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MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Dialogue interburundais à l’intention des parlementaires

Certains souhaitent la révision de la Constitution

 

DSC 0042La Commission nationale de dialogue interburundais (CNDI) a organisé le dialogue à l’intention des députés et des sénateurs burundais, le jeudi 09 mars 2017 à Bujumbura. Certains parlementaires souhaitent que la Constitution burundaise soit révisée.


Dans cette séance de dialogue à l’intention des députés et des sénateurs, étaient présents les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat. Prenant la parole, le président de la CNDI, Mgr Justin Nzosaba a d’abord souhaité la bienvenue aux députés et aux sénateurs qui avaient répondu présents à l’invitation. M. Nzosaba a fait savoir que le dialogue interburundais a déjà été organisé dans toutes les provinces et communes du pays. Il a aussi signifié que ce dialogue interburundais a été organisé à l’intention des Burundais vivant à l’étranger dans certains pays notamment en Norvège, Danemark et Suède. Le président de la CNDI a alors demandé aux députés et sénateurs de donner un remède qui peut être commun à tous les Burundais ou à un grand nombre de Burundais pour que le pays ait une paix et une démocratie durables.

La Constitution burundaise est supérieure à l’Accords d’Arusha

Prenant la parole en premier lieu, le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda a fait savoir que la Constitution et l’Accord d’Arusha sont les majeures causes des différents problèmes qui sont au Burundi. Selon lui, la Constitution burundaise est supérieure à l’Accord d’Arusha. M.Nyabenda soutient que la Constitution burundaise soit révisée. A propos des mandats, le président de l’Assemblée nationale a souhaité qu’on précise clairement le nombre de mandats dans la Constitution. Selon lui,il faudra cependant préciser que celui qui a terminé ses mandats puisse revenir se faire élire au cas où la population le lui demande.
Concernant la paix durable, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur les coups d’Etat. Pour lui, il faut bien élaborer des lois claires qui punissent sévèrement ceux qui continuent à rêver à faire des coups d’Etat. Il faut aussi mettre en place une commission chargée de réconcilier les Burundais afin d’éviter l’éclatement des différents problèmes, a-t-il ajouté.
Prenant la parole à son tour, le président du sénat Révérien Ndikuriyo, a demandé à la CNDI de bien collaborer avec le vice facilitateur du médiateur. Pour M. Ndikuriyo, il ne faut pas que le dialogue qui se déroule à Arusha occupe une place de choix par rapport au dialogue interburundais organisé par la CNDI. Il faut que les politiciens s’habituent à accepter que le pouvoir émane du peuple burundais. Et d’ailleurs, tout le monde ne doit pas être de gouvernant, a-t-il dit. Pour qu’il y ait la paix, M. Ndikuriyo a signalé qu’il faut que les burundais sachent qu’aucune personne étrangère ne peut aimer le Burundi plus que les Burundais eux-mêmes. A cause du chômage qui s’observe actuellement, il faut mettre en place une politique visant à augmenter l’emploi surtout dans le secteur privé.

Donner à la femme burundaise la place qu’il faut

D’après le Premier vice-président de l’Assemblée nationale Agathon Rwasa, il faut que la population se sente à l’aise avec le gouvernement et vice-versa. Dans le pays, il faut qu’il y ait seulement des partis politiques solides qui sont capables d’entrer en compétition. Aux partis politiques en miëttes, M.Rwasa a demandé qu’ils aient le droit de bien s’organiser. Lors de la période électorale, il faut organiser des compétitions transparentes afin de permettre d’accepter ce qui est sorti des urnes, a dit M.Rwasa. Ce dernier a ajouté qu’il faut que la justice soit réellement indépendante.
Selon Spès Caritas Njebarikanuye, Première vice-présidente du Sénat, il faut donner à la femme burundaise la place qu’il faut. La femme cultivatrice doit être suffisamment aidée et soutenue. Quant à Jocky Chantal Nkurunziza, il faut organiser des descentes dans les camps des réfugiés comme on le fait à l’intérieur du pays. Aux Burundais, il faut qu’ils apprennent à dire la vérité en tout et partout, a dit Anicet Niyongabo, Deuxième vice-président du Sénat.
Pour Pierre Célestin Ndikumana, il faut respecter les lois dans toutes ses formes. Il a aussi ajouté qu’une nette séparation des pouvoirs doit se faire. D’après Gélase Ndabirabe, la mise en application de l’Accord d’Arusha est déjà terminée sauf ce qui est en rapport avec les quotas. Comme les autres, M.Ndabirabe a indiqué que la révision de la Constitution doit être faite. Pour lui, le pouvoir vient du peuple et ce dernier n’a pas de mandat, donc, pas question de mandats.

