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1er Janvier 2018>Fête du Nouvel An

Message du chef de l’Etat à la nation

00aazerChers Compatriotes, Chers Compatriotes, Amis du Burundi, 

1. Nous clôturons l'année  2017 et , en même temps, nous  commençons l'année 2018, jouissant de  la paix, de la sécurité  et de la tranquillité dans tous les coins et recoins de notre pays. Nous remercions  beaucoup Dieu Tout-Puissant qui a   gardé et protégé le Burundi et le peuple burundais tout au long de cette année   2017 qui s’achève. A Lui honneur et gloire, et que lui parviennent les hommages jaillissant des cœurs de tous les Burundais débordant de reconnaissance. 

2. Nous souhaitons donc à tous les Burundais partout où ils se trouvent, sans oublier les étrangers établis sur le sol burundais, une heureuse  année 2018. Qu’elle soit pour tout le monde  une année de paix, de bonheur  et de prospérité tirant leur source en Dieu    Lui-même.  Nous vous souhaitons une merveilleuse année,  une année de joie au milieu des vôtres, une année pour marquer de nouveaux progrès  dans le développement. Cette fête, célébrez-la en partageant tout ce que vous avez préparé, faisant ainsi montre de la concorde et de la solidarité, legs de nos pères et grands-pères. 

3. Nous remercions vivement tous ceux qui se sont donnés pour que la paix et la sécurité puissent être  renforcées dans tout le pays. Nous citons ici toute la population, les responsables administratifs à tous les niveaux, les Forces de Défense et de Sécurité, le corps judiciaire, sans oublier les amis du Burundi qui nous ont appuyés    à travers divers projets. 

4. Le thème central de cette année est le suivant : « Méditons profondément sur notre pays,  sachons d’où nous venons et où nous allons ».
Ce thème continuera à nous inspirer jusqu’en 2019. En effet, nul ne devrait le passer sous silence, pas mal de Burundais n’ont pas encore bien compris ce qu’est réellement un pays natal.
Cela les pousse quelques fois à suivre des chemins sans issue à cause de cette ignorance ou bien le sentiment de trahison envers   leur  pays et leurs frères.        

Chers Compatriotes, Amis du Burundi, 

5. Nous devons tous méditer profondément sur ce que nous sommes en  tant que Burundais, et à partir de là,  nous interroger sur ce que nous sommes appelés à faire conformément à notre identité recouvrée. Nous devons nous convaincre que d’autres furent là où nous sommes, et que d’autres  viendront après nous. De cette  manière,  nous allons  nous préoccuper de  laisser une bonne renommée pour  la mémoire de nos enfants et petits enfants qui auront eu un modèle à imiter. 

6. Nous lançons cet appel à tous les Burundais, y compris les Burundais qui ont acquis la nationalité de leurs pays d’accueil. Il n’y a là aucune exagération, il arrive que certains Burundais vivant à l’étranger oublient  ce qui ils sont réellement. 

7. Nous souhaitons que ceux qui se sont égarés se ressaisissent et reviennent à la raison. Nos ancêtres disaient : « L'eau va jusqu’à l’ébullition, mais  jamais elle n’oublie sa température naturelle. «Et puis, tout chemin a pour aboutissement, l’entrée d’une  maison». Bien plus, « la petite richesse propre de quelqu’un procure toujours satisfaction. » 

8. De même que personne  ne peut changer de mère  biologique  à sa guise, de même, que nul ne  se fasse des illusions : aucun pays au monde ne  te surpassera  ton  pays natal. Le Burundi appartient aux Burundais, c’est un champ commun que Dieu nous a donné à gérer en communauté ; c’est un don extraordinaire sur lequel  tout Burundais doit tenir fixée son attention : nous devons l’entretenir et le protéger nuit et jour, en tout et partout. 

