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SENAT DU BURUNDI> Questions orales adressées au ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale

« Les ministères sectoriels doivent suivre de près les prestations des ONG étrangères au Burundi »

DSC 2423Le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe, a répondu, le mardi 8 août 2017, dans une séance plénière, aux questions orales des sénateurs. C’était  en rapport avec le fonctionnement des organisations non gouvernementales (ONG) étrangères au Burundi. Et les sénateurs ont demandé  à tous les ministères sectoriels de suivre de près les prestations des ONG étrangères afin de se rassurer si le respect des accords internationaux de coopération est en vigueur.

 

A la question de savoir le rôle principal du ministère en charge des Relations extérieures dans le suivi évaluation du fonctionnement des ONG étrangères au Burundi, M. Nyamitwe a informé que le suivi évaluation des prestations de ces ONG étrangères qui œuvrent sur tout le territoire national est assuré par les ministères sectoriels pour se rassurer que les prestations offertes par ces ONG étrangères correspondent à leurs engagements. «Et par après, il est demandé à ces dernières de dresser un rapport au ministère ayant les relations extérieures dans ses attributions afin de vérifier que l’organisation en question a respecté  les accords internationaux de coopération qu’elle a signés avec le gouvernement du Burundi », a précisé M. Nyamitwe.Concernant la question de l’utilité des organisations dans notre pays, le ministre a d’abord affirmé que les ONG étrangères sont beaucoup plus utiles parce qu’elles viennent dans le pays avec l’un et l’unique objectif d’aider le pays dans le développement des populations. M. Nyamitwe a ensuite  ajouté que le gouvernement du Burundi  à travers le ministère de tutelle autorise chaque fois l’une ou l’autre ONG étrangère qui désire  œuvrer sur le territoire national  suivant les besoins des populations. « Mais, il faut en plus que les ministères mettent en place des commissions d’enquête pour qu’elles se rendent même au niveau des provinces afin de demander aux gouverneurs que les projets et programmes menés par ces ONG étrangères coïncident avec les besoins des provinces bénéficiaires », a mentionné M. Nyamitwe. Ce dernier a également informé que s’il y a moyens de vivre sans l’intervention des ONG étrangères, ça serait l’idéal. Mais, il a précisé qu’on se retrouve quelque fois dans une situation où on a besoin de l’aide de la part de ces organisations et, l’Etat ne peut pas rater cette opportunité une fois que cette organisation vient en visant le développement du pays en général et des populations en particulier.

La charte de recrutement sera bientôt mise en place dans les ONG étrangères

A la question du constat  amère concernant les inégalités ethniques et du genre pour le recrutement  dans presque toutes les ONG étrangères, M. Nyamitwe a signalé que  cette situation s’est fait remarquée, mais que certaines mesures sont encours de préparation pour la régler. « Donc, le gouvernement du Burundi à travers  le ministère de tutelle prévoit mettre en place une Charte de recrutement pour éviter les inégalités dans les meilleurs délais. Les préparatifs  pour l’élaboration de cette charte sont encours. Et cela sera fait conformément à la Constitution de la République du Burundi», a rassuré M. Nyamitwe. 
AVIT NDAYIRAGIJE

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