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SITE DE MUTAHO> Cohésion sociale avec les collines avoisinantes

Le temps des manipulations est révolu

 

Le site des déplacés de Mutaho situé dans la commune de Mutaho en province de Gitega a été caractérisé par un climat de méfiance entre les déplacés de ce dernier et la population des collines avoisinantes au cours de l’année 2015 et légèrement au début de l’année 2016. Mais actuellement, un simple passage dans le site et au marché de Mutaho montre à suffisance que la cohabitation est pacifique, que l’entente est revenue.

La rédaction du quotidien burundais d’informations Le Renouveau s’est rendu dans le site des déplacés de Mutaho pour s’entretenir avec les habitants du site et ceux des collines avoisinantes, notamment sur la cohésion sociale. La plupart de ceux que notre rédaction a interrogés sur les raisons qui avaient été à l’origine de ce climat malsain affirment que les rumeurs ont joué un rôle déterminant. Pour des convenances personnelles avec un de nos interlocuteurs, la rédaction a retenu les initiales de son nom et prénom.
E. N est un fonctionnaire de l’Etat qui vit dans le site des déplacés de Mutaho. Il a fait savoir que les médias et les réseaux sociaux ont semé la panique dans la conscience collective, comme quoi la population des collines avoisinantes serait en train de préparer une attaque contre les déplacés. « On ne peut pas ne pas dire que certains d’entre nous avaient une responsabilité dans la propagation des fausses rumeurs sur un imminent génocide des Tutsi que nous sommes », a-t-il affirmé. De bouche à oreille, les gens sont parvenus à sentir un danger réellement inexistant. Or, ajoute-t-il, par après, le constat a été qu’il s’agissait de politiciens qui visaient leurs intérêts au détriment de la bonne cohabitation de la population dans sa diversité surtout ethnique.
E.N. a fait savoir que toutes ethnies confondues, dans des célébrations familiales, à l’église, au marché, à l’école, etc.
« les propagateurs de ces rumeurs ont été vite démystifiés même s’il y en a parmi nous qui avaient déjà pris le chemin de l’exil. Les politiciens nous ont montés contre l’administration peu avant les élections de 2015 et notre jeunesse a pris au sérieux cette manipulation et le climat de méfiance est né ainsi », a-t-il regretté

« Nous sommes des Burundais, un point, un trait »

André Bitangimana de la colline Nyangungu, une des collines avoisinant le site des déplacés de Mutaho, lui, regrette qu’un jour un malheur s’est abattu sur le Burundi et a fait que des Burundais soient séparés ethniquement. Toutefois, il se dit satisfait qu’actuellement les Burundais aient compris que leur différence est une richesse, d’où ils cohabitent pacifiquement. Il a donné l’exemple des jeunes couples qui se marient alors qu’ils ne sont pas d’une même ethnie. C’est un phénomène qui contribue beaucoup à renforcer l’unité des Burundais. Et M. Bitangimana d’ajouter que sur sa colline, il y a pas mal de ce genre de couples et les déplacés viennent nous rendre visite chez nous pendant des fêtes, et nous allons chez eux aussi. On boit, on danse ensemble, a-t-il indiqué.
Pour nos deux interlocuteurs, à force de vivre des moments où les politiciens ont toujours perturbé l’unité des Burundais, plusieurs des habitants du site des déplacés de Mutaho et ceux des collines avoisinantes ont compris que c’est un mal forgé par les politiciens mal intentionnés. D’où ils se disent confiants que la prochaine fois, il ne sera pas facile de semer la zizanie au sein de populations paisibles.

