Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Institut français du Burundi> Cours de langues

Valider les compétences et réussir la mobilité professionnelle

 

DSC05715Les cours de langue à l’Institut français du Burundi (IFB) datent de très longtemps, de l’époque du CCF. Ces cours préparent d’une part aux examens, et d’autre part, ils font que les gens acquièrent des compétences dont ils ont besoin. A cet effet,ces gens peuvent valider leurs compétences et réussir la mobilité professionnelle. 

 

Selon Marguette Gakobwa, responsable du Pôle des cours et des évaluations à l’IFB, les gens qui suivaient au départ ces cours étaient des gens scolarisésparce qu’ils avaient arrêté leurs apprentissagesavant la fin de l’obtention d’un diplôme. Ils avaient besoin de communiquer en français, la langue officielle. Mais, ces cours étaient aussi ouverts aux expatriés qui étaient venus travailler au Burundi, pour pouvoir communiquer avec l’élite burundaise, accéder aux différents services de l’Etat. Egalement, pouvoir communiquer avec la majorité d’intellectuels burundais.

Continuer les études et étudier ailleurs

Mme Gakobwa a également ajouté qu’au-delà de l’apprentissage, la personne a besoin de valider ses compétences. Pour cela, l’IFB a mis en place à partir de 2007, des examens qui valident les compétences acquises en français après une formation d’une période donnée. Quand on réussit ses examens, on a un diplôme, un certificat.L’autre constat est qu’il y avait un rabais de niveau du français dans le système éducatif burundais. Ainsi, l’IFB a donné la chance aux fils et filles burundais de pouvoir continuer leurs études supérieures et étudier ailleurs comme en France ou dans les pays francophones. Pour les scolaires, il existe des programmes spécifiques à chaque âge, à chaque niveau d’apprentissage. A côté du cours de Français, d’autres cours sont dispensés, à savoir le Kiswahili et le Kirundi, et « notre public cible est principalement les étrangers qui viennent travailler au Burundi et dans la sous- région ».

L’IFB est au stade de l’enseignement via le numérique

L’IFB a passé de l’enseignement classique avec le manuel au stade de l’enseignement via le numérique. « Nous avons des manuels numériques, ce qui diminue le coût, l’achat et le transport des documents et papiers, et il s’agit d’une évolution ». Nous entrons dans le spécifique d’un cours où un accompagnateur vous oriente en cas de besoin vers de nouvelles ressources pour renforcer davantage la compétence dans laquelle vous vous sentez moins outillés, a-t-elle poursuivi. L’évolution va aussi porter sur le tableau numérique interactif. Ce que nous envisageons, nos apprenants vont travailler avec d’autres d’ici et d’ailleurs. « Nous comptons accueillir ce public qui vient pour le Français général, et d’autres publics qui viendraient pour des modules spécifiques dans le domaine professionnel spécifique (diplomatie, journalisme, ….) », a-t-elle précisé.Pour la responsable du Pôle des cours et des évaluations à l’IFB, il y a une marge de progression. « Nous sommes satisfaits du travail que nous faisons auprès de notre public, aussi bien burundais qu’expatriés car les gens reviennent vers nous », s’est réjouie notre interlocutrice.
Yvette Irambona

Ouvrir