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DGPPB> Signature d’un accord de partenariat avec Xinhua news agency

Vers un échange mutuel de nouvelles

DSC 1373Dans la matinée du jeudi 4 janvier 2018, au sein de la direction générale des PPB (Publications de presse burundaise), le représentant de Xinhua news agency au Rwanda et au Burundi Lyu Tianran et le directeur général des PPB Louis Kamwenubusa ont signé un accord de partenariat. Il consistera en un échange de nouvelles, ce qui fera connaître au monde entier la situation réelle de sécurité et de développement prévalant au Burundi.  

 

Après la signature de cet accord de partenariat, le directeur général des PPB a indiqué à la presse que l’objectif  est d’échanger les nouvelles entre le quotidien Le Renouveau du Burundi et l’Agence Xinhua news. Ce qui permettra la promotion du quotidien burundais d’information dans le monde entier, car la Xinhua news se trouve dans tous les pays du monde.

La réalité sur le Burundi va être connue par le monde entier à travers « Le Renouveau du Burundi » et Xinhua news

L’autre aspect positif de cet accord de partenariat, poursuit M. Kamwenubusa est que les informations qui seront livrées sur le Burundi par le Renouveau et qui seront publiées à cette agence traduiront la réalité sur le Burundi. Contrairement aux fausses informations sur le Burundi diffusées par les médias occidentaux, « Le Renouveau » qui donne des informations vérifiées sur la situation sécuritaire et de développement local aidera par-là à changer positivement les considérations sur le Burundi par le monde entier qui le saura désormais via la Xinhua news implantée partout dans tous les coins de cette planète. Une occasion de déformer l’image virtuelle d’un Burundi en guerre imaginaire par les médias occidentaux. Désormais, le monde saura la réalité sur le Burundi en matière de développement économique par la population et les progrès réalisés dans le secteur de la sécurité.Et, en retour, a-t-il dit, « Le Renouveau du Burundi » va publier des nouvelles lui envoyées par l’agence Xinhua news. Et le directeur général des PPB de rappeler que ce n’est pas la première fois que cette agence s’intéresse au Burundi en montrant une photo d’un article publié en 1998 sur l’installation des engins dans une centrale hydroélectrique au Burundi.
Amédée Habimana

 

Lycée Gatara> Descente du Premier vice-président de la République

Campagne d’explication du projet de Constitution

 

DSC 0010Le Chef de l’Etat a lancé officiellement le 12 décembre 2017, en commune Bugendana de la province de Gitega,  la campagne d’explication du projet de Constitution de la république du Burundi. C’est dans cette optique que le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo s’est rendu le jeudi 4 janvier 2018 au Lycée Gatara, en province de Kayanza pour continuer ce même travail. 

 

Le Premier vice-président de la République Gaston Sindimwo a indiqué que le Burundi comme d’autres pays, est en voie de démocratie. Notre pays a connu beaucoup de crises entre autres celles de 1961, 1993 et récemment la crise de 2015. Il a félicité les corps de défense et de sécurité qui ont accompli un travail louable pour la sauvegarde de la paix.              

La révision de la Constitution, un souhait de la population

M.Sindimwo a rappelé que la Commission nationale du dialogue interburundais CNDI) a été mise en place. Lors de ce dialogue tenu sur tout le territoire national, la grande partie de la population a souhaité qu’il y ait la révision de la Constitution car, a-t-il expliqué, cette Constitution n’était plus adaptée aux réalités du moment. Dans son article 297, la Constitution explique clairement comment elle doit être révisée. Il a aussi ajouté qu’en se basant sur les conclusions de la CNDI, il y a eu mise en place d’une Commission chargée d‘étudier cette révision de la Constitution. D’après l’article 298, en révisant la Constitution, le président de la République peut le faire par référendum. « Nous sommes ici pour continuer cette campagne d’explication. Nous faisons un clin d’œil et donnons une mise en garde à tous ceux qui s’opposent à ce travail », a-t-il souligné. Pour lui, la démocratie arrive à une étape satisfaisante dans notre pays. Le pas déjà franchi sera renforcé par les prochaines élections.

Les changements qui vont être opérés

Un cadre du ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique a donné les raisons de cette révision et les articles qui vont subir des changements.  La Constitution de 2005 a été mise en place après la transition. Ce qui signifie qu’il y a des articles qui ont besoin d’être changés comme les articles 96 et 302 ayant causé des problèmes lors des élections de 2015.  Pour le pouvoir exécutif, le changement s’observe au niveau des mandats où le président de la République pourra avoir un mandat qui va de cinq à sept ans renouvelable deux fois seulement. Il devra avoir l’âge de 40 ans au lieu de 35 ans. Egalement, il y aura un poste d’un Vice-président et celui d’un Premier ministre. Il y a aussi l’article 138 concernant les mots utilisés lors de la prestation de serment qui ont été changés. Quant au pouvoir législatif, le vote des lois sera modifié. Pour ce qui est du pouvoir judiciaire, il y aura l’existence des quotas au Conseil national de la magistrature, et la mise en place d’un Conseil supérieur des parquets. Aussi, aucun burundais ne sera extradé pour être traduit en justice.Pour le chapitre des élections, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sera composée de sept membres au lieu de cinq. Egalement, les décisions de la Ceni seront des décisions sans appel. Il n’y aura pas de coalitions d’indépendants dans le projet de Constitution. L’autre point est que le Sénat fera une évaluation de cette nouvelle Constitution après cinq ans.Les participants ont posé différentes questions en rapport avec ce projet de constitution, et ont eu des réponses satisfaisantes de la part du Premier vice-président de la République. La meilleure voie conduisant au pouvoir  est la voie des urnes, a conclu Gaston Sindimwo.                                            Yvette Irambona   

 