9.   Pour bien entretenir ce don, nous devons connaître notre histoire, notre culture et les traditions qui ont toujours caractérisé le Burundi et le peuple burundais; nous devons connaître les bons actes et les  crimes perpétrés par les  Burundais eux-mêmes ou par les colonisateurs, mais surtout savoir quelles stratégies et quelles tactiques les Burundais ont appliqué pour parvenir  aux solutions de leurs problèmes. Nous devons comprendre que demeurer dans l'ignorance est un handicap, et que beaucoup de gens meurent à cause de l'ignorance. 

10. Connaître l’histoire nous aide beaucoup dans la méditation sur notre pays,  et cette histoire   devient pour nous la fondation pour construire le meilleur avenir.    

11. Nos ancêtres disaient : « Tu entres dans une forêt inconnue, tu coupes une canne incertaine ». Méditons sur notre pays, sachons d'où nous venons et où nous allons. Sachons distinguer les vallées maudites et les vallées bénies, évitons de naviguer à  vue ; enfin, évitons d'être comme cet enfant qui sourit devant son empoisonneur. 

12.  A l'instar de nos ancêtres qui ont solidairement combattu l'ennemi par le passé, et ont refusé catégoriquement d'être les esclaves des étrangers et y sont parvenus ; comme ils ont châtié les complices qui marchaient contre la culture et la tradition, nous  aussi, constituons un front infranchissable et disons non à ceux qui nourrissent l’ambition de nous usurper notre Indépendance pour nous replonger dans l’esclavage sous quelque forme que ce soit. 

13. Le combats qui nous restent à mener aujourd'hui demeurent le combat pour le développement ainsi que le combat pour extirper les atavismes de la haine ethnique semée par le colonisateur. Même si ceux qui mettent encore en avant les divisions ethniques sont très peu nombreux, il n’est pas encore l’heure de chanter victoire. En effet, nos ancêtres disaient : « La petitesse de l’olive sauvage ne diminue en rien son goût amer ». Chers Compatriotes, Amis du Burundi, 

14. La sécurité au Burundi est une réalité. Pour preuves, les travailleurs vaquent régulièrement à leurs activités; plus de 215 000 réfugiés ont regagné leur bercail et environs 40 000 autres se sont déjà fait enregistrer pour rentrer librement.      
Des touristes venant de tous les coins du monde viennent au Burundi, sans oublier les parcours du pays dans tous les sens  nuit et jour, sans entrave aucune. 

15. Nous réitérons notre appel à l'endroit de nos frères et sœurs encore en exil pour qu’ils rentrent ; il faut qu'ils comprennent que l’on ne cultive  pas le sorgho là où l’on est mal connu, et puis le Burundi a besoin  de nous  tous.  Nous remercions ceux qui ont déjà répondu à l’appel que Nous ne cessons de vous lancer, et nous  leur demandons de dire la vérité à ceux qu’ils ont laissés derrière. 

16. Le pas appréciable que nous avons franchi dans la consolidation de la paix et la sécurité, nous le devons surtout à la vigilance et à la bravoure des Forces de l’ordre : 310 bandes  de malfaiteurs ont été démantelés, 128 fusils et 325 grenades ont été saisis, tandis que 1 260 grenades et autres armes ont été détruits. 

17. L’Administration et les Forces de l’Ordre ont combattu énergiquement la fraude, surtout des minerais, au point que  plus  de  19 tonnes de coltan, une tonne et demi (1,5) de cassitérite, 7 tonnes et demie de nickel, 77 tonnes de café,  2 tonnes de sucre, 71 tonnes de sacs remplis d’engrais ont été saisis, sans oublier plus de 700 mille litres de boisson prohibées qui ont été saisies  et répandues par terre. 

18. Dans le domaine politique, les membres du Conseil National pour l’Unité Nationale et la Réconciliation ainsi que ceux de l’Observatoire National pour la Prévention et l’Eradication du Génocide, des Crimes de guerre et des Crimes contre l’Humanité  viennent   d’être  nommés conformément à l’Accord d’Arusha et à la Constitution. 

