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COOPERATION SINO-AFRICAINE > Echanges avec la direction générale du département des affaires africaines

Plusieurs éclaircissements sur différents domaines ont été donnés

 

DSCOO71Durant tout l’agenda annuel des activités prévues dans le cadre du programme du Centre de presse Afrique-Chine (CAPC), le directeur général du département des affaires africaines au sein du ministère des Affaires étrangères chinois, rencontre les journalistes africains participant audit programme. C’est une bonne occasion pour ces journalistes d’échanger avec lui sur les  différents points relevant des relations sino-africaines. Pour cette année, il a donné des éclaircissements sur différents domaines relevant de la coopération sino-africaine. 

 

Après avoir présenté une brève historique qui marque le début de la coopération entre la Chine et l’Afrique, le directeur général du département des Affaires africaines au sein du ministère des affaires étrangères chinois, Dai Bing, a échangé avec les journalistes. C’était vers la fin du mois d’avril 2018. A cette occasion, il a pu répondre à différentes questions. A la question concernant les embargos qui sont imposés aux pays africains, il indique que la politique fondamentale de la République populaire de Chine  est de s’opposer à l’embargo. Selon lui, l’embargo n’aide pas à régler des problèmes ni au Soudan du sud, ni ailleurs en Afrique ou dans d’autres continents. Il s’est référé à l’expérience de la Chine. « Depuis l’avènement  de 1949, la Chine a été victime des embargos imposés par les pays occidentaux et qui lui ont causé beaucoup de souffrances. L’embargo ne contribue pas au règlement des conflits», renseigne-t-il.     «De par nos propres expériences, nous nous opposons aux embargos», a réitéré Bing. Pour aider à trouver des solutions durables aux conflits entre parties, le directeur général du département des affaires africaines au  ministère des Affaires étrangères chinois signale que l’envoyé spécial des affaires africaines est toujours envoyé dans des pays africains.

Eradiquer la pratique commerciale salissant l’image chinoise

Concernant la question de la contribution sécuritaire chinoise en Afrique, cette autorité dit que la Chine soutient le règlement des problèmes africains à la manière africaine. C’est dans ce cadre que le président chinois, Xi Jinping, a déclaré l’octroi d’un montant de  100 millions de dollars comme assistance militaire pour soutenir les pays africains. Le premier lot des équipements militaires est déjà envoyé pour l’armée permanente de l’Afrique à la base logistique. Au sein du Conseil de sécurité de l’Onu, M.Bing affirme que la Chine est disposée à renforcer la communication avec d’autres membres afin d’essayer de parvenir à une entente sur la sécurité de l’Afrique. Il indique que la Chine soutient l’Union africaine pour la mobilisation de son propre fonds pour la soutenance du travail de maintien de la paix dans le continent.En répondant à la question des produits chinois non originaux présents sur le marché africain, M.Bing a rappelé que ces produits sont classés en quatre connotations, à savoir faux, de fausse marque, de mauvaise qualité et contrefaçon. Il a affirmé qu’on va renforcer le conrôle du marché afin d’éradiquer cette pratique qui salit l’image de la Chine en Afrique. 

Trois phases d’aide agricole

Quant à la coopération agricole Chine-afrique, il a rappelé que les 10 plans de coopération de Johannesburg porte en deuxième lieu sur l’agriculture moderne après la coopération industrielle. Il a annoncé que la Chine est prête à soutenir le développement agricole de l’Afrique étant donné que les pays africains sont dotés des ressources agricoles très importantes. Dans ce sens, il dit que la Chine aide l’Afrique en trois phases. En premier lieu, c’est l’aide au développement agricole pour augmenter la production afin de contribuer au règlement des questions de la sécurité alimentaire. Ici, il a précisé que plusieurs hectares de riz, de blé, etc..., de grande production sont plantés en Afrique. Deuxièmement, la Chine aide les pays africains à créer des usines de transformation en grand nombre afin d’augmenter la valeur ajoutée des produits agricoles primaires qui pourront contribuer à augmenter de l’emploi. Enfin, c’est la coopération sur l’élevage, l’aquaculture et la pêche.

Pourquoi la Chine se concentre sur la partie Est de l’Afrique ? 

A la question de savoir la raison qui pousse la Chine à se concentrer sur la partie de l’Est de l’Afrique, M. Bing a indiqué que c’est un phénomène tout à fait naturel. L’Afrique de l’Est est plus proche de l’Orient et de l’Asie. De plus, de façon objective, les entrepreneurs et les entreprises chinois préfèrent cette région parce qu’elle  est anglophone étant donné que les Chinois utilisent beaucoup plus l’anglais  que d’autres langues étrangères. Il dit aussi que cela peut être expliqué également par le facteur lié à l’ouverture du marché local. Par exemple, explique-t-il, un pays qui a des règles commerciales plus strictes par rapport aux autres pays. Une grande population est l’un des facteurs aussi qui attire les entreprises chinoises. Mais, du côté du gouvernement chinois, dit M. Bing, la Chine considère tous les pays africains à un même pied d’égalité comme partenaires égaux. Ainsi, il donne l’exemple des dix plans de coopération de Johannesburg qui sont bénéfiques pour tous les pays africains surtout ceux du Centre et de l’Ouest. Dans le but du renforcement des relations sino-africaines, le directeur général du département des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères chinois a réitéré qu’il se tiendra en septembre prochain, le 7è sommet du Forum de coopération Afrique-Chine à Pékin.
VINCENT MBONIHANKUYE

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