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Institut français du Burundi> Petit-déjeuner de presse du mercredi 13 février 2019

Un agenda culturel très riche et varié

 

IMG 0015L’Institut français du Burundi(IFB) a organisé le mercredi 13 février 2019, un petit-déjeuner de presse au cours duquel il y a eu présentation du programme culturel pour les mois de février-mars. Cet Institut a prévu des activités variées que ce soit pour les adultes que pour les enfants. 

 

Selon Olivier Jayne, directeur délégué de l’IFB, le pôle cours de langues s’occupe maintenant de cours plus génériques, plus larges. La musique rentre également dans les propositions confiées aux gens. « On a commencé par le chant, le piano, la guitare et prochainement, on espère ouvrir les cours de batterie. Pour tous ces instruments, il y a deux créneaux c’est-à-dire le créneau jeunesse pour découvrir, et le créneau adulte avec un horaire qui permet d’être compatible avec les gens qui ont un emploi», a-t-il dit. 

Rencontres musicales et cinéma      

En ce qui concerne le cinéma, il y a le vendredi, une programmation deux fois par mois. Aussi, l’IFB a gardé deux autres programmations sous le coude c’est –à-dire qu’au lieu de proposer et d’attendre le public, les deux autres dates sont proposées en ligne sur une plate forme. « Cette dernière va servir de point de rencontre des spectateurs qui vont choisir leurs films, leurs séances et leurs inscriptions. A partir d’un seuil, la séance est déclenchée. Cela va être également très pratique pour les scolaires. Cette séance sera un outil pédagogique », a souligné le directeur délégué de l’IFB.Cet institut a aussi prévu l’accueil des enfants les soirs des spectacles. Pour M.Jayne, c’est pour répondre aux besoins des personnes afin de trouver le moyen le plus confortable d’amener tout le monde à sortir, profiter plus. Les rencontres musicales sont quant à elles, une occasion pour soutenir la scène locale en proposant aux musiciens et artistes de se rencontrer et rencontrer leur public. Il est aussi prévu un concours interscolaire de compétition slam organisé par le groupe Yetu slam. Elle va faire intervenir dix écoles différentes de la capitale qui présenteront chacune deux ou trois candidats. La compétition interscolaire de culture générale, Génies en herbe, suivra ensuite pour laquelle l’IFB va accueillir les quarts de finale, demi-finale et la finale. Les rendez-vous réguliers sont entre autres les jeux de scrabble (échecs), le café littéraire, et enfin, le débat d’idées avec le collectif Yaga.                                                                                           

Yvette Irambona

 

Commentaire > Recherche et innovation : Vers un développement socio-économique intégral

