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EDITORIAl> Exercer le métier de journaliste en toute crédibilité et en toute objectivité


C’est pour marquer l’importance attachée à la célébration, le 3 mai de chaque année, de la journée internationale de la liberté de la presse qu’ont été organisées, les mercredi 3 mai et jeudi 4 mai 2017, des activités consacrées à cette journée, sous la présidence du ministre ayant en charge des médias, Nestor Bankumukunzi. Pendant deux jours, les journalistes des secteurs public et privé ont échangé sur le métier de journaliste, leur métier, en toute transparence, sans passion ni démagogie, en essayant d’être objectifs. Le thème de réflexion choisi pour la circonstance était : « Liberté de la presse, sécurité et protection des journalistes et responsabilité sociale des médias », un thème dont peuvent s’inspirer utilement les étudiants en communication dans la préparation de leurs travaux de fin d’études. Le ministre en charge des médias, lui-même journaliste de carrière, a notamment appelé les professionnels des médias à ne pas disperser leurs énergies, mais à plutôt les rassembler pour une meilleure maîtrise de leurs contraintes, ces dernières ne pouvant pas manquer dans le monde de la communication, à exercer leur métier dans le strict respect de la loi sur la presse, de l’éthique et de la déontologie professionnelle.
Si, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, les journalistes sont appelés au strict respect de la loi de la presse, de l’éthique et de la déontologie des médias, c’est que l’information, de nos jours est une arme redoutable qu’il faut savoir manier et maîtriser. Dans un corps social, elle est stratégique. Elle peut aussi bien le cimenter que le faire exploser. Il y a lieu, par conséquent, de lui accorder tout l’intérêt et toute l’attention qu’elle mérite en ne la déconnectant pas des réalités burundaises, en faisant d’elle un obstacle insurmontable aux maux sociaux qui peuvent surgir d’ici ou de là, enfreignant ainsi le processus de développement global national, en faisant d’elle un instrument majeur au service de la réconciliation, de la justice, de la paix et de la démocratie. Faisons de nos médias des outils de communication privilégiés pour un débat politique sain et serein, caractérisé par le respect des différentes opinions, en suscitant une participation réelle et active des citoyens à l’œuvre commune d’édification nationale. Faisons de nos médias des instruments véhiculant des messages favorisant la réconciliation qui surmonte les crises, restaure la dignité des personnes et ouvre la voie au développement et à une paix durable entre les citoyens ainsi qu’à la formation des consciences droites et réceptives aux exigences de la paix et de la justice, pour que grandissent des hommes et des femmes soucieux et capables de réaliser l’œuvre d’édification nationale par leur conduite responsable. Faisons enfin de nos médias des outils de communication capables d’éduquer les citoyens à rechercher la véracité face à ce qu’ils sont et à leurs interrogations pour trouver des solutions justes à leurs problèmes.
Le système d’information, dit-on, est le baromètre de la démocratie. Autrement dit, la démocratisation du système politique se mesurera à l’aune du progrès que ce secteur est appelé à connaître, de ses capacités à bien se situer sur le terrain par un contact avec toutes les couches de la population à l’écoute desquelles il convient de rester attentif. C’est à ce niveau qu’il est urgent qu’interviennent sans cesse les médias, en tant que relais et courroie de transmission et de communication entre le sommet et la base. Pour gagner leurs galons, les médias se doivent d’être non seulement crédibles, mais également attachés à informer correctement et démocratiquement, avec toujours en tête des règles déontologiques saines et une éthique sans faille. Une question reste cependant posée : comment les journalistes peuvent-ils réaliser la jointure entre leurs moyens et leurs ambitions ? Poser cette question, c’est montrer l’intérêt que les journalistes attachent à leur métier et l’irrésistible besoin de l’exercer.

Louis KAMWENUBUSA

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