Martin Karabagega
Emmanuel Nkurunziza(stagiaire)

 

 

SITE DE BUGENDANA> Atelier de consolidation de la paix et la cohésion sociale

Réfléchir sur les voies et moyens pour ne plus avoir des déplacés dans un pays paisible

 

DSC 0229La Première vice-présidence de la République a organisé un atelier de consolidation de la paix et la cohésion sociale dans le site de Bugendana et les collines environnantes. Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a laissé entendre que le gouvernement du Burundi voudrait trouver des solutions durables sur les sites des déplacés. Le gouvernement compte demander au Secrétaire général des Nations unies de changer ses fonctionnaires au Burundi, car ils ne donnent que des rapports mensongers sur le Burundi, car travaillant à la solde de certains politiciens mal intentionnés.

 

Dans son discours d’ouverture des travaux de cet atelier, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a demandé aux déplacés du site de Bugendana de réfléchir sur les voies et moyens d’aider le gouvernement à résoudre définitivement la question des sites de déplacés au Burundi, puisqu’actuellement, il n’y a plus de raison de porter le nom de déplacés de guerre dans un pays paisible. Toutefois, il a précisé que l’intention n’est pas de forcer les gens à rentrer sans que leur conscience qui les avait poussés à quitter leurs domiciles ne soit encore tranquille pour y retourner.
Il a interpellé les jeunes du site de Bugendana et d’autres à rester sereins face aux sollicitations des politiciens mal intentionnés qui, au lieu de préparer leurs partis afin de participer aux élections et ainsi arriver au pouvoir, manipulent les jeunes. Certains arrivent à organiser les jeunes afin d’empêcher les Burundais d’aller voter. C’est une violation grave des droits de l’Homme, a-t-il poursuivi.

Certains fonctionnaires expatriés des Nations unies au Burundi contribuent à déstabiliser le pays

Revenant sur différents rapports qu’il qualifie de mensongers, Gaston Sindimwo s’est inscrit en faux contre le dernier rapport du Secrétaire général de l’Onu (Organisation des Nations unies) qui indique qu’au Burundi règne toujours une insécurité et évoque une problématique qui n’en est pas une : le quatrième mandat. « A l’origine de ce faux rapport, le staff de l’Onu au Burundi. Nous savons que certains fonctionnaires de l’Onu au Burundi ont été dupés par les politiciens mal intentionnés qui veulent contourner le processus démocratique et qui ternissent l’image du Burundi dans leurs rapports », a-t-il déclaré. Pour cela, le Premier vice-président de la République a laissé entendre que le gouvernement du Burundi va demander un changement du staff de l’Onu au Burundi pour que viennent des fonctionnaires capables de constater d’eux-mêmes les faits sans de fausses informations préalables.

Amédée Habimana

 

Eglise du Rocher de Buye > Prière d’action de grâce du chef de l’Etat

« Avoir confiance en Dieu, c’est un capital perpétuel»

 

DSC02123Dans sa tournée à l’intérieur du pays, le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, s’est joint aux chrétiens de l’Eglise du Rocher de Buye en commune Mwumba, le dimanche 5 Mars 2017. Dans sa prédication qui était centrée sur la croyance en Dieu, il a invité les gens en général et les chrétiens en particulier, à avoir toujours confiance et espoir en Dieu, car il est la source de toute chose dont on a besoin dans la vie quotidienne, de bénédictions et en même temps il est notre défenseur contre nos ennemis.

 

Les enseignements du jour étaient basés sur les paroles de Dieu se trouvant dans Deutéronome 28, versets 1 à 9 et dans Jean 15, versets 7 à 8. Il s’agit des paroles qui invitent les gens à obéir, à avoir confiance, à croire en Dieu et surtout à mettre en pratique les commandements de Dieu. Selon ces paroles, celui qui met en pratique ces commandements reçoit différents bienfaits. Il est élevé devant toutes les nations et toutes ses prières seront exhaussées. « Si vous demeurez unis à moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voulez et vous le recevrez », Jean 15, verset 7.
Dans sa prédication, le chef de l’Etat a invité les fidèles à croire et à avoir toujours confiance en Dieu, car « avoir l’espoir en Dieu, c’est un capital perpétuel ». Selon lui, on ne peut pas avoir des bénédictions quand on ne croit pas en Dieu et sans avoir confiance en lui. «Nous devons toujours avoir confiance en Dieu, parce que nous sommes son œuvre, c’est lui qui nous a créés ainsi que tout ce que nous voyons sur terre et dans l’univers. Il faut aussi croire en Dieu car nous ne vivons pas de la nourriture seulement, mais aussi de sa bonté. Il nous garde et nous accorde toujours tout ce dont nous avons besoin. Il se préoccupe de notre survie, car il nous fait beaucoup de miracles qui ne sont pas à la hauteur du pouvoir de l’Homme. Chacun devrait croire et avoir confiance en Dieu sans être forcé par les prêtres, les pasteurs, les cheikh, etc », a souligné le chef de l’Etat.