Editorial > La paix et la sécurité dont jouit le pays fondent tous les espoirs pour l’année 2018

Le chef-lieu de la province de Kayanza, au nord du Burundi, a été honoré la dernière semaine de 2017. C’est là que, pendant six jours, la famille présidentielle a organisé et présidé une prière d’action de grâce. C’est encore là que le président de la République, Pierre Nkurunziza, a animé, trois heures durant, une émission publique en répondant aux nombreuses questions posées par les journalistes d’abord, et par la population ensuite. C’est, enfin, à partir de là, que le chef de l’Etat a présenté ses vœux à la nation à l’occasion du Nouvel An 2018, dans le cadre d’un message.Comme il l’a toujours fait à pareille occasion, le président de la République, Pierre Nkurunziza s’est donc adressé à la nation, à la veille du Nouvel An 2018, en souhaitant à tous les Burundais, mais aussi à tous étrangers établis sur le sol burundais, une bonne et heureuse année 2018. Une précieuse opportunité a été offerte au chef de l’Etat d’apprécier les actions réalisées au cours de l’exercice écoulé au regard des priorités que le gouvernement s’était assignées, avant de  fixer les orientations pour l’année nouvelle. En somme, beaucoup de projets gouvernementaux ont été réalisés dans une large mesure comme ils avaient été arrêtés, même si les difficultés n’ont pas manqué. Il a plu au président de la République d’inscrire à l’actif du Gouvernement plusieurs réalisations dans le domaine de la sécurité, la paix consolidée sur toute l’étendue du territoire burundais en étant le témoin éloquent. Il a également plu au chef de l’Etat de remercier tout particulièrement les services administratifs et sécuritaires ainsi que les populations de toutes les provinces du pays, pour la collaboration fructueuse dont ils ont fait montre dans la consolidation de la paix et de la sécurité. Il sied de préciser que la consolidation de la paix et de la sécurité, source d’un développement durable, restera la toile de fond des actions que le gouvernement orientera dans toutes les directions au cours de l’année 2018.Dans son message à la  nation, le président de la République Pierre Nkurunziza a souligné à gros traits le thème central de cette année nouvelle qui est le suivant : « Méditons profondément sur notre pays, sachons d’où nous venons et où nous allons ». Le thème nous invite à nous soumettre à une profonde réflexion sur ce que nous sommes en tant que Burundais, éprouvant une profonde affection pour notre pays, devant servir de référence pour les générations montantes et à venir. Aimons profondément notre pays, efforçons-nous à le servir loyalement, car s’il y a quelque chose d’inacceptable, c’est de s’appeler Burundais et ne pas aimer le Burundi.Posons-nous ces questions : sans ferveur patriotique, la quête permanente d’une paix véritable et d’une sécurité toujours grandissante est-elle possible ? Sans ferveur patriotique, pouvons-nous sauvegarder jalousement notre indépendance et notre souveraineté ? Sans ferveur patriotique, serions-nous en mesure de dénoncer et de décourager tous les agissements négatifs qui essaieraient de faire obstacle aux efforts déployés par les institutions démocratiquement élues, pour parer aux insuffisances qui enfreignent le processus de développement global national ? Aimons profondément notre patrie, legs de nos ancêtres, véritable cadeau de Dieu, comme nous aimons notre famille, car la patrie n’est rien d’autre qu’une famille agrandie.Puisse l’année 2018 nous aider à toujours garder à cœur notre chère patrie, et les 2 000 détenus qui vont bientôt bénéficier d’un élargissement, de jouir dignement de la liberté retrouvée !  En nous apprêtant naturellement, tous ensemble, à participer massivement, le moment venu, au référendum constitutionnel.Bonne et heureuse année 2018 !Louis Kamwenubusa

 

Editorial > En direct, en toute transparence et en toute démocratie

C’est à partir du chef-lieu de la province de Kayanza où vient de se dérouler la prière d’action de grâce présidée, pendant six jours, par la famille présidentielle, que le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza a dialogué en direct avec la population, le 29 décembre 2017, dans le contexte d’une émission publique. Nous ne reviendrons pas sur tout ce qui a été dit au cours de cette émission publique, les médias ayant déjà fait leur devoir, mais il sied de rappeler que le président de la République Pierre Nkurunziza qui vient d’être honoré en recevant le Prix Mandela du courage, a d’abord rendu grâce à Dieu, puis adressé un message de paix et de salutations à la population burundaise à laquelle il a souhaité une excellente année 2018. Des questions exigeant des clarifications ont été ensuite posées par les journalistes d’abord, puis par la population, le tout se passant en direct en toute liberté et en toute sérénité. Le président de la République Pierre Nkurunziza a donné toutes les clarifications nécessaires aux questions posées dans les domaines de la paix et de la sécurité, de la justice, de l’environnement, de l’économie, du social, du développement, de la politique régionale et internationale, sans oublier sur le plan politique, la nouvelle Constitution qui sera issue du prochain référendum constitutionnel qui, d’après les projections de la Commission électorale nationale indépendante, pourra se tenir au mois de mai ou de juin 2018.

