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Editorial> Mobilisons-nous pour le développement à la base

Heureuse initiative que celle de la province de Kayanza de visiter, samedi dernier, la province de Rumonge ! C’est en écoutant Radio Rema FM dans son journal parlé dominical du matin, que nous avons été mis au courant de cette visite qui s’inscrivait dans le contexte d’échanges d’expériences en matière de développement à la base, mais aussi en matière de consolidation de la paix et de la sécurité. C’est la visite en question qui a inspiré la rédaction de cet éditorial.
Que dire de cette visite qui, nous l’espérons bien, sera suivie par bien d’autres entre toutes les provinces du pays de façon continuelle et créatrice ? Le développement intégral de notre pays devant provenir du développement à la base, nous nous devons d’encourager pareilles rencontres dont les retombées ne pourront qu’être positives pour le développement local, régional et national. Les échanges d’expériences régulièrement menés ne seront que salutaires, les efforts d’augmenter la production dans les divers secteurs de la vie socio-économique devant être conjugués avec la détermination de toutes les régions à permettre ensemble l’éclosion d’actions tangibles, concertées et orientées en direction des questions du développement. Si nous voulons que le redressement et le développement de notre pays partent du bon pied, on ne peut donc ignorer le lien étroit entre le développement à la base et le développement national. A l’évidence, il ne suffit plus de dire, devant les mauvais résultats que notre développement manque de coordination à la base, qu’on ne travaille pas assez avec la population, ou que les moyens ne sont pas disponibles pour encadrer efficacement la population, alors que les échanges d’expériences permettent de mettre autour d’une même table des spécialistes techniques, des gestionnaires, des planificateurs, des animateurs, des concepteurs, enfin tous ceux qui sont concernés par les questions du développement. Le but d’échanges de visites sera toujours de permettre de rassembler les énergies, les compétences les plus actives, et d’instaurer une grande synergie débouchant à la mise en commun des paramètres rationnels, avant d’envisager des approches de solutions qui doivent nécessairement passer par un changement radical des mentalités qui, seul, permettra à nos valeurs citoyennes de ne plus végéter dans un champ d’action sans configuration précise.
Le développement de notre pays a besoin, dorénavant, d’une participation plus engagée, plus synergique de toutes les entités administratives locales. C’est, heureusement, dans ce sens que les natifs des provinces ont jugé urgent de favoriser des rencontres permettant une mise en commun d’informations utiles au développement de leurs régions natales, le Burundi disposant d’atouts importants en matière de développement. Dans cet ordre d’idées, les diverses associations, sous l’égide des natifs provinciaux, sont à promouvoir afin que le citoyen se prenne lui-même en charge pour mieux se défendre contre les agressions du sous-développement, et participer plus consciemment, plus profondément, plus directement au traitement des questions liées au développement et à leur solution, loin de tout immobilisme.
Nous nous devons donc, aujourd’hui plus qu’hier, avec beaucoup d’engagement et surtout d’efficacité sur le terrain, de mieux maîtriser et prendre plus à cœur les tâches stratégiques d’orientation, de mobilisation autour des problèmes essentiels et des projets déterminants du pays, en encadrant pour mener à bien leur explication et leur réalisation, toutes les couches sociales, en expliquant chaque jour davantage que le développement national passera nécessairement par la base.

Louis Kamwenubusa

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