Amédée Habimana

 

DECORTICAGE> Crise burundaise déclenchée en octobre 1993

Des alliances éphémères ou des mariages contre nature

 

aaaaqe Les Burundais ne manquent pas d’imagination quand ils choisissent les appellations pour leurs associations ou alliances. En effet, quoi de plus séduisant ou de plus attrayant avec par exemple des groupements comme Accord-cadre pour la restauration d’un Etat de droit ; ANAC : Alliance nationale pour le changement - Uruhongore rw’abaharanira intwaro y’ingingo (une « étable » de gens qui militent en faveur d’un Etat de droit) ; CNPR : Convergence nationale pour la paix et la réconciliation - Urunani rw’amahoro (une coalition pour la paix) ; MRC : Mouvement de résistance et de réhabilitation du citoyen - Rurenzangemero (qui apporte un plus, une valeur ajoutée). Ces alliances s’étant formées dans le cadre du processus des négociations interburundais pour résoudre la crise née en octobre 1993, elles ont malheureusement duré le temps de la rosée. Explications.

 

Deux grandes tares pour toutes ces alliances. Premièrement, elles fonctionnent politiquement en aspirant au pouvoir alors qu’elles renferment en leur sein des associations ou des personnalités de la société civile (les syndicalistes notamment) qui devaient plutôt servir de contre-pouvoir et de régulateur de l’action politique. La deuxième tare est que, dans leurs manœuvres, ces alliances sollicitent et caressent les forces de l’ordre et de sécurité, chacune voulant s’attirer la sympathie de ces dernières. Les corps de défense et de sécurité devraient réfléchir sur le pourquoi et adopter des comportements y relatifs conséquents.
Les journalistes burundais, quant à eux, ont toujours eu le flair et l’audace de savoir auprès de leurs promoteurs l’espérance de vie de ces alliances somme toute contre nature.

 