Il sied de rappeler ici que le projet de révision constitutionnelle déjà largement expliqué à la population contient certains articles révisés dont la mise à jour s’imposait, en fonction des exigences du moment.Parmi les vrais acquis démocratiques obtenus par le peuple burundais figure en bonne place et sans conteste l’émission publique, véritable initiative du président de la République Pierre Nkurunziza, devenue au fil du temps le miroir dans lequel se reflète l’état de la démocratie dans notre pays et son corollaire, la liberté d’expression considérée traditionnellement comme l’apanage d’un club de nations dites civilisées. Aujourd’hui, grâce notamment à l’émission publique, le peuple burundais découvre de plus en plus sa capacité à mesurer l’usage de la liberté d’expression qui se manifeste dans le dialogue direct entre son président Pierre Nkurunziza et lui-même. Posées, comme c’est dit dans le titre de l’éditorial, en direct, en toute transparence  et en toute démocratie, les questions intéressant la vie de la nation trouvent naturellement des réponses claires de la part du père de la nation. Qui, mieux que le chef de l’Etat dont le destin de la nation se trouve entre ses mains, peut éclairer sur le présent et l’avenir de la nation ? Initiée, comme c’est déjà dit, par le président de la République Pierre Nkurunziza, l’émission publique est l’un des indices les plus probants des changements démocratiques opérés depuis 2005, avec l’avènement d’une nouvelle ère politique et dont l’observateur attentif reconnaîtra le sceau personnel du chef de l’Etat. La transparence de l’information permet désormais de rendre publiques les orientations politiques du sommet vers la base. C’est encore une fois, une bonne initiative à mettre au crédit du chef de l’Etat.

Louis Kamwenubusa

 

KAYANZA > Clôture de la prière d’action de grâce organisée par la famille présidentielle

Une année de faveur accordée par le Seigneur au Burundi est annoncée

00AAEAEALa prière d’action de grâce organisée par la famille présidentielle a été clôturée le dimanche 31 décembre 2017. Cette clôture a été marquée par la remise des cadeaux à la famille présidentielle, la publication de ce que le Seigneur va faire pour le Burundi en 2018 et la prière pour le Burundi par le couple présidentiel. 


«Je ne pourrais pas ne pas être reconnaissant pour les biens qui m’ont été accordés. Je remercie mon Dieu qui m’a témoigné un tel honneur», chantait le gouverneur de la province de Kayanza, Anicet Ndayizeye, pour témoigner la joie de sa province pour avoir été choisie pour abriter la prière d’action de grâce organisée par la famille présidentielle. Il a fait savoir que, pour manifester cette joie, les habitants de la province ont collecté les moyens pour acquérir cinq vaches à offrir à la famille présidentielle. Il a ajouté qu’il y a également deux hommes d’affaires qui ont offert deux vaches. Les habitants de la province ont également offert à la famille des produits agricoles et des chèvres qui vont lui servir pendant la fête de fin d’année, ainsi que quelques paquets de lait pour les orphelins pris en charge par la Première dame.

La famille présidentielle a remercié tous ses invités 

 Après la réception de ces cadeaux, le président de la République a conduit la louange. Une louange spéciale. Sous la pluie, les différentes hautes personnalités du pays, notamment le chef de l’Etat, chantaient et dansaient. Dans son discours de clôture, le président de la République Pierre Nkurunziza, a remercié tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette prière, notamment les habitants de la province de Kayanza pour l’accueil, les agents de sécurité, les journalistes, les hautes personnalités du pays qui y participaient et tous ceux qui ont prié pour cette rencontre. Il a également remercié les serviteurs de Dieu qui ont contribué à travers les enseignements ou la prière. «Nous remercions tous les invités qui sont venus soutenir notre famille pour donner un sacrifice de louange. Les jeunes comme les adultes, les vieux et vieilles, les dirigeants et toute la population en général, vous tous qui êtes venus nous soutenir, nous vous en remercions», a indiqué le chef de l’Etat. Il a également remercié tous ceux qui ont donné une contribution financière à cet événement.
La province de Kayanza s’est distinguée Le président de la République a souligné que la province de Kayanza s’est distinguée sur deux points par rapport à toutes les provinces où la famille présidentielle a déjà organisé les prières d’action de grâce. « Nous avons constaté que le comité d’organisation qui nous a aidé dans cette activité est composé de membres venant de toutes les religions. Il y avait des catholiques, des protestants, des musulmans, tous en faisaient partie. Que Dieu les bénisse abondamment. Nous avons aussi remarqué que les habitants de Kayanza aiment beaucoup participer aux enseignements. C’est dans cette province où nous avons eu beaucoup de participants dans les enseignements des jeunes comme chez les  leaders», a-t-il indiqué. Il a souligné que sa famille a été surprise, car c’est la première fois qu’elle reçoit des cadeaux à la clôture d’une prière d’action de grâce. « Nous vous remercions au nom de toute la famille. Nous prierons pour que Dieu vous rende au centuple ce que vous nous avez offert », a-t-il dit.


Le don de cette année est fondé sur trois textes bibliques 

Le président Nkurunziza a demandé à tous les Burundais de terminer la dernière heure de l’année 2017 en louant le Seigneur afin de commencer le Nouvel An 2018 en louange. Après le son des trompettes, les textes bibliques qui vont escorter le don de Dieu ont été annoncés. «Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut». C’est la première lecture tirée de la Genèse 1, 1-3. La deuxième lecture a été tirée de l’acte des apôtres, chapitre trois, versets sept à dix. « Et le prenant par la main droite, il le souleva. A l'instant les plantes de ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d'un bond il fut debout, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. Tout le peuple le vit qui marchait et qui louait Dieu. Ils le reconnaissaient comme étant celui-là qui s'asseyait près de la Belle Porte du temple pour (demander) l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de stupeur pour ce qui lui était arrivé», disait-elle. La 3e lecture disait « L’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a oint pour annoncer la Bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles le recouvrement de la vue, pour apporter la liberté aux opprimés et proclamer une année de faveur accordée par le Seigneur», tirée de l’évangile selon Saint Luc 4, 18-19. 