19. Dans le secteur de l’économie, l’Office Burundais des Recettes (OBR) a fait entrer plus de 753  milliards sur les 720 milliards qui étaient attendus, ce qui signifie  une augmentation de 18 % si l’on se réfère à la situation de 2016.

20. Les marchés des Communes qui avaient été donnés aux privés ont été remis entre les mains des Communes à hauteur de   98 %, et les caisses communales s’en portent mieux. En général, les recettes  se sont multipliées par quatre.  

21. Dans le cadre de la lutte contre la faim, le Gouvernement a donné   46 000 tonnes d’engrais chimique, 9 266 tonnes de dolomie (ishwagara), plus de 32 000 tonnes de semences sélectionnées de riz, 46 500  rejets de bananier, 800 kg de semences de légume, 20 000 plants d’arbres fruitiers et 500 000 plants de maracujas. Des études ont été faites sur les cultures  vivrières telles que la pomme de terre, le haricot, le manioc, la banane, la patate douce, la colocase, etc. 

22. Dans le secteur des cultures industrielles, des plants de caféier avoisinant un million et demi ont été distribués aux agriculteurs, plus de 10 000 tonnes de café ont été vendues, faisant des entrées de  plus de 52 milliards de FBu, ce qui signifie une  augmentation de  la production de l’ordre des 10 %.  A peu près 10 000 tonnes de thé sec ont été commercialisés et un montant de  46 milliards de FBU encaissés. L’apport en devises est de 26 millions USD à peu près. On a  fait  une introduction de nouvelles variétés de palmier à huile, sans oublier les anciennes. L’on s’attend à une production de 20 000 tonnes d’huile. 

Chers compatriotes, Amis du Burundi, 

23. Tous les efforts de la population en matière de développement de leur pays seraient vains, si le programme de lutte contre la corruption  et les maux connexes ne bénéficie pas du soutien de tout citoyen burundais.Dans la mise en exécution de ce programme, 242 dossiers on été confectionnés, et il s’est révélé que plus d’un milliard de FBu et environ 500 000 USD devaient être récupérés et rentrer dans le trésor public. L’on a également saisi beaucoup de marchandises introduites illégalement dans le pays ; des enquêtes ont été menées dans les services publics, d’où s’est dégagé un constat de 4 milliards de FBu qui ne sont jamais arrivés dans les caisses de l’Etat. Nous demandons aux concernés de faire diligence pour récupérer ces sommes. 

24. Dans le secteur de la  justice, les tribunaux ont rendu plus de 18 500 jugements, et une somme de plus  d’un milliard est arrivée dans le  trésor  grâce à l’action de la Cour anti-corruption et au service du Cadastre National. 

25. Le secteur des avocats du Gouvernement a fait que l’Etat soit épargné de payer 28 milliards de FBu et environ 225 millions de dollars US dans les procès qui ont  été ouverts localement, et plus de 14 milliards de FBU pour les procès dans lesquels le Burundi a comparu à l’étranger.  Cela représente un peu plus de 11 millions de dollars US. Le Ministère a également pu récupérer  des étendues de 544 hectares de terrains que des gens s’étaient indûment appropriés.

26. La mise en exécution de la Grâce Présidentielle a permis l’élargissement de 2 576 condamnés. Les justiciables qui n’ont pas de moyens ainsi que ceux qui vivent avec un handicap (au total 1 511) ont bénéficié d’une assistance gratuite d’un avocat mis à leur disposition par le Ministère de la Justice. Neuf volumes de textes légaux qui étaient écrits en français   ont été traduits en kirundi. 

27. Dans le secteur de la santé publique, le programme de la gratuité des soins de santé pour les mères enceintes ainsi que les enfants âgés de moins de 5 ans a été poursuivi, et il se poursuivra encore durant cette année que nous commençons. Suite à certaines attitudes malhonnêtes, des comportements répréhensibles et des exagérations que l’on observe ici et là, le Gouvernement a déjà arrêté des mesures salutaires qui permettront que ce volet connaisse plus de justice. Nous souhaitons ardemment que ce programme soit profitable au Burundais  uniquement, et qu’il se conforme au Code  des Personnes et de la Famille. 

