des efforts 

Concernant la délivrance de la carte de presse, M. Bankumukunzi, a fait entendre que 1 184 demandeurs de carte ont été enregistrés. Il a demandé à ceux qui traînaient encore les pieds d’acheminer les données afin de faciliter la confection de ces cartes. Au niveau de l’évaluation critique des prestations des organes de presse, le CNC a constaté qu’en général les médias burundais ont fourni des efforts pour agir en conformité avec la loi, à l’exception de quelques médias. Il s’agit notamment du journal Iwacu, le site web Itara et la radio Isanganiro auxquels le CNC a adressé des avertissements. En plus de cela, des descentes ont été faites dans certains médias pour leur demander de vulgariser les textes réglementaires  régissant le journalisme et d’assurer un encadrement de proximité, a dit M.Bankumukunzi.
Martin  Karabagega

 

MINISTERE DU COMMERCE> Echange entre les opérateurs regroupés au sein de la CFCIB et les hautes personnalités publiques

« Plaidoyer sur la facilitation du commerce »

 

DSC04625Le ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme a organisé, le vendredi 5 octobre 2018, une séance d’échange entre les opérateurs regroupés au sein de la CFCIB et les hautes personnalités publiques sur le thème : « Plaidoyer sur la facilitation du commerce ». C’était dans le cadre d’épingler certaines embûches qui font obstacle au développement des affaires pour trouver des esquisses de solutions. 

 

Après une série d’échanges, le ministre en charge du commerce, Jean Marie Niyokindi, a informé que le gouvernement du Burundi a mis en place des législations adaptées. Il a cité, entre autres, le Code des investissements, la mise en place de l’Api, une structure pour la création des sociétés et le suivi des investisseurs, le Code des sociétés privées et à participation publique, ainsi que la loi sur le concordat et celle sur la faillite. Parmi leurs doléances, les investisseurs ont demandé à l’Etat la loi sur le commerce électronique.Le ministre Niyokindi a indiqué que les défis ne manquent pas dans le secteur du commerce, mais que le gouvernement ne ménage aucun effort pour donner des facilités aux commerçants. Pour le problème de la certification des produits et du contrôle de la qualité, a indiqué M. Niyokindi, le gouvernement en est train de tout faire pour équiper le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN) avant la fin 2018. A cet effet, a-t-il dit, des équipements de laboratoire  pour le contrôle et la certification des matériaux de construction seront disponibles au plus tard  au mois de novembre prochain. M. Niyokindi a mentionné que les équipements pour le laboratoire de chimie et de microbiologie ont déjà été trouvés. 

L’industrie burundaise doit être encadrée pour basculer de l’informel vers le formel

« Nous avons des partenaires avec lesquels nous sommes en contact pour équiper les laboratoires du BBN afin d’éliminer les obstacles que rencontrent les commerçants pour vendre aisément au delà des frontières du Burundi. C’est, entre autres, International trade center, le Comesa, etc.», a précisé le ministre Niyokindi.Le niveau de satisfaction des exportations du Burundi par rapport aux autres pays de la Communauté est-africaine est mitigé car on se cherche encore. A cet effet, a signalé M. Niyokindi, il y a des opérateurs économiques burundais qui exportent des fruits et des légumes au niveau de la CEA, de l’Europe et de l’Amérique. Selon lui, il y a les exportations des minerais qui se font et vont continuer à se faire. Le ministre en charge du commerce a conclu que le gouvernement va accorder toutes les facilités possibles au secteur du commerce qui génère les devises au pays. Il a, par-là, invité les investisseurs burundais à s’investir davantage car l’industrie burundaise est naissante mais elle doit être encadrée par la CFCIB pour basculer de l’informel au formel. 

Ezéchiel Misigaro

 

FONCTION PUBLIQUE> Les travailleurs face à la connaissance de la loi

Bien comprendre la loi avant de signer un contrat

 

DSC04330 1Chaque personne débutant son travail dans une ou l’autre entreprise doit tenir compte des lois et régulations qui le régiront tout au long de son séjour dans cette entreprise. Pour cela, les gens devraient être  au courant de là où commencent et se terminent leurs droits et devoirs. Quand on ne connaît pas les lois qui nous régissent, parfois on les viole ou on  se retrouve biaisé sans le savoir. Cela ressort des propos tenus par le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Felix Mpozeriniga, répondant aux questions des journalistes. 

 

En ce qui concerne les contrats, le ministre conseille qu’avant de signer n’importe quel document, le demandeur doit d’abord bien lire les lois et régulations de l’entreprise qu’il va servir. Le grand problème qui se pose souvent au Burundi est que la plupart de ceux qui entament de nouveaux emplois ne se donnent pas la peine de prendre le temps de lire les contrats qu’ils vont signer, lesquels ils doivent respecter tout au long de leur carrière professionnelle. Si on n’en connaît pas le contenu, cela peut causer des problèmes et des conflits qu’il aurait fallu éviter bien avant.Selon la description des contrats, qu’ils soient à durée déterminée, indéterminée ou des journaliers, chacun d’eux a ses propres spécificités et le travail est organisé selon le genre de convention entre le travailleur et l’employé. Si un employeur veut engager, c’est son plein droit selon ses exigences, pourvu qu’il se confère aux lois régissant les travailleurs et l’emploi au Burundi. C’est donc à l’employé de se conformer à ces exigences selon le contrat signé. S’il arrive qu’on demande un emploi avec émotions      soi-disant que l’on avait le plus besoin de travail et que, par conséquent, on ignore le contenu de ce que l’on signe, le ministre est clair sur ce point : « Regarde bien et lis bien. Si tu signes ce qui ne convient pas et que par après tu le constates, c’est de ta faute et non celle de l’employeur. » Ainsi, le demandeur d’emploi a le droit de refuser de signer un document si cela peut lui causer  préjudices. Par contre, le ministre encourage le dialogue entre employés et employeurs pour améliorer leurs relations et aider au développement de l’entreprise et contribuer à l’épanouissement des travailleurs.
Blandine Niyongere

 
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