L’Université du Burundi, en étroite coopération avec le Programme Bioinnovate Africa, a organisé et présidé du 11 au 13 février 2019, un atelier régional de lancement officiel du Projet de prévention contre la malaria. Comme on peut le lire dans le Renouveau du Burundi du 12 février 2019, il s’agit de prévenir le paludisme à travers les produits naturels dont l’utilisation des huiles essentielles extraites de la cataire ou Nepata cataria, son appellation scientifique. La cataire, pouvons-nous lire dans le dictionnaire, est une plante à fleurs blanches, à odeur forte, appelée aussi herbes-aux-chats, car elle attire ces animaux. S’inscrivant dans le contexte de la recherche et de l’innovation, l’atelier régional en question a vu la participation des professeurs, des chercheurs venus des domaines variés, des médias ; les partenaires du Projet étant naturellement l’Université du Burundi, une organisation privée basée en Tanzanie, une organisation privée se trouvant en Ouganda et « Karire products », une organisation également privée basée au Burundi.L’Université du Burundi, en étroite coopération avec le Programme Bioinnovate Africa, a organisé et présidé du 11 au 13 février 2019, un atelier régional de lancement officiel du Projet de prévention contre la malaria. Comme on peut le lire dans le Renouveau du Burundi du 12 février 2019, il s’agit de prévenir le paludisme à travers les produits naturels dont l’utilisation des huiles essentielles extraites de la cataire ou Nepata cataria, son appellation scientifique. La cataire, pouvons-nous lire dans le dictionnaire, est une plante à fleurs blanches, à odeur forte, appelée aussi herbes-aux-chats, car elle attire ces animaux. S’inscrivant dans le contexte de la recherche et de l’innovation, l’atelier régional en question a vu la participation des professeurs, des chercheurs venus des domaines variés, des médias ; les partenaires du Projet étant naturellement l’Université du Burundi, une organisation privée basée en Tanzanie, une organisation privée se trouvant en Ouganda et « Karire products », une organisation également privée basée au Burundi.Le Programme Bioinnovate Africa a, à coup sûr, un bon avenir devant lui, car comme l’a indiqué Tatien Masharabu, directeur de la Recherche et de l’innovation à l’Université du Burundi, lors de l’ouverture de l’atelier, le Projet qui recevra des financements est appelé à passer du stade artisanal au stade semi- industriel, les opérateurs devant faire de leurs mieux pour améliorer la production, la transformation et la commercialisation des huiles essentielles de la cataire. Ces propos sont bien tombés dans l’oreille de Ginette Karirekinyana, représentante de Karire products Entreprise, qui ne cesse d’inviter tous les partenaires à s’armer du souci de faire avancer l’innovation sur terrain en leur demandant d’être de véritables hommes de terrain. C’est de cette façon que les défis handicapant le secteur de l’innovation seront progressivement levés, au Burundi et partout dans les pays de la région où existent des projets de recherche et d’innovation, en l’occurrence le Programme Bioinnovate Africa qui, rappelons-le, se trouvait au cœur de l’atelier régional de Bujumbura.En organisant l’atelier, l’université du Burundi  a emprunté une démarche en prise directe avec les préoccupations du moment des entreprises, dont l’une des priorités est d’assurer un avenir meilleur à la recherche et à l’innovation et partant, un avenir meilleur aux populations de la région. Le développement de la recherche et de l’innovation conduira impérativement au développement socio-économique en général. En ce qui concerne particulièrement le Burundi, les chercheurs ont une pierre à apporter à l’édifice qui s’appelle le Plan décennal de développement et les Objectifs de développement durable.

Pascaline Biduda

 

Assemblée nationale> Séance plénière du mercredi 13 février 2019

Deux projets de loi relatifs à la Cour spéciale et la Commission nationale des terres et autres biens ont été adoptés

 

DSC09088Les députés se sont réunis en séance plénière le mercredi 13 février 2019 sous la présidence de Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale. Lors de cette séance, ils ont analysé  et adopté le projet de loi portant révision de la loi relative à la Commission nationale des terres et autres biens et le projet de loi portant révision de  la loi relative à la Cour spéciale des terres et autres biens. 

 

Dans son exposé des motifs sur le premier projet de loi, la ministre de la Justice de la protection  civique et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, a indiqué que la réintégration dans leurs droits des sinistrés des différentes crises répétitives que le Burundi a connues depuis l’indépendance, à travers la jouissance réelle des propriétés récupérées à travers une décision de la Commission nationale des terres et autres biens constitue un processus qui demande beaucoup d’efforts.  Elle indique que malgré le pas non négligeable déjà fait par la CNTB, il subsiste des problèmes à résoudre. Il s’agit de la problématique de l’acquisition des titres de propriété et des certificats fonciers par les sinistrés en dépit de l’existence de la Direction des  titres fonciers et du guichet foncier communal. Cette difficulté fait que l’occupant illégal continue de jouir de la propriété ou de l’aliéner alors qu’il est débouté par une décision de la CNTB devenue définitive. Il existe aussi des cas où les gens hypothèquent les biens faisant objet de litige afin de compliquer leur restitution aux sinistrés. Face donc à ces défis, cette loi met en place un mécanisme et des stratégies de nature à permettre le rétablissement rapide du sinistré dans ses biens à travers la jouissance du titre de propriété ou du certificat foncier que lui procure la loi. Ceci se fait à travers la clarification des missions et des compétences de la CNTB en vue d’éviter des chevauchements et des malentendu avec les missions et les compétences des juridictions de droit commun et d’autres commissions ; la récupération des terres et des biens appartenant à l’Etat irrégulièrement occupés. Aussi, à travers l’entérinement par la Cour spéciale des terres et autres biens pour donner la force probante aux décisions de la CNTB devenues définitives en vue d’obtenir des titres de propriété ou certificats foncier authentifiant un bien obtenu. La ministre souligne que cette loi répond au souci de se conformer aux principes internationaux quant à la restitution des biens meubles et immeubles dans le cas des réfugiés et des personnes déplacés d’une part, consacrer la promotion d’une culture du respect révérenciel des terres et autres biens des sinistrés ainsi que ceux de l’Etat d’autre part. 

