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SENAT DU BURUNDI> Séance plénière du mardi 31 octobre 2017

Le projet de loi portant ratification de l’Accord de Paris sur le climat a été adopté à l’unanimité

 

DSC 0234Sous la présidence du président du Sénat burundais, Révérien Ndikuriyo,  les  sénateurs se sont réunis, le mardi 31 octobre 2017, dans une séance plénière. C’était pour analyser et adopter le projet de loi portant ratification de l’accord de Paris par la République du Burundi sur le climat. Et après plusieurs éclaircissements du ministre ayant l’environnement dans ses attributions, les sénateurs l’ont adopté à l’unanimité.   

 

Dans son exposé des motifs, Célestin Ndayizeye,  ministre l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, a indiqué que depuis la signature de l’Accord de Paris sur le changement climatique en 2015, les pays les plus industrialisés sont les plus pollueurs de l’environnement grâce à une production élevée des gaz à effet de serre. « C’est dans cette optique que beaucoup de pays se sont regroupés ensemble pour mettre en place des mesures ou des conventions pouvant servir dans la lutte contre les changements climatiques. Et plusieurs réunions internationales ont été tenues pour palier à ce problème qui a des incidences sur les populations ainsi que sur l’environnement », a ajouté M.  Ndayizeye. Il a cité l’exemple de la première convention internationale sur le changement climatique qui a été signée en 1992 lors d’une réunion qui s’était tenue à Rio de Janeiro au Brésil. M. Ndayizeye a également indiqué que tenant compte de l’importance de cet accord dans la lutte contre le réchauffement  climatique dû aux différentes activités humaines, le gouvernement du Burundi s’est aussi s’engagé à travailler en synergie avec les autres pays du monde afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement sous la barre de deux degrés Celsius d’ici 2100.

Un accord qui vient au moment opportun

A la question de savoir l’intérêt de ratifier cet accord alors que le Burundi ainsi que d’autres pays en développement se trouvent à l’ère préindustrielle, le ministre ayant l’environnement dans ses attributions a d’abord affirmé que cet accord vient au moment opportun. Il a ensuite précisé que même si le Burundi  semble se trouver à l’ère préindustrielle comme les autres pays en développement, il émet  des gaz à effet de serre  dans les secteurs de l’énergie, de la foresterie et autres. « Et comme changement climatique est un problème mondial et,  en vertu des principes de coopération et de responsabilité commune mais différenciée, le gouvernement du Burundi a à contribuer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre comme les autres pays membres », a mentionné M. Ndayizeye.
Avit Ndayiragije

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