La CNPR ou un marché de dupes

Cette convergence est née le 2 octobre 1999 avec comme président Augustin Nzojibwami (aujourd’hui décédé), un Hutu du Frodebu (un parti accusé de génocidaire par les Tutsi) ; comme vice-président Libère Bararunyeretse, un tutsi de l’Uprona (un parti accusé de putschiste par les Hutu) et comme secrétaire, Alphonse Rugambarara du parti Inkinzo désigné, à tort ou à raison comme coorganisateur des journées ville morte à Bujumbura en 1994 ayant occasionné notamment plusieurs dégâts matériels et humains. En plus de ces trois partis politiques, la CNPR comptait aussi au départ l’Abasa de Serge Mukamarakiza (une aile du vrai parti Abasa très tutsisant de Térence Nsanze aujourd’hui décédé), le PSD (Tutsi), le PL de Ntidendereza (une aile du vrai PL de Gaëtan Nikobamye très hutisant, aujourd’hui aussi décédé), le Raddes (du très bouillonnant Tutsi Joseph Nzeyimana pointé du doigt aussi comme coorganisateur des journées ville morte aujourd’hui décédé), le PIT (Tutsi), l’Anadde (du Tutsi « modéré » Patrice Nsababaganwa), l’AV-Intwari (Tutsi) et le PRP d’Albert Girukwishaka, aujourd’hui décédé (une aile du vrai PRP du terrible Mathias Hitimana alias Difficile aujourd’hui décédé aussi, associé également à la coorganisation des journées ville morte).
Une association donc dont la cohabitation durable des membres est difficile voire impossible. Quelque part, il y avait aussi des marionnettes comme on le verra plus loin.
L’objectif « officiel » principal de la CNPR se trouve contenu dans son appellation même (la paix et la réconciliation) et la convergence a tenté d’être représentée comme telle aux négociations d’Arusha, les partis Frodebu (Nzojibwami), PL (Ntidendereza), Abasa (Mukamarakiza) et PRP (Girukwishaka) ayant par la suite « boycotté » ces dernières sans qu’ils soient suivis par les autres partis politiques membres de la convergence. Cela se remarque à travers un Mémorandum adressé par les partis politiques, membres de la CNPR au médiateur Nelson Mandela le 10 juin 2000 qui n’a pas enregistré les signatures de l’Uprona, du PSD et de l’Anadde. Curieusement, messieurs Nzeyimana (Raddes) et Ndimurukundo (PIT), pourtant signataires dudit mémorandum, n’ont depuis lors cessé de se rendre régulièrement à Arusha.
Chemin faisant, le docteur Alphonse Rugambarara (Inkinzo), alors secrétaire de la CNPR, a décidé le 21 janvier 2000, dans le communiqué de presse n°001/CEINK/2000 censurant la réunion du Comité exécutif national du MSP-Inkinzo du 21 janvier 2000, de « suspendre sa participation à la CNPR jusqu’à nouvel ordre ». Nous sommes à peine à trois mois de la création de la CNPR. Alphonse Rugambarara est « officiellement » contre la méthodologie adoptée par la convergence qui semble « être une dictature et une imposition des points de vue du Frodebu ».
Quelques mois plus tard, c’est le tour du professeur Nicéphore Ndimurukundo du PIT (aujourd’hui décédé) de claquer la porte et d’emboîter le pas au docteur Alphonse Rugambarara. En effet, dans une déclaration du 19 octobre 2000, le professeur Ndimurukundo suspend sa participation aux réunions de la CNPR puisque son parti, le PIT, a adhéré à la création de la convergence dans des « conditions de précipitation et de flou » et « les activités du G10 sont plus pertinentes, plus structurées autour des objectifs précis et plus efficaces, dans les négociations en cours». Le PIT déplore en plus les méthodes de la CNPR qui se rapprochent de celle du partenariat pour « privilégier les intérêts du Frodebu et de l’Uprona ». Ndimurukundo réagissait à une déclaration du 8 octobre 2000 faite par Augustin Nzojibwami en tant que président de la CNPR.
On pourrait se demander ce qui est resté de la CNPR, Augustin Nzojibwami (Frodebu), son président, ne voyant plus de la même façon la question de mettre en place les institutions de Transition avant ou après le cessez-le-feu (ce n’est plus Denis Nshimirimana proposé par Nzojibwami qui est pressenti à la vice-présidence de la République, mais plutôt Domitien Ndayizeye du Frodebu-Minani) avec Libère Bararunyeretse, son vice-président et Mathias Hitimana étant cette fois-ci au pays pour engager le PRP à la place d’Albert Girukwishaka, le parti Raddes ayant quant à lui déjà rejoint le MRC d’Epitace Bayaganakandi. Que représentait aussi la CNPR avec messieurs Térence Nsanze et Gaëtan Nikobamye de retour au pays pour représenter et engager respectivement l’Abasa et le PL à la place de messieurs Serge Mukamarakiza et Joseph Ntidendereza ?
Bien plus, Bararunyeretse (Uprona) signe pour le compte de la CNPR avec Augustin Nzojibwami en tant que président du Frodebu, Serge Mukamarakiza pour l’Abasa, Joseph Ntidendereza pour le PL, Albert Girukwishaka pour le PRP en même temps qu’il affirme que la mise en application de l’Accord d’Arusha (dans son aspect leadership de la Transition) est impossible puisque les présidents des partis politiques (Frodebu Minani, PL Nikobamye, PRP Hitimana et Abasa Nsanze) se trouvant à l’extérieur ne peuvent pas rentrer pour intégrer ces institutions. Cette position de Bararunyeretse, nous la lisons dans Reconstruire la Nation n° 22, un organe de presse officieux (puisqu’il n’était pas enregistré au Conseil national de la communication) du parti Uprona.
Il faut souligner à toutes fins utiles que c’est Buyoya de l’Uprona de Bararunyeretse qui est aux commandes. Pour l’Uprona donc, il faudra attendre le temps qu’il faut afin de changer la direction du pays, pourvu que son homme Buyoya reste.
Quelque part donc, il y a eu des dindons de la farce, les politiciens des partis politiques membres de la CNRP n’ayant pas joué franc jeu. Et quoi de plus normal puisqu’il s’agissait d’un mariage contre nature avec des partis qui n’ont pas la même vision quant à la sortie de la crise burundaise et surtout qui s’accusent mutuellement.

