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RELIGION> Le musée de Genghis Khan

Plus qu’un héros, un dieu pour la Mongolie Intérieure

 

La province de Mongolie Intérieure est frontalière à la Mongolie. Des guerres d’invasions se sont toujours abattues sur cette région d’où il fallait un héros pour relever le courage de la population locale chinoise et les aider à développer leur localité. Genghis Khan, signifiant roi des rois, le vaillant, est considéré non seulement comme le sauveur et roi de la Mongolie Intérieure, mais aussi comme un dieu. Guerrier du 13è siècle, conquérant, il prône la tolérance religieuse, encourage la méritocratie et l’écriture mongole, développe les échanges et unifie les tribus nomades d’Asie. Il est le père fondateur

 

Des banderoles de plusieurs couleurs environnent les 99 marches d’escaliers à faire pour atteindre le tombeau de Genghis Khan. 99 signifiants l’éternité. De petites montagnes de pierres pour adorer ce dieu, entourées de banderoles bleus signifiant le ciel, le blanc signifiant le lait utilisé comme breuvage sacré pour les sacrifices et le jaune signifiant la terre. L’âme, une entité importante pour les mongols. C’est pour cela qu’on ne trouvera pas de photos du Genghis Khan car la photo trouble l’âme et l’empêche de se reposer en paix, mais on trouvera des sculptures faites plus tard pour illustrer sa stature. Pour les mongols, l’homme vient de la nature et retourne à la nature à sa mort. Ce qui explique leur respect de l’environnement et la valorisation de la nature.

Le tombeau de Genghis Khan est sacré

Les adorateurs se prosternent et viennent souvent pour demander bénédiction et richesse. A l’intérieur du musée, un gardien. On ne prend pas de photos, on ne piétine pas n’importe où, on parle à voix basse, une discipline est imposée pour le respect de ce sauveur, le Genghis Khan en sculpture dans tous les coins du temple et peintures illustrant sa vie et celle de ses conquêtes. Tout un protocole qui montre combien les mongols ont du respect pour leurs croyances. Le gardien nous dit que ce rôle est relayé de père en fils. Il l’a hérite de son père, il y a 10 ans, lui aussi, il le lèguera à son fils. Dans le passé, ils le faisaient comme volontaires mais aujourd’hui, les gardiens du tombeau sont payés, depuis 1954. Jin Ren Ba Ya Er indique que c’est un travail de généraux, d’hommes forts. Ces gens se retrouvent dans sa famille. Quant aux défis, il dit que ce travail ne lui permet pas de voir très souvent sa famille car il doit protéger le tombeau contre des envahisseurs. Mais il indique que c’est un plaisir et un honneur pour lui d’être choisi à le faire.


Blandine Niyongere

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