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35e session du conseil des droits de l’Homme> Présentation du deuxième rapport oral de la commission d’enquête

La commission n’a pas sa raison d’être car elle n’apporte pas de nouveaux éléments

 

DSC 0634Le ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre a organisé le mercredi, 14 juin 2017, un point de presse afin d’informer la population qu’après analyse du premier rapport oral, ce dernier est un prolongement du rapport de l’enquête indépendant des Nations unies sur le Burundi (EINUB) que le gouvernement a trouvé biaisé et politiquement orienté.

 

Dans son mot liminaire, Martin Nivyabandi, ministre en charge des droits de la personne humaine a fait savoir que pendant cette session de juin qui se tient à Genève, le Burundi est sur l’agenda et un deuxième rapport oral sera soumis par la commission d’enquête sur le Burundi, son premier ayant été présenté lors de la session de mars 2017.
Le gouvernement a réfuté les contre vérités contenus dans différents rapports ainsi que leur caractère impartial. L’objectif de ces rapports est apparemment de chercher par tous les moyens à incriminer les plus hautes autorités civils, militaires ou policières comme auteurs des violations des droits de l’Homme. La commission d’enquête actuelle a été mise en place par forcing de l’union européenne contrairement aux usages du conseil des droits de l’Homme qui privilégient le consensus pour l’adoption des résolutions sur un pays. La commission n’a pas sa raison d’être car elle n’apporte pas de nouveaux éléments par rapport aux rapports de l’EUNIB.
M. Nivyabandi a indiqué que le Burundi reste disposé à coopérer avec tout organe de défense et de promotion de droits de l’Homme à condition que le professionnalisme soit de rigueur et que les rapports respectent la souveraineté du pays. Le respect des droits humains est un principe constitutionnel exprimé par le peuple par référendum sur la loi fondamentale.
Le ministre en charge des droits de la personne humaine a attiré l’attention des défenseurs des droits de l’Homme de ne pas tomber dans la manipulation de ceux qui voudraient faire de ce noble engagement un instrument de domination des Etats.
Enfin, M. Nivyabandi a révélé que le gouvernement burundais réitère son engagement à contribuer à la promotion et la défense des droits de l’Homme partout dans le monde mais dans le respect des valeurs des peuples. Il le fera en tant que gouvernement responsable et non comme résultat d’un diktat de certaines organisations.
Lucie Ngoyagoye

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