 

L’ANAC ou un pacte entre conjoints qui ne peuvent pas cohabiter pendant très longtemps

Cette alliance est née comme pour jouer le contre poids à la CNPR et elle est aussi hétéroclite que la convergence. Elle a signé son acte de naissance le 4 décembre 1999 et comptait au départ dans ses rangs le Frodebu (Minani très hutisant), le Parena (très tutsisant), l’Abasa (Nsanze très tutsisant), le PP (très hutisant), le RPB (très hutisant), le PL (Nikobamye hutisant), la Sojedem (Solidarité, jeunesse pour la défense des minorités : une organisation de la société civile très tutsisante ayant participé dans les opérations ville morte) ainsi que quelques personnalités de la société civile burundaise notamment les présidents de certains syndicats. Son coordinateur s’appelle Domitien Ndayizeye (Frobebu Minani) et son adjoint Rémy Nkengurutse, alors secrétaire général du Parena. Il sera par après démis de ses fonctions au sein du Parena par son président, le Colonel Jean-Baptiste Bagaza. Un faux mariage aussi dont les conjoints ne peuvent pas non plus cohabiter pendant très longtemps.
La question qui se pose à la CNPR se pose aussi à l’ANAC. Que devient en effet l’ANAC avec les positions du Parena vis-à-vis du pilotage de la Transition (Bagaza se veut candidat); du parti Frodebu (après les accords de fin 1999- début 2000 avortés entre Minani et Bagaza avec le tandem plutôt Buyoya-Ndayizeye pour piloter la transition) ; des étapes du processus de paix qui allaient suivre ; de l’Accord d’Arusha du 28 août 2000 et de la question des forces de maintien de la paix ?

L’Accord-cadre pour qui tous les moyens sont bons

L’Accord-cadre pour la restauration d’un Etat de droit est officiellement né le 5 février 2000 et est composé de l’Uprona Mukasi (Uprona power), de l’UFB de Concilie Nibigira (une aile power très tutsisante de l’Union des femmes burundaises, un mouvement féminin intégré à l’Uprona), de la JRR (Jeunesse révolutionnaire Rwagasore : une organisation très tutsisante affiliée à l’Uprona), de la Coalition contre la dictature, de PA-Amasekanya (Puissance d’autodéfense : une organisation de Tutsi qui a des allures d’une milice) et de AC- Génocide Cirimoso (une organisation tutsi qui lutte contre le génocide). Toutes ces organisations ont quelque chose en commun. Elles ont en effet une haine viscérale contre le Frodebu qu’elles qualifient de génocidaire et qui mérite plutôt la disqualification sur la scène politique burundaise, la place de ses leaders étant plutôt la prison.
La question qui reste difficile à saisir avec l’Accord-cadre est la compatibilité entre la recherche de la « restauration d’un Etat de droit », donc respectueuse de la loi, de la justice, garant des droits de l’Homme et de la démocratie et la démarche entreprise pour y arriver. En effet, les gens de l’Accord-cadre prônent d’utiliser tous les moyens, y compris la force, donc la violence et éprouvent des sympathies envers les gens qui tentent de renverser le régime Buyoya II notamment les tentatives du 18 avril et du 23 juillet 2001. Qu’on se réfère à cet effet à l’article « ICG : Cent jours pour tenter de sauver Buyoya et le Frodebu » signé Charles Mukasi et paru dans Burundi Net du 16 août 2001.