«Il y a quatre choses que le Seigneur va faire pour le Burundi en 2018»

Après la lecture de ces passages, le président de la République a indiqué qu’il y a quatre choses que Dieu va faire pour le Burundi en 2018. « Premièrement, l’année 2018, c’est l’année de la lumière de Dieu pour le Burundi. Cette année, la délivrance du Dieu Tout-Puissant va continuer à se manifester dans notre pays, le Burundi. Deuxièmement, l’année 2018 est l’année de bondir, de marcher et sauter pour le Burundi et tous les Burundais. Troisièmement, Dieu va délivrer le Burundi des chaînes avec lesquelles Satan l’avait ligoté. Dieu va nous délivrer de toutes ces chaines au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Quatrièmement, l’année 2018, c’est une année de faveur accordée par le Seigneur au Burundi et à tous les Burundais», a-t-il annoncé et les trompettes ont encore une fois sonné. Il a invité les Burundais à s’attendre à la réalisation de ces promesses afin de voir les miracles de Dieu.Pour clôturer toutes les activités des six jours de la prière d’action de grâce, agenouillé dans le terrain et sous la pluie, le couple présidentiel a prié pour le Burundi tenant le drapeau national dans les mains. Le président de la République a demandé pardon au nom et à la place de nos ancêtres. Il a remercié le Seigneur pour ses bienfaits durant l’année 2017, notamment la réalisation des promesses annoncées au début de l’année, d’avoir protégé les familles burundaises, d’avoir défendu les frontières du pays, etc. Il a demandé à Dieu de bénir la localité qui a abrité cette prière, ses habitants et tout le Burundi, de bénir même les générations à venir. Il a aussi demandé des bénédictions et la protection du Seigneur sur le Burundi durant l’année 2018.La prière d’action de grâce organisée par la famille du président Nkurunziza avait débuté le mardi 26 décembre 2017.      

Grace-Divine Gahimbare

 

1er Janvier 2018>Fête du Nouvel An

Message du chef de l’Etat à la nation

00aazerChers Compatriotes, Chers Compatriotes, Amis du Burundi, 

1. Nous clôturons l'année  2017 et , en même temps, nous  commençons l'année 2018, jouissant de  la paix, de la sécurité  et de la tranquillité dans tous les coins et recoins de notre pays. Nous remercions  beaucoup Dieu Tout-Puissant qui a   gardé et protégé le Burundi et le peuple burundais tout au long de cette année   2017 qui s’achève. A Lui honneur et gloire, et que lui parviennent les hommages jaillissant des cœurs de tous les Burundais débordant de reconnaissance. 

2. Nous souhaitons donc à tous les Burundais partout où ils se trouvent, sans oublier les étrangers établis sur le sol burundais, une heureuse  année 2018. Qu’elle soit pour tout le monde  une année de paix, de bonheur  et de prospérité tirant leur source en Dieu    Lui-même.  Nous vous souhaitons une merveilleuse année,  une année de joie au milieu des vôtres, une année pour marquer de nouveaux progrès  dans le développement. Cette fête, célébrez-la en partageant tout ce que vous avez préparé, faisant ainsi montre de la concorde et de la solidarité, legs de nos pères et grands-pères. 

3. Nous remercions vivement tous ceux qui se sont donnés pour que la paix et la sécurité puissent être  renforcées dans tout le pays. Nous citons ici toute la population, les responsables administratifs à tous les niveaux, les Forces de Défense et de Sécurité, le corps judiciaire, sans oublier les amis du Burundi qui nous ont appuyés    à travers divers projets. 

4. Le thème central de cette année est le suivant : « Méditons profondément sur notre pays,  sachons d’où nous venons et où nous allons ».
Ce thème continuera à nous inspirer jusqu’en 2019. En effet, nul ne devrait le passer sous silence, pas mal de Burundais n’ont pas encore bien compris ce qu’est réellement un pays natal.
Cela les pousse quelques fois à suivre des chemins sans issue à cause de cette ignorance ou bien le sentiment de trahison envers   leur  pays et leurs frères.        

Chers Compatriotes, Amis du Burundi, 

5. Nous devons tous méditer profondément sur ce que nous sommes en  tant que Burundais, et à partir de là,  nous interroger sur ce que nous sommes appelés à faire conformément à notre identité recouvrée. Nous devons nous convaincre que d’autres furent là où nous sommes, et que d’autres  viendront après nous. De cette  manière,  nous allons  nous préoccuper de  laisser une bonne renommée pour  la mémoire de nos enfants et petits enfants qui auront eu un modèle à imiter. 

6. Nous lançons cet appel à tous les Burundais, y compris les Burundais qui ont acquis la nationalité de leurs pays d’accueil. Il n’y a là aucune exagération, il arrive que certains Burundais vivant à l’étranger oublient  ce qui ils sont réellement. 

7. Nous souhaitons que ceux qui se sont égarés se ressaisissent et reviennent à la raison. Nos ancêtres disaient : « L'eau va jusqu’à l’ébullition, mais  jamais elle n’oublie sa température naturelle. «Et puis, tout chemin a pour aboutissement, l’entrée d’une  maison». Bien plus, « la petite richesse propre de quelqu’un procure toujours satisfaction. » 

8. De même que personne  ne peut changer de mère  biologique  à sa guise, de même, que nul ne  se fasse des illusions : aucun pays au monde ne  te surpassera  ton  pays natal. Le Burundi appartient aux Burundais, c’est un champ commun que Dieu nous a donné à gérer en communauté ; c’est un don extraordinaire sur lequel  tout Burundais doit tenir fixée son attention : nous devons l’entretenir et le protéger nuit et jour, en tout et partout. 

9.   Pour bien entretenir ce don, nous devons connaître notre histoire, notre culture et les traditions qui ont toujours caractérisé le Burundi et le peuple burundais; nous devons connaître les bons actes et les  crimes perpétrés par les  Burundais eux-mêmes ou par les colonisateurs, mais surtout savoir quelles stratégies et quelles tactiques les Burundais ont appliqué pour parvenir  aux solutions de leurs problèmes. Nous devons comprendre que demeurer dans l'ignorance est un handicap, et que beaucoup de gens meurent à cause de l'ignorance. 

