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MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Descente de l’ombudsman burundais (vendredi 5 janvier 2018)

Campagne d’explication du projet d’amendement constitutionnel

 

DSC01372L’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, s’est rendu le vendredi 5 janvier 2018 au Lycée Scheppers Nyakabiga, en mairie de Bujumbura pour une campagne d’explication du projet de la nouvelle Constitution burundaise. Pour lui, bien de bonnes choses ont été ajoutées au projet pour la sauvegarde de la souveraineté burundaise et le bien-être de la société. 

 

L’ombudsman Edouard Nduwimana a commencé par expliquer aux participants les concepts d’Etat, de Constitution, de démocratie, de peuple et de citoyen, de parti politique et de la souveraineté. Par là, il a rappelé qu’un Etat est un espace ayant des frontières et une population, et régi par une loi. Et de dire qu’il n’y a pas au monde un pays qui n’a pas de frontières, qui n’a pas de population et de loi. Selon M. Nduwimana, le peuple peut avoir des origines diverses mais toutes ses composantes doivent nécessairement être régies par la même loi. « Il n’y a pas une loi pour une catégorie de gens et une autre pour les autres », a-t-il dit. Il n’a pas manqué de dire qu’aucun pays au monde n’est régi par des accords signés mais plutôt par une Constitution, la mère de toutes les lois.Il a ensuite fait savoir que dans le nouveau projet de Constitution, de nouveaux articles ont été ajoutés et d’autres qui ne sont plus actuels retirés. Parmi les nouveautés, il a souligné par exemple que désormais, le mandat présidentiel sera de sept ans renouvelables une fois au moment où la Constitution en cours est muette à propos. Il a ajouté que le projet de Constitution étend aussi les quotas de 60% de Hutu et 40% de Tutsi dans le domaine de la justice. M. Nduwimana a également porté à la connaissance des participants que bien d’articles ont été élaborés pour la sauvegarde de la souveraineté burundaise et le bien-être de sa société et que tout reste toujours dans le stricte respect de l’Accord d’Arusha comme il se remarque dans le préambule du projet.Beaucoup de participants ont salué ce projet de Constitution qui vient lever des ambigüités dans la loi burundaise. Car dans l’histoire du pays, disent-ils,  il y en a qui ont mis en place une loi les favorisant au moment de leur pouvoir et qu’ils trouvent actuellement non favorable. Pour eux, ils sont prêts de voter oui. 

Les participants ont émis leurs inquiétudes

Certains des participants ont voulu savoir pourquoi le projet de Constitution soutient toujours les mêmes quotas ethniques dans les institutions alors qu’il est bien connu que les Hutu dépassent de loin les 60% et pourquoi les Twa restent toujours sans place.  Edouard Nduwimana a répondu en disant que les quotas sont  nés des moments qu’a traversés le Burundi et qu’ils ont servi positivement à la cohésion sociale. Pour lui, avec le temps, cela va évoluer jusqu’à une représentation proportionnelle. Pour les Twa qui ont actuellement sept parlementaires pour environ cent vingt-mille habitants, Edouard Nduwimana leur à demandé d’adhérer aux partis politiques comme les autres Burundais et avoir les postes voulus. D’autres se sont inquiétés de la traduction de ce projet en Kirundi qui utilise des termes non adéquats pour désigner par exemple la démocratie, le peuple, etc. qui risqueraient de semer la confusion dans le futur. Ici, l’ombudsman leur a tranquillisé que le service de législation corrigera toutes les erreurs éventuelles.
Jean Bosco Nkunzimana

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