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EDITORIAL> Décembre, un mois de profonde méditation pour bien préparer et bien célébrer Noël

Le mois de décembre a à peine commencé qu’ici et là, la fête de Noël est presque dans tous les esprits ; l’Avent, cette période qui précède et prépare cet important événement religieux, ayant débuté ce dimanche. Célébrée le 25 décembre de chaque année par tous les chrétiens du monde entier, Noël nous rappelle la naissance du Christ, né, selon les Saintes Ecritures à Bethléem, en Cisjordanie, une des villes les plus visitées au monde, en raison notamment de la Basilique de la Nativité érigée à l’endroit même où le Roi des rois est né dans le dénuement le plus total.

Le présent éditorial est un avant-goût en attendant un autre qui vous sera proposé le moment venu. C’est un avant-goût mais en même temps un appel lancé en direction de tous ceux qui ont fait de Noël, une fête de consommation, une fête purement mondaine, célébrée dans l’indifférence, dans la neutralité affective, dans le détachement, dans la froideur vis-à-vis de ceux qui vivent en difficultés, pour qu’ils se ressaisissent. L’Avent, cette période de prière et de pénitence ne nous offre-t-elle pas une précieuse occasion de changer de comportements ? Disons-le tout de suite, Noël n’est ni une fête de consommation, ni une fête mondiale à célébrer dans l’indifférence la plus totale, une attitude incarnée par Marsault, personnage central dans « l’Etranger » de Camus, cet écrivain français du 20e siècle.Noël est naturellement une fête religieuse, mais c’est aussi un moment fort et précieux nous permettant d’éveiller en nous les valeurs humaines qui sont des idées positives se traduisant en attitudes et en comportements communément acceptés et surtout appréciés par la collectivité humaine, et qui permettent aux êtres humains de vivres en paix, en harmonie.

Elles peuvent se résumer en deux phrases d’une grande profondeur que Jésus a prononcées au cours de ses enseignements : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ».Et celle-ci : « Faites pour les autres ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous ». Les valeurs humaines constituent en réalité des règles de vie commune, des règles de cohabitation pacifique, des guides de reconnaissance de la valeur de l’être humain.Parmi ces valeurs humaines figurent en bonne place la solidarité et la charité. Noël est une occasion précieuse qui nous est offerte de partager non seulement la prière de façon solennelle, mais également le peu qu’on a, d’aller voir une personne indigente, une vieille personne vivant seule, une famille ayant connu un décès ou une naissance.

Pour atténuer nos souffrances ou satisfaire nos besoins, nous avons besoin de l’aide des autres. Nous sommes tous fragiles, nous avons besoin les uns des autres. C’est un devoir de tout être humain d’aider ceux qui sont dans le besoin, sans attendre de récompense immédiate. Noël est antinonyme  avec tout comportement d’indifférence vis-à-vis des personnes qui se trouvent dans des situations de souffrance, de détresse, de besoins matériels. Noël nous ouvre les portes de l’amour, de la fraternité, de la solidarité et de la charité, mais aussi de l’humilité ; Jésus, le Roi des rois étant né dans une grotte dans la pauvreté la plus totale. Noël est donc aussi une leçon d’humilité.Si nous faisons des séances de moralisation de la société burundaise récemment animées par le président de la République Pierre Nkurunziza, notre programme d’action, nul doute que nous célébrerons la fête de Noël dans la solidarité et la charité. A nous d’y chercher, dès maintenant et non demain, un point d’appui solide et la force impulsive, deux éléments qui éclaireront nos consciences en cette période de l’Avent annonçant la fête de la Nativité. Ne laissons donc pas le champ libre à tous les dérapages qui pourraient mettre dangereusement en péril nos comportements d’hommes et de femmes responsables.                                     

Louis Kamwenubusa

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