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EDITORIAL > Le président Cyprien Ntaryamira prônait un comportement humain qui s’appelle la discipline

Il y a 24 ans, le 6 avril 1994, le président Cyprien Ntaryamira perdait la vie dans un attentat perpétré contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyalimana, qui trouva la mort dans les mêmes circonstances. L’avion présidentiel survolait l’aéroport international de Kanombe, à Kigali, la capitale rwandaise, alors qu’il ramenait de la ville tanzanienne d’Arusha, les deux chefs d’Etat qui venaient de participer à un sommet sur la crise qui secouait le Rwanda à l’époque. Le président Cyprien Ntaryamira venait de succéder au président Melchior Ndadaye mort assassiné quelques mois plus tôt. Nombreux sont les Burundais qui apprirent la triste nouvelle le lendemain de l’attentat, c’est-à-dire dans la matinée du 7 avril 1994. C’est, en effet, le 7 avril 1994 que la nouvelle se répandit dans tout le pays où l’on n’hésita pas à parler de malédiction, car le Burundi venait de perdre successivement deux chefs d’Etat en l’espace de sept mois seulement, mais dans des circonstances tout à fait différentes.Il y a 24 ans, le 6 avril 1994, le président Cyprien Ntaryamira perdait la vie dans un attentat perpétré contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyalimana, qui trouva la mort dans les mêmes circonstances. L’avion présidentiel survolait l’aéroport international de Kanombe, à Kigali, la capitale rwandaise, alors qu’il ramenait de la ville tanzanienne d’Arusha, les deux chefs d’Etat qui venaient de participer à un sommet sur la crise qui secouait le Rwanda à l’époque. Le président Cyprien Ntaryamira venait de succéder au président Melchior Ndadaye mort assassiné quelques mois plus tôt. Nombreux sont les Burundais qui apprirent la triste nouvelle le lendemain de l’attentat, c’est-à-dire dans la matinée du 7 avril 1994. C’est, en effet, le 7 avril 1994 que la nouvelle se répandit dans tout le pays où l’on n’hésita pas à parler de malédiction, car le Burundi venait de perdre successivement deux chefs d’Etat en l’espace de sept mois seulement, mais dans des circonstances tout à fait différentes.Du président Cyprien Ntaryamira, le peuple burundais gardera toujours le souvenir d’un homme d’Etat qui, pour essayer d’apporter une réponse à la crise burundaise, avait opté pour les voies les plus justes, notamment celle de la discipline. Lors de son investiture au Palais des congrès de Kigobe, sous les applaudissements nourris d’un parterre d’invités, il déclara du haut de la tribune d’honneur, que dans tous les secteurs de la vie nationale, le peuple burundais devait s’armer de la discipline pour faire face aux difficultés que le pays traversait, notamment celles qui suivirent le lâche assassinat du président Melchior Ndadaye et de ses plus proches collaborateurs. Notre pays était alors plongé dans une crise sociopolitique sans nom, marquée par des violences les plus meurtrières que le Burundi indépendant ait jamais connues. Comme en 1965, en 1972 et en 1988, des Burundais appartenant à un même pays, à une même culture, parlant une même langue, labourant dans les mêmes champs, empruntant les mêmes sentiers, ayant souffert d’un même passé colonial, se sont entre-tués pendant plus d’une décennie pour ne récolter que le deuil et les larmes.Si le mot d’ordre du président Cyprien Ntaryamira était la discipline, c’est que cette dernière figure en bonne place parmi les valeurs humaines positives qui nous ont fait tant défaut dans le passé. Si nous nous étions comportés dignement et humainement, nous aurions dit non aux intolérances qui mènent tout droit aux violences que nous avons malheureusement  connues. Le sous-développement, l’ignorance, l’obscurantisme du passé colonial ont si bien enraciné toutes sortes d’intolérances que c’est nous tous ensemble qui devons dicter la conduite à tenir, celle nous amenant à donner le meilleur de nous-mêmes pour dépasser notre passé, sans toutefois l’effacer de notre mémoire collective et individuelle.Le 24e anniversaire de la disparation du président Cyprien Ntaryamira arrive au moment où la paix et la sécurité sont en train d’être consolidées dans tout le pays. Armons-nous de la discipline, cette valeur humaine positive qui ne peut que contribuer largement à l’instauration d’une morale sociale saine.

Louis Kamwenubusa

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