10. Connaître l’histoire nous aide beaucoup dans la méditation sur notre pays,  et cette histoire   devient pour nous la fondation pour construire le meilleur avenir.    

11. Nos ancêtres disaient : « Tu entres dans une forêt inconnue, tu coupes une canne incertaine ». Méditons sur notre pays, sachons d'où nous venons et où nous allons. Sachons distinguer les vallées maudites et les vallées bénies, évitons de naviguer à  vue ; enfin, évitons d'être comme cet enfant qui sourit devant son empoisonneur. 

12.  A l'instar de nos ancêtres qui ont solidairement combattu l'ennemi par le passé, et ont refusé catégoriquement d'être les esclaves des étrangers et y sont parvenus ; comme ils ont châtié les complices qui marchaient contre la culture et la tradition, nous  aussi, constituons un front infranchissable et disons non à ceux qui nourrissent l’ambition de nous usurper notre Indépendance pour nous replonger dans l’esclavage sous quelque forme que ce soit. 

13. Le combats qui nous restent à mener aujourd'hui demeurent le combat pour le développement ainsi que le combat pour extirper les atavismes de la haine ethnique semée par le colonisateur. Même si ceux qui mettent encore en avant les divisions ethniques sont très peu nombreux, il n’est pas encore l’heure de chanter victoire. En effet, nos ancêtres disaient : « La petitesse de l’olive sauvage ne diminue en rien son goût amer ». Chers Compatriotes, Amis du Burundi, 

14. La sécurité au Burundi est une réalité. Pour preuves, les travailleurs vaquent régulièrement à leurs activités; plus de 215 000 réfugiés ont regagné leur bercail et environs 40 000 autres se sont déjà fait enregistrer pour rentrer librement.      
Des touristes venant de tous les coins du monde viennent au Burundi, sans oublier les parcours du pays dans tous les sens  nuit et jour, sans entrave aucune. 

15. Nous réitérons notre appel à l'endroit de nos frères et sœurs encore en exil pour qu’ils rentrent ; il faut qu'ils comprennent que l’on ne cultive  pas le sorgho là où l’on est mal connu, et puis le Burundi a besoin  de nous  tous.  Nous remercions ceux qui ont déjà répondu à l’appel que Nous ne cessons de vous lancer, et nous  leur demandons de dire la vérité à ceux qu’ils ont laissés derrière. 

16. Le pas appréciable que nous avons franchi dans la consolidation de la paix et la sécurité, nous le devons surtout à la vigilance et à la bravoure des Forces de l’ordre : 310 bandes  de malfaiteurs ont été démantelés, 128 fusils et 325 grenades ont été saisis, tandis que 1 260 grenades et autres armes ont été détruits. 

17. L’Administration et les Forces de l’Ordre ont combattu énergiquement la fraude, surtout des minerais, au point que  plus  de  19 tonnes de coltan, une tonne et demi (1,5) de cassitérite, 7 tonnes et demie de nickel, 77 tonnes de café,  2 tonnes de sucre, 71 tonnes de sacs remplis d’engrais ont été saisis, sans oublier plus de 700 mille litres de boisson prohibées qui ont été saisies  et répandues par terre. 

18. Dans le domaine politique, les membres du Conseil National pour l’Unité Nationale et la Réconciliation ainsi que ceux de l’Observatoire National pour la Prévention et l’Eradication du Génocide, des Crimes de guerre et des Crimes contre l’Humanité  viennent   d’être  nommés conformément à l’Accord d’Arusha et à la Constitution. 

19. Dans le secteur de l’économie, l’Office Burundais des Recettes (OBR) a fait entrer plus de 753  milliards sur les 720 milliards qui étaient attendus, ce qui signifie  une augmentation de 18 % si l’on se réfère à la situation de 2016.

20. Les marchés des Communes qui avaient été donnés aux privés ont été remis entre les mains des Communes à hauteur de   98 %, et les caisses communales s’en portent mieux. En général, les recettes  se sont multipliées par quatre.  

21. Dans le cadre de la lutte contre la faim, le Gouvernement a donné   46 000 tonnes d’engrais chimique, 9 266 tonnes de dolomie (ishwagara), plus de 32 000 tonnes de semences sélectionnées de riz, 46 500  rejets de bananier, 800 kg de semences de légume, 20 000 plants d’arbres fruitiers et 500 000 plants de maracujas. Des études ont été faites sur les cultures  vivrières telles que la pomme de terre, le haricot, le manioc, la banane, la patate douce, la colocase, etc. 

22. Dans le secteur des cultures industrielles, des plants de caféier avoisinant un million et demi ont été distribués aux agriculteurs, plus de 10 000 tonnes de café ont été vendues, faisant des entrées de  plus de 52 milliards de FBu, ce qui signifie une  augmentation de  la production de l’ordre des 10 %.  A peu près 10 000 tonnes de thé sec ont été commercialisés et un montant de  46 milliards de FBU encaissés. L’apport en devises est de 26 millions USD à peu près. On a  fait  une introduction de nouvelles variétés de palmier à huile, sans oublier les anciennes. L’on s’attend à une production de 20 000 tonnes d’huile. 

Chers compatriotes, Amis du Burundi, 

23. Tous les efforts de la population en matière de développement de leur pays seraient vains, si le programme de lutte contre la corruption  et les maux connexes ne bénéficie pas du soutien de tout citoyen burundais.Dans la mise en exécution de ce programme, 242 dossiers on été confectionnés, et il s’est révélé que plus d’un milliard de FBu et environ 500 000 USD devaient être récupérés et rentrer dans le trésor public. L’on a également saisi beaucoup de marchandises introduites illégalement dans le pays ; des enquêtes ont été menées dans les services publics, d’où s’est dégagé un constat de 4 milliards de FBu qui ne sont jamais arrivés dans les caisses de l’Etat. Nous demandons aux concernés de faire diligence pour récupérer ces sommes. 

