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EDUCATION > Le passage de l’élève à l’étudiant

Les grands innovateurs chinois ont passé ce test

 

mmexport1496848787049Le Gaokao, tel est le nom donné à l’examen chinois que les Burundais appellent Examen d’Etat. Des millions d’élèves des écoles secondaires voulant se faire inscrire à l’université doivent passer par cette épreuve. Passer de l’éducation de masse à une éducation de compétence, promouvoir une éducation d’élite sortant des universités publiques, tel est son but. Ceux qui ne sont pas admis sont toutefois qualifiés dans divers domaines professionnels. Sur 9,4 millions d’élèves, 3,72 millions seront retenus cette année. Ledit examen décide du sort de l’étudiant et de son avenir à la fin de ses études universitaires.

 

En faisant une comparaison avec le système éducatif chinois, avec le début des révolutions, le système éducatif a connu des hauts et des bas. Depuis la prise du pouvoir par le parti communiste chinois en 1949, les enfants chinois sans exception vont tous à l’école et gratuitement. Une école qui, avant, était réservée aux notables. Avec le changement du système depuis la création de la République populaire de Chine en 1949, les écoles secondaires forment en études d’agriculture et d’études professionnelles, des études dans le domaine de l’enseignement, des écoles techniques, etc. ce qui facilite ainsi le jeune Chinois à s’intégrer facilement et directement dans le monde professionnel du travail.

Les réformes ont un grand rôle à jouer

Dès l’an 1977, le système éducatif passe de l’éducation de masse à une éducation de compétence. On veut une éducation d’élite. On fait passer à ces élèves un test national de sélection appelé Gaokao pour aider les meilleurs à devenir encore meilleurs en continuant leurs études dans les universités chinoises. On citera Ma Huateng, le président du Groupe Tencent, Lei Jun, le patron de l’empire des produits électroniques Xiaomi, Jack Ma, le créateur d’Alibaba, le géant de l’E-commerce, etc. Tous ont passé ce test d’entrée à l’université. Cette année, sur 9,4 millions d’élèves, on prévoit retenir 3,72 millions. Les matières choisies coïncident avec les universités et le choix des matières variées augmente les chances d’admission à plusieurs universités. Ce sont les sciences sociales et les sciences humaines en choisissant dans les branches comme la chimie, la physique et la biologie, les maths, histoire, politique et géographie, sans oublier la culture chinoise et l’anglais. Ce test a été passé du 7 au 9 juin de cette année en Chine.
On comprendra donc que le rôle des gouvernements dans les réformes qui aident à l’amélioration de certains systèmes est primordial. Des défis ne manquent pas. Beaucoup voudraient être retenus, mais il faut tenir compte de la qualité et des bonnes conditions de l’enseignement dans les universités pour sortir des élites du pays. En plus, dans nos pays, il faut aussi tenir compte de la qualité de l’enseignement. Un long chemin à parcourir, mais qui est digne d’être parcouru. Ces réformes participent aussi à la diminution du taux d’analphabétisme, facilitant ainsi l’expansion d’autres politiques de développement.
Au Burundi, avec l’instauration de la gratuité dans le système éducatif burundais, tous les enfants ont accès à l’éducation scolaire. L’école n’est plus pour les riches seulement. En plus, la venue de l’école fondamentale avec la promotion de l’enseignement des métiers a fait que les jeunes qui ne peuvent pas continuer les études universitaires pourront se prendre en charge grâce à la création de métiers à partir des techniques apprises en classes secondaires.
Blandine Niyongere

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