Demeurer dans la parole de Dieu

Le chef de l’Etat a terminé sa prédication en énumérant les choses qui arrivent à quelqu’un qui croit et qui a confiance en Dieu. Il accepte de vivre et de marcher avec Dieu ; savoir comment prier et demander à Dieu ; demeurer dans la parole de Dieu ; rester et marcher dans la bénédiction de Dieu ; avoir une prospérité dans ses biens ; ne pas avoir des perturbations dans sa croyance ; être haï par ceux qui n’ont pas bénéficié de la grâce de Dieu (exemple de Caïn et Abel), etc.
Après la prière, le président de la République a rencontré les hauts gradés de la BSPI (Brigade spéciale pour la protection des institutions et de l’API (Appui à la protection des institutions) avec leurs épouses, pour leur souhaiter meilleurs vœux de 2017. Via le commandant de la BSPI, Colonel Nyamugaruka, ils ont souhaité au chef de l’Etat et à sa famille les meilleurs vœux de l’année 2017 tout en le remerciant pour tout ce qu’il a déjà fait pour notre pays. Ils lui ont souhaité la bonne santé et le bon succès dans ses fonctions. A son tour, le chef de l’Etat les a remerciés pour s’être donnés au cours de l’année dernière afin de tranquilliser les institutions et les troupes sous leur commandement. Il leur a octroyé une note de 96% et les a encouragés à aller de l’avant, tout en demandant à Dieu de les fortifier davantage.

Astère Nduwamungu

 

Chine> Conférence de presse sur la sauvegarde de la culture et des traditions

Elle contribue à la souveraineté d’un pays

aaaaakkA l’occasion des deux sessions du CPPCC(le conseil politique chinois du peuple) et du NPC (congrès national du peuple) qui sont en train de se tenir à Beijing, les membres du CPPCC faits des représentants du peuple sur tous les angles, chargés des questions de la culture et de tradition, ont tenu une conférence de presse le mardi 7mars 2017. C’était pour expliquer à l’opinion publique que la culture et la tradition sont des choses qu’il ne faut jamais ignorer si on veut être un peuple souverain. Les écoles, les universités et les médias devraient s’impliquer beaucoup à la sauvegarde de ces valeurs.

Il est évident que la Chine est en train de prendre une place de choix dans le monde. Mais il faut veiller à ce que la modernisation et la mondialisation ne viennent pas effacer les traditions chinoises, mais plutôt que ces dernières soient adaptées aux nouvelles technologies pour être perpétuées. Certaines valeurs chinoises ont été choisies par l’Unesco pour être des patrimoines à sauvegarder. Parmi celles-là se retrouvent les calligraphies chinoises et la poésie chinoise.
Toutefois, des défis ne manquent pas. Ces écritures ne sont pas perpétuées car il n’y a pas d’enseignant pour les enseigner aux nouvelles générations. « Nous essayons de les enseigner nous-mêmes, mais il faut que ce soit fait dans plusieurs endroits. Il faudrait que les enseignants dans les écoles nous aident beaucoup, afin que les enfants grandissent connaissant leur histoire », déclare l’un des membres. Ils ont recommandé qu’il y ait une journée nationale consacrée aux traditions chinoises afin qu’elle serve d’occasion de sensibilisation.


