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Paix et sécurité au Burundi>Conférence-débat

Il y a une grande avancée

 

DSC 0014Lors de la conférence-débat organisée par la présidence de la République du Burundi le vendredi 2 juin 2017, les interventions des participants ont insisté sur ce qui a été réalisé en matière de paix et de sécurité, le parcours du Burundi et d’autres forces qui vont permettre au pays de faire face à la déstabilisation tant externe qu’interne.

 

Evelyne Butoyi, sénatrice élue en province de Bujumbura a salué l’organisation du débat, car il met en lumière la situation du pays surtout durant le mois de juin 2017. Elle a souligné que la communauté internationale va continuer à incriminer le Burundi alors qu’il y a une grande avancée en matière de paix et de sécurité. Elle a déploré le fait qu’il y a des gens qui ne veulent pas voir ces réalisations alors que la tâche revient à tout Burundais et toute Burundaise de défendre les intérêts du pays. Mme Butoyi a regretté le fait qu’il y ait des téléspectateurs de Tv 5 monde ou France24 qui accordent beaucoup d’importance à l’image du Burundi brossée par ces médias alors que les informations ne sont pas bien fouillées. Elle a invité quiconque voudrait connaître la situation du pays à venir sur place et se rendre compte que les enfants vont toujours à l’école, que nous discutons en toute tranquillité, que nous vaquons à nos occupations, etc.
La sénatrice a réagi à une question portant sur les propos chantés par les imbonerakure. Elle a expliqué qu’il y a quelque temps, les militaires chantaient des chansons similaires pour s’encourager mutuellement et que ceux qui alourdissent le sens de ces chansons se leurrent sur la culture burundaise. Le porte-parole du président de la République, Jean-Claude Karerwa, raisonnant dans le même sens que la sénatrice, a expliqué que l’opinion a mal interprété le sens du couplet où l’on chante qu’il faut engrosser les opposants, car personne n’a dit qu’il fallait les violer, quel mal y’a-t-il à se trouver des fiancées dans l’autre camp.

Pour permettre à l’analyste de faire son devoir de confrontation

François xavier Ndaruzaniye, président de la ligue « Izere ntiwihebure » a demandé ce que le gouvernement du Burundi est en train de faire pour éviter qu’il y ait ce qu’il a appelé la philosophie de l’absentéisme. Il a suggéré que les représentants de la société civile, des églises, des organisations des jeunes qui sont restés au pays puissent participer aux réunions sur le Burundi qui se déroule à l’étranger. Il a expliqué que cela permettrait à l’analyste de faire son devoir de confrontation des idées. Selon lui, les putschistes qui vivent au Rwanda et en Belgique vont se présenter au Conseil des droits de l’Homme à Genève en tant que victimes alors que ce sont des auteurs des violences. A ce propos, il a demandé ce que le gouvernement du Burundi envisage de faire pour que les mandats d’arrêt internationaux soient exécutés.
Selon Evelyne Maniragaba, le Burundi a été victime d’un acharnement intense de la part de la communauté internationale, mais qu’il va y faire face. « Nous avons vu que cela a commençé avec l’Union africaine avec la Maprobu, après cela s’est transféré à New york aux Nations unies avec la résolution 2303 qui a été suivie par d’autres démarches. Aujourd’hui, ce sont les droits de l’Homme. C’est l’arme qui est à jour, mais le peuple burundais a su tenir jusqu’à présent. Ce n’est pas une nouvelle session de briefing sur les droits de l’Homme qui va déstabiliser le pays.», a-t-elle dit. Anicet Mahoro, un autre participant, a félicité la présidence de la République pour l’organisation de ce débat. « Ce n’est pas la première fois que vous organisez de telles assises. Cette façon d’être proactif montre que vous êtes à l’avant-garde de notre patrie. J’aimerais inviter toutes les parties prenantes dans la défense des droits de l’Homme et de l’image de notre pays à vous emboîter le pas pour que la quiétude du Burundi finisse par parler d’elle-même.», a-t-il dit.

Grâce-Divine Gahimbare

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