24. Dans le secteur de la  justice, les tribunaux ont rendu plus de 18 500 jugements, et une somme de plus  d’un milliard est arrivée dans le  trésor  grâce à l’action de la Cour anti-corruption et au service du Cadastre National. 

25. Le secteur des avocats du Gouvernement a fait que l’Etat soit épargné de payer 28 milliards de FBu et environ 225 millions de dollars US dans les procès qui ont  été ouverts localement, et plus de 14 milliards de FBU pour les procès dans lesquels le Burundi a comparu à l’étranger.  Cela représente un peu plus de 11 millions de dollars US. Le Ministère a également pu récupérer  des étendues de 544 hectares de terrains que des gens s’étaient indûment appropriés.

26. La mise en exécution de la Grâce Présidentielle a permis l’élargissement de 2 576 condamnés. Les justiciables qui n’ont pas de moyens ainsi que ceux qui vivent avec un handicap (au total 1 511) ont bénéficié d’une assistance gratuite d’un avocat mis à leur disposition par le Ministère de la Justice. Neuf volumes de textes légaux qui étaient écrits en français   ont été traduits en kirundi. 

27. Dans le secteur de la santé publique, le programme de la gratuité des soins de santé pour les mères enceintes ainsi que les enfants âgés de moins de 5 ans a été poursuivi, et il se poursuivra encore durant cette année que nous commençons. Suite à certaines attitudes malhonnêtes, des comportements répréhensibles et des exagérations que l’on observe ici et là, le Gouvernement a déjà arrêté des mesures salutaires qui permettront que ce volet connaisse plus de justice. Nous souhaitons ardemment que ce programme soit profitable au Burundais  uniquement, et qu’il se conforme au Code  des Personnes et de la Famille. 

28. Dans l’optique de lutter contre la malaria qui était devenue une épidémie, 2 243 645 familles à travers tout le pays ont reçu des moustiquaires imprégnées. Le choléra a été combattu dans les communes de Rumonge, Mpanda, Isale, Ntahangwa et Nyanza-Lac. Le Gouvernement a continué son  programme de donner gratuitement les médicaments aux séropositifs, les médicaments contre la lèpre, contre la tuberculose ; les enfants ont continué à recevoir des vaccins prévus, et le Burundi se classe premier dans l’exécution de ces programmes en Afrique. 

29. Dans le secteur de l’éducation nationale, la distribution des livres du maître et des livres de l’élève de 7ème a été effective à travers tout le pays. Une Ordonnance Ministérielle fixant la bonne conduite et protégeant les mœurs dans les écoles d’enseignement public et privé a été signée ; les enseignants dont le volume horaire n’était pas suffisant ont été redéployés vers des écoles où il y avait manque d’enseignants.Au niveau de l’enseignement universitaire, les cycles de Mastère et de l’Ecole doctorale ont été ouverts. 

30. Dans le secteur de l’énergie et des mines, il y a eu lancement des travaux d’extraction des terres rares dans la commune Mutambu en province de Bujumbura, et le  lancement des travaux d’extraction de l’or et des minerais associés (argent et cuivre) à Mabayi en province de Cibitoke.

31. En ce qui concerne l’énergie électrique, il y a eu exécution effective du contrat d’achat d’électricité liant Interpetrol et la Regideso pour la production de 30 MW. Actuellement il y a une augmentation visible de l’électricité dans la ville de Bujumbura. Les travaux de construction d’une centrale hydro-électrique sur les chutes de la Rusumo ont également été lancés. Les travaux de distribution du courant électrique à différentes communes sont en cours, et nous allons bientôt produire du courant électrique à partir de  l’énergie solaire dans les Provinces de Gitega,  Makamba et Rutana. 

32. Dans le secteur des travaux publics, une route a été parachevée et inaugurée qui part de Nyanza Lac et arrive à Mugina en passant par Mabanda ; en première phase, le tronçon qui va de Nyakararo, passe par Mwaro et arrive à  Kibumbu  (30 km) ; la RN 13,  seconde phase, part de Butaganzwa et arrive à Ruyigi (19 km). Toutes ces routes totalisent une longueur de 94 km. Un camion pompier a aussi été acheté pour le service de l’aéroport international de Bujumbura. 

33. Les travaux de construction du palais Présidentiel arrivent à la  phase  du finissage, et Nous saisissons cette occasion pour exprimer  notre gratitude à tous ceux  qui continuent à nous prêter main forte dans les projets de développement de notre pays. Nous déclarons par la même occasion que le Burundi a déjà dépassé la phase des aides d’urgence. Ce qu’il nous faut désormais, ce sont des dons et des dettes destinés aux projets de développement. 

34. En ce qui concerne le développement des communes, le Fonic a continué le programme de donner aux communes des fonds pour réaliser leurs projets, et il a été distribué un crédit de presque 35 milliards entre presque 15 000 personnes pour des projets de développement. 

35. Au cours des travaux communautaires, le Gouvernement, en union avec la population, a construit des écoles fondamentales, secondaires, supérieures, voire universitaires ; il a construit des centres de santé, des hôpitaux, des bureaux pour l’Administration  provinciale, communale, jusqu’au niveau de la colline ; il a également construit des stades et terrains de jeux, des marchés, des villages et  les adductions d’eau potable. D’autres infrastructures ont été construites dans tout le pays. C’est le cas des hôtels pour accueillir les touristes, des maisons de prière et autres. Bien plus, depuis que nous avons démarré le programme des travaux communautaires, c’est cette année  que nous avons inauguré beaucoup d’œuvres grandioses.  

36. Nous félicitons très vivement tous ceux qui se sont donnés sans réserve au cours des travaux communautaires. Restez forts et fermes pour le combat ! 

