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EDITORIAL> Pourquoi l’Union européenne chercherait-elle tant à déstabiliser le peuple burundais ?

Commençons cet éditorial en reprenant le titre ci-dessus : pourquoi l’Union européenne dont nous n’attendions qu’appui dans l’œuvre d’édification nationale, cherche-t-elle tant à déstabiliser le peuple burundais ? Cette question mérite bien d’être posée en raison des documents dangereux dont le gouvernement de la rdépublique du Burundi a pris connaissance, documents portant sur la probable implication de l’Union européenne dans la déstabilisation des institutions républicaines du Burundi, notamment la tentative de changement de régime au Burundi. Les documents en question contiennent des faits graves imputables à la Délégation de l’Union européenne à Bujumbura et datent de l’année 2014, plusieurs mois avant l’insurrection et la tentative de coup d’Etat du mois de mai 2015. C’est dire que l’Union européenne était déjà au courant des violences post -électorales de 2015 et de la tentative du coup d’Etat qui en a logiquement découlé, mais qui, fort heureusement, a été déjouée grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité, en dépit de gros financement dont ont bénéficié des personnes physiques et morales impliquées dans la déstabilisation de notre pays, de la part de l’Union européenne. Ces documents dangereux sont venus confirmer ce que le gouvernement du Burundi n’a cessé d’affirmer et qui nourrissait nos craintes les plus fondées, à savoir qu’il y avait une probable main étrangère dans les actes de sabotage de son programme de promouvoir la paix et la démocratie particulièrement le processus conduisant aux élections de 2015.
L’implication de l’Union européenne, sans cesse dénoncée par le gouvernement du Burundi, dans la déstabilisation des institutions démocratiquement élues vient ainsi d’éclater au grand jour, en ce mois de juin 2017 baptisé, à juste titre, de train de la déstabilisation du Burundi qui a amorcé sa vitesse de croisière. C’était vendredi le 2 juin 2017, lors d’une conférence-débat animée conjointement par ambassadeur Willy Nyamitwe, conseiller principal chargé des questions de presse d’information et de communication à la Présidence de la République et Jean-Claude Karerwa, porte-parole du président de la République. C’est, en effet, à la mi-juin, sur le sol européen, à Genève, que le Conseil des droits de l’Homme dont le peuple burundais sait aujourd’hui qu’il est dépourvu de toute objectivité, de toute impartialité, de toute neutralité et de toute honnêteté, recevra un rapport sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. Instrument politisé à outrance et œuvrant sous l’emprise du diktat occidental, le Conseil des droits de l’Homme n’est que la copie conforme du tristement célèbre EINUB qui, comme d’aucun le sait, a produit des rapports aussi mensongers qu’insultants sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. C’est pourquoi nous pouvons affirmer haut et fort que rien de constructif ne sortira de cette réunion de Genève où l’Union européenne mettra tout le paquet et pèsera de tout son poids pour arracher une résolution contre le Burundi, car c’est toujours au mois de juin, que ce qui se décidera contre notre pays le sera, aux fins d’influencer les décisions onusiennes qui interviendront lors de l’Assemblée générale de l’Onu au mois de septembre prochain.
Pourquoi, veut-on, à partir du sol de l’Union européenne, tirer à boulets rouges sur le peuple burundais ? Pourquoi tant de haine pour rien ?

Louis Kamwenubusa

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