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Miss Burundi 2018> Etat d’avancement des inscriptions

Elles continuent mais des défis sont déjà observés

 

DSC 0063L’élection de Miss Burundi est devenue un rendez-vous annuel et pour cette année, les inscriptions ont commencé le 1er mars pour prendre fin le 16 avril 2018. Le bilan est satisfaisant dans la mesure où on a à peu près une quarantaine d’inscrites que ce soit à Bujumbura ou à l’intérieur du pays. Mais des barrières ne manquent pas pour les candidates de l’intérieur du pays. 

 

 

Les candidates viennent s’inscrire chaque jour à Bujumbura au bureau de l’organisation de Miss Burundi.  L’un des critères pour s’inscrire à Miss Burundi c’est de représenter une des provinces, c’est-à-dire une province originaire des parents ; une province dans laquelle la candidate se sent à l’aise ; ou une province à laquelle la candidate est attachée. C’est ainsi que le comité d’organisation est allé à la rencontre des potentielles candidates à l’intérieur du pays.   

Peu de candidates à l’intérieur du pays

D’après André Hakizimana, le chargé de la communication à Miss Burundi 2018, la première sortie a été effectuée dans la région Nord du pays (Ngozi, Kayanza, Kirundo et Muyinga) où les filles ont eu rendez-vous dans la province de Ngozi. «Durant les trois jours, le constat est qu’il n’y a pas eu assez de candidates pour se faire inscrire au concours Miss Burundi. Nous avons fait tout notre mieux pour faire passer le message, que ce soit au niveau des émissions dans les radios communautaires, ou sur les dépliants, a regretté M. Hakizimana». Le même travail a été fait dans la province de Gitega représentant la région Centre. Cette région couvre les provinces de Gitega, Mwaro, Muramvya et Karusi, Cankuzo et Ruyigi. Il y a eu aussi peu de candidates dans cette région. Pour les deux sorties faites à l’intérieur du pays, le bilan n’est pas satisfaisant, selon notre interlocuteur. Une autre sortie est prévue la semaine prochaine pour la région Sud (Makamba, Rumonge). Aussi, le milieu universitaire est concerné par ce concours d’où neuf universités vont être sillonnées à la recherche des candidates.

La barrière linguistique, un des défis

M. Hakizimana explique ce résultat par le fait que les filles de l’intérieur du pas ont peur car elles croient que pour être élue Miss Burundi, il faut être une fille de la capitale Bujumbura. Dans les émissions interactives ou les rencontres faites avec elles, ces filles croient qu’il faut provenir d’une famille très riche, avoir fait une formation universitaire très poussée, ou avoir voyagé à l’étranger. L’autre défi observé est la barrière linguistique dans la mesure où l’un des critères pour se faire inscrire à ce concours est de bien parler le Kirundi et le Français. « On a senti qu’il y a une certaine peur des candidates de l’intérieur du pays par rapport à la langue française ».Un casting (audition générale) est prévu à Bujumbura pour toutes les candidates déjà inscrites pour Miss Burundi 2018. Elles vont se réunir les 28 et 29 avril 2018. « Elles devront démontrer leurs talents et leurs capacités, c’est ainsi que le jury va donner les dix-huit (18) finalistes pour représenter les 18 provinces du pays dans la grande finale de l’élection Miss Burundi 2018 », a-t-il souligné. Il est aussi prévu leur internement car cette phase n’a pas eu lieu pour les deux éditions précédentes faute de moyens. La période de coaching suivra ensuite et va durer deux mois. A cet effet, les finalistes apprennent la façon de défiler avec des chaussures à haut talon, l’élaboration des projets, la culture générale. La finale est prévue au mois de juillet.                                                                                                   

Yvette Irambona

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