Le MRC- Rurenzangemero ou le refus

Le mouvement est né officiellement le 25 août 2001 (il avait germé quelques jours avant si on se réfère aux propos de Mathias Hitimana) et est dirigé par le Colonel Epitace Bayaganakandi, candidat malheureux du G6 à la présidence de la république du Burundi pendant les premiers 18 mois de la période de Transition. Les initiateurs sont des partis politiques tutsi du G6.
Dans sa gestation, le MRC a hésité entre «refuser » et « résister » et a fini par opter pour « résister » et « réhabiliter ».
Mais, que faut-il refuser ? Le tandem Buyoya-Ndayizeye et en faire tout un programme ? Le processus de paix ? Entrer dans les institutions de Transition ?
Contre quoi ou contre qui faut-il résister et qui réhabiliter ? Une chose est sûre. Le MRC est né de l’échec du G6 de propulser son homme, Epitace Bayaganakandi, à la présidence de la République.
Mathias Hitimana, à l’époque président du PRP, nous éclaire davantage à ce sujet quand il se désolidarise du G6 et de son MRC en déclarant que « maintenant le plus important, ce n’est pas de créer un mouvement de refus qui n’arrive à rien, mais de se mettre ensemble avec les nouveaux dirigeants », à savoir Pierre Buyoya et Domitien Ndayizeye, pour « s’entendre sur le programme » Cette position de Hitimana, nous la lisons dans l’article «Documents : Mathias Hitimana alias Difficile, rentré au pays se désolidarise du Mouvement de refus » paru dans Burundi Today du 10 août 2001.
En tout cas, pour Mathias Hitimana, le G6 a essayé de propulser le Colonel Epitace Bayaganakandi mais en vain. Comme nous le lisons dans sa déclaration du 15 août 2001, il fallait plutôt trouver une sortie honorable à Epitace Bayaganakandi, la présidence du Sénat par exemple. Mais par quelle formule ?
Nous sommes donc face à des rapprochements calculés entre des intellectuels et politiciens burundais que l’on ne souhaiterait pas revivre.


Gilbert Ntahorwamiye
Documentation

 

 

PROVINCE de NGOZI> Réunion du chef de l’Etat avec les représentants de différentes institutions de la région Nord

Les échanges ont été centrés sur la fraude, la corruption et la moralisation de la société

 

aaaaahhy Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza a tenu, le vendredi 31 mars 2017, une réunion à l’intention des représentants des administratifs, de défense, de sécurité et de la justice des cinq provinces de la région nord à savoir Ngozi, Kayanza, Muyinga , Kirundo et Cankuzo. Les échanges dans cette réunion étaient centrés sur la fraude ; la corruption ainsi que sur la moralisation de la société.

 


Le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué qu’au cours de cette réunion, qui s’est tenue à huis clos, la question de la corruption et de la fraude a été au centre des débats parce que le chef de l’Etat a donné l’exemple qu’avec la crise de l’année 2015, plusieurs personnalités du pays ont été corrompues. M. Nzeyimana a ajouté que ladite réunion a vu la participation des ministres en charge de la Justice, de la Défense nationale; de la Sécurité publique et de l’Intérieur ainsi que les organes comme l’anti corruption et le service national de renseignement. Tous ont compris que la pratique de la corruption et de la fraude détuit la société.

Tolérance zéro aux cambrioleurs des biens publics

Concernant les éléments focaux qui sont liés à la corruption et la fraude, M. Nzeyimana a précisé que le chef de l’Etat a beaucoup souligné le cas des pierres précieuses, des médicaments, des vivres ainsi que de l’argent qui appartient à la population. « Désormais, il y aura tolérance zéro à l’égard tous les gens qui veulent s’approprier des biens publics. A cela, dans un délai d’un mois au plus, le chef de l’Etat a demandé qu’il faut insérer dans le code pénal une clause précisant que, une fois que quelqu’un sera attrapé en flagrant délit, les mesures y appropriées seront prises au niveau de la justice pour punir très sévèrement les commanditaires», a mentionné M. Nzeyimana. Ce dernier a dit également qu’on a donné l’exemple très récent des commerçants de Kayanza qui ont été attrapés en train d’exporter illégalement le coltan vers le Rwanda, mais que les magistrats de Ngozi les ont libérés immédiatement après un coup de téléphone.

