Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Le Renouveau> 40e anniversaire

Pascaline Biduda qui dirige le journal parle d’une remarquable évolution

 

DSC08840Le journal «Le Renouveau» qui atteint ses quarante ans d’existence ce vendredi  13 avril 2018 a connu des moments difficiles dans ses débuts. Mais, aujourd’hui, Pascaline Biduda qui est à la tête de ce quotidien burundais, et pour lequel elle  a travaillé comme journaliste, souligne qu’il y a eu une évolution remarquable bien que les défis ne manquent pas.  Elle dit qu’il faut en être fier surtout que c’est l’unique quotidien qu’on compte jusqu’aujourd’hui au Burundi.  

 

«Le Renouveau du Burundi »est né le 13 avril 1978. Onze ans après, Pascaline Biduda y entre comme journaliste. « Quand j’ai commencé mon travail de journaliste au «Renouveau», j’étais encore jeune, je sortais juste de l’Ecole de journalisme,  j’ai trouvé le journal à son jeune âge ».  Depuis ce temps, elle dit que le journal a beaucoup évolué au niveau de la rédaction des articles, au niveau des équipements pour les reportages, et des équipements  informatiques. En effet, quand elle a commencé le travail, elle se souvient qu’ils affrontaient  beaucoup de problèmes. Tenez, si aujourd’hui le journal dispose des ordinateurs, soient-ils en nombre insuffisant, ils tapaient les articles avec les machines de dactylographie  à cette époque-là. Ces dernières étaient utilisées par les opérateurs. Les journalistes rédigeaient leurs articles sur le papier et remettaient le manuscrit afin que les opérateurs le saisissent avec la machine à dactylographier. « Il y avait aussi un problème au niveau de la réalisation. Comme on n’avait pas d’ordinateur, le travail  qui normalement, se fait à la chaîne traînait beaucoup. Du journaliste à l’opérateur et puis à l’imprimerie, cela prenait beaucoup de temps, de sorte qu’on rentrait tard, même la nuit », se souvient-elle. Elle révèle que quand ils étaient à ce stade, ces problèmes handicapaient la régularité du journal.  Si, aujourd’hui, le journal compte des appareils photo numériques et professionnels, on achetait les photos à l’Agence burundaise de presse.  Mme Biduda n’oubliera jamais comment ils utilisaient les lettres qu’on appelait Letrasets pour pouvoir écrire le titre d’un article. Il a fallu attendre les années 2000 pour avoir un don  des premiers ordinateurs.  « Ce n’était pas suffisant en quantité », précise-t-elle. « Je pense que maintenant, il faut en être fier, parce que c’est toujours le seul quotidien qu’on compte au Burundi et il tient le coup. Les autres sont des hebdomadaires et des mensuels», remarque-t-elle.  Elle salut donc le pas de ce journal qui, d’ailleurs, diffuse actuellement même sur les réseaux sociaux pour agrandir le cercle des lecteurs. 

L’évolution est nette, mais les défis ne manquent pas

La directrice du «Renouveau» remarque que le journal reste confronté à un manque de matériel pour faire le travail comme il faut. Il en est de même pour les connaissances journalistiques, d’autant plus qu’il n’y a plus d’école de journalisme au Burundi.  Même les opportunités qui faisaient que les journalistes aillent à l’étranger pour faire des formations de longue et courte durées, des perfectionnements n’ont plus lieu. Ceci fait qu’il y ait un problème au niveau du métier.  Mais, on essaie de marcher sur les formations  que les anciens dispensent  en faveur des nouveaux.  Mme Biduda se dit satisfaite par le fait que «Le Renouveau» soit un journal qui contient l’information générale. On y trouve le politique, l’économie, le social, le sport, les faits divers, un peu de tout. « On essaie de diversifier les nouvelles », dit-elle. En plus des  événements qui se déroulent à Bujumbura, il y a des descentes qui se font à l’intérieur du pays pour des activités des responsables de ce pays. Il y a aussi des descentes dans les communes et les provinces. Le journal relaie aussi les informations de l’intérieur du pays de l’Agence burundaise de presse. Dans ses manières de diversifier l’information, Le Renouveau se sert aussi de l’Internet en plus d’autres sources d’information.  

Alfred Nimbona

Ouvrir