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EDITORIAL> Mentir jusqu’où et mentir jusque quand ?

S’il y a une séance de travail à laquelle devaient participer, pour ne plus rédiger et publier des rapports pleins de mensonges, les associations internationales en charge des droits de l’Homme comme le Conseil des droits de l’Homme ou la Fédération internationale des droits de l’Homme et bien d’autres qui leur sont semblables dans la façon notamment de falsifier les faits, c’est bien celle tenue mercredi dernier devant les élus du peuple, au palais des congrès de Kigobe. Ces derniers, dans leur mission de contrôle de l’action gouvernementale que leur confère la Constitution, devaient entendre la présentation, par la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), des rapports sur la situation actuelle des droits de la personne humaine dans notre pays. Si ces associations en question avaient été là, elles auraient su toute la vérité sur la situation socio-politique dans notre pays en écoutant la présentation du rapport semestriel de janvier à juin 2017, que la situation sécuritaire et des droits de l’Homme s’est nettement améliorée dans tout le pays, que la CNIDH constate une baisse considérable au niveau des préoccupations liées aux droits de l’Homme et qu’elle est satisfaite du mouvement de retour volontaire et progressif des réfugiés burundais, y compris des responsables politiques ainsi que d’un langage politique apaisé et du rejet de la violence en vue d’assurer une meilleure protection des droits de l’Homme.

Qui mieux que la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme peut nous présenter de façon crédible, honnête et objective la situation sécuritaire et des droits de l’Homme, telle qu’elle a été vécue au cours du 1er semestre 2017 par le peuple burundais ? Certainement pas le Conseil des droits de l’Homme et la Fédération internationale des droits de l’Homme dont les rapports mensongers ont déjà prouvé à suffisance que ces associations manipulées à tous crins se préoccupent de tout ce qu’on veut, sauf des droits de l’Homme. Il ne peut en être autrement, car il s’agit d’associations dont ceux qu’on qualifie d’enquêteurs-experts en matière des droits de l’Homme passent leur temps dans des séances leur permettant un profond enracinement d’une mentalité qui les anime et qui continuera de les animer dans les techniques du camouflage, de la duperie, du mensonge, de la dissimulation, de la falsification et du détournement des faits. Il s’en suivra naturellement une hémorragie de rapports mensongers contenant des mots, des formules et des prophéties, chaque enquêteur-expert y allant de son lot dans un délire de philosophies où les théories volent tellement haut qu’elles s’éloignent chaque seconde un peu plus de la réalité du terrain. Voilà des gens pour lesquels les choses ne peuvent changer qu’en restant telles qu’elles sont.
Dès la création de ces associations internationales en charge des droits de l’Homme, nous croyions que pour faire partie d’assemblées aussi prestigieuses, il fallait non seulement être au-dessus de tout soupçon, mais également connu pour sa probité, son objectivité, et que pour y entrer on devait être soumis à une enquête de moralité. Hélas, non ! En fait, il s’agit d’associations où se sont infiltrés des éléments en quête d’un refuge, d’un tremplin, pour se dissimuler ou pour donner suite à des ambitions cachées, à leurs projets malsains. Voilà des gens qui, régulièrement et par excès de zèle quand il s’agit du Burundi, nous inondent de rapports mensongers et insultants. Ce qu’ils n’ont pas encore compris, c’est que leur entêtement les place dans une mauvaise posture et dilapide le capital de considération dont ils devraient jouir. C’est le problème des hommes qui est ainsi posé.


Louis Kamwenubusa

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