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ASSEMBLEE NATIONALE> Projet de loi portant création d’un corps des volontaires burundais

Il a été adopté à l’unanimité

 

DSC 0908Sous l’égide de son président, Pascal Nyabenda, l’Assemblée nationale du Burundi a adopté à l’unanimité le projet de loi portant création d’un corps des volontaires burundais, dans sa séance plénière du mercredi 4 avril 2018.  Ce projet de loi était présenté par le ministre de la Jeunesse des sports et de la culture, Jean Bosco Hitimana. Ledit projet vient doter le volontariat au Burundi des bases légales et institutionnelles pérennes.  

 

Dans l’exposé des motifs, le ministre Hitimana en charge de la jeunesse, a informé que le ledit projet de loi constitue une innovation dans l’espace institutionnel burundais dans la mesure où elle crée une institution tout à fait nouvelle : le volontariat burundais. Il a ajouté que le Burundi est en phase de reconstruction post conflit et sa jeunesse représente une des forces vives qui doivent être mises à contribution pour participer au développement, à la lutte contre la pauvreté, au relèvement économique et à la consolidation de la paix. M. Hitimana a indiqué que la mise en place d’un Programme national de volontariat des jeunes (PNVJ) a commencé à germer avec le Forum national de la jeunesse organisé par le ministère en charge de la jeunesse en 2007. A cette ocasion, a-t-il dit, les jeunes avaient  alors affirmé leur disponibilité à contribuer, sur une base volontaire, à la réconciliation, au rétablissement et au développement de leur pays. Selon le ministre en charge de la Jeunesse, ce programme comprend le lancement et le développement d’un Corps national des jeunes volontaires ainsi que  le développement d’initiatives parallèles. Celles-ci favoriseront la participation citoyenne, surtout des jeunes, dans le développement et la consolidation de la cohésion sociale. 

Le PNVJ a été développé dans le cadre de la coopération internationale 

Selon le ministre Hitimana, que le PNVJ s’inscrit dans la droite ligne des obligations continentales et internationales pour développer les cadres légaux permettant la mise en place d’infrastructures de volontariat pour les jeunes et s’aligne à la politique nationale de la jeunesse. M. Hitimana a indiqué que le PNVJ a été également développé dans le cadre de la coopération internationale entre le Burundi et les autres pays de l’Union africaine. A l’heure actuelle, a-t-il signalé, l’Union africaine a demandé la participation des volontaires burundais dans d’autres pays, ce qui est un caractère innovant pour le projet.M. Hitimana a fait savoir que c’est dans ce contexte d’améliorer la participation de la jeunesse aux initiatives de développement et de consolidation de la paix au niveau national, régional et continental que le PNVJ a été mis en place et est opérationnel depuis 2014. Il a précisé que le PNVJ a déjà initié une phase pilote avec 504 jeunes  volontaires déployés dans 294 structures d’accueil répartis dans trois provinces pilotes à savoir Bujumbura, Gitega et Ngozi. Selon lui, la volonté des initiateurs du PNVJ est que le volontariat au Burundi ait des bases légales et institutionnelles pérennes.A la question de savoir pourquoi le code travail et des travailleurs ne fait pas partie des visas de ce projet de loi alors que celui-ci a des ressemblances  avec ledit code, le ministre Hitimana a répondu que c’est pour éviter des confusions de la présente loi  avec ledit code quand elle sera mis en application. Normalement, le volontaire est différent d’un employé car il n’exige pas de salaire mais les frais d’encouragement, qui ne sont pas proportionnels aux efforts fournis.Les députés ont voulu savoir si les volontaires burundais peuvent faire le volontariat dans d’autres pays comme il y a ceux qui viennent d’autres pays pour cette fin. La réponse du ministre a été affirmative. Selon lui, il y a un espoir que les volontaires   burundais aillent faire le volontariat dans d’autres pays car, depuis l’année dernière, l’Union africaine a adressée une correspondance au ministère en charge de la jeunesse, lui demandant que des volontaires burundais donnent des dossiers pour solliciter le volontariat.Après quelques amendements de forme et de fond, le projet de loi portant création d’un corps des volontaires burundais, a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale.
Ezéchiel Misigaro

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