37. Parmi les projets à réaliser dans les prochains jours, nous comptons:

• Poursuivre la consolidation de la paix et de la sécurité ainsi que la lutte contre le terrorisme. 

• Parachever les travaux et programmes restant parmi les activités prévues par la Constitution. 

• Organiser des séances de formation et de réflexion sur notre pays. Nous ferons tout notre possible pour extirper des cœurs des Burundais la mauvaise semence introduite par le colonisateur, en particulier le germe de la division,  et ainsi préparer un avenir meilleur pour notre  pays.

• Nous continuerons à lancer un appel et convaincre les  réfugiés burundais à rentrer sans tarder, afin de collaborer avec leurs frères et sœurs dans le développement du pays. 

• Les citoyens burundais auront le droit de s’exprimer sur les grands Projets et Programmes Nationaux comme nous l’avons toujours fait.

• Les travaux proprement dits de construction du port de Rumonge vont être lancés, et le port de Bujumbura sera rénové. 

• Nous ferons connaître au public les domaines et secteurs clés susceptibles d’attirer les investisseurs. 

• Le Programme National de sensibilisation et de lutte contre la corruption, la fraude et le commerce illicite  va se poursuivre. 

• L’Aéroport International de Bujumbura va être rénové pour qu’il corresponde aux normes internationales régissant l’aviation et les aéroports, et pour qu’il atteigne le niveau de modernité des aéroports des autres pays. 

• Les jeunes recevront une formation en entrepreneuriat qui les rendra capables de concevoir eux-mêmes des projets, de savoir et de s’habituer à créer eux-mêmes leurs propres emplois. 

• Sur ce même point, il est prévu un fonds qui va octroyer des financements aux jeunes désireux de lancer leurs projets de développement. 

• Les routes qui vont de Kibumbu à Gitega, de Nyamitanga à Bujumbura, de Ngozi à la frontière du Burundi avec le Rwanda seront asphaltées, et les fonds de rénovation de la route Nyanza-Lac-Bujumbura via Rumonge seront collectés. 

• De nombreuses pistes rurales seront construites ou réhabilitées surtout à des endroits où il y a des infrastructures publiques. 

• Nous poursuivrons les grands projets en cours de réalisation comme la réforme relative à l’harmonisation des salaires des fonctionnaires de l’Etat, l’augmentation de la production électrique, la protection de l’environnement, la gratuité des soins de santé en faveur des femmes enceintes et des enfants âgés de moins de 5 ans, la gratuité de la scolarité pour les écoliers du niveau primaire, la distribution des moustiquaires imprégnées, et bien d’autres projets visant à améliorer les conditions de vie des populations. 

Chers compatriotes, Amis du Burundi, 

38. Nous ne pouvons pas énumérer de façon exhaustive toutes les réalisations et les projets à venir. C’est juste un résumé que nous venons de faire. Pour le reste, les Ministres et les autres responsables en charge des divers secteurs  continueront à  vous en informer avec plus de détails. 

39. Nous fondant  sur le thème de cette année, il y a lieu de  nous demander : Qu’est ce qui devrait être fait pour Méditer convenablement sur notre pays, en vue de savoir d’où nous venons et où nous allons ?    Permettez-nous de vous dire brièvement certains points parmi ceux qui sont prévue: 

•  Aider les Burundais à connaître l’histoire de leur pays, car  le passé  prépare l’avenir,  par ailleurs. Pour cette fin, la Commission Vérité et Réconciliation a été redynamisée, et Nous demandons à tous les citoyens burundais un bon  soutien  aux travaux de cette Commission. 

• Réserver une place de premier plan à la culture,  aux valeurs et aux traditions qui ont caractérisé les héros de la lutte pour la sauvegarde de la nation burundaise ainsi que les autres Burundais qui ont mis en avant  l’intérêt national. 

• Faire une étude et concevoir un projet de construction d’un Centre Culturel Burundais. 

• Convaincre les Burundais afin qu’ils sachent et comprennent que le Burundi appartient aux Burundais;  que c’est à nous, Burundais, que revient le devoir de l’organiser et de le développer.  Les bienfaiteurs étrangers  viendraient sur notre demande, et c’est nous-mêmes qui devrions  leur indiquer où leur appui est nécessaire. 

• Connaître et suivre les Lois et Règlements du pays, respecter et faire  respecter les droits de la personne humaine. 

• Comprendre que nous avons l’obligation de défendre la Souveraineté nationale, consolider l’Indépendance et la Démocratie dans notre pays. 

• Renforcer les relations diplomatiques avec des pays et Organisations Internationales qui respectent la souveraineté de notre pays. 

• Concevoir nous-mêmes les Programmes de développement et faire en sorte que nous les exécutions sans recourir aux aides étrangères. 

• Mettre en avant la jeunesse dans tous projets afin qu’elle comprenne très tôt que c’est par le travail que nous allons nous développer nous-mêmes et permettre au pays d’amorcer un décollage économique. 

• Protéger les ressources naturelles du pays, lutter contre la corruption et le commerce illicite. 

• Renforcer et protéger les ménages et les familles burundaises. 

• Prendre des mesures appropriées, chacun suivant ses attributions, dans le but de remettre de l’ordre dans tous les domaines de la vie nationale et permettre à notre pays de sauvegarder sa dignité. 

 

Chers  compatriotes, Amis du Burundi, 

 

40. Avant de conclure, Nous voudrions vous rappeler encore une fois la nécessité de changer de mentalité et de comportement, de vanter les merveilles de notre pays partout où nous sommes, et de manifester la fierté d’être appelés Burundais. Oui, c’est un grand honneur que d’être Burundais. Nous avons un si beau pays, un pays très riche en ressources humaines et naturelles que d’autres peuples envient. Nous portons un pendentif précieux (ikirezi), il reste que nous sachions qu’il brille, et nous ne pouvons laisser personne l’arracher de notre cou. 

