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CIRID> Sa contribution dans le dialogue interburundais

Quel dialogue pour quel Burundi en juin 2017?

 

IMG31En ce mois de juin 2017, le Burundi vient de voir resurgir le rôle que joue ce que l’on appelle la Genève internationale sur fond de sessions sur les droits de l’Homme dans laquelle la question du dialogue n’est jamais loin. Pour annoncer sa contribution, le président du Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (Cirid) a animé une conférence de presse le vendre du 9 juin 2017 sur le thème « Quel dialogue pour quel Burundi en juin 2017? »

 

En répondant à la question des journalistes, le président du Cirid, Déo Hakizimana, a annoncé que l’apport dudit Centre peut changer l’image du pays. En effet, il a indiqué que la première chose que le Cirid a faite est de renforcer sa présence sur le terrain. La deuxième chose qu’il a annoncée est que le Cirid a mis en place des initiatives. « Nous avons mené des contacts informels avec des gens. Ainsi, il a dit qu’en 2015 au plus fort de la crise, il a fait des contacts diplomatiques. Là-bas, il a dit qu’il a senti que la plupart des déclarations qu’ils faisaient dans la presse étaient totalement différentes de ce qu’ils pensaient eux-mêmes à titre privé, à Paris, à Bruxelles et ailleurs. La troisième chose qu’il a dite est d’identifier les partenaires potentiels de ce dialogue à savoir la presse. L’autre façon d’agir est d’être présente là où on parle du Burundi à l’extérieur du pays comme à Genève, Bruxelles, etc. Bientôt, il a dit que le Cirid ira à Arusha, Addis-Abeba auprès de l’Union africaine pour parler avec les commissaires sur la question du Burundi.
Le président du Cirid a indiqué que le dialogue dont il parle n’est ni la négociation, ni le partage des postes dans l’exécutif comme nous l’avons vu au lendemain d’Arusha. Il a dit que ce n’est pas non plus une façon de régler des comptes personnels entre des gens appartenant à des parties opposées qui ne partagent plus les mêmes vocations.

Dire tout à tout le monde

M.Hakizimana a signalé que le dialogue dont le Cirid parle est un dialogue qui a au moins quatre qualités. Un dialogue direct. Ici il a dit qu’il faut que les protagonistes soient en mesure de se parler. Il faut que ce soit un dialogue transparent. A ce niveau, il faut que les résultats d’un dialogue soient portés au public. « Je suis fâché quand les gens vont à Arusha ou dans une autre ville pour dialoguer et ne disent même pas ce qu’ils ont décidé, a-t-il insisté. Le dialogue que le Cirid vise est celui où tout se dit à tout le monde même s’il ne faut pas dire tout pour blesser les gens alors qu’il s’agit d’un dialogue. Il faut se dire tout pour que tout le monde se sente concerné.
Il faut aussi que ce soit un dialogue inclusif. Selon lui, on ne dialogue pas avec une personne qu’on aime mais plutôt avec un ennemi. Dans le dialogue, l’important est que celui qui est inclus dedans soit en mesure de déterminer le plus petit commun dénominateur. Enfin, le président du Cirid a dit qu’il faut que ce soit un dialogue axé sur les réalités du terrain. «J’aurais souhaité que nos compatriotes abandonnent toute communication publique qui jette le discrédit sur notre pays ». Ainsi, a-t-il expliqué, dire qu’au Burundi il va y avoir un génocide signifie qu’il y a un autre souci qu’il faut aller afficher ailleurs. Un génocide ne se cache jamais et ça se prépare. Qui, aujourd’hui peut-il encore tripoter avec ce qu’on a vue au Rwanda, en Arménie, en Allemagne durant la Seconde guerre mondiale, ce que nous-mêmes nous avons vu en 1972.
Concernant le Burundi dont on parle, M.Hakizimana a indiqué que malgré la parenthèse que le Burundi est en train de traverser avec des agitations de toutes sortes, le Burundi est quand même un pays stable même sur le plan sécuritaire. Il a regretté que quand certains présentent le Burundi, c’est comme si la situation est pire que partout ailleurs. « Jetons un coup d’œil dans le monde entier, comme le terrorisme en Afrique de l’Ouest, des opérations terroristes dans les pays d’Europe comme tout récemment à Londres et ailleurs. Le Burundi dont le Cirid parle est celui qu’on peut construire tous en lui faisant justice.

Vincent Mbonihankuye

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