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Commission électorale nationale indépendante> Rencontre avec les partenaires électoraux

La Ceni est confiante que le processus électoral avance normalement

 

DSC04111La Ceni (Commission électorale nationale indépendante) a organisé une rencontre avec les partenaires électoraux sur l’état d’avancement des préparatifs du référendum constitutionnel de 2018 et les élections générales de 2020,  le mardi 6 mars 2018. Le président de la commission, Pierre Claver Ndayicariye, apprécie le pas franchi mais remarque que beaucoup reste à faire. 

 

Le président de la Ceni a indiqué lors de la rencontre du mardi 6 mars 2018 avec les partenaires électoraux que la Commission visait essentiellement deux choses. Il s’agissait d’informer les partenaires électoraux sur les efforts et les activités en cours qui vont conduire le peuple du Burundi vers le référendum constitutionnel de mai 2018.  Il précise que depuis le lancement officiel de cette activité politique le 12 décembre 2017 à Bugendana en province de Gitega, plusieurs activités ont été menées par le gouvernement du Burundi. Parlont des campagnes d’explication du projet de Constitution. M. Ndayicariye révèle que lors de ces campagnes, les plus hautes autorités du pays ont sillonné le Burundi pour expliquer aux populations les principales innovations de ce projet et pour rappeler les piliers solides intouchables de la Constitution car ces derniers constituent la base de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de la souveraineté du pays. Ces campagnes d’explication ont été relayées par l’administration territoriale représentée dans le pays par les gouverneurs de province et les administrateurs communaux.    « Le moment est donc bienvenu de donner à notre peuple l’occasion de dire ‘oui’ ou ‘non’ au projet de la loi fondamentale chargée d’organiser les institutions du pays et de gérer l’avenir et les ambitions des citoyens », a dit  M. Ndayicariye.Il rassure que la Ceni reste à l’écoute de tous les partenaires électoraux. Ceux qui suivent de près les missions assignées à la Ceni et les prérogatives constitutionnelles de cet organe ne font  plus de confusion.    «Nous sommes comme une église au village, nous accueillons toujours à bras ouverts ceux qui viennent vers la Ceni avec un esprit de compétition politique loyale et un réflexe de fair-play », précise-t-il.
 

Contexte nouveau du référendum

M. Ndayicariye remarque que l’organisation du référendum constitutionnel de 2018 va se dérouler dans un contexte nouveau sur plusieurs plans. Sur le plan budgétaire, il s’agira d’une élection financée entièrement par le gouvernement du Burundi. Grâce à la volonté politique des dirigeants de ce pays, ce pari est possible. Sur le plan organisationnel, le référendum constitutionnel de 2018 sera conduit et organisé par la Ceni et ce pari est également tenable. Sur l’étape d’enrôlement M. Ndayicariye dit que ce fut une activité phare du processus et qu’on a enrôlé  les électeurs pour 2018 et 2020 pour des raisons d’efficacité et d’efficience.  « Avec notre partenaire informatique local, nous avons pensé aux solutions qui permettent d’isoler les inscrits qui ne pourront pas voter pendant le référendum de 2018, mais qui exerceront leur droit civique en 2020 ayant atteint déjà 18 ans révolus », révèle-t-il. Pour des personnes éventuellement non enrôlées en 2018 qui souhaiteraient voter en 2020, la Ceni pensera à une formule douce d’organiser un enrôlement ad hoc qui respecte les règles d’art. Le chiffre des données brutes obtenu après l’enrôlement est de 5 000 742 personnes inscrites. Le président de la Ceni soulève quelques irrégularités mineures observées pendant l’enrôlement impliquant une dizaine d’agents. Il précise qu’après la saisie en cours, suivra l’affichage des listes provisoires, et il invite la population à aller faire des vérifications pour d’éventuelles corrections avant l’affichage des listes définitives et la production des cartes d’électeur.
Alfred Nimbona

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