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Dialogue interburundais d’Arusha> Les attentes de la population de Kanyosha

« Que cela ne soit pas pour le partage du pouvoir »

 

Depuis un bon bout de temps, le dialogue interburundais d’Arusha fait parler de lui. La médiation a déjà procédé à la récolte des avis des uns et des autres au sein de toutes les parties prenantes à la crise qui s’est observée au Burundi en 2015. Mais, jusqu’ à maintenant, l’heure n’a pas encore sonné pour dire officiellement les conclusions de ce dialogue. La population de la zone urbaine de Kanyosha attend impatiemment son issue et a livré à la rédaction du quotidien « Le Renouveau » ses attentes par rapport à ce dialogue.

 

Selon tous nos interlocuteurs, pour trouver une solution à la crise burundaise, la médiation a bien procédé en récoltant les avis des uns et des autres de l’extérieur et de l’intérieur du pays et de toutes les classes sociopolitiques. D’où ils espèrent qu’à la fin de ce dialogue, on va produire un document dont le contenu tranquillise tout le monde. Selon Emmanuel Ndiribona, il faut que ce dialogue soit sanctionné non seulement par les accords mais aussi par une Constitution qui ne va pas de nouveau engendrer des chicanes au niveau de la classe politique et de la société civile et des crises comme celle de 2015. D’après lui, la crise de 2015 n’a d’autres sources que certains articles de la Constitution qui ne sont pas bien clarifiés.
Ezéchiel Manirakiza pour sa part, il se réjouit de la tenue de ce dialogue et indique que c’est une des voies pour trouver la solution une fois pour toutes à toutes les questions qui sont à la source des crises politiques au Burundi. « Que ce dialogue n’aboutissent pas uniquement au partage du pouvoir comme le prônent certains acteurs politiques ». C’est le même avis de David Nibaruta qui trouve que, souvent, certains hommes politiques participent à ce genre de dialogue avec la seule conviction du partage du pouvoir. Il indique aussi que, du moment que la médiation n’a pas consulté la masse paysanne pour avoir ses avis, il faut qu’elle complète le dialogue externe avec celui qui a été mené par la Commission nationale de dialogue interburundais (CNDI), car ce dernier a récolté les avis de la population de tout le pays.
En définitive, tous nos interlocuteurs s’attendent à ce qu’à la fin de ce dialogue, les hommes politiques qui se trouvent à l’extérieur du pays rentrent pour se joindre aux autres dans la préparation et l’organisation des élections de 2020 et qu’il y ait la création d’un environnement politique, sécuritaire et social favorable pour tout le monde.

Astère Nduwamungu

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