Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Dialogue interburundais à l’intention des parlementaires

Certains souhaitent la révision de la Constitution

 

DSC 0042La Commission nationale de dialogue interburundais (CNDI) a organisé le dialogue à l’intention des députés et des sénateurs burundais, le jeudi 09 mars 2017 à Bujumbura. Certains parlementaires souhaitent que la Constitution burundaise soit révisée.


Dans cette séance de dialogue à l’intention des députés et des sénateurs, étaient présents les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat. Prenant la parole, le président de la CNDI, Mgr Justin Nzosaba a d’abord souhaité la bienvenue aux députés et aux sénateurs qui avaient répondu présents à l’invitation. M. Nzosaba a fait savoir que le dialogue interburundais a déjà été organisé dans toutes les provinces et communes du pays. Il a aussi signifié que ce dialogue interburundais a été organisé à l’intention des Burundais vivant à l’étranger dans certains pays notamment en Norvège, Danemark et Suède. Le président de la CNDI a alors demandé aux députés et sénateurs de donner un remède qui peut être commun à tous les Burundais ou à un grand nombre de Burundais pour que le pays ait une paix et une démocratie durables.

La Constitution burundaise est supérieure à l’Accords d’Arusha

Prenant la parole en premier lieu, le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda a fait savoir que la Constitution et l’Accord d’Arusha sont les majeures causes des différents problèmes qui sont au Burundi. Selon lui, la Constitution burundaise est supérieure à l’Accord d’Arusha. M.Nyabenda soutient que la Constitution burundaise soit révisée. A propos des mandats, le président de l’Assemblée nationale a souhaité qu’on précise clairement le nombre de mandats dans la Constitution. Selon lui,il faudra cependant préciser que celui qui a terminé ses mandats puisse revenir se faire élire au cas où la population le lui demande.
Concernant la paix durable, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur les coups d’Etat. Pour lui, il faut bien élaborer des lois claires qui punissent sévèrement ceux qui continuent à rêver à faire des coups d’Etat. Il faut aussi mettre en place une commission chargée de réconcilier les Burundais afin d’éviter l’éclatement des différents problèmes, a-t-il ajouté.
Prenant la parole à son tour, le président du sénat Révérien Ndikuriyo, a demandé à la CNDI de bien collaborer avec le vice facilitateur du médiateur. Pour M. Ndikuriyo, il ne faut pas que le dialogue qui se déroule à Arusha occupe une place de choix par rapport au dialogue interburundais organisé par la CNDI. Il faut que les politiciens s’habituent à accepter que le pouvoir émane du peuple burundais. Et d’ailleurs, tout le monde ne doit pas être de gouvernant, a-t-il dit. Pour qu’il y ait la paix, M. Ndikuriyo a signalé qu’il faut que les burundais sachent qu’aucune personne étrangère ne peut aimer le Burundi plus que les Burundais eux-mêmes. A cause du chômage qui s’observe actuellement, il faut mettre en place une politique visant à augmenter l’emploi surtout dans le secteur privé.

Donner à la femme burundaise la place qu’il faut

D’après le Premier vice-président de l’Assemblée nationale Agathon Rwasa, il faut que la population se sente à l’aise avec le gouvernement et vice-versa. Dans le pays, il faut qu’il y ait seulement des partis politiques solides qui sont capables d’entrer en compétition. Aux partis politiques en miëttes, M.Rwasa a demandé qu’ils aient le droit de bien s’organiser. Lors de la période électorale, il faut organiser des compétitions transparentes afin de permettre d’accepter ce qui est sorti des urnes, a dit M.Rwasa. Ce dernier a ajouté qu’il faut que la justice soit réellement indépendante.
Selon Spès Caritas Njebarikanuye, Première vice-présidente du Sénat, il faut donner à la femme burundaise la place qu’il faut. La femme cultivatrice doit être suffisamment aidée et soutenue. Quant à Jocky Chantal Nkurunziza, il faut organiser des descentes dans les camps des réfugiés comme on le fait à l’intérieur du pays. Aux Burundais, il faut qu’ils apprennent à dire la vérité en tout et partout, a dit Anicet Niyongabo, Deuxième vice-président du Sénat.
Pour Pierre Célestin Ndikumana, il faut respecter les lois dans toutes ses formes. Il a aussi ajouté qu’une nette séparation des pouvoirs doit se faire. D’après Gélase Ndabirabe, la mise en application de l’Accord d’Arusha est déjà terminée sauf ce qui est en rapport avec les quotas. Comme les autres, M.Ndabirabe a indiqué que la révision de la Constitution doit être faite. Pour lui, le pouvoir vient du peuple et ce dernier n’a pas de mandat, donc, pas question de mandats.

Martin Karabagega
Emmanuel Nkurunziza(stagiaire)

 

Ouvrir