La part des médias reste primordiale.
Certains médias chinois ont compris l’importance de la culture dans un pays. Ainsi, beaucoup d’émissions sur la Chine sont vues, que ce soit en Chine ou à travers le monde. Cela nous encourage beaucoup, car ces mêmes médias savent choisir des émissions qui plaisent au peuple, déclare Mme Hai Xia, journaliste de carrière et membre du CPPCC. Ces émissions montrent au monde ce qu’est la Chine. Mais, nous souhaitons que ces émissions soient nombreuses afin de mieux sensibiliser la population. Pour Liu Changle, membre du CPPCC, « certains Chinois des régions éloignées ne savent même pas comment se localiser par rapport à Beijing la capitale. D’autres proches de Beijing ne savent pas qu’ils sont frontaliers de cette ville. On constatera aussi que certaines histoires décrivent la Chine différemment de ce qu’elle est réellement ».
Su shishu déclare que, bien qu’aujourd’hui la modernité l’emporte sur le traditionnel, nous ne devrions pas oublier que c’est ce traditionnel qui a fait ce qu’est la Chine aujourd’hui. Afin de ne pas enterrer la culture qui nous identifie en tant que chinois, nous devrions inclure nos écritures calligraphiques et nos langues dans les nouvelles technologies. Cela faciliterait la tâche de pouvoir les transmettre aux nouvelles générations. Cela peut se passer par des chansons, des poèmes, des compétions, etc., indique-t-il.
Selon Jackie Chan, acteur et membre du CPPCC, le problème rencontré le plus souvent est celui des influences étrangères. Adhérer à ces influences ne ferait que contribuer à la chute de la culture. Il apprécie le fait que les films chinois sont diffusés à travers leurs chaînes et à travers les chaînes étrangères. « Il est vrai, nous avons encore à apprendre des autres, mais nous sommes confiants».

La lutte contre la corruption, une des valeurs à enseigner
Pour Liu Changle, la lutte contre la corruption est un sujet qu’il ne faut pas ignorer. Il indique qu’il est bon qu’il soit inclus dans les valeurs à sauvegarder dans la culture chinoise. Il est important que cela fasse partie de la vie de tous les chinois.

Blandine Niyongere

 

 

INSTITUT FRANÇAIS DU BURUNDI> Programmation culturelle de mars-avril 2017

Au programme, la Semaine de la langue française et de la francophonie

aaaL’Institut français du Burundi(IFB) a dernièrement publié la programmation culturelle du mois de mars et avril. Les activités sont marquées notamment par la Journée internationale des droits de la femme, de la Semaine de la langue française et de la francophonie et bien d’autres activités.

La programmation de l’IFB est marquée par des activités culturelles qui seront suivies par les amateurs de différentes œuvres qui y seront présentées.
Les activités culturelles ont débuté par la Journée internationale des droits de la femme qui a été célébrée le mercredi 8 mars 2017. A cette occasion, pas mal d’activités ont été organisées. Il s’agit, entre autres, du ciné-jeunes et ciné-adultes avec la présentation d’un documentaire intitulé « Des femmes et des hommes » : Une grande enquête sur les enjeux de l’égalité femmes et hommes à travers le monde. Il s’agissait également des Courts-métrages de femmes, sur les femmes et d’un concert du chœur de femmes Giramahoro. Des chants et danses traditionnels féminins burundais et les rituels qui accompagnent les grands moments de la vie d’une femme ont été découverts à ce moment.

Des concours inter-lycéens
Les activités des vendredi 10 et samedi 11 mars concernent les concours inter-lycées en Génies en herbe. Ce sera l’occasion de faire preuve de leur incroyable culture générale en histoire, culture, géopolitique, sciences, actualités, etc.
Le samedi 18 mars, il est prévu la troisième édition du concours Slam/poésie inédit au Burundi. Plus de vingt élèves de dix écoles de Bujumbura ont présenté des textes sur la thématique du « vivre libre ». Après la phase éliminatoire, l’IFB accueillera pour la demi-finale les treize meilleurs candidats qui viendront slamer, déclamer, jouer, scander leur texte.
Du 17 au 26 avril, il y aura la 21è édition de la Semaine de la langue française et de la francophonie. A l’ occasion de ce grand rendez-vous international, l’ambassade de France au Burundi et l’IFB s’associent aux autres partenaires, notamment le Centre d'étude des langues de l'Université du Burundi (Celab), l’Alliance Française de Gitega, le Club RFI et l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), dans la célébration de cet événement.
Le vendredi 24 mars, ce sera l’occasion de la présentation du théâtre intitulé « Machine 26, Couloir C » de la troupe Yetu Drama. Pour la première fois à l’IFB, cette jeune troupe présentera une de ses mises en scène.

