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ASSEMBLEE NATIONALE> Questions orales adressées à l’Ombudsman de la République

Appartenir à des associations internationales permet de porter loin la voix du Burundi

 

DSC 0541L’action de l’Institution de l’ombudsman de la république du Burundi a été beaucoup bénéfique pour l’avancement du dialogue interburundais, volet externe car le médiateur lui a réservé une place importante.  C’est l’une des réponses données par Edouard Nduwimana, aux questions que lui ont posées  les députés lors de la présentation du rapport annuel 2017 de l’Institution de l’Ombudsman de la république du Burundi. 

 

Au palais des congrès de Kigobe, les députés ont demandé à l’ombudsman quel serait leur appui face à certains responsables publics qui sous-estiment l’action de son institution croyant que l’ombudsman s’ingère dans leurs affaires. Edouard Nduwimana leur a répondu que, comme le stipule la loi instituant les activités de l’ombudsman, il est prévu qu’après avoir mené ses enquêtes, l’ombudsman fasse un rapport sur les résultats. « C’est ce rapport qu’il envoie aux instances habilitées pour trouver des solutions adéquates. Il peut leur faire savoir que si une solution n’est pas trouvée dans un tel délai, telle mesure sera prise. Si alors ces responsables refusent catégoriquement de répondre ou de prendre des décisions, nous pouvons saisir d’autres instances ou écrire aux présidents le l’Assemblée nationale et du Sénat ou au président de la République pour qu’ils nous viennent en aide», a-t-il déclaré. Il a, par là, demandé aux députés de soutenir souvent les actions de l’ombudsman car eux, ils peuvent appeler n’importe quel ministre pour le soumettre à leurs questions. 

A quand une décentralisation effective ?

Considérant l’effectif des plaintes déposées à l’Institution de l’ombudsman en 2017, les députés se sont inquiétés que ces plaintes soient très peu nombreuses vu ce que leur dit souvent la population qu’ils représentent et remarquent que tout cela est dû à la non décentralisation de ladite institution. Ils ont demandé à quand une décentralisation effective. Ici l’ombudsman leur a dit qu’il voulait le faire mais que le manque de partenaires ne le permet pas. Car, le budget alloué à son institution ne permettrait pas cette activité. Il a alors demandé à l’Assemblée nationale de tout faire pour que le budget qloué à l’Institution de l’ombudsman soit revu à la hausse. Ainsi, a-t-il dit, nous pourrons voir comment ouvrir notre antenne dans la région centre, à Gitega, en attendant d’étendre la décentralisation à tout le pays. Car un bureau régional demande plus de quarante huit millions FBu par an pour son fonctionnement.Les députés ont également voulu savoir pourquoi l’ombudsman n’a pas encore organisé une réunion avec certaines associations comme Amotabu et Sotavebu alors que son prédécesseur le faisait souvent. M. Nduwimana leur a dit qu’il ne voit, en ces associations des transporteurs à moto et à vélo, aucun signe qui tendrait à perturber la paix et la sécurité. D’où il a mis la priorité dans d’autres domaines.  

La voix du pays portera loin

D’autres ont voulu s’avoir si l’Institution de l’ombudsman fait l’évaluation de ses activités et quelle est l’avantage des associations des ombudsmans. A ces questions, M. Nduwimana a répondu : « Après évaluation, nous avons constaté que l’action de notre  institution a été très importante car elle a réveillé le médiateur qui semblait avoir abandonné son rôle et qui, après avoir donné une place considérable à notre action, le dialogue a repris avec plus d’énergie ». Et d’ajouter qu’appartenir dans des associations internationales permet de porter loin la voix du pays en ce moment où certains détracteurs disent qu’il n’y a pas de paix au Burundi et d’autres que la population burundaise meurt de faim.  
Jean Bosco Nkunzimana

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