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Droits de l’Homme> Communiqué de presse de l’observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocides, des crimes de guerre et autres crimes contre l’humanité

La situation des droits de l’Homme au Burundi est bonne

 

DSC03621Le président de l’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et des autres crimes contre l’humanité, Jean de Dieu Mutabazi, a sorti un communiqué de presse le mercredi 28 février 2018. L’Observatoire réagit contre le rapport et les propos sur l’état des droits de l’Homme au Burundi. Il affirme que la situation des droits de l’homme est bonne actuellement.  

 

Dans son communiqué de presse, le président de l’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité, Jean de Dieu Mutabazi, a indiqué que l’Observatoire vient de suivre attentivement la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies tenue le lundi 26 février 2018 à New York au cours de laquelle l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies au Burundi, Michel Kafando, a soulevé ses inquiétudes que le référendum constitutionnel prévu au mois de mai 2018 pourrait  affecter dangereusement l’état des droits de l’Homme au Burundi alors qu’il connaît que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire du pays. M. Mutabazi dit que l’Observatoire a également pris connaissance des propos du Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, tenus à Genève «par lesquels il a traité le Burundi de pays abattoir»  tout comme la République démocratique du Congo, la Syrie et le Yémen.  M. Mutabazi indique qu’après avoir suivi l’évolution de la situation des droits de l’Homme depuis 2015 jusqu’aujourd’hui, particulièrement en cette période de l’organisation du référendum,  l’Observatoire affirme que la situation des droits de l’Homme au Burundi est normale à part des cas de criminalité à mobiles multiples et isolés qui sont sous investigation. 

Qualification du Burundi exagérée

M. Mutabazi dit que l’état des droits de l’Homme n’autorise pas de qalifier le Burundi de pays «abattoir». L’Observatoire invite les Nations unies à être justes envers le Burundi. Il demande au Secrétaire général des Nations unies d’instruire le Haut commissaire pour les droits de l’Homme de revenir sur ses propos et de cesser son acharnement contre le Burundi.  Il demande également à M. Z. R. Hussein d’être objectif et honnête, et de ne pas proférer des accusations gratuites contre le Burundi. Il estime que de tels discours incendiaires ne sont pas productifs et viennent perturber la sérénité qui prévaut aujourd’hui dans le pays, au lieu de promouvoir la paix.  L’Observatoire rappelle qu’il  a pour mission de contribuer à maintenir l’état des droits de l’Homme à un niveau satisfaisant au Burundi. A cet effet,  Mutabazi dit- que l’Observatoire n’hésitera pas à lancer un cri d’alarme au cas où la situation des droits de l’Homme venait à présenter des dangers ou des signaux de détérioration. Il a également saisi cette occasion pour demander à la Communauté est-africaine, à la Conférence internationale sur la région des Grands lacs, à l’Union africaine,  à l’Union européenne  et aux Nations unies d’envoyer,  au moment opportun, des observateurs pour suivre le déroulement du référendum.  Il  informe qu’une lecture comparée des accords d’Arusha, de la Constitution votée en 2005 et de ses amendements qui seront soumis au référendum de mai 2018, révèle bien que le cœur et l’essentiel des accords d’Arusha n’ont pas été touchés ou affectés, en particulier les équilibres ethniques et autres.  L’Observatoire lance un appel vibrant à tous les leaders d’opinion, qu’ils soient politiques, religieux ou de la société civile au Burundi ou à l’étranger, de garder à l’esprit que le Burundi appartient aux générations actuelles et à venir,  que la violence tue et détruit mais que la paix édifie et développe,  d’où notre obligation de faire du Burundi un havre de paix. 
Alfred Nimbona

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