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UNESCO, ATELIER ECOLE DE LA FOI ET LA CHAIRE UNESCO> Conférence conjointe


Sur la fraternité universelle et la force du dialogue

 

aaasdfgh La chaire Unesco en partenariat avec l’Atelier Ecole de la foi, Unesco, et Cartas Burundi a organisé le mercredi 3 mai 2017 la troisième conférence de la série Education à la paix sur l’amour et la tolérance. Cette conférence a été animée par l’Abée Adrien Ntabona et le professeur Adolphe Sururu qui ont parlé respectivement de la fraternité universelle et de la force du dialogue.

 

 Dans son exposé, l’Abbé Ntabona a indiqué que la fraternité universelle n’est pas chose de n’importe qui. Elle appartient à ceux qui le veulent. Pour y arriver il a dit qu’on doit adopter les comportements d’un homme intègre appelé par la coutume burundaise «Umushinganahe ». En effet, il a dit que l’Umushingantahe a se soucie de tout le monde, combat pour la justice pour tous, il a le souci des orphelins et des veuves. Celui qui était en danger fuyait vers là ou se trouvait les hommes intègres, a ajouté l’Abbé Ntabona.
Selon Abbé Ntabona, l’environnement, les bonnes mœurs, etc… étaient suivies par ces hommes intègres. Pour que quelqu’un(e) atteigne la fraternité universelle, il est nécessaire qu’il soit un Umushingantahe. « Il doit écouter et comprendre celui qui a des idées différentes des siennes. Il doit aussi admettre qu’il ne connaît pas tout ».

Le dialogue enrichie quatre aspects

Quant au professeur Sururu, il a indiqué que le dialogue est un outil de communication qui amène de la richesse intellectuelle, émotionnelle dans la mesure où le perceptions et croyances de celui qui dialogue les confrontent à celles de l’autre partie. Il a dit que la deuxième force du dialogue est qu’il amène à celui qui dialogue la paix en son intérieur. Pour lui, quand les parties au conflit dialoguent, ils débouchent sur une compréhension mutuelle. Qu’ils soient d’accord ou pas, l’essentiel est de se parler. « C’est en fréquentant l’autre qu’on trouve sa beauté intérieure », a-t-il révélé.
Troisièmement, il a dit que lorsque les gens qui dialoguent ont un certains pouvoir, le fait de dialoguer ramène la paix communautaire dans le voisinage. Enfin, il a affirmé que le dialogue est un outil fort pour développer une vision lointaine. Se basant sur l’expression du sage Diorama, professeur Sururu a dit que le dialogue enrichie quatre aspects. « Le sage Diorama disait qu’il n ‘y a pas de paix sans développement. Il n’y a pas non plus de développement sans paix. Il n’y aura ni paix ni développement sans équité et justice sociale ». En dialoguant on s’enrichit sur les quatre aspects ce qui fait alors que le dialogue soit un outil formidable de cohabitation, a mentionné Sururu.
Sur la question de savoir ce qu’on peut envisager lorsqu’une des parties refuse le dialogue, il a indiqué que pour qu’il y ait le dialogue, il doit nécessairement y avoir la bonne foi des parties. De plus, il faut que les gens qui dialoguent aient confiance dans l’aboutissement du dialogue. Il ne faut pas condamner quelque chose à laquelle vous n’avez pas donné la chance. Il faut en outre que l’antagoniste ne vise pas à prendre absolument l’objet du litige. Dans ce cas, ce n’est pas du dialogue. C’est plutôt de la ruse. Il faut y aller avec un esprit gagnant gagnant. Avec cette disponibilité à l’autre, a continué professeur Sururu, la partie s’ouvre à une vie future, une harmonie sociale, familiale, communautaire. Vous sauriez que le programme d’éducation à la paix 2017 est financé par le Diocèse Rottenburg-Stuttgart. D’autres conférences sont prévues dans les jours à venir.

VINCENT MBONIHANKUYE

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