28. Dans l’optique de lutter contre la malaria qui était devenue une épidémie, 2 243 645 familles à travers tout le pays ont reçu des moustiquaires imprégnées. Le choléra a été combattu dans les communes de Rumonge, Mpanda, Isale, Ntahangwa et Nyanza-Lac. Le Gouvernement a continué son  programme de donner gratuitement les médicaments aux séropositifs, les médicaments contre la lèpre, contre la tuberculose ; les enfants ont continué à recevoir des vaccins prévus, et le Burundi se classe premier dans l’exécution de ces programmes en Afrique. 

29. Dans le secteur de l’éducation nationale, la distribution des livres du maître et des livres de l’élève de 7ème a été effective à travers tout le pays. Une Ordonnance Ministérielle fixant la bonne conduite et protégeant les mœurs dans les écoles d’enseignement public et privé a été signée ; les enseignants dont le volume horaire n’était pas suffisant ont été redéployés vers des écoles où il y avait manque d’enseignants.Au niveau de l’enseignement universitaire, les cycles de Mastère et de l’Ecole doctorale ont été ouverts. 

30. Dans le secteur de l’énergie et des mines, il y a eu lancement des travaux d’extraction des terres rares dans la commune Mutambu en province de Bujumbura, et le  lancement des travaux d’extraction de l’or et des minerais associés (argent et cuivre) à Mabayi en province de Cibitoke.

31. En ce qui concerne l’énergie électrique, il y a eu exécution effective du contrat d’achat d’électricité liant Interpetrol et la Regideso pour la production de 30 MW. Actuellement il y a une augmentation visible de l’électricité dans la ville de Bujumbura. Les travaux de construction d’une centrale hydro-électrique sur les chutes de la Rusumo ont également été lancés. Les travaux de distribution du courant électrique à différentes communes sont en cours, et nous allons bientôt produire du courant électrique à partir de  l’énergie solaire dans les Provinces de Gitega,  Makamba et Rutana. 

32. Dans le secteur des travaux publics, une route a été parachevée et inaugurée qui part de Nyanza Lac et arrive à Mugina en passant par Mabanda ; en première phase, le tronçon qui va de Nyakararo, passe par Mwaro et arrive à  Kibumbu  (30 km) ; la RN 13,  seconde phase, part de Butaganzwa et arrive à Ruyigi (19 km). Toutes ces routes totalisent une longueur de 94 km. Un camion pompier a aussi été acheté pour le service de l’aéroport international de Bujumbura. 

33. Les travaux de construction du palais Présidentiel arrivent à la  phase  du finissage, et Nous saisissons cette occasion pour exprimer  notre gratitude à tous ceux  qui continuent à nous prêter main forte dans les projets de développement de notre pays. Nous déclarons par la même occasion que le Burundi a déjà dépassé la phase des aides d’urgence. Ce qu’il nous faut désormais, ce sont des dons et des dettes destinés aux projets de développement. 

34. En ce qui concerne le développement des communes, le Fonic a continué le programme de donner aux communes des fonds pour réaliser leurs projets, et il a été distribué un crédit de presque 35 milliards entre presque 15 000 personnes pour des projets de développement. 

35. Au cours des travaux communautaires, le Gouvernement, en union avec la population, a construit des écoles fondamentales, secondaires, supérieures, voire universitaires ; il a construit des centres de santé, des hôpitaux, des bureaux pour l’Administration  provinciale, communale, jusqu’au niveau de la colline ; il a également construit des stades et terrains de jeux, des marchés, des villages et  les adductions d’eau potable. D’autres infrastructures ont été construites dans tout le pays. C’est le cas des hôtels pour accueillir les touristes, des maisons de prière et autres. Bien plus, depuis que nous avons démarré le programme des travaux communautaires, c’est cette année  que nous avons inauguré beaucoup d’œuvres grandioses.  

