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Ministère de la Justice> Régime pénitentiaire

Le gouvernement a la volonté d’améliorer les conditions de détention

 

DSC09890La ministre de la Justice et garde des sceaux,  Aimé Laurentine  Kanyana indique que le gouvernement a un objectif  de faire de la prison un lieu de rééducation et de réhabilitation du condamné pour lui permettre de s’intégrer facilement dans la société.  Dans certaines mesures, on va tenir  compte de certaines catégories de vulnérables comme les femmes, les  personnes vivants avec handicap ainsi que les mineurs qui ne sont plus internés dans des prisons, mais dans des centres de rééducation spécifique.  

 

Dans le projet de loi portant modification du régime pénitentiaire,  il est prévu que les personnes détenues doivent, sans exception , être traitées à tout moment et en tout temps avec humanité, respect et avec la dignité inhérente à la personne humaine. Elles sont particulièrement protégées contre toute forme de tortures et de traitements cruels, inhumains ou dégradants. Parlant des établissements pénitentiaires, ces derniers ont le sens de prisons. Et les prisons sont destinées à recevoir et à héberger les personnes condamnées et celles en détention préventive.  Cependant, tous les autres endroits, notamment les centres de rééducation des mineurs en conflit avec la loi destinés à accueillir les mineurs en rétention et en détention et visant la réinsertion sociale, de même que les cachots aménagés dans les enceintes des corps de police ou des communes, ne sont pas des établissements pénitentiaires. Lors de la séance plénière avec les députés, ces derniers ont soulevé l’inquiétude liée aux conditions carcérales dans les cachots des communes et certains établissements pénitentiaires où le nombre de détenus serait supérieur à la capacité d’accueil. Le cas des maladies incurables, transmissibles et mentales a été soulevé. Ils se posent les questions de savoir  s’il y a accès aux cachots du Service national des renseignements. Ils vont jusqu’à proposer qu’il y ait un kit d’accompagnement pour les personnes libérées.  La ministre Kanyana indique que les prisons ne sont pas surpeuplées comme on peut le penser vu  la démographie du pays. Elle reconnaît que les prisons devraient être agrandies dans la mesure où la plupart ont été construites pendant la  période coloniale. Elle indique que son ministère collabore avec celui de la Santé publique pour le personnel soignant dans les établissements pénitentiaires.  Un souhait qu’il y ait aussi un psychologue clinicien a été émis.  La ministre dit que les enfants qui rentrent des centres de rééducation reçoivent des kits  d’accompagnement. 

Alfred Nimbona

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