Projet de loi relatif à la Cour spéciale des terres et autres biens

Les députés ont également analysé et adopté le projet de loi portant révision de la loi N° 1/26 portant création, organisation, composition, fonctionnement et compétence de la Cour spéciale des terres et autres biens, ainsi que la procédure suivie devant elle. Dans l’exposé des motifs de ce projet de loi, la ministre Kanyana  a indiqué qu’on avait omis de préciser l’organigramme de cette Cour. L’article 5 de la nouvelle loi vient donc suppléer à cette lacune. En plus, pour le besoin de la gestion transparente du budget alloué à ladite Cour, il faut qu’elle soit dotée d’un service de contrôle interne et que le secrétariat général soit assisté d’un greffier comptable pour être en harmonie avec les lois en vigueur en matière de gestion budgétaire.  De même, compte tenu de la complexité des affaires que la Cour est appelée à connaître, ce projet de loi prévoit le greffier en chef qui doit avoir un diplôme de licence ou équivalent en droit. La ministre Kanyana trouve qu’il importe de trouver un mécanisme qui permet le rétablissement rapide du sinistré dans son droit de propriété et qu’il puisse en jouir en toute sécurité que lui procure le titre de propriété ou le certificat foncier.

Alfred Nimbona

 

ASSEMBLEE NATIONALE DU BURUNDI> Questions des députés le lundi 11 février 2019

Aucun mariage n’est reconnu que quand il est célébré devant un officier de l’état-civil

 

DSC 0286Lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale du Burundi de ce lundi 11 février 2019, les députés ont adressé au ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, des questions relatives à la mise en application de la loi n°1/13 du 22 septembre 2016, portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre (VBG).  Celui-ci leur a dit que cette loi a permis des améliorations positives dans la communauté. 

 

Après deux ans de la mise en application de la loi réprimant les VBG, les députés ont demandé au Ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, les avantages particuliers que cette loi a apportés pour les femmes en ce qui concerne leur protection contre les VBG. A cette question, M. Nivyabandi leur a dit que la plus value est importante. « Même si il y a des étapes non encore atteintes, la loi a déjà porté des fruits. Nous avons, au sein du ministère, décidé d’organiser des séances d’évaluation de sa mise en application, à l’endroit de tous les concernés et nous nous rencontrons régulièrement avec les Centres de développement familial et communautaires (CDFC) pour l’évaluation. Depuis sa mise en application des cas de mariages illégaux ont fortement diminué. Plus de 95% des ménages en unions libres ont régularisé  et ont fait enregistrer leurs enfants à l’état-civil», a déclaré le ministre Nivyabandi.Ce membre du gouvernement a ajouté que les Burundais ont changé de mentalité en dénonçant les auteurs des VBG, tout en participant activement dans la régulation des différends y relatifs. Les traitements à l’amiable ont aussi diminué car les Centres de développement familial et communautaires qui se trouvent jusqu’au niveau des communes ont fortement sensibilisé sur le bien-fondé de punir les auteurs des VBG. Ce qui a amélioré l’entente dans les familles. 