36. Nous félicitons très vivement tous ceux qui se sont donnés sans réserve au cours des travaux communautaires. Restez forts et fermes pour le combat ! 

37. Parmi les projets à réaliser dans les prochains jours, nous comptons:

• Poursuivre la consolidation de la paix et de la sécurité ainsi que la lutte contre le terrorisme. 

• Parachever les travaux et programmes restant parmi les activités prévues par la Constitution. 

• Organiser des séances de formation et de réflexion sur notre pays. Nous ferons tout notre possible pour extirper des cœurs des Burundais la mauvaise semence introduite par le colonisateur, en particulier le germe de la division,  et ainsi préparer un avenir meilleur pour notre  pays.

• Nous continuerons à lancer un appel et convaincre les  réfugiés burundais à rentrer sans tarder, afin de collaborer avec leurs frères et sœurs dans le développement du pays. 

• Les citoyens burundais auront le droit de s’exprimer sur les grands Projets et Programmes Nationaux comme nous l’avons toujours fait.

• Les travaux proprement dits de construction du port de Rumonge vont être lancés, et le port de Bujumbura sera rénové. 

• Nous ferons connaître au public les domaines et secteurs clés susceptibles d’attirer les investisseurs. 

• Le Programme National de sensibilisation et de lutte contre la corruption, la fraude et le commerce illicite  va se poursuivre. 

• L’Aéroport International de Bujumbura va être rénové pour qu’il corresponde aux normes internationales régissant l’aviation et les aéroports, et pour qu’il atteigne le niveau de modernité des aéroports des autres pays. 

• Les jeunes recevront une formation en entrepreneuriat qui les rendra capables de concevoir eux-mêmes des projets, de savoir et de s’habituer à créer eux-mêmes leurs propres emplois. 

• Sur ce même point, il est prévu un fonds qui va octroyer des financements aux jeunes désireux de lancer leurs projets de développement. 

• Les routes qui vont de Kibumbu à Gitega, de Nyamitanga à Bujumbura, de Ngozi à la frontière du Burundi avec le Rwanda seront asphaltées, et les fonds de rénovation de la route Nyanza-Lac-Bujumbura via Rumonge seront collectés. 

• De nombreuses pistes rurales seront construites ou réhabilitées surtout à des endroits où il y a des infrastructures publiques. 

• Nous poursuivrons les grands projets en cours de réalisation comme la réforme relative à l’harmonisation des salaires des fonctionnaires de l’Etat, l’augmentation de la production électrique, la protection de l’environnement, la gratuité des soins de santé en faveur des femmes enceintes et des enfants âgés de moins de 5 ans, la gratuité de la scolarité pour les écoliers du niveau primaire, la distribution des moustiquaires imprégnées, et bien d’autres projets visant à améliorer les conditions de vie des populations. 

Chers compatriotes, Amis du Burundi, 

38. Nous ne pouvons pas énumérer de façon exhaustive toutes les réalisations et les projets à venir. C’est juste un résumé que nous venons de faire. Pour le reste, les Ministres et les autres responsables en charge des divers secteurs  continueront à  vous en informer avec plus de détails. 

39. Nous fondant  sur le thème de cette année, il y a lieu de  nous demander : Qu’est ce qui devrait être fait pour Méditer convenablement sur notre pays, en vue de savoir d’où nous venons et où nous allons ?    Permettez-nous de vous dire brièvement certains points parmi ceux qui sont prévue: 

•  Aider les Burundais à connaître l’histoire de leur pays, car  le passé  prépare l’avenir,  par ailleurs. Pour cette fin, la Commission Vérité et Réconciliation a été redynamisée, et Nous demandons à tous les citoyens burundais un bon  soutien  aux travaux de cette Commission. 

• Réserver une place de premier plan à la culture,  aux valeurs et aux traditions qui ont caractérisé les héros de la lutte pour la sauvegarde de la nation burundaise ainsi que les autres Burundais qui ont mis en avant  l’intérêt national. 