Faire du bien pour préparer un bon terrain à nos enfants

M. Nzeyimana a informé que les participants à cette réunion ont finalement échangé sur ce qu’on a appelé moralisation de la société. « Quand quelqu’un naît, il grandit et vieillit. Durant tout le parcours de sa vie, il a besoin d’une aide d’autres personnes pour son développement. Donc, il faut faire du bien pour préparer un bon terrain à nos enfants », a insisté le chef de l’Etat.
Pour inciter les gens à faire du bien, M. Nzeyimana a informé que le chef de l’Etat a précisé que cette question revient aux leaders du pays parce que, si quelqu’un travaille bien, il faut l’encourager. Mais, en cas erreurs, il faut prodiguer des conseils et, s’il faut des punitions, il faut aussi les donner. Le chef de l’Etat a également signalé qu’il faut chaque fois se conformer beaucoup plus à la culture burundaise. Car, s’agissant des questions de comportement et d’habillement, le chef de l’Etat a affirmé que la façon dont les Burundais se comportent est totalement différente de celle des étrangers.

Avit Ndayiragije

 

 

COMESA> Vingt-deuxième réunion du comité des gouverneurs des banques centrales des pays membres

 

Permettre la stabilité macroéconomique et financière et la création d’un environnement propice à l’investissement

 

aqqse La banque centrale du Burundi a accueilli et organisé du 29 au 30 mars 2017 la 22e réunion du Comité des gouverneurs des pays membres du Common market for eastern and south Africa (Comesa). Les actions des banques centrales du Comesa permettront la stabilité macroéconomique et financière et créeront un environnement propice à l’investissement.

 

 Le ministre du Commerce, de l’industrie et du tourisme, Pélate Niyonkuru dans son allocution d’ouverture, a rappelé que les participants à la réunion sont invités à examiner l’état d’avancement du programme de l’intégration monétaire du Comesa avec l’objectif d’améliorer sa mise en œuvre. Ce qui est crucial pour rendre cette zone une région de la stabilité du système macro-financier.
Mme Niyonkuru a ajouté que la performance des économies de la région du Comesa a continué avec une croissance économique moyenne de 6,0 % en 2015, ce qui est légèrement inférieur à une moyenne de 6,5% observée en 2014. La raison principale de ce ralentissement de croissance est la faible demande et la réduction des prix des matières premières mondiales, ce qui a affecté les pays riches en ressources naturelles.
La récente augmentation du taux d’intérêt directeur aux Etats-Unis pourrait également avoir une incidence négative sur les économies de la région par le biais des sorties de capitaux et des dépréciations importantes des monnaies. Afin de faire face à ces grandes incertitudes, Mme Niyonkuru a signalé que les décideurs de la région du Marché commun de l’Afrique orientale et australe doivent trouver un juste équilibre entre l’ajustement budgétaire et les réformes axées sur la croissance.
Et de dire que le rôle des banques centrales pour faire face à ces défis est inestimable. Leurs actions permettront la stabilité macroéconomique et financière et créeront un environnement propice à l’investissement et à la croissance. Elle s’est réjouie que le système des paiements et règlements régionaux, à voir les avantages qu’il offre, est devenu plus opérationnel. Mme Niyonkuru a rassuré que l’institut monétaire du Comesa est en train de faire un excellent travail à travers notamment le renforcement des capacités et la stabilité du système financier.

Ezechiel Misigaro

 

ASSEMBLEE NATIONALE>Audience accordée au Président de la configuration Burundi de la commission de consolidation de la paix à l’Onu

Le développement des secteurs de l’agro-élevage, la santé et l’éducation au menu des échanges

 

aaaqszLe Président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda a reçu en audience l’ambassadeur Jürg Lauber, président de la configuration Burundi de la commission de consolidation de la paix de l’Onu (Organisation des Nations unies) le mercredi 29 mars 2017. Ils ont échangé sur les modalités d’appuyer le Burundi dans sa lutte contre la pauvreté. Les secteurs de l’agro-élevage, la santé et l’éducation vont être appuyés par la commission de consolidation de la paix de l’Onu.

 

A la sortie de l’audience, l’ambassadeur Jürg Lauber a annoncé qu’il était venu échanger avec le président de la chambre basse du parlement burundais sur les modalités d’accompagner le Burundi dans le cadre de la consolidation de la paix. Il a ainsi indiqué que la commission de la consolidation de la paix de l’Onu va appuyer trois domaines en rapport avec la sécurité alimentaire et l’amélioration du bien-être de la population. Il a fait remarquer que les secteurs de l’agro-pastoral, la santé publique et l’éducation seront prioritaires.