Qui passe outre la loi est puni par cette loi

A la question de savoir pourquoi certains musulmans continuent à se marier à plus d’une femme alors que le code des familles en vigueur au Burundi n’autorise qu’une seule, le ministre Nivyabandi a répondu que ceux-ci devraient respecter la loi. Dans une étude que nous avons menée, a indiqué M. Nivyabandi, nous avons constaté que beaucoup d’entre eux le font pour des spéculations ; car les recherches prouvent que ce sont quelques cas exceptionnels qui auraient plus d’une femme. Des échanges vont continuer avec les Cheiks mais cela ne dit pas que celui qui passe outre la loi ne soit puni. Au Burundi aucun mariage n’est reconnu que quand il est célébré devant un officier de l’état-civil. La femme qui célèbre son mariage seulement à la mosquée reste toujours considérée comme étant en union libre ». Les députés burundais ont également voulu savoir s’il n’y aurait pas contradiction entre cette loi et le code de la famille, car ce dernier ne dit rien sur le sort de la femme non choisie. A cela, le ministre a répondu par la négative. « Il n’y a pas de contradiction entre les deux lois car le code de la famille dit qu’un homme se marie avec une femme de son choix. Mais pour le cas des hommes mariés avec plusieurs femmes, c’est une question à traiter cas par cas. Sauf pour d’autres raisons particulières, nous, en collaboration avec l’administration, nous privilégions la première femme car c’est elle qui a beaucoup souffert pour le développement de la famille. Mais également, une attention particulière reste toujours notre préoccupation. C’est la protection des intérêts de ces femmes non choisies ainsi que leurs enfants ».Il n’a pas manqué de dire que toute femme mariée illégalement après l’avènement de loi doit impérativement retourner chez elle car  il faut aussi respecter le droit de la première femme.

JEAN BOSCO NKIUNZIMANA

 

Union africaine> Retour d’Ethiopie du Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore

Il rentre satisfait des conclusions et déclaration de la 32e session

 

DSC 0335Retour du Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, ce mardi 12 février 2019. Il venait de participer à la 32e session de la conférence de l’Union africaine en Ethiopie. A l’issu de cette session, les grandes conclusions, les décisions, les résolutions, les massions et les recommandations ont été formulées.   

 

L’Union africaine a baptisé cette année 2019, l’année des refugiés, des rapatriés  et déplacés pour des solutions durables en vu de mettre fin aux déplacements forcés en Afrique. Selon M. Butore, la 32e session de l’UA a d’abord adopté une déclaration sur ce sujet, laquelle déclaration reprend les difficultés auxquelles font face les différents groupes de personnes concernées. Cette déclaration reprend également les axes à suivre pour trouver des solutions durables en vu de mettre fin à ces  déplacements en Afrique. Cette conférence a ainsi demandé au chef d’Etat de la Guinée équatoriale d’assurer la promotion de ce thème et de faire le suivi de toutes les activités à mener, retenues dans cette déclaration et à présenter l’année prochaine. 

Adoption de décision et déclarations

La conférence a adopté une série de décisions, de déclarations et de massions. Cela a été fait à l’issu de rapports qui ont été présentés domaine par domaine. Selon M. Butore, deux rapports sont importants pour le Burundi. Il s’agit du rapport du secteur de paix et sécurité qui est d’habitude élaboré et présenté par le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Dans ce rapport, on salue les avancées récemment réalisées par le Burundi, avec un accent particulier sur l’étape déjà franchie dans les préparatifs des élections de 2020. Le même rapport demande que les sanctions injustement imposées au Burundi par l’Union européenne  soient retirées. Sur le plan bilatéral, M. Butore a été reçu par le Président du Tchad, celui de la Guinée équatoriale, celui de la République démocratique du Congo, le premier ministre de la Tanzanie et le Président de l’Egypte qui vient fraichement d’être élu  à la tête de l’UA. Avec ces hautes personnalités, M. Butore a eu l’occasion d’échanger sur les dossiers sur lesquels les pays en question convergent.  M. Butore précise aussi qu’au cours de cette conférence, le Burundi a eu l’occasion de dénoncer l’attitude de certaines personnalités de l’UA qui ne cachent  pas leur volonté de s’ingérer dans les affaires judiciaires des pays membres. Le Burundi a rappelé que sa justice a déjà émis un mandant d’arrêt contre le Major Pierre Buyoya qui est en fonction à l’UA, mais avec un statut qui lui permet de répondre devant la justice burundaise. Selon M. Butore, le dossier dans lequel il est cité, à savoir l’assassinat du Président melchior Ndadaye et ses proches collaborateurs, fait parti des crimes les plus condamnés par la même Union africaine. « Nous avons l’impression que la voie du Burundi a été entendue, en témoigne la qualité des derniers textes validés dans la soirée qui, sur le Burundi, montrent qu’il y a eu des améliorations par rapport a ce qui avait été présenté au début de la conférence. Je dirais que nous rentrons avec un sentiment de satisfaction eu égard aux résultats qu’on a pu décrocher », se réjouit M. Butore.  Il estime que ce qui reste est de faire un suivi approprié et est confiant que les instances, les hauts cadres du pays,  domaine par domaine, vont s’y pencher. Il profité de l’occasion pour remercier chacun pour son implication de près ou de loin, dans les préparatifs de cette conférence, et les pays amis pour leur soutien et sympathie qu’ils ont manifestés. 