• Faire une étude et concevoir un projet de construction d’un Centre Culturel Burundais. 

• Convaincre les Burundais afin qu’ils sachent et comprennent que le Burundi appartient aux Burundais;  que c’est à nous, Burundais, que revient le devoir de l’organiser et de le développer.  Les bienfaiteurs étrangers  viendraient sur notre demande, et c’est nous-mêmes qui devrions  leur indiquer où leur appui est nécessaire. 

• Connaître et suivre les Lois et Règlements du pays, respecter et faire  respecter les droits de la personne humaine. 

• Comprendre que nous avons l’obligation de défendre la Souveraineté nationale, consolider l’Indépendance et la Démocratie dans notre pays. 

• Renforcer les relations diplomatiques avec des pays et Organisations Internationales qui respectent la souveraineté de notre pays. 

• Concevoir nous-mêmes les Programmes de développement et faire en sorte que nous les exécutions sans recourir aux aides étrangères. 

• Mettre en avant la jeunesse dans tous projets afin qu’elle comprenne très tôt que c’est par le travail que nous allons nous développer nous-mêmes et permettre au pays d’amorcer un décollage économique. 

• Protéger les ressources naturelles du pays, lutter contre la corruption et le commerce illicite. 

• Renforcer et protéger les ménages et les familles burundaises. 

• Prendre des mesures appropriées, chacun suivant ses attributions, dans le but de remettre de l’ordre dans tous les domaines de la vie nationale et permettre à notre pays de sauvegarder sa dignité. 

 

Chers  compatriotes, Amis du Burundi, 

 

40. Avant de conclure, Nous voudrions vous rappeler encore une fois la nécessité de changer de mentalité et de comportement, de vanter les merveilles de notre pays partout où nous sommes, et de manifester la fierté d’être appelés Burundais. Oui, c’est un grand honneur que d’être Burundais. Nous avons un si beau pays, un pays très riche en ressources humaines et naturelles que d’autres peuples envient. Nous portons un pendentif précieux (ikirezi), il reste que nous sachions qu’il brille, et nous ne pouvons laisser personne l’arracher de notre cou. 

41. Comme il serait bon que nous tous les Burundais revenions aux valeurs positives héritées de nos ancêtres !Depuis le temps de la monarchie jusqu’à la période des indépendances, Dieu a toujours été le Soutien, le Défenseur et le Protecteur du Burundi et du peuple burundais. «Dieu, le Roi, le Burundi», telle était la devise nationale du Royaume du Burundi. Et nous aussi, nous ne cessons de chanter cette strophe de l’Hymne National : «Ô cher Burundi… que Dieu qui nous a fait don de toi te protège à jamais pour nous». De même que Dieu n’a jamais laissé nos ancêtres subir le déshonneur, Il ne nous laissera jamais connaître l’humiliation. Il nous demande seulement de Lui rester fidèles, et de lui donner la première place dans nos plans et nos activités. 

42. L’autre élément très important qu’il faut garder à cœur, c’est que les temps ont changé. Nous sommes invités à comprendre que les mutations historiques en cours doivent aller de pair avec les changements de mentalité et de comportement chez les humains; mettons au monde des enfants dont nous sommes capables d’assurer l’éducation, évitons de laisser des querelles dans nos familles. Nous profitons de cette occasion pour avertir ceux qui n’ont pas répondu à l’invitation que Nous leur avons lancée de régulariser leurs unions conformément au Code des Personnes et de la Famille en leur rappelant que cette désobéissance est punissable par la Loi. 

43. Depuis quelques temps, nous avons commencé une marche qui nous fera parvenir à la véritable Indépendance, où le citoyen burundais et tout étranger vivant au Burundi prendront en main leur destin : ils se nourriront et se gouverneront, ils s’enrichiront et vivront tranquilles, ils jouiront pleinement de leurs droits et seront respectés, et ils pourront  planifier leur développement et l’atteindre sans devoir tendre la main aux donneurs incertains vivant à l’étranger. Voilà le Burundi que Nous voudrions laisser en héritage à nos enfants et petits enfants. 