Une exposition-vente «Reines guerrières»
Il revient ainsi cette année avec une exposition-vente intitulée «Reines guerrières» qui se tiendra du 14 au 29 avril. Cette exposition est inspirée de l’histoire des reines et des femmes inspirantes ayant contribué à l’histoire africaine par leur bravoure et leur esprit de leadership tant sur les champs de bataille qu’au quotidien.
Pour la première fois à Bujumbura, on assistera le samedi 15 avril à un ciné concert. A partir d’extraits de films de Jean Rouch, les deux musiciens mozambicains Pedro Silva Pinto et Tiago Correia-Paulo du groupe A Million things vont créer un environnement sonore unique qui sublime le travail de ce grand réalisateur.
Fort de ses précédents succès, l’IFB convie à nouveau au « rendez-vous du patio » aux couleurs du monde : la Guinguette tropicale, le samedi 29 avril. Cette année encore, à l’approche de la Journée Internationale du Jazz le 30 avril, ce style musical sera célébré.
Les jeudis 30 mars et 27 avril, le débat d’idées du Collectif Yaga sera mené.
L’IFB ne cesse d’organiser des programmes culturels, dépuis beaucoup d’années, en vue de promouvoir la culture burundaise à travers les activités dans les domaines diversifiés.

Eric Mbazumutima
Arthur Maniratunga (Stagiaire)

 

Editorial > Persévérons dans la défense de nos intérêts légitimes

Emboîtant le pas au Forum national des femme qui, il y a une semaine, a organisé des marches-manifestations dans toutes les localités du pays pour condamner les détracteurs du peuple burundais et apporter un soutien sans faille aux institutions démocratiquement élues, le Conseil national de la jeunesse vient de faire de même en organisant, samedi dernier, des marches pour la paix à travers tout le pays. Des jeunes appartenant à toutes les ethnies, à toutes les sensibilités politiques, à toutes les régions et à toutes les religions s’étaient donné rendez-vous pour jeter l’anathème à tous ceux qui, à l’intérieur comme l’extérieur du pays, agissent dans le sens contraire des intérêts légitimes du peuple burundais. Dans le même temps, le Conseil national de la jeunesse saluait les efforts inlassablement fournis par les institutions démocratiquement élues en matière de consolidation de la paix et de la sécurité, ainsi que l’attitude affichée par les pays amis encourageant le peuple burundais sur le chemin de la paix pour le plus grand bonheur du Burundi et des Burundais.

Les marches pour la paix organisées samedi dernier dans tout le pays par le Conseil national de la jeunesse sont venues rappeler à tous ceux qui nous observent, que la paix et la sécurité sont une réalité vivante au Burundi, l’installation en 2005 d’un nouveau pouvoir issu des urnes ayant consacré le retour à la normale dans tout le pays. Après l’insécurité qui a été observée dans certains quartiers de la capitale, mais rapidement maîtrisée, après les élections de 2015, nombreuses ont été les délégations étrangères à avoir visité le Burundi pour s’enquérir de la situation de paix et de sécurité y prévalant, et qui ont noté avec satisfaction les avancées significatives réalisées dans ce domaine. C’est dire que les efforts des institutions démocratiquement élues en ce domaine bien précis ont été couronnés de succès grâce notamment à l’encadrement de la population par des visites régulières des administratifs destinées à initier et à conduire des actions concertées en matière de paix et de sécurité. Ne pas y croire relèverait tout simplement de la mauvaise foi, de la malhonnêteté et de l’irresponsabilité. Seuls les gens bornés ou soudés à des intérêts inavoués jettent de l’huile sur le feu et lancent l’opinion internationale dans la spirale de l’absurde, en publiant des rapports mensongers et malhonnêtes ne colportant que la rumeur et le ragot, par médias occidentaux interposés. Pourtant, ces gens savent aussi bien que d’autres, que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire burundais. Quelle malhonnêteté ! Etymologiquement parlant, dans notre langue comme dans celles pratiquées en Occident, le responsable est celui auquel les questions sont posées, et qui leur apportent des réponses appropriées en ne s’en tenant qu’à la vérité et à l’honnêteté, en ne fraudant pas avec sa conscience. Peut-on simultanément déclarer se jeter à l’eau et prétendre garder ses vêtements secs ? La vérité, rien que la vérité et non son occultation.
Que les associations de masse bougent, c’est de bonne augure et un signe révélateur que la démocratie est bien partie dans un environnement plutôt favorable à la consolidation de la paix et de la sécurité. Dans un moment comme celui que nous vivons, le devoir de toutes les forces patriotiques réunies au sein d’une même communauté de destin, est d’éclairer tous ceux qui ont été pris en otage par les détracteurs du peuple burundais. Soyons déterminés à persévérer dans la défense de nos intérêts légitimes et tout ira pour le mieux.
Louis Kamwenubusa

 
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