Alfred Nimbona

 

Assemblée nationale> Séance plénière du mardi 12 février 2019

Pour analyser le rapport de voyage d’étude effectué au Kenya pour pouvoir mettre en place une structure de coordination assimilable à l’Abrema

 

DSC 1300Dans sa séance plénière de mardi 12 février 2019, les députés se sont réunis sous la présidence de Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, pour analyser le rapport du voyage d’étude effectué au Kenya, du 14 au 19 octobre 2018, par un groupe de députés. L’objectif de ce voyage était pour s’informer de la façon dont le parlement kenyan a réussi à mettre en place une structure de coordination assimilable à l’Abrema(Autorité burundaise de régulation des médicaments et aliments), que le gouvernement projette de créer. 

 

La délégation burundaise a visité le Pharmacy and Poisons Board, qui est un bureau étatique bien structuré et bien équipé pour assurer le contrôle  et la régulation des médicaments. Selon les informations recueillies au cours de cette rencontre, les pharmaciens sont régis par une loi à part, tandis que les opticiens ont à leur tour une loi spécifique. Les tradipraticiens quant à eux, étaient auparavant logés au ministère de l’agriculture mais actuellement, ils sont au ministère de la santé.La chef de cette délégation Sauda Mboneko a signalé qu’il y a un projet de loi en cours qui va les régir et ledit projet est sur la table de l’Assemblée nationale kenyane (pour ceux qui utilisent les médicaments traditionnels naturels). Quant aux sorciers, marabouts et féticheurs, ils sont protégés par une loi sur la protection de la propriété intellectuelle et sont logés au ministère de la culture.

Séparer la médecine humaine de la médecine vétérinaire

Selon toujours Mme Mboneko, quand bien même la KFDA (pour réguler la médecine traditionnelle, la médecine moderne et les aliments ensemble) n’est pas encore mise en place, la délégation burundaise a pris connaissance de la manière dont le Kenya traite les tradipraticiens dans leur pays, mais aussi, de l’organisation et du fonctionnement de l’Autorité de régulation des médicaments et les autres organes liés à la santé. Lors de leur visite à l’Assemblée nationale kenyane, les présidents des deux commissions (de l’agriculture et la santé) ont proposé aux membres de la délégation burundaise de pouvoir séparer la médecine humaine de la médecine vétérinaire dans le but de faciliter la régulation.Les défis rencontrés lors de cette mission sont dus au fait que cette délégation n’a pas pu rencontrer les tradipraticiens par manque de temps suffisant. Elle n’a pas aussi pu visiter le ministère en charge de la culture pour savoir comment il traite ces tradipraticiens. Egalement, il n’y avait pas un agent de communication pour pouvoir faire une projection des faits recueillis sur terrain. 

Trois domaines essentiels

Les députés ont soulevé leurs inquiétudes sur la structure et le fonctionnement de l’Abrema, et se sont convenus d’établir trois domaines. Il s’agit du domaine concernant la pharmacie et les aliments. Ce domaine va s’occuper des produits cosmétiques. Le second domaine est en rapport avec la médecine vétérinaire pour contrôler la qualité des intra agricoles et des pesticides. Enfin, c’est le domaine de la pharmacopée et des tradipraticiens. Ainsi, il y a nécessité des lois spécifiques, et Abrema doit coiffer tout cela avec sa propre loi. Avant l’étude de ce rapport, les députés ont analysé et adopté les amendements et la recommandation du Sénat relatifs au projet de loi régissant le marché des capitaux au Burundi.        

Yvette Irambona

 
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