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SENAT> Rapport annuel de l’institution de l’ombudsman

Plusieurs citoyens ont saisi cette institution

 

DSC 1011L’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana a présenté au Sénat,le mercredi 28 février 2018, le rapport sur les réalisations de 2017. Pour l’année 2017, plus de quatre mille citoyens ont pu saisir l’institution de l’Ombudsman et cent sept dossiers ont été analysés et clôturés. 

 

Le rapport annuel de 2017 de l’ombudsman burundais montre que plusieurs dossiers ont été traités par cette institution. M. Nduwimana a fait savoir que pour que l’institution de l’ombudsman puisse accueillir un dossier, elle doit d’abord analyser que ce dossier est recevable par cette institution ou bien si elle a des compétences pour ce genre de dossier. Il a indiqué qu’au cours de l’année 2017, 4 234 citoyens ont pu saisir l’institution de l’ombudsman, c’est-à-dire deux cent vingt-sept dossiers. Il a précisé que dans un seul dossier, on peut trouver plusieurs personnes, surtout dans les dossiers concernant les conflits fonciers. Parmi les deux cent vingt-sept dossiers,cent sept  ont été reçus et analysés au cours de cette année, et soixante-huit sont en cours de traitement. Il a signalé qu’il y a d’autres dossiers qui sont jugés irrecevable par l’institution de l’Ombudsman.  Pour les dossiers jugés irrecevable, M. Nduwimana a précisé qu’il y a des citoyens qui saisissent cette institution en brûlant les étapes car, pour saisir l’institution de l’Ombudsman, il faut d’abord passer par l’autres institutions habilitées. M. Nduwimana a ajouté que parmi les plaintes reçues par son institution, le ministère de la Justice et garde des sceaux et celui de l’Eau, de l’environnement, du territoire et de l’urbanisme viennent en premiers lieux parmi les accusés. C’est pourquoi l’ombudsman a interpellé les sénateurs de tenir compte de ce rapport lorsqu’ils convoquent les ministres dans les questions orales et les débats.

Des prisons ont été visitées 

Ainsi,le rapport présenté a montré que l’ombudsman a pu visiter les différentes prisons afin de se rendre compte si les conditions de détention sont conformes aux droits de l’Homme. Au niveau des actions sociales, l’ombudsman burundais a assisté une famille dont sa maison a été incendiée dans la province de Kayanza. Aussi, plusieurs orphelinats et certaines structures sanitaires ont été visités. Le rapport a montré également qu’au cours de l’année 2017, l’ombudsman s’est joint à la population de différentes localités aux travaux de développement communautaire où il a donné le message de sauvegarder la paix et la sécurité. Les sénateurs ont voulu savoir leur rôle pour aider cette institution. A cette question, M. Nduwimana a précisé que le rôle des sénateurs est primordial étant donné qu’ils sont les représentants des citoyens et l’ombudsman l’intercesseur entre les citoyens et les institutions. C’est pourquoi,les sénateurs ont le devoir d’orienter les citoyens dans quelles institutions ils doivent déposer leurs doléances. Et il a précisé que les sénateurs ont le droit de convoquer les ministres qui tardent dans la mise en application des dossiers qui ont été déjà analysés et clôturés par l’institution de l’Ombudsman.M. Nduwimana a souligné que l’institution de l’Ombudsman se heurte à de nombreuses difficultés liées surtout à ceux qui n’ont pas encore compris les missions de cette institution. Ceux-ci pensent que l’ombudsman veut s’ingérer dans les affaires qui ne le concernent pas et cela engendre des réticences dans la mise en application des dossiers traités par cette institution. 
Fidès Ndereyimana

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