La communauté internationale est prête à accompagner le Burundi dans le développement

Le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda a, quant à lui, fait savoir que cette personnalité de l’Onu était porteuse du messaga : « La communauté internationale voudrait accompagner le Burundi dans son chemin vers le développement, pourvu que le pays manifeste son souhait d’être accompagné», a-t-il dit. L’honorable Nyabenda a précisé que pour sa part, il a indiqué à Jürg Lauber que les Burundais sont en lutte contre la pauvreté et qu’ils ne peuvent pas ne pas accepter des appuis des pays et organisations amis du Burundi.
Le président de l’Assemblée nationale a également indiqué que le président de la configuration Burundi de la commission de consolidation de la paix de l’Onu lui a fait part des préoccupations de certains pays et organisations. Ceux-ci disent que la récente loi sur les Organisations non-gouvernementales ne leur accorde pas des facilités. A ce souci, M. Nyabenda a dit qu’il a expliqué à son hôte que ces dernières pourraient s’entretenir avec les ministères sectoriels tels que le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que le ministère ayant dans ses attributions la coopération internationale. Et ce, dans le but de discuter afin de revoir la loi si cela s’avère nécessaire.
Le président de l’assemblée nationale accompagné de ses deux vice-présidents a offert des cadeaux à leur hôte ainsi qu’à sa délégation.

Amédée Habimana

 

Province de Bujumbura> Descente du Deuxième vice-président de la République dans le district sanitaire de Kabezi

Les médicaments sont disponibles indépendamment de la gravité du paludisme

 

DSC 0137Le Deuxième vice-président de la République du Burundi, Joseph Butore, a effectué le jeudi 9 mars 2017 une descente dans le district sanitaire de Kabezi dans le cadre du suivi des interventions menées pour lutter contre la flambée des cas de paludisme dans certaines provinces du pays.

 

La descente a débuté par une visite guidée dans différents services des structures de soins à savoir le Centre de santé de Mutumba, le Centre de santé de Kabezi ainsi qu’à l’Hôpital de Kabezi. Dans les objectifs spécifiques de cette descente, il était entre autres question de se rendre compte des réalités de prise en charge des patients souffrant du paludisme, examiner le niveau d’implication des administratifs et des partenaires, etc.
Après cette visite, M. Butore a fait savoir que dans le district sanitaire de Kabezi, la malaria est une réalité. Mais les patients qui se présentent aux structures de santé sont bien accueillis, les médicaments sont disponibles indépendamment de la gravité de la maladie. Lors de cette visite, le Deuxième vice-président de la République a constaté que la situation n’est pas si alarmante comme les gens le pensaient. Ce qui est très important, c’est que les partenaires techniques sont prêts à accompagner le Burundi dans tous ses efforts en ce qui concerne la lutte contre cette maladie. Une autre information est qu’il y a des périodes où les cas de malaria sont plus nombreux. C’est aussi une occasion de se rassurer de la capacité de toutes les structures d’intervention, etc.
M. Butore a révélé qu’à travers cette descente, on est confiant parce que les stocks des médicaments sont disponibles, les partenaires et le gouvernement rassurent aussi, le personnel soignant est également suffisant. Une mesure salutaire a été prise au niveau du ministère en charge de la santé publique de procéder au redéploiement du personnel soignant. Ce dernier a quitté l’administration centrale pour appuyer les districts et les centres de santé. Ces mesures vont peut être donner des résultats plus positifs. Une autre dimension est que certains patients ne s’adressent pas à temps aux structures de soins. Le Deuxième vice-président de la République a profité de l’occasion pour faire un appel à tout citoyen burundais de consulter les médecins le plus tôt.
A la fin de la descente, M. Butore a assisté les malades de ces différentes structures de santé en leur donnant 20 kg de farine de boullie, 200 sachets de lait ainsi qu’une tonne et demi de riz.
Lucie Ngoyagoye

 
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