41. Comme il serait bon que nous tous les Burundais revenions aux valeurs positives héritées de nos ancêtres !Depuis le temps de la monarchie jusqu’à la période des indépendances, Dieu a toujours été le Soutien, le Défenseur et le Protecteur du Burundi et du peuple burundais. «Dieu, le Roi, le Burundi», telle était la devise nationale du Royaume du Burundi. Et nous aussi, nous ne cessons de chanter cette strophe de l’Hymne National : «Ô cher Burundi… que Dieu qui nous a fait don de toi te protège à jamais pour nous». De même que Dieu n’a jamais laissé nos ancêtres subir le déshonneur, Il ne nous laissera jamais connaître l’humiliation. Il nous demande seulement de Lui rester fidèles, et de lui donner la première place dans nos plans et nos activités. 

42. L’autre élément très important qu’il faut garder à cœur, c’est que les temps ont changé. Nous sommes invités à comprendre que les mutations historiques en cours doivent aller de pair avec les changements de mentalité et de comportement chez les humains; mettons au monde des enfants dont nous sommes capables d’assurer l’éducation, évitons de laisser des querelles dans nos familles. Nous profitons de cette occasion pour avertir ceux qui n’ont pas répondu à l’invitation que Nous leur avons lancée de régulariser leurs unions conformément au Code des Personnes et de la Famille en leur rappelant que cette désobéissance est punissable par la Loi. 

43. Depuis quelques temps, nous avons commencé une marche qui nous fera parvenir à la véritable Indépendance, où le citoyen burundais et tout étranger vivant au Burundi prendront en main leur destin : ils se nourriront et se gouverneront, ils s’enrichiront et vivront tranquilles, ils jouiront pleinement de leurs droits et seront respectés, et ils pourront  planifier leur développement et l’atteindre sans devoir tendre la main aux donneurs incertains vivant à l’étranger. Voilà le Burundi que Nous voudrions laisser en héritage à nos enfants et petits enfants. 

44.  Cet objectif, Nous ne pouvons pas l’atteindre si nous ne nous mettons pas en tête  que le Burundi est un bien commun que Dieu nous a donné en partage, à nous tous. Nous devons alors  nous convaincre que nous avons une mission commune de protéger ce patrimoine et partager équitablement les richesses communes qui s’y trouvent.  La Justice et le Droit deviendront le pilier pour nous soutenir, et le bouclier pour nous protéger. Alors  nous nous engagerons tous à travailler ensemble sans que personne ne soit laissé derrière ; nous mettrons ensemble nos troupeaux, et nous les ferons paître sans parti pris. Nous mettrons ensemble les moyens de production, et nous partagerons les dividendes de notre travail. Nous partagerons les joies et les peines, et jamais nous n’oublierons que nous avons un destin commun. 

45. Dans le but de répandre partout dans le pays la paix, la dignité et le bien-être, et conformément à la Constitution de la République du Burundi en son Article 113, Nous accordons une amnistie aux prisonniers qui avaient été condamnés à une peine d’emprisonnement ne dépassant pas  cinq ans, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, ceux qui vivent avec un handicap visible, ceux qui ont déjà purgé la moitié de leur peine, etc., mais tout sera examiné suivant la gravité des crimes commis et leur comportement dans leurs maisons de détention. 

46. Grâce à cette mesure, environ 2 000 détenus vont bénéficier d’un élargissement. Nous leur demandons d’éviter tout ce qui pourrait les amener à tomber de nouveau dans les mêmes erreurs. 

47. Pour terminer, Nous voudrions vous inviter à participer massivement au Référendum sur la Constitution de la République du Burundi le moment venu. Ceci est également un devoir honorable auquel  aucun citoyen ne devrait se soustraire, surtout lorsqu’il croit qu’il a recouvré l’indépendance et que le pays lui appartient au même titre que les autres Burundais. 

48. Nous saisissons cette occasion pour remercier ceux qui ont déjà manifesté leur patriotisme et renforcé l’Indépendance en versant leur contribution sur le compte ad hoc, et Nous demandons à ceux qui restent de se joindre à leurs frères et sœurs. En effet, c’est une initiative honorable qui est sortie du dialogue inter-burundais, et cela aidera les Burundais à mettre sur pieds eux-mêmes des Lois et Règlements qui nous faciliteront l’émergence de Programmes nationaux susceptibles d’aider les citoyens burundais à parvenir à la plénitude de la dignité et à une paix durable. 

49. Continuez alors à célébrer le nouvel an 2018 dans la joie. Vaquez à vos activités quotidiennes respectives tout en restant vigilants et en évitant tout gaspillage. Nous demandons aux différents responsables de l’Administration,   de la Sécurité et de la Justice de garder un œil ouvert comme ils l’ont toujours fait, afin que la Paix et la Sécurité ne soient pas perturbées pendant ces jours de fêtes et de joie de Noël et de Nouvel An. 

50. Nous annonçons à tous le Burundi que la Lumière et la Bonté divine vont se manifester sur le Burundi et le peuple burundais au cours de l’année 2018. De plus, tout ce qui est caché sur le Burundi va être dévoilé au grand jour, Dieu Tout-Puissant est notre témoin. 

51. Nous voudrions vous exprimer encore une fois nos meilleurs vœux de Nouvel An 2018. Que cette année soit pour vous une année de la Paix qui vient de Dieu, une  année de prospérité dans  toutes vos entreprises. Pendant que l’on célèbre l’avènement du Nouvel An, ayons un souci constant sur notre avenir et l’avenir de notre pays. « Méditons profondément sur notre pays,  sachons d’où nous venons et où nous allons ».

Bonne Année 2018

Que Dieu benisse le Burundi et le peuple Burundais.

 
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