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Editorial> Mobilisons la jeunesse autour de l’idéal de paix

Il y’avait foule, vendredi dernier, au stade Prince Louis Rwagasore. Il y avait foule dans ce stade historique où se sont déroulées, le 1er juillet 1962, les premières cérémonies marquant la fin de l’occupation coloniale, à l’origine des conflits inter-ethniques qui ont profondément affecté la paix dans notre pays. Si, vendredi dernier, il y avait foule au stade Prince louis Rwagasore ce n’était pas en raison d’un match de football opposant deux équipes rivales de la capitale, mais en raison de la célébration de la journée mondiale de la paix à laquelle ont participé de nombreux jeunes venus des réseaux d’association de jeunes et d’établissements secondaires et supérieurs de la capitale répondant ainsi à l’appel de mobilisation autour de l’idéal de paix lancé par le Gouvernement du Burundi et la Représentation de l’UNESCO dans notre pays. Une marche pour la paix des mêmes jeunes, sied-il de le rappeler, s’est déroulée dans les enceintes du même stade en présence notamment des membres du Gouvernement et des cadres de l’UNESCO œuvrant dans notre pays. Après la marche pour la paix et les mots de circonstance qui ont suivi, un lâcher de pigeons a été effectué annonçant que l’année 2017 était baptisée année de la paix au Burundi.
La journée mondiale pour la paix est célébrée au moment où le peuple burundais se réjouit de constater que les efforts déployés par le Gouvernement du Burundi en matière de consolidation de la paix sont en train de porter leurs fruits et que les institutions démocratiquement élues sont fermement engagées sur la voie qu’exige aujourd’hui l’évolution de la voie qu’exige aujourd’hui l’évolution de la société, une société de paix et de progrès qui refuse l’immobilisme, le sous-développement, l’ignorance, l’obscurantisme si bien enracinés par l’époque coloniale que les quelques années de lutte pour une société démocratique ouverte sur le progrès paraissent être un miracle. Une société qui refuse tous ceux qui demeurent aveugles et sourds à la réalité qui ne sont que des pécheurs en eau trouble et des anti-nationaux, qui ne sont en rien différents de ceux dont le rêve est de revoir notre pays replonger dans les tourmentes du passé.
Si, pour célébrer la journée mondiale de la paix, le choix s’est porté essentiellement sur la jeunesse, c’est parce que c’est elle l’avenir du pays, un avenir de paix et de progrès, sur et rassurant pour tous, mais que nous ne pouvons pas construire sans elle. La journée de vendredi dernier était une journée de mobilisation de la jeunesse autour des valeurs de paix et de non-violence active qui créent une atmosphère sociale positive, générant à son tour les énergies de la compréhension et du pardon. La journée de vendredi dernier était une journée de mise en éveil du cœur et de l’esprit des jeunes en leur donnant un élan vers le bien qui handicape et repousse le mal, en allumant en eux une flamme patriotique pour brûler la haine, véritable virus inoculé dans notre société par le pouvoir colonial et que seule une jeunesse mobilisée, véritable pépinière de paix, saura éradiquer en s’imprégnant des valeurs positives qui ont fait tant défaut aux personnes adultes, pour laisser émerger une société véritablement réconciliée, une même communauté de destin, une sorte de partenariat pour la vie.
Les jeunes ne sont-ils pas un grand atout dont dispose la société burundaise pour se construire ? De ce fait, ne doivent-ils pas être l’objet d’une attention particulière de la part des familles, de l’école, des gouvernants et de toute la société ? Si, ensemble, nous voulons franchir de nouvelles et importantes étapes, dans la voie dynamique de la paix, du progrès et de la prospérité, restons jusqu’au bout à l’écoute des jeunes en leur montrant sans répit les voies les plus justes à suivre. Nul doute que le pays y gagnera beaucoup et que les jeunes eux-mêmes auront conscience, le moment venu, d’avoir réellement consenti le devoir exigé d’eux par la Nation. Evitons le sort de Socrate, ce philosophe grec qui fut de son vivant, accusé d’avoir corrompu la jeunesse. Il finit ses jours dans l’humiliation.
Louis Kamwenubusa

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