44.  Cet objectif, Nous ne pouvons pas l’atteindre si nous ne nous mettons pas en tête  que le Burundi est un bien commun que Dieu nous a donné en partage, à nous tous. Nous devons alors  nous convaincre que nous avons une mission commune de protéger ce patrimoine et partager équitablement les richesses communes qui s’y trouvent.  La Justice et le Droit deviendront le pilier pour nous soutenir, et le bouclier pour nous protéger. Alors  nous nous engagerons tous à travailler ensemble sans que personne ne soit laissé derrière ; nous mettrons ensemble nos troupeaux, et nous les ferons paître sans parti pris. Nous mettrons ensemble les moyens de production, et nous partagerons les dividendes de notre travail. Nous partagerons les joies et les peines, et jamais nous n’oublierons que nous avons un destin commun. 

45. Dans le but de répandre partout dans le pays la paix, la dignité et le bien-être, et conformément à la Constitution de la République du Burundi en son Article 113, Nous accordons une amnistie aux prisonniers qui avaient été condamnés à une peine d’emprisonnement ne dépassant pas  cinq ans, les femmes enceintes et les femmes qui allaitent, ceux qui vivent avec un handicap visible, ceux qui ont déjà purgé la moitié de leur peine, etc., mais tout sera examiné suivant la gravité des crimes commis et leur comportement dans leurs maisons de détention. 

46. Grâce à cette mesure, environ 2 000 détenus vont bénéficier d’un élargissement. Nous leur demandons d’éviter tout ce qui pourrait les amener à tomber de nouveau dans les mêmes erreurs. 

47. Pour terminer, Nous voudrions vous inviter à participer massivement au Référendum sur la Constitution de la République du Burundi le moment venu. Ceci est également un devoir honorable auquel  aucun citoyen ne devrait se soustraire, surtout lorsqu’il croit qu’il a recouvré l’indépendance et que le pays lui appartient au même titre que les autres Burundais. 

48. Nous saisissons cette occasion pour remercier ceux qui ont déjà manifesté leur patriotisme et renforcé l’Indépendance en versant leur contribution sur le compte ad hoc, et Nous demandons à ceux qui restent de se joindre à leurs frères et sœurs. En effet, c’est une initiative honorable qui est sortie du dialogue inter-burundais, et cela aidera les Burundais à mettre sur pieds eux-mêmes des Lois et Règlements qui nous faciliteront l’émergence de Programmes nationaux susceptibles d’aider les citoyens burundais à parvenir à la plénitude de la dignité et à une paix durable. 

49. Continuez alors à célébrer le nouvel an 2018 dans la joie. Vaquez à vos activités quotidiennes respectives tout en restant vigilants et en évitant tout gaspillage. Nous demandons aux différents responsables de l’Administration,   de la Sécurité et de la Justice de garder un œil ouvert comme ils l’ont toujours fait, afin que la Paix et la Sécurité ne soient pas perturbées pendant ces jours de fêtes et de joie de Noël et de Nouvel An. 

50. Nous annonçons à tous le Burundi que la Lumière et la Bonté divine vont se manifester sur le Burundi et le peuple burundais au cours de l’année 2018. De plus, tout ce qui est caché sur le Burundi va être dévoilé au grand jour, Dieu Tout-Puissant est notre témoin. 

51. Nous voudrions vous exprimer encore une fois nos meilleurs vœux de Nouvel An 2018. Que cette année soit pour vous une année de la Paix qui vient de Dieu, une  année de prospérité dans  toutes vos entreprises. Pendant que l’on célèbre l’avènement du Nouvel An, ayons un souci constant sur notre avenir et l’avenir de notre pays. « Méditons profondément sur notre pays,  sachons d’où nous venons et où nous allons ».

Bonne Année 2018

Que Dieu benisse le Burundi et le peuple Burundais.

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