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Editorial> Non à ce qui nous divise, oui à ce qui nous unit

Le  peuple burundais commémorera, lundi prochain, le 27e anniversaire de l’adoption, par voie référendaire, de la Charte de l’unité nationale, tout en célébrant la fête de l’unité, commémorée le 5 février de chaque année, date de l’adoption de la Charte en question. Adoptée le 5 février 1991, la Charte de l’unité nationale est un pacte de vie commune que les Burundais, toutes ethnies confondues, ont scellé entre eux, en disant oui à ce qui les unit et non à ce qui les divise. Les Hutu, les Tutsi et les Twa s’engageaient ainsi dans un combat commun pour l’unité et la paix, un combat combien difficile, mais combien noble et exaltant, en vue de nouvelles victoires au service du pays. La masse d’efforts qui devait être déployée en vue de construire une société plus unie, plus harmonieuse et plus prospère, se heurta malheureusement à la longue et douloureuse crise socio-politique de 1993 qui emporta beaucoup de vies humaines et mit des milliers de Burundais sur le chemin de l’exil. Il a fallu l’avènement du parti CNDD-CNDD au pouvoir en 2005, à l’issue des élections démocratiques pluralistes, pour que la paix revienne sur toute l’étendue du territoire burundais. Les violences inter-ethniques de 1993 sont malheureusement venues nous rappeler d’autres qui en 1965, 1972 et 1988 ont déchiré le tissu social burundais.Le  peuple burundais commémorera, lundi prochain, le 27e anniversaire de l’adoption, par voie référendaire, de la Charte de l’unité nationale, tout en célébrant la fête de l’unité, commémorée le 5 février de chaque année, date de l’adoption de la Charte en question. Adoptée le 5 février 1991, la Charte de l’unité nationale est un pacte de vie commune que les Burundais, toutes ethnies confondues, ont scellé entre eux, en disant oui à ce qui les unit et non à ce qui les divise. Les Hutu, les Tutsi et les Twa s’engageaient ainsi dans un combat commun pour l’unité et la paix, un combat combien difficile, mais combien noble et exaltant, en vue de nouvelles victoires au service du pays. La masse d’efforts qui devait être déployée en vue de construire une société plus unie, plus harmonieuse et plus prospère, se heurta malheureusement à la longue et douloureuse crise socio-politique de 1993 qui emporta beaucoup de vies humaines et mit des milliers de Burundais sur le chemin de l’exil. Il a fallu l’avènement du parti CNDD-CNDD au pouvoir en 2005, à l’issue des élections démocratiques pluralistes, pour que la paix revienne sur toute l’étendue du territoire burundais. Les violences inter-ethniques de 1993 sont malheureusement venues nous rappeler d’autres qui en 1965, 1972 et 1988 ont déchiré le tissu social burundais.Les questions, fort légitimes, deviennent : Vingt-sept  ans après l’adoption de la Charte de l’unité nationale, où en sommes-nous ? Avons-nous accepté d’emprunter ensemble le chemin de la paix, de l’unité et de la réconciliation ? Investissons-nous dans l’œuvre de nous réconcilier durablement ? Cherchons-nous à vivre en rupture totale avec notre triste passé ? Employons-nous à faire de nos infirmités d’hier des atouts pour le développement ? Les frontières entre ethnies ont-elles été réellement ouvertes ? Disons-le tout de suite, la commémoration du 27e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale intervient au moment où la Commission Vérité et Réconciliation est à l’œuvre pour enquêter, clarifier l’Histoire pré-coloniale, coloniale et post-coloniale de notre pays afin que le peuple burundais sache comment il en est arrivé là, en vue d’une réconciliation authentique et durable entre les fils et les filles d’une même nation. Il est également heureux de constater que l’anniversaire en question arrive au moment où le président de la République Pierre Nkurunziza a entrepris une vaste campagne de moralisation de la société burundaise, en présidant et en animant à travers tout le pays, des séances sur les valeurs citoyennes qui doivent être les nôtres, pour construire une société durablement et authentiquement réconciliée avec elle-même. Nombreuses sont les leçons à tirer de ces séances  de moralisation de la société burundaise qui nous aideront, à coup sûr, à nous surpasser, à nous défaire totalement des intolérances héritées de l’époque coloniale et qui ont infecté le tissu social burundais, à ne plus accepter de détruire notre pays de nos propres mains, à fumer durablement le calumet de la paix.Vingt-sept ans après l’adoption de la Charte de l’unité nationale, demeurons profondément attachés à tout ce qui est de nature à favoriser notre réconciliation authentique et durable, en ouvrant grandement les portes aux valeurs citoyennes sans lesquelles l’avenir de notre pays serait gravement compromis. En célébrant la fête de l’unité, rappelons-nous cette réflexion de Martin Luther King, l’apôtre de la non-violence : « Si vous ne voulez pas vivre ensemble comme des frères et des sœurs, alors vous mourez ensemble comme des imbéciles ».Bonne fête de l’